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 « Où finissait la terre, où commençaient les flots, mon œil le distinguait à peine » | Feat ; Ice

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Fonda




MessageSujet: « Où finissait la terre, où commençaient les flots, mon œil le distinguait à peine » | Feat ; Ice   Lun 21 Jan - 22:51


Après quatre années stériles dues aux éruptions du Laki et d'autres volcans d'Islande (de 1600 à 1603, les températures nocturnes d'été étaient souvent inférieures à zéro et les récoltes périclitèrent) la désorganisation économique et politique (Smouta) commence.

    Alors ça, ça, ça, c'était bien la meilleure !
    Obligé, comme ça, de courir les rues, les villes, les pays comme un clampin, à se cacher des donzelles et de la populace, tout ça pour QUOI?!
    Pour un putain de volcan islandais. Oui, parfaitement. L'Islande était la cause de tous ses malheurs. Enfin. Tous les malheurs que lui imputaient les paysans. Donc tous les siens. Fatalement. Ce genre de trucs, ça faisait partie des aléas de la vie d'une nation. Des trucs dont on n'a pas forcément envie d'entendre parler, dont on est pas trop fier. Se faire dominer, comme ça, par un bout d'iceberg à l'autre bout de l'Europe, ça n'avait rien de très engageant pour le grand tsarat de Russie. Il se faisait déjà dominer par toute une ribambelle de Nations plus tordues les unes que les autres, et voilà qu'on lui faisait subir.... CA. L'Islande ne pouvait pas s'empêcher de foutre son grain de suie dans les affaires des autres. Tsk.
    C'était la pensée qu'il formulait en grommelant pendant que le bateau avançait péniblement vers le quai. n allait voir, qui était le plus malin des deux. Un plan en main, il se dépêcha en hâte de descendre de la pénible bicoque grinçante, poussant tant bien que mal ces pauvres hères qui se trouvaient devant lui – et qui, pour être honnête, n'avaient rien demandé à personne – et se jetant sur la terre ferme dès qu'il en eut l'occasion. Un regard outragé sur les hauteurs environnantes l'informa qu'il se trouvait bien à bon port.
    Il s'étira un instant, défroissa le bout de papier qui était censé lui indiquer dans quelle direction aller et, découragé, se mit à arpenter les rues en espérant trouver au hasard un nom qui fasse écho à sa mémoire. Comment est-ce qu'il s'appelait, déjà, ce gosse ? Nathanaël ? Nata... quelque chose. Bref, en temps normal, il l'aurait appelé Natychka, un truc dans le genre.
    Mais ?
    Mais ?
    Cet oiseau désagréable, là, ce serait pas.... ?

    Oui, oui, incapable de se souvenir du nom de son voisin, mais par contre, on se rappelle de cette andouille de piaf. Il le suivit corps et âme jusqu'à la petite – tout est forcément plus petit qu'en Russie, ne cherchez pas – demeure de l'islandais. Prit une grand inspiration, sur le pallier. Avança les mains. Scruta ses poings. Non, c'est bon, y a pas de blessures, pas de risque de tétanos ou autre maladie infectieuse transmise par une porte islandaise. Allez, on se jette à l'eau.

    « ISLANDE !!! OUVRRRRE CETTE PORRRTE OU JE LA CASSE EN DEUX !! »

    Et vas-y que je te tambourine à la porte avec le Diable au corps. Eh beh. Ça doit lui donner vachement envie d'ouvrir, au petit.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: « Où finissait la terre, où commençaient les flots, mon œil le distinguait à peine » | Feat ; Ice   Mer 23 Jan - 15:41

Et une éruption, une ! Enfin, plusieurs. Histoire d’être bien chiantos, les volcans avaient décidé de faire la nouba. Parce qu’être foreveralone réveillé c’était pas drôle, voyez. Alors autant envoyer la sauce, la vraie sauce grise bien dégueulasse qui emmerde joyeusement tout le monde, et même, attention, au-delà des frontières de l’île. Faut pas se contenter d’emmerder que les islandais, vous comprenez. Gros nuages de cendres, trucs bien chiants qui te polluent tes récoltes vite et bien, allez allez, on se disperse, plus vite que ça ! C’est pas comme si on avait d’autres choses à faire hein. Ou qu’on comptait sur les dites récoltes, non.
Enfin pas comme si le sort des autres était intéressant ou même digne de la moindre attention.

