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 Ma colère est Chopin [en cours]

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Autriche




MessageSujet: Ma colère est Chopin [en cours]   Jeu 26 Sep - 21:20

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Et j'arrive! Fais place, Invité!

Le monde est un grand bal où chacun est masqué. [Vauvenargues]


"Il y a des moi plus moi que d'autres."

Paul Valéry

Ils sont innombrables ceux qui me ressemblent, et moi, cependant, je demeure unique.

Vasyl Symonenko



    ♠♥ NOM HUMAIN:
    ♠♥ NATION REPRESENTEE:
    ♠♥ SEXE:
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♠♥ CARACTERE:
♠♥ PHYSIQUE:

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♠♥ ET AUTRES: Désolée pour le paté que je vais tenter d'aérer un peu...8'D
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Autriche




MessageSujet: Re: Ma colère est Chopin [en cours]   Jeu 26 Sep - 21:23

♠♥ HISTOIRE:

Antiquité. An 33 AD.
Il ne demandait rien à personne, ce bout de terrain, cette parcelle petite, presque insignifiante de territoire appartenant aux Celtes de la civilisation de Hallstatt. A peine là, comme un éclair de conscience vague alors que survient le conquérant. La botte victorieuse de l’empereur, la flamboyante cape, le rire assuré. Oui, ce territoire paisible, insignifiant, ne serait qu’un fragment de conquête de plus dans le grand Empire Romain. Et peut-être que la nation que cette chose insignifiante et fragile deviendrait reconnaîtrait l’ironie, plus tard.
Que le pays dont l’histoire commençait à peine à se tracer alors qu’il se faisait conquérir par l’Empire Romain, l’utiliserait par la suite comme modèle afin de s’élever à la tête d’un nouvel Empire.
Mais cela était encore trop tôt.
Début du Moyen-Âge.
Un territoire sans nom du centre de l’Europe, au beau milieu du continent, à la frontière séparant Est et Ouest. Ouvert à toutes les attaques, toutes les conquêtes. Et elles vont et viennent sans cesse, ces disputes et ces migrations déchirant et transformant cette contrée là. Après la chute de l’Empire Romain, les Barbares de toutes espèces semblaient aller et venir chez lui. Un territoire si jeune, à peine existant, à peine né, et déjà sur le point d’être éparpillé en mille morceaux.
Si l’on doit retenir une chose de cette période, c’est que plein de tribus germaniques jouent aux chaises musicales. Autriche est la chaise.
« Ah…Aïe…ils ne peuvent pas arrêter une seconde ? » La minuscule nation poussa encore un cri alors qu’il se faisait agripper brutalement par un…comment il s’appelait, lui, déjà ? Longobard ? Un autre s’enfuit avec lui, le balançant sur son épaule. « L-lâche moi, Avare ! » Oui. Avare. On sait pourquoi l’autrichien raccommode ses vêtements et achète du café bas-de-gamme maintenant. Mais, pour rester dans les consonances en « are », une tribu en particulier émerge, celle des Bavarois.
« Tiens, viens avec moi,» lui dit cette nation avec un sourire. « Je vais me débarasser de ces autres méchants pour toi. Tu ne veux pas être unifié enfin, sous une seule langue, un seul peuple ? » Le petit écouta cette nouvelle langue les sourcils froncés. C’était guttural et dur, comme langue. C’était de l’allemand.
« Hé là ! Bande de barbares ! Vous vous tenez un peu trop près de l’empire Carolingien de MON chef !» Dans un grand bruissement majestueux de tuniques médiévales à la mode, une tempête blonde se jeta sur le petit territoire.
« M-mais qui es-tu ?! Et qui es ton chef ! »
Le blond lui fit un clin d’œil.
« Tu n’as déjà entendu parler de Charlemagne, espèce de paysan ? <3 »
Oui. Tout cela plaisait moyennement aux Francs Carolingiens, menés à l’époque par un certain…Charlemagne, roi des Francs et empereur d’Occident. France esquissa un sourire satisfait alors que soldats Francs et tribus Germaniques s’affrontaient.
« Les bavarois ne sont pas aptes à te gouverner, à partir de maintenant tu es sous MA protection ! » déclara tout simplement la jeune nation en 791. France aime bien faire cela. L’esprit « grand frère qui protège les pauvres petites régions des mééééchants barbares aux longues barbes» sans doute. Ou « grand pervers qui voit ça comme un moyen d’agrandir son territoire». Les deux à la fois étant le plus probable. Mais tout de même, ne rechignons pas là-dessus…notre petit territoire gagne la protection d’un empire et…un nom !
« On va t’appeler Austria, ça veut dire ‘marche de l’Est’ en latin ! Content ? <3»
« … »
L’originalité du nom serait à remettre en cause, mais c’est un nom. Qu’est-ce qu’une marche ? C’est une province frontalière dont le but principal était de protéger l’intérieur du pays des invasions barbares. Donc en théorie, se faire protéger mais continuer à se faire taper dessus par des barbares… ? Oui, tout à fait.
Mais Autriche était une province à présent. Et s’il voulait continuer à exister en tant que province, il devait faire ce pour quoi il avait été conçu. Pour se battre.
Gageons qu’Autriche n’eut pas à supporter France très longtemps, au moins. A la mort de Charlemagne, ses fils se partagent son empire en trois, dans le Traité de Verdun de 843. Et Autriche se retrouva en Francie Orientale alors que France resta en Francie occidentale. Voyez un peu cela comme deux enfants séparés par le divorce de leurs parents ! (Oui ça fait peur).
Ainsi, Autriche fait à présent partie du Saint-Empire Romain Germanique. En abréviation, SERGE.
*Autriche regarde la joueuse d’un air vaguement désapprobateur*
Bon. Hein. Ecoute, déjà que ton histoire n’est pas facile, si en plus on ne peut pas mettre des sigles ridicules… Hum. Bref. Actioooon !
La jeune nation lâcha un soupir satisfait. « Bon…qu’est-ce qui pourrait bien m’arriver de fâcheux ? Je suis séparé de France…je me suis depuis le temps converti au christianisme, et je ne suis plus menacé par les invasions… »
« Les Hongrois arrivent ! »
« …barbares….. ? »
« BASTOOOON ! »
« Ahhh !»
Hé oui, ça recommence…à partir de 881, Hongrie envahit l’Autriche. Et, complètement écrasé et vaincu par la nation belliqueuse sur un champ de bataille dévasté, le pays n’était pas en mesure de refuser quoi que ce soit.
« Aïe…L-lâche moi… »
Hongrie fit un sourire, le tenant fermement contre le sol.
"Oh mais quelle tapette ! Tiens t'avais qu'à pas être aussi nul et facile à battre, j'te prends ça et ça et pis ça et..."
« N…non, arrête… ! »
*CENSURE*
…humiliation totale.
Les invasions continuèrent pendant longtemps…jusqu’à la bataille de Lechfeld en 955.
« Ho hé ! Couché l’avorton, j’ai pas fini de te prendre tes terr—«
Hongrie jeta un regard perplexe à la petite silhouette ensanglantée et couverte de bleus la repoussant se relevant péniblement et serrant les dents d’un air menaçant, levant un poing avec le restant de ses forces alors que des troupes arrivaient en renfort.
« Dehors…Je…ne vais plus laisser qui que ce soit me marcher sur les pieds…!»
« Ah…alors t’avais vraiment une paire de c—« *SBAM*
Il était temps, Autriche…
Et…oui, il réussit (enfin) à repousser les hongrois de son territoire ! Tout seul, comme un grand ! Bon…il s’est fait envahir ses régions vitales a dû céder quelques territoires mais c’est l’intention qui compte. Et cela marque la fin des problèmes de barbares/pervers/future épouse de notre nation.
En 996 commence effectivement la dynastie des Babenberg, une lignée royale très importante au sein de la multitude de petits pays au sein de SERGE. Pourquoi ? Parce que les Babenberg sont de sacrés arrivistes et vont tout mettre en place afin que le dirigeant d’Autriche devienne également le dirigeant de l’Empire.
En 1140, les Babenberg se disputent avec les Welf régnant sur la Bavière et la Saxe. L’empereur, sachant toujours comment calmer ses petits camarades, offre la Bavière à Babenberg…sauf que les Babenberg ne sont pas à la hauteur de ce petit cadeau, les vilains. C’est pourquoi lorsqu’un nouvel empereur est couronné il…rend la Bavière aux Welf. C’est un peu idiot, mais toujours moins ridicule que le nom de ce nouvel empereur : Frédéric Barberousse. Sauf que cela tombe bien pour l’Autriche : afin de calmer les Babenburg, dans le traité du Privilegium Minus en 1156…
« Le suis un duché…un Etat à part entière ! »
La clâsse, quoâ. En plus les Babenberg obtiennent plus tard, en 1186, la Styrie. Et…Autriche est devenu le duché dernier cri que s’on s’arrache. En 1236, les Babenberg et Frédéric II se disputent, et l’empereur veut reprendre Autriche. Déjà, il commence à leur retirer leurs droits ducaux et…Autriche commence à ne pas respecter entièrement ce que lui dictent ses chefs. Déjà, Vienne soutient l’empereur et devient, du coup, ville d’empire…Le duc reconquiert tout le territoire en 1239 mis à part Vienne qui tombera en 1240. Mais ce n’est pas grave puisqu’il s’est réconcilié avec l’empereur ! Ah, ces nobles…
« …ils sont pires que les barbares… »
Sauf que, en 1246, l’Autriche combat encore la Hongrie et le duc meurt. Laissant la succession à une femme—
« Ah non… ! On va décider tous seuls – enfin, surtout la noblesse – quel roi on veut. Moi, je penche pour celui de Bohême…et toi, Styrie… ? »
« Heu…pourquoi pas le roi de Hongrie ? »
« …Ca ne va pas ?! »
« Mais enfin ! Le roi de Bohême s’appelle Ottokar II ! »
« … »
« …quoi ? »
« On est au Moyen-Âge, je te rappelle…on n’est même pas censé y voir un jeu de mots. »
*/BUS*
Ahem. Nous disions donc. Notre cher Ottokar II devient duc d’Autriche en 1251. L’empereur essaye de récupérer son emprise sur l’Autriche et empêcher la noblesse de n’en faire qu’à sa tête. Comme dirait le bon sens populaire : Epic Fail.
Notre cher Ottokar accumule beaucoup de territoires, assez rapidement, trop rapidement : mais tout cela demeure instable. Pendant ce temps là, en 1273, Rodolphe de Habsbourg devient empereur du Saint-Empire et n’a qu’une obsession : récupérer l’Autriche et la diriger. Ils sont vraiment très originaux, ces empereurs. Mais la maison de Habsbourg a un certain sens des affaires. Rodolphe amadoue Ottokar dans le pur style diplomatique mais cela ne marche pas et il préfère le tuer à la bataille de Marchfield…
En 1278, Autriche salue respectueusement les dirigeants de la maison Habsbourg. Ignorant encore qu’ils le dirigeraient pendant 640.
Et là, on commence vraiment à passer aux choses sérieuses. La jeune Autriche était encore assez petite d’un point de vue géographique, alors la nation commença accumulèrent la possession de petites provinces voisines.

Mais l’un de ces voisins au sein du Saint-Empire devint un de ses premiers vrais alliés…pour la pure et simple raison qu’ils partageaient d’anciens territoires ensemble, et que le château d’Habsbourg était localisé…où ça, pouvez-vous deviner… ?

« Bon…t’as fini de te faire démolir par l’autre brute hongroise? » soupira Suisse d’un air irrité en regardant l’autre nation de haut en bas. Un peu rouge en regardant ailleurs. « On va peut-être pouvoir faire quelque chose de toi alors… »

Autriche lâcha un léger rire. « Je te propose un marché! Je te donne ma protection militaire et j’obtiens ta loyauté en retour… »

Le blond roula un peu des yeux d’un air irrité. « Ouais. Ca va de soit, » murmura-t-il d’un air bourru. Et une relation durable et solide s’installa entre les deux provinces. Jusqu’à ce qu’un nouveau monarche Habsbourg ne vienne détruire cette belle harmonie en 1282.

« Hein ?! Comment ça je dois payer des taxes…et je deviens ton territoire ?! »

L’autrichien haussa les épaules, le regard endurci. “Tu m’as promis ton allégiance, tu te souviens? »

« Va au diable avec ton alliance ! Si tu crois que je vais te laisser me contrôler ! »

Et alors qu’Autriche mit tout en œuvre afin de maintenir son emprise sur Suisse, celui-ci mit exactement tout en œuvre afin d’obtenir son indépendance de gré ou de force, créeant une armée constituée de fermiers équipée à la va-vite.

« Suisse, arrête ça…” L’autrichien soupira lourdement, s’avançant avec l’armée des Habsbourgs…armée de chevaliers professionnels, ordonnés et silencieux face à la foule hirsutes de rebelles suisses. « Tu n’as aucune chance… » Il n’eut pas le temps d’en dire davantage avant que Suisse se jette sauvagement sur lui, lui donnant coup de poing après coup de poing. En fait coup de poing, bâton, pierre…tout était bon à prendre. Alors que l’autrichien se défendait avec détermination, comme on lui avait appris à faire depuis, il se rendit vite compte que les suisses ne s’arrêteraient devant…absolument rien. Autriche souffrit de défaites dévastatrices aux mains des techniques les plus…primaires.