Autant dire que l’humeur de Nataníel, oui cet espèce de gamin aux cheveux de papy qui pestait tout seul comme un con dans sa cuisine, c’était loin d’être au beau fixe. Et comme dit précédemment, oui, il pestait, râlait, gueulait contre tout ce qui pouvait le contrarier. Puffin le macareux super cool et trop mignon trop parfait d’la life était passé par la fenêtre ouverte, de même qu’une lampe qui déconnait et qui n’avait, par conséquent, pas trouvé grâce aux yeux de l’islandais survolté. Là c’était au tour d’un accroc dans son dernier tricot, qui l’agaçait au plus haut point. Il avait essayé de se calmer en tricotant, et bien, c’était carrément foiré. Dommage, de la si belle laine.

« ISLANDE !!! OUVRRRRE CETTE PORRRTE OU JE LA CASSE EN DEUX !! »

C’est là que Nataníel fit un bon de quinze mètres métaphorique, lâchant ses aiguilles et emmêlant encore plus son tricot déjà maltraité. Bon on respire. Ou pas, parce que le margoulin dehors, reconnut à son accent, évidemment, il maltraitait la porte aussi. Eh mais, ça coûte cher ces merdes-là !

Nataniel ramassa son barda de laines et posa le tout sur la table basse, il rangerait plus tard, la survie de sa porte d’entrée était en jeu. Oh, connexion de neurones. Pourquoi que Russie il irait lui rendre une petite visite de courtoisie en menaçant d’exploser sa porte ? Pas pour un truc gentil, certainement. Bien Nataníel, tu n’es pas blond, mais t’en as encore moins dans le citron. Désolé porte chérie, tu vas morfler encore un instant.

« Qu’est-ce que tu m’veux d’abord ?! » qu’il couina depuis son côté de la porte

Pas courageux, non, puisqu’il se planquait derrière son p’tit panneau de bois, puis le russe, faut l’avouer, il fait doucement flipper quand il s’y met hein. Allez on met toute sa petite assurance de nordique en œuvre, on reste bien planté là, bien décidé à laisser la porte faire bouclier encore un moment. Et puis. C’est pas lui qui la paierait de toute façon. On laisse Danemark se démerder avec les dégâts matériels. De l’avantage d’être sous tutelle.

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MessageSujet: Re: « Où finissait la terre, où commençaient les flots, mon œil le distinguait à peine » | Feat ; Ice   Dim 27 Jan - 16:51

    Ô ingrate porte, cruelle porte, comme tu es si belle et comme tu ne seras bientôt plus.
    Ça sentait le cramé là-dedans. Dans le cerveau russe, je veux dire. Là, tout bouillonnant qu'il était de colère, il se trouvait bien en panne de réflexion. Oui, en panne. Parfois, oui, contrairement à ce que l'on pourrait penser, ça lui arrive de réfléchir.
    Il voyait bien que la porte ne s'ouvrait pas, on avait beau l'appeler Sésame, elle n'en avait rien à foutre. Alors ça l'énervait encore plus. Arrivait un moment où il ne savait plus s'il frappait à la porte pour se faire entendre ou pour la plier. C'est qu'à la base, il n'avait rien contre elle. C'était du bois normal, rien de terrible, sinon les cendres qui semblaient la ponctuer de part et d'autre – et les cendres, pour être honnête, ça lui tapait un peu sur les nerfs depuis quelques temps. Alors il fallait bien déporter cette colère sur quelque chose, même si, en l’occurrence, il aurait préféré avoir un islandais sous la main plutôt qu'un morceau de bois scandinave.

    « Qu’est-ce que tu m’veux d’abord ?! »

    Ha ha, le courage nordique, c'était ben quequ'chose.
    En d'autres circonstances, Russie aurait sans doute gardé son calme. Il serait venu ici tout sourire, aurait gentiment frappé à la porte, se serait arrangé pour entrer, faire quelques menaces bien placées et repartir aussi sec en lui faisant bien comprendre qu'il le surveillait. Ca se savait, dans le métier, que le Russe était omnipotent. Il savait tout. Ou presque.
    Quoi ? Comment ça, "à c't'époque-là il ne gouvernait pas encore le monde" ?
    Vous n'avez décidément aucune imagination.
    Bref, en temps normal, le russe aurait été bien plus courtois. Mais pas là. Là, les choses étaient allées trop loin. Il avait été touché dans son intégrité, tant morale que physique. Et ça, c'est un coup dur, surtout quand il est porté par un pays aussi petit que l'Islande.