“Tr…très bien…!” Il se redressa avec peine au terme d’un combat particulièrement violent, en 1307. “Je m’en vais…” L’ombre d’un sourire. “Je suis désolé…ça allait si bien avant, je n’aurais jamais dû te—«

« FICHE LE CAMP ! »

Ainsi, les Habsbourgs déplaçèrent leur siège familial de Habsbourg à…Vienne. Et la perte de l’alliance avec Suisse semblait étendre une ombre sur la fortune des Habsbourgs. L’Autriche fut en effet divisée par les deux frères de Rodolphe IV dans le traité de Neuberg en 1379, puis re-divisée en 1402 puis tout fut de nouveau unifié par Fréderic V (alias Fréderic III en tant qu’empereur de SERGE). Puis…le duc Albert d’Autriche arriva au pouvoir en 1438…pourquoi est-ce important, parmi toutes ces successions ? Parce qu’à partir de cette année, tout empereur de SERGE était désormais un Habsbourg d’office.
Et Autriche, à travers le Privilegium Maius crée par le duc Rodolphe IV en 1359, devient un archiduché. Tout va pour le mieux sauf que…le papier est un faux ! Il était censé donner aux ducs d’Autriche un statut unique au sein de l’empire, équivalent presque à celui de prince…De plus, déshériter les Habsbourgs devient impossible, grâce à ce papier magique, rend l’Autriche indivisible et inclut les femmes dans le droit de succession si il n’y a plus de mâles. Oui, on est pour l’égalité quand ça nous arrange au Moyen-Âge…L’empereur Charles IV refusa, mais le prochain empereur, Fréderic III, un Habsbourg, donna évidemment son accord pour rendre le (oui, faux papier !) officiel. Ca sent déjà la corruption… Ainsi donc, en 1493 à travers l’accord de Frédéric III le premier archiduc d’Autriche, Maximilien 1er, arrive au pouvoir.
Il donne à la maison d’Autriche la devise qui s’illustre si bien à travers les grands mariages ayant contribué à son expansion politique et territoriale : Bella gerant alii, tu felix Austria nube .
« Pendant que les autres font la guerre, toi, heureuse Autriche, tu te maries ».
Et Autriche devint le ladykiller de la Renaissance. Amen. *la joueuse part se cacher*
La nation fit un sourire gracieux à Bourgogne, s’inclinant légèrement en jetant un coup d’œil à Maximilien et la jeune héritière de Bourgogne.
« Que ce mariage de nos dirigeants nous soit profitable à tous deux. » Il lança un regard au pays taciturne qui se tenait dans un coin. « Pays-Bas, je présume… ? Tu es désormais à moi, conformément aux conditions de cette alliance. » Et cela ne s’arrêta pas là alors que le fils de Maximilien, Philippe le Bel, épousa l’héritière de Castille. Il haussa un sourcil en regardant la nation vautrée dans le fauteuil, un peu boudeuse d’avoir dû interrompre sa sieste. Il connaissait déjà son parcours mais valait mieux l’entendre de nouveau, en cet instant de précis. Au cas où.
« Si~ Je possède des régions d’Italie, d’Afrique et du Nouveau Monde ! » L’espagnol fit un sourire étincelant. « Enfin, on possède…Ou alors tu possèdes vu que tu me possède mais je les possède en premier vu qu’ils sont à moi…simple, no ? Dis, si c’est un mariage, c’est toi la femme nan ? »
« ……»
Autriche prit le contrôle d’un pays fatiguant, mais néanmoins puissant. Et leur relation prit un nouveau tournant lorsque le fils de Philippe, Charles V, épousa l’Infante Joanna et devint de ce fait le premier monarque espagnol Habsbourg. Puis, il devint empereur de SERGE et archiduc en 1519.
« A nous deux on est l’Empire Habsbourg maintenant ! On est…qu’est-ce qu’ils ont dit… » Espagne tendit la main avec un rire qui dissimulait la puissance et la violence dont la nation pouvait faire preuve. Capacité d’action et d’exploration qui palliait parfaitement sa diplomatie et sa réflexion. Il prit sa main et la serra avec un sourire, scellant leur alliance. Ainsi que le fait qu’ils étaient dès lors égaux l’un envers l’autre.
« Nous sommes l’empire sur lequel le soleil ne se couche jamais. »
Quatre millions de kilomètres s’étendant à travers l’Europe, l’Orient et les Amériques. L’Empire espagnol et l’Empire germanique, par le biais de la domination Habsbourgs, resteraient alliés jusqu’au 18ème siècle…mais nous n’en sommes pas encore là.
Revenons à la politique d’expansion. 1526, bataille de Mohács…
« Bien…Bohême, tu es à moi…» déclara avec une autorité tranquille la nation en désignant le pays et laissant quelques soldats s’en occuper. Un sourire apparut sur son visage. Si douce la vengeance… il plaqua Hongrie et l’immobilisa d’un air résolu, appréciant encore davantage son air indigné.
« Et tes régions sont à moi, cette fois…après des centaines d’années, ce n’est pas trop tôt ! »
« Hé là ! Tu fais quoi au juste ?!» Le turc repoussa l’autrichien et prit la hongroise contre lui d’un air irrité, jetant un regard noir à Autriche. « L’Empire Ottoman possède déjà la plupart de la Hongrie, reste éloigné ! »
La nation fit un sourire arrogant, reculant de quelques pas et tendant son épée en direction du turc, en signe de défiance.
« Je possèderai le reste alors. Oh, Hongrie, écarte-toi s’il te plaît. Je ne veux pas abîmer un futur territoire. »
Et ainsi commença la Longue Guerre entre Turquie et Autriche se disputant Hongrie qui dura de 1593 à…1606. Ils devaient être à court de noms. Quoiqu’il en soit…Hongrie demeura divisée entre les territoires Ottomans et ceux des Habsbourgs.
Mais revenons maintenant à la politique intérieure. Autriche est très affecté par la Réforme, vu que, malgré le catholicisme persistant des Habsbourgs, les provinces se convertirent au protestantisme. Ce fut à peu près toléré par les dirigeants d’Autriche jusqu’à la fin du 16ème siècle, lorsque la Contre-Réforme et l’Ordre des Jésuites eut une grande influence. Ainsi l’archiduc Ferdinand, éduqué chez les Jésuites, devint empereur en 1619. Problème ?
« Tous ! Vous êtes tous potentiellement coupables ! Toutes mes provinces, Hongrie, Styrie, Bohême…toute l’Europe sous mon contrôle ! Vous êtes tous possédés par le diable ! » Il fit un rictus sombre, agrippant fortement la croix entre ses doigts, de l’autre une épée, le sang perlant doucement le long d’une lame souillée. « Il faut tout brûler au cas où ! Tout…purifier…pour Dieu et l’Eglise... » Il avança avec un rire peu prometteur, le regard brûlant de colère.
« Que sa volonté soit faite… »
…Hum. Oui, alors en gros…Autriche a un peu…beaucoup…peté un câble…et était devenu très intolérant envers les Protestants. Meurtrier. Ce qui tombe mal étant donné que la plupart de ses conquêtes étaient…Protestantes. Ses armées détruisirent des régions entières, provoquant maladies et famines. Une véritable onde de choc qui déclencha en 1618 la Guerre de Trente ans. Une des guerres les plus destructives de l’histoire d’Europe. Cela avait commencé comme une guerre de religion, cela termina par être une guerre opposant Habsbourgs et Bourbons. Et donc, en conséquent, opposa Autriche et…
« Ce cher France…tiens donc. » Il nettoya son épée négligemment avec un mouchoir en soie se tâchant rapidement de rouge, faisant un sourire hautain à la nation lui faisant face. « Tu viens afin de m’annoncer la défaite des Bourbons et te soumettre…? C’est bien… »
« Ce sont les Habsbourgs qui devront s’incliner, autrichien arrogant…»
Bien. Imaginez ce genre de discours environ une centaine de fois, avec beaucoup de combats, de sang, et de paysages dévastés. Hollywood n’avait plus les moyens, donc nous allons passer directement à la partie que tout le monde attend…la paix ! Plus précisément établie par le traité de Westphalie en 1648.
Revenons aux turcs. 1699.
“Enfin…” L’autrichien regarda longuement le traité entre ses mains. Le traité de Carlowitz, la conclusion de ses campagnes en Hongrie, lui accordaient le contrôle total du pays. Il s’approcha de la nation, un sourire aux lèvres, une main descendant vers…un tablier qui se trouvait à côté et lui tendant calmement.
« J’avais besoin que quelqu’un époussette un peu le piano… »












Et puis, à cette période précise, Autriche avait soudainement décidé qu’il était tombé éperduement amoureux de France…
« Quoi ?! »
Ah, désolée, c’était le scénario du doujinshi d’Eli…hum. Oui, car à cette période précise, Autriche décida d’entrer de plus en plus en compétition avec France. Comme se liguer contre France dans la 3ème guerre hollandaise de 1672 à 1979, la guerre de la Ligue d’Ausbourg de 1688 à 1697 et finalement…
« Ce sont les Habsbourgs qui continueront à régner en Espagne… » murmura l’autrichien sombrement, attaquant le français avec véhémence.
La guerre de la Succession Espagnole, commencée en 1701.
« Tu rêves ! » ricana le français, le repoussant d’un coup de lame bien placé. « Les Bourbons l’ont déjà reclamé comme leur droit ! » Et dans un dernier coup magistral, le blessant et le projetant au sol. Le blond sourit calmement. « Tu viens, Espagne… ? »
Autriche ferma les yeux pour ne pas voir le regard de l’espagnol. Serait-il désolé ou rassuré ? Il ne savait même pas.
Il put bientôt se…consoler.
« Les anciennes possessions espagnoles du Pays-Bas…ravi de te revoir, Belgique.» Il sourit, d’un air satisfait. « Ah…et puis advantage de regions d’Italie du Nord et d’Italie du Sud. Lu duché de Milan et la Sardaigne…entièrement à moi… »
Les nations en question échangèrent des regards vaguement inquiets. L’Autriche allait un peu mal. La Guerre de Trente Ans l’avait beaucoup affaibli et il avait beaucoup perdu. Surtout étant donné l’extinction imminente de la lignée Habsbourg et une autre guerre contre les turcs qu’il était en train de perdre. Il dut rendre la plupart de ces territoires en échange de la promesse que d’autres pays reconnaitraient l’arrivée d’une femme sur le trône des Habsbourgs : Marie-Thérèse. Mais lors de la mort du père de Marie-Thérèse, ces promesses ne servirent plus à grand-chose. Le premier à déclarer la guerre…. ?
« KESESESESE ! »
« M-mais d’où est-ce qu’il sort, celui-là ?! Mais…quoi ? Hé ! Mes régions vitales ! »
Prusse, dirigé par Frederick II, envahit donc la Silésie en 1740 et d’autres commencèrent à exploiter l’état de faiblesse de la nation. Comme la Bavière qui décida d’un coup qu’il voulait les provinces héréditaires d’Autriche ainsi que la Bohême. Et qui, désireux d’obtenir les Pays-Bas Autrichiens, le soutint ?
« HONHONHONHON ! »
“…Très drôle, il ne manque plus que—«
« FUSOSOSOSOSO »
« ….Dites-moi que je rêve… ! «
Hé non, parce que l’Espagne se rejoignit à la bande dans l’espoir de récupérer du territoire en Italie ! Mais au moins Autriche avait des alliés…et pas des moindres ! Pays-bas, Russie et Grande-Bretagne…sauf que, en fait, ils n’étaient pas très enthousiastes.
Il n’est pas dans les habitudes de la joueuse de citer directement Wikipédia mais certaines phrases valent le détour.
« Ainsi commenca la guerre de Succéssion Autrichienne, une des plus déroutantes et inutiles guerres de toute l’histoire d’Europe. » Pas étonnant, elle contenait le Bad Touch Trio, trio aux rires les plus déroutants de toute l’histoire du monde.
« Kesesesesese, c’est si bon de vaincre un vieux schnoque prétentieux, » souffla le prussien en un ricanement, se tenant au-dessus de lui, en position on ne peut plus dominatrice avec un regard arrogant, alors que l’autrichien gisait au sol bien mal en point. « Tu dois être si honoré d’avoir été battu par un pays aussi awesome que moi, nan ?! »
« Le Royaume de Prusse ne surpassera jamais une des plus grandes puissances d’Europe… » murmura-t-il aussi distinctement que possible, jetant un regard hautain derrière ses lunettes brisées. « Les jeunes royaumes ambitieux comme toi, je les ai écrasés dans l’œuf –« Il toussa et retomba en jurant profusément.
« Ouais ouais, s’tu veux…n’empêche que ton armée est nulle et ta stratégie lamentable… » Le prussien fit un grand sourire, hurlant d’une voix railleuse : « Amenez-moi un peintre ! J’veux qu’on immortalise un Autriche humilié par le awesome MOI ! Kesesesesese~ »
Pourquoi est-ce qu’il tombait toujours sur ce genre de personnes ? Pourquoi ?! L’autrichien battu, humilié, et enrubanné comme un paquet cadeau revint chez lui seulement pour y voir, en uniforme et l’air rageur accompagné d’un grand sourire légèrement maniaque…
« Hongrie… ? »
« Alors, elle est où la tapette prussienne, que je lui écrase la face et lui fasse bouffer sa propre—Oh Autriche, bonjour, je viens t’aider tant ta lutte contre cet enf—Prusse <3 “
« …Mais… »
« A L’ATTAAAAAAAAAAQUE ! »
*BLAM* *BOUM* *SBAM*
« …haha…je ne vais pas t’arrêter en si bon chemin… »
Ainsi donc, Autriche se fit aider dans sa victoire en grande partie par les troupes hongroises bien plus efficaces que sa vieille armée impériale et Prusse repartit incapable de marcher droit pendant des mois…emportant quand même la Silésie. Et pendant ce temps, le mari de Marie-Thérèse, un Lorrain, devint empereur et calma tout le monde, tout en commençant la nouvelle lignée de Habsbourg-Lorraine…
Mais Autriche voulait encore sa revanche sur Prusse et, assez étonnament, s’allia en 1756 avec…
« …..ce cheeeeeer France… »
« ….ce cheeeer Autriche… »
*grand silence gêné pendant que le restant de l’Europe fait…*
« …Attendez, QUOI ?! »
Alors que Prusse envahit la Saxe, commence la Guerre de Sept Ans, où Prusse s’accrocha encore à la Silésie, malgré les efforts combinés d’Autriche, France et Russie contre lui…Et…là pareil, il ne se passe pas grand-chose d’autre. En 1770…Autriche se demande bien pourquoi Prusse lui en veut autant.
« Mais…je suis épuisé…il va m’avoir à l’usure…en plus il vient de s’allier avec Russie ! » soupira la nation. « Au moins France est de mon côté… tant et si bien que ma princesse Marie-Antoinette va épouser son prince… »
Pendant ce temps-là…
« Hein, geeeeenre que je me fais partitionner quoi ?! Et par Russie, Prusse et Autriche en même temps ?! Pas coool~ »
En effet Pologne. Nous sommes en 1772 et c’est la Première Partition de Pologne. Et, oui, le fait que l’on précise « première » est un indice palpable. Autrement, les relations entre Autriche et Russie commencèrent à aller de mieux en mieux, tant et si bien que Russie refusa d’aider Prusse en 1777 dans sa Guerre de la Succession Bavaroise contre Autriche, exprimant encore une fois ses pulsions sexuelles baf—rah, non, oubliez ça. Je vous ai pourtant DIT de mettre les scénarios d’Eli LOIN de mes notes, les gars….