    « TU SAIS TRRRRES BIEN CE QUE JE TE VEUX ! C'EST TOI QUI A FOUTU LE BORRRDEL DANS LES RRRECOLTES !!! OUVRRRRE CETTE PORRRTE !!! »

    Et à cette époque, la diplomatie, on ne connait pas encore très bien en Russie. Concept plutôt innovant dans les pays occidentaux, il n'a pas encore fait ses preuves dans cette région désœuvrée. On a du mal à saisir le principe. Est-ce qu'il faut frapper avant ou après les accords ? Ne pas frapper du tout ? Non, ça, c'est clairement impossible. Comment diable peut-on faire la guerre sans se battre ?
    C'est ridicule. Même s'il s'agit d'assiéger un bout de caillou caché derrière une brindille.
    Pauvre porte. Ton seul crime aura été d'avoir un mauvais propriétaire, que tu auras si vaillamment défendu. Un propriétaire qui ne sait pas tenir ses volcans domestiques. Tsk. Ça sert bien à quelque chose d'en acheter. On n'a pas idée de confier une responsabilité pareille à un gamin.
    Mais bon. C'est pas comme si la Russie allait lui tomber sur la tête.

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MessageSujet: Re: « Où finissait la terre, où commençaient les flots, mon œil le distinguait à peine » | Feat ; Ice   Jeu 31 Jan - 12:41

« TU SAIS TRRRRES BIEN CE QUE JE TE VEUX ! C'EST TOI QUI AS FOUTU LE BORRRDEL DANS LES RRRECOLTES !!! OUVRRRRE CETTE PORRRTE !!! »

Il faudrait noter à prendre un bois plus solide désormais. Faut dire que la pauvre porte n’avait pas été construite dans l’optique de résister à une attaque surprise russe. Paix à ton âme, ta mémoire sera bien honorée. Surtout si le proprio reste en un seul morceau, ça vaudrait mieux en fait. Nataníel, étant très intelligent, faisait pied de grue derrière la dite porte, aie quand les gonds lâchèrent et qu’elle menaça de lui tomber sur le crâne. Réflexe de recul, et bim, poussière dans ta gueule. Pas qu’il savait pas faire le ménage, mais y’avait toujours des trucs qui volaient dans l’air et s’accrochaient au bois. Quinte de toux et levage de nez vers le russe. Putain on a pas idée d’être aussi grand, ça devrait pas être autorisé.

« Les récoltes… ? Mais j’vois pas de quoi tu parles ! »

Attendez, l’autre timbré venait de lui défoncer sa porte d’entrée pour du blé ? Ou il n’en savait rien. Il n’en avait proprement rien à cirer de ce qu’on pouvait cultiver en Russie. Ce qui comptait pour lui, ça dépassait pas les frontières de son caillou du nord. Donc Russie pouvait très bien faire pousser des Chocapic qu’il s’en branlait royalement. Non il n’avait pas pensé une seule seconde que ses magnifiques et majestueux volcans pouvaient être la cause du dit bordel. A vrai dire il ne s’était pas renseigné des conséquences des éruptions chez les autres. Il avait déjà assez à faire avec son propre bordel.

Nataníel s’écarta un peu de la porte, gardant une distance de sécurité d’avec le russe. C’était pas tant par couardise que… Bah si en fait. Quand y’avait pas son bouclier danois à portée, Nataníel la ramenait carrément moins. Sinon il aurait fanfaronné. Sale gosse oui on peut le dire. Il essaya quand même de s’imposer, c’était encore chez lui, non mais.

« Tu m’dois une porte en attendant. »

Oui non, c’était important comme remarque. On roulait pas encore sur l’or dans le nord.

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MessageSujet: Re: « Où finissait la terre, où commençaient les flots, mon œil le distinguait à peine » | Feat ; Ice   Sam 16 Fév - 18:42

    D'abord, les Chocapics duo, c'est meilleur.
    Ensuite... c'pas la taille qui compte. Enfin, des fois, si. Mais là, pas vraiment. Grand ou petit, l'ruskov, il aurait été tout aussi marteau – et faucille. Ha ha. Quoi, c't'un anachronisme? J'vous en foutrais, moi, des ana- – et bref. Là, en tout cas, dans cette ère d'infertilité, grands ou petits, les volcans islandais avaient foutu le bordel dans tout Paname. Et l'autre, là, qui prétendait ne rien savoir, ça lui foutait encore plus les nerfs, au russe. Parce que ses récoltes n'avaient pas pourri pour rien.
    Et y avait une raison à son indifférence face à la gente féminine. Évidemment, fallait pas aller la chercher plus loin hein. Pour le coup, ses accusations étaient fondées