Joseph II succéda à Marie-Thérèse et s’amusa à faire 11 000 nouvelles lois. OUI, 11 000 !! Un peu maniaque ? Peut-être mais Autriche s’était surtout rendu compte d’un fait terrible : il était vieux-jeu et affaibli, pour ne pas dire HAS-BEEN, ce qui était exactement pourquoi Prusse s’acharnait à le harceler et réussissait dans une certaine mesure. Sauf que…le pauvre Joseph…tous ses projets échouèrent, généralement. Le plus important est qu’il fit une série de réformes réduisant l’influence de la religion en une quantité indigeste de lois, provoquant de ce fait une grave crise de foi.
…*la joueuse n’a pas pu résister*
De plus, il était un peu aggressif et voulait bien sûr étendre l’Autriche de plus en plus. Il essaya de prendre la Bavière en proposant Belgique en échange, en 1785, mais Prusse n’allait pas accepter ça. Alors il essaya dans les Balkans mais…
« Oh Autriche, on est amis, da ? Alors puisque tu es dans le coin, aide-moi à battre Turquie ! »
« Oh nooon… »
Il faut faire attention lorsque l’on s’allie au russe…
Bon, en gros, tout le monde détestait ce pauvre Joseph. Heureusement, il mourut (désolée Joseph) et son frère Leopold II put faire des choses bien plus utiles comme faire la paix avec Turquie en 1791 et….s’allier avec Prusse ?! Entre temps…Révolution française.
« France, j’apprécie vaguement tes efforts révolutionnaires – je crois… - mais…tu te souviens de la princesse Marie-Antoinette qu’on a marié à ton roi ? Elle n’a pas intérêt à se faire couper la tête…On va soutenir ton roi-- »
« Ho hé hein pff de quoi tu te mêles ? Ces aristos, tous les mêmes…A bas l’Empereur et à bas la monarchie ! »
« … »
En essayant de calmer le jeu…Autriche empira la situation et France lui déclara la guerre…guerre qu’il perdit, et France récupéra Belgique. Pendant qu’Autriche était occupé…
« Prusse ! Tu as partitionné Pologne une deuxième fois derrière mon dos sans rien me dire?!”
« Pff, c’est barbant d’être ton allié… »
Tout ceci, avec Angleterre, Pays-Bas et Espagne s’ajoutant à la fête, devint la Guerre de la 1re Coalition (là encore, il y a un indice subtil) pendant que Pologne tentait de battre un record en se faisant couper en petits morceaux et partager comme un goûter à la récré par Prusse, Autriche et Russie encore une fois en 1795. Et France présenta un nouveau charmant dirigeant à Autriche. Un certain Napoleon. Qui s’entreprit de lui piquer avec brio ses régions italiennes.
« Sans rancune~ HONHONHONHON »
1799…On se refait une petite tournée de Guerre de Coalition ? Allez, ça ne se refuse pas…Surtout la vision épique d’Autriche et de Russie s’alliant afin d’aller dominer France misérablement. Sauf que…
« Tu es trop impulsif Autriche, je me retire de tout ça, da ? »
(Oui, les russes ont vraiment justifié en disant que l’Autriche était impulsive. Vision mentale quelque peu intéressante). Mais viola, France vaincut Autriche et s’entreprit non seulement de le virer d’Italie mais de reorganizer SERGE! (Aha, vous aviez oublié SERGE, hein ?) L’empereur de SERGE du moment, un certain Francis, décida après avoir vu Bonaparte que c’était assez cool d’être empereur une deuxième fois, et devint Empereur d’Autriche. Bon, soit. En 1805, il y eut une troisième Guerre de Coalition, avec France s’opposant à Autriche, Angleterre, Russie et….Suède?! Mais pas même ce nouvel allié pouvait sauver notre Saint-Empire.
« C’est la fin…il n’y a plus de Saint-Empire Romain Germanique… » murmura Autriche d’un air épuisé…pas moins épuisé à cause des cris de joie d’un Italie enfin libre de son contrôle. Autriche avait maintenant un autre problème.
« Tu vas laisser une Allemagne indépendante émerger ou je te forces à le faire à coups de poings, le snob ?! » gronda le prussien d’un air menaçant. « Ton Empire ne peut plus tout gérer, ils s’en sortiront bien mieux sans toi ! ! »
Autriche fronça les sourcils, le fixant d’un air glacial, défiant et…un peu plus sur la défensive qu’il n’aurait voulu. « Tais-toi ! Je suis tout à fait capable de gérer plusieurs ethnies au sein d’un même Empire, je n’ai pas besoin d’en séparer les Etats parlant allemand…Une unification ?! Plutôt mourir » !
« Hah ! Tu parles ! Tu vas bientôt mourir de toute façon vu le nombre de territoires que tu perds à chaque guerre ! » L’Autrichien gronda d’un air glacial et le prussien sourit en sachant qu’il avait tout à fait raison. L’empire d’Autriche était bien plus faible qu’avant. La nation soupira en observant la petite nation allemande, regardant d’un pays à l’autre. Autriche lui sourit.
« Je me suis occupé de toi depuis que tu n’étais qu’un amas de régions sans identité propre…Reste avec moi, et tu seras récompensé bien mieux qu’avec une supposée unification… » Sa main se serra un peu plus fort qu’il n’aura souhaité sur l’épaule du jeune garçon. « Qui a besoin d’unification lorsqu’on peut se faire contrôler entièrement, laisser les autres prendre des décisions difficiles… ? »
« Ne le pervertis pas, salaud ! »
On dressa à la hâte une Confédération Allemande lors du Congrès de Vienne de 1815 dont Autriche et Prusse faisaient partie avec le reste des états allemands disparates qui allaient devenir Allemagne. Et l’atmosphère devint aussi malsaine que si nos deux chers rivaux étaient un couple divorcé décidant qui allait obtenir la garde de l’enfant. Pauvre Allemagne. Sauf que la plupart des « couples » ne décident pas de se battre littéralement. Comme dans la guerre Austro-Prussienne de 1866.
« Hé bah…t’es vraiment devenu encore plus faible… » L’autrichien ne dit rien, arrivant à peine à relever la tête afin de le regarder avec véhémence. L’autre haussa les épaules. « T’es viré de la Confédération. Et il deviendra un pays unifié. » Il vit vaguement le jeune blond, qui se tenait plus loin. Oui, ça se terminait toujours comme ça. Ils partaient tous, et ne revenaient jamais. L’autrichien ferma les yeux. Ca devenait toujours trop…pénible.
« Ah…Autriche…Autriche ! » Il se sentit réveiller, et rouvrit lentement les yeux pour voir…oui, c’était quelques mois plus tard et, de plus en plus fatigué, il avait tendance à s’assoupir tout le temps. Hongrie? Il soupira légèrement. “Qu’est-ce qu’il y a?”
« En fait…j’avais une nouvelle importante à t’annoncer maintenant que tu t’es…hum…remis de ta dernière guerre… »
« Non, ça va…tu peux te taire en fait, je le sais déjà » dit-il non sans un peu de véhémence. « Tu veux ton indépendance, toi aussi ? Tu veux faire tes valises et partir, comme Suisse, comme Espagne, comme Italie, comme Allemagne ?! » Il ne se rendait pas entièrement compte à quel point il criait. « Comme ça je pourrais aller crever paisiblement comme le Saint Empire et tout le monde sera ravi ! Vraim—“
La claque qu’il se reçut en travers du visage le choqua…et eut au moins le mérite de le faire taire. Hongrie le regarda d’un air résolu, soupirant.
« Je ne pars pas…” Elle esquissa un sourire nerveux, mal à l’aise, et il se sentait gêné…maladroit alors qu’il essayait de comprendre tout à fait ce qui était en train de se passer. « Au contraire… »
« Hongrie, je ne comprends pas… » Il baissa la tête légèrement. « Le nationalisme chez toi a été très…virulent. Ce serait normal de… » Ses mots lui échappèrent, tout comme la situation. « Je suis désolé…Je ne suis pas un bon pays dirigeant… »
Le prochain soupir de la hongroise était éxaspéré, le redressant légèrement, fermement, comme le ferait…Il fronça un peu les sourcils…une…épouse… ?
« Autriche…Ton empereur a fait un pacte avec la noblesse hongroise et… » Elle fit un grand sourire pour essayer d’alléger l’atmosphère et annoncer cela en douceur.
« …et nous sommes maintenant unis en une double monarchie sous le nom d’empire austro-hongrois ce qui veut dire que théoriquement…nous sommes mariés ! »
« …………………. »
« Ah…Autriche ! Ca va… ?! Réveille-toi!”
Oui, le compromise Austro-Hongrois créant la Autriche-Hongrie en 1867 fut assez…soudain et inattendu, et ce nouveau mariage quelque peu maladroit. C’était censé être temporaire, mais…durait et durait encore alors que des problèmes ethniques au sein de l’empire menaçaient encore sa stabilité.
Dans un sens, cela commença ainsi. 1908. Le territoire de Bosnie-Herzégovine, déjà occupé par Autriche-Hongrie fut maintenant annexé et mutuellement gouverné par la double monarchie. La routine…Sauf si leur empereur Franz Ferdinand ne s’était pas fait assassiner là-bas par un Serbe. Et là, l’empereur François-Joseph réagit d’une façon admirablement délicate.
« Je déclare la guerre à Serbie ! » annonça l’autrichien d’un air fier et froid.
« Oh…très bien…Alors puisque Serbie est mon ami je vais maintenant TE déclarer la guerre Autriche…da ? » susurra le russe. « Oh, et aussi à Allemagne qui a déjà dit qu’il te soutiendrait invariablement… »
« …. »
Recette express pour une 1re Guerre Mondiale !
Tout le monde se déteste ou se soutient. Tout le monde est sur les nerfs. France en veut terriblement à Allemagne donc se joint à Russie. Italie décide de rejoindre Autriche et Allemagne un peu dans le tas. Et on aurait presque pu oublier la cause principale de cette guerre. Une petite étincelle déclenchée par Autriche-Hongrie avait suffi à causer une guerre mondiale dans laquelle ils s’engageaient avec…enthousiasme. Enfin, surtout Autriche.
« Comment ça, tu ne veux pas te battre, Hongrie ? Tu n’es pas sérieusement… »
« Si…je ne me mobiliserai pas, vas-y tout seul. » Elle évita son regard. « On n’a pas voulu cette guerre…on est au bord de la rupture financière, et le peuple est sur le point de se révolter en faveur d’une république, Allemagne et France peuvent continuer leur manège seuls ! »
« Très bien alors j’irai seul ! Tu peux rester dans ton coin si tu veux ! »
Et, oui, comme dans toute dispute de couple, il parti en claquant la porte. Sachant très bien qu’elle n’avait pas tort, au contraire. Ils n’arrivent pas à entretenir l’effort de guerre malgré l’aide d’Allemagne…Leur armée est petite, mal équipée et…peu motivée.
Autriche aide donc Allemagne à dominer Russie. Ce qui se termine généralement par le cas de figure dans lequel Autriche se fait complètement écraser par Russie, qui se fait ensuite battre par Allemagne. La nation se jette à corps perdu dans un combat contre Serbie et…perd misérablement.
« Ah… » L’autrichien ouvrit vaguement les yeux, le corps meurtri et la vision floue…c’était lui ou les serbes…battaient en retraite ? Il se fit soudainement ramasser par deux silhouettes familières.« Allemagne…Hongrie ! Tu…tu as changé d’avis ! »
Elle détourna la tête, son ton sec. « Pas pour toi. J’avais juste pas envie que Russie gagne, ça mettrait les minorités slaves chez moi en sécession. »
1915. Autriche et Hongrie progressent face au russe, et sont trahis par…L’Italie, rejoignant les alliés ! ce qui provoque, croyez-le ou pas, de nombreuses défaites austro-hongroises ! Mais éventuellement, Autriche se reprend (enfin) et repousse éfficacement les offensives d’Italie.
empereur Charles 1er constate que son pays est dans un état critique et tente de conclure une paix séparée avec les membres de l'Entente, ce qui déplait fortement aux Allemands. Cet aveu de faiblesse conduit les représentants des nations opprimées tchèques, polonaise et yougoslaves à tenter de se faire reconnaitre par les pays alliés en tant que nations souveraines.
Au printemps 1918, les armées austro-hongroise sont au bord de la rupture. En manque de ravitaillement et en proie au climat séparatiste, elle reculent sur la plupart des fronts et connaissent de graves mutineries. 3 novembre 1918.
« La guerre est finie…enfin… » La nation se tourna vers Hongrie avec un sourire soulagé au milieu des nombreux pansements sur son visage, laissant deviner aisément l’état du restant de son corps. Il tendit une main frêle et enrubannée de pansements vers elle, souriant un peu trop, le regard empli d’un espoir fou, torturé. Que tout pourrait encore être comme avant. Mais il rétracta doucement sa main en voyant l’expression sur le visage de la hongroise, émettant un léger rire triste.
« Ah je vois…on doit se séparer c’est cela… ? »
« C’est moi qui me sépare de toi, Autriche… » Elle se tourna rapidement et partit. « C’est terminé. Tout est terminé. »
« Non… ! Reviens !»
Elle ne claqua pas la porte. Ce qui est un très mauvais signe.
Autriche resta sous le choc. Il l’était encore lorsqu’on annonça quelques jours plus tard qu’il était à présent une république. L’Allemagne autrichienne…pire humiliation pour un autrichien, de se faire appeler un allemand. Quand le traité de St-Germain en Laye, le 16 juillet 1920, abolit définitivement l’Empire des Habsbourgs et ce, sans le consulter…L’affaiblissant encore davantage à travers leurs sanctions. Il tomba de très haut…et le choc le brisa.
« Vous ne pouvez pas me faire ça… » La nation essaya de réprimer la supplication dans sa voix. Il était là, devant les alliés victorieux, pour essayer de sauver ce qui restait de son pays. Afin de ne pas souffrir des lourdes sanctions comme ses représentants lui avaient ordonné. « C’est injuste de me punir pour des actions commisses en tant d’Empire…surtout que plusieurs régions de l’Empire sont à présent du côté victorieux parce qu’elles ont déserté à la fin de la guerre-- ! » La nouvelle République semblait avoir beaucoup vieilli ces derniers temps. Bien plus maigre, les traits creusés et fatigués, une main le soutenant un peu contre la table, le dos légèrement courbé.
Ils furent convaincus. Bien qu’il fut un des pouvoirs centraux, on fut bien plus indulgent avec lui qu’avec Allemagne ou Hongrie. De plus, il n’eut jamais à payer des réparations…les alliés se rendirent bientôt compte qu’il était tout à fait incapable de rembourser quoi que ce soit dans son état.
« Par contre, tu perds des territoires. On donne une partie du Tyrol à Italie et la Bohême et la Moravie à la Tchécoslovaquie. »
Cela lui était bien égal. Et il avait d’autres envies que de garder des territoires.
La tête baissée, il fixa le sol d’un air désespéré, tenant à peine debout devant le grand blond.
« Je veux être uni à toi…je ne peux pas y arriver seul…s’il te plaît, Allemagne ! » Allemagne dut réprimer un grimacement. Cela faisait presque mal de voir Autriche devenu aussi…dépendant.
« Et puis quoi encore… » France soupira, alors qu’Italie entraîna Autriche un peu plus loin. “On va changer ton nom pour éviter toute confusion. Tu seras République d’Autriche, pour commencer…ce n’est pas économiquement viable de t’intégrer à l’Allemagne, on te l’interdit…”
France et Italie demandèrent en effet la construction d’une Autriche indépendante qui demeure autonome pendant au moins 20 ans et intégrèrent dans le Traité une clause interdisant toute union de l’Autriche et de l’Allemagne…
Il n’eut même pas besoin de dire oui. Ou de se plaindre. Simplement être reconnaissant que ce n’était pas “plus”. Garder la tête baissée, humilié. En 1920, la Constitution d’Autriche fut érigée et la nation se concentra sur le fait de se reconstruire. Ce fut très difficile d’un point de vue économique et social comme l’on peut bien imaginer…en grande partie parce que les nouvelles frontières firent voler en éclat des zones économiques en commun. Et sur le plan politique ?
Autriche était exposé à des conflits entre gauche et droite très intenses…voire violents. Alors que les partis de droite contrôlaient tous les Etats, la gauche règnait dans la capitale, baptisée « Vienne la Rouge ». Depuis 1920, la nation était gouvernée par le Parti Socialiste Chrétien, qui avait beaucoup de liens avec le Vatican. Mais cela n’arrêta pas les violences. En 1927, dans la Révolte de Juillet, 89 manifestants furent tués par la police, les tensions grandissaient encore…
1933. Autriche salua respectueusement son nouveau dirigeant, le chancellier Dollfuß du Parti Social Chrétien avec un sourire. Son sourire avait un peu changé ces temps-ci. Peut-être est-ce que c’était l’effet de la violence associée à la pauvreté. Ou le fait que son gouvernement avait profité d’une erreur électorale afin de tourner le vote à leur avantage : on déclara que le parlement avait cessé de fonctionner et que le conseil national ne pourrait s’assembler. Il joua tranquillement avec le crucifix dans sa main. Le pouvoir exécutif contrôla ensuite le pouvoir législatif.
« Les socialistes n’ont aucune chance, » dit-il avec un sourire quelque peu neutre. Quelque peu absent. « Dieu ne peut qu’approuver d’une perte de liberté si elle me permet de redevenir plus fort…n’est-ce pas… ? » C’était le début du régime Austrofasciste, et il commença dans une éclaboussure de sang : le 12 février 1934, provoquée par le gouvernement, la Guerre Civile éclata, au terme de laquelle le parti socialiste fut anéanti. Le 1er mai 1934, abolition de la liberté de la presse et bannissement des activités pro-Hitleriennes. C’était un pas de trop.
« Ils ont assassiné Dollfuss…mais Schuschnigg ne permettra jamais que je m’unisse à toi, Allemagne. » La nation se tint bien droite, résolue. Son gouvernement ne pouvait céder aussi facilement. Il fronça les sourcils, essayant de dissimuler le doute. « Je suis navré. De plus, le traité de Versailles l’interdit formellement. » Le doute brûlant, qui rongeait sa population comme un chancre. Il était déjà une dictature mais…cette dictature ne pouvait améliorer leur situation. L’Allemagne le pouvait.
« Tu n’as pas le choix. Ton gouvernement pense prendre la bonne décision, mais je suis certain que personne en dehors du gouvernement ne résistera l’invasion. » Un officier vint tendre en silence un papier à l’allemand, qui soupira. « Ton chef si…résolu a quitté son poste suite à la demande de mon dirigeant. Tu te laisses mieux faire que prévu. » Un frisson parcourut l’autrichien.
« On n’utilisera aucune forme de violence. Alors…?”
“…P..prends-moi alors…”
Le blond lui tendit la main.
« Toi, viens me rejoindre. »
L’autrichien hocha la tête, un peu pâle, mais souriant en s’approchant, le sang glacé mais le cœur battant avec une étrange…allégresse.
L’avenir de mon pays est sauf. Allemagne va me protéger.
Peut-être ressentait-il déjà les cris de joie de la foule autrichienne qui accueillirent les troupes allemandes. Troupes qui n’eurent à utiliser, effectivement, aucune violence. Le soulagement d’un pays qui n’avait pas le courage de résister. Il pouvait peut-être sentir l’indignation et la peine d’une bonne partie de la population mais savait qu’ils n’élèveraient jamais la voix. Sa « Résistance », contrairement à celle de son voisin français, était faible et rapidement écrasée.
C’est pour le mieux. Il serra sa main. Et sentit sa volonté faillir, comme vidé de sa propre énergie. Alors c’était cela…le sentiment d’être absorbé par un pays, cesser d’être un pays indépendant avec son identité propre. Le regard vide, il ne put qu’exprimer l’ombre d’un sourire alors qu’il regardait l’allemand avec une adoration malsaine et apeurée. Apeurée par ce qu’il venait de rejoindre et par son propre enthousiasme et par les cris de la foule. Alors c’était cela, le sentiment qu’il avait infligé à tant de pays.
“A vos ordres…”
Et l’Anschluss fut établi en 1939 alors que commença la Deuxièle Guerre Mondiale. Un mariage qui se déroula à la perfection. Et approuvé par la population avec une majorité de… 99.73%. Chiffre représentatif du mélange de crainte et d’admiration de la nation à l’égard de l’allemand. Si sa résistance se tut, trop intimidée, son…enthousiasme se fit clairement ressentir.
« Je ferai tout ce que tu demandes, absolument tout…» Il fit un grand sourire vide. Effrayant.
14% des SS étaient autrichiens, ainsi que 40% du personnel contribuant au massacre des victimes de la Shoah.
L’allemand lui fit un sourire mauvais, s’approchant, avant de lui flanquer un coup de poing et écraser une botte contre ses côtes.
« Tu es sale. Impur. Tes différentes ethnicités sont trop mélangées en toi… » Il tira sur une mèche de cheveux bruns, fortement. « Tu es irrécupérable…il ne te reste que les travaux les plus…propres à ton rang. »
Oui, parallèlement, les autrichiens, à cause de leur ethnicité mélangée, notamment à cause du multiculturalisme de l’ancien Empire, étaient tout de même affectés généralement aux travaux humiliants, comme domestique ou jardinier, et méprisés…L’honneur aristocrate en prend un coup. De plus…la communauté viennoise juive, les socialistes et les Catholiques Autrichiens furent les principales cibles d’exil, de déportation ou d’assassinats.
Victime ou bourreau ?
Peut-être que la nation elle-même aurait été incapable de répondre à cette question à l’époque.
« Sinon…tu peux aller me faire un thé ? »
« …heu…quoi… ? »
« Ah, et un gâteau, aussi. »
« …Depuis quand ça a un rapport avec l’Anschluss ?! Et…c’est toi qui devrais faire ça !»
« Tu dois me nourrir si tu veux que je te fournisse encore des soldats et des ressources…sinon, je vais appeler Italie et… »
« ……non, en fait tu as juste envie de faire l’épouse capricieuse… »
Et puis, juste avant la fin de la guerre, le 28 mars 1945, les troupes américaines débarquèrent en Autriche…en même temps que l’armée Rouge, qui prit le contrôle de Vienne. Autriche ne prit pas vraiment la peine de résister…il était coincé entre Russie et Etats-Unis et Grande-Bretagne qui occupaient déjà la plupart du restant du pays. Unique solution pour ne pas perdre la face ?
La nation détourna rapidement le regard de l’allemand, fronçant les sourcils. Et jetant mentalement une bague de mariage, s’imaginant l’écraser sous sa botte. Faire comme si tout cela n’avait été qu’un mauvais rêve et que le sang sur ses mains n’était pas là. Oh, ce n’était pas la première fois qu’il se salissait les mains. Mais cette guerre était…différente. Horriblement différente.
« Je me sépare d’Allemagne ! Mon nouveau gouvernement est entièrement constitué de socialistes, de conservateurs et de communistes qui ont été exilés ou détenus…je suis un pays libéré ! Pas vaincu !» déclara la nation avec force, restant bien immobile afin de ne pas alarmer ses…libérateurs ? Ou vainqueurs ? Il serra les poings, la culpabilité tordant ses traits fatigués, baissant la tête.
“Reconnaissez mon gouvernement…je vous en prie…j’ai été une victime…pas un ennemi ! Allemagne m’a forcé à le faire, mais je ne voulais pas, je devais obéir aux ordres ! »
Encore réduit à argumenter. A dire que ce n’était pas de sa faute. En partie vrai. En parti faux. Tout pour se sauver lui-même. Victime ou bourreau, la question malmène encore violemment la conscience du pays, au point où maintenant, ne serait-ce que la mention du parti nazi ou la représentation de ses symboles est passible d’une sévère sanction.
Quoiqu’il en soit, les Alliés reconnurent peu après son gouvernement…et l’occupèrent, le divisant en zones entre France, Angleterre, Etats-Unis et Russie. On lui permit d’établir des relations à l’étranger néanmoins. Il bénéficia du plan Marshall américain mais la guérison économique fut très longue…les alliés le surveillèrent pendant 10 ans.
D’une première république violente et instable se muant en dictature, Autriche devint une deuxième république dirigée par une démocratie stable et paisible, et se mit patiemment à demander son indépendance.
La nation soupira doucement en regardant le papier devant lui, le Traité d’Etat Autrichien. Ils étaient le 15 mai 1955 et son indépendance était là, devant lui. Les alliés quittèrent son pays et quelques mois plus tard, le 26 octobre 1955, cette nouvelle condition de base, essentielle, serait intégrée à sa constitution. Il ne put s’empêcher un moment de mélancolie, en formant les mots. Sachant très bien qu’avec ces mots, il resterait toujours ainsi. Paisible, calme, stable, sans aucun conflit ou possession de territoire ou tension. Plus d’alliances, de trahisons, de changements de côtés, d’arrangements. Plus de victoires ou de défaites. Il savait très bien…que dans quelques années il serait plus fort. Sa santé économique et sociale reviendrait peu à peu, il entrerait à l’ONU, il établirait des liens pacifiques avec d’autres nations étrangères. Son pays serait reconnu comme un lieu stable, pouvant envoyer des troupes de soutien si besoin est, un lieu de rencontre pour les autres nations qui feraient des débats chez lui, sans qu’il n’ait besoin de s’y impliquer, simplement l’élément calmant. Il ne savait pas encore qu’il resterait longtemps seul, puis joindrait finalement l’Union Européenne en 1995.
Il ne savait pas, mais il était optimiste, alors que les mots quittèrent sa bouche. Il était vieux. Très vieux. Il le sentait. Savait que son pays s’était relevé plusieurs fois, avant de s’élever, glorieux. Savait qu’il espérait que cette gloire serait éternelle…mais avait oublié que rien ne l’était et les pays l’étaient encore moins. Au moins il était encore là. Sa culture était encore là. Et sa fierté d’ancien Empire, laminée, déchirée, humiliée, paraissait enfin de nouveau parmi les décombres et la cendre.
Allez, se dit-il avec un sourire. Vois ça comme…un nouveau chemin à prendre.
« Je déclare ma neutralité permanente. »
Déclaration de Neutralité. Octobre 1955.
Epilogue
« Je resterai toujours donc impartial et calme dans tout débat impliquant—«
« KESESESESE ! Parfait, alors tu resteras impartial si j’envahis tes… Ahh ! Aïe ! Arrête je plaisant—« *BLAM*
« …Je tiens à préciser que les EX-nations ne comptent pas. »

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Ma colère est Chopin [en cours]

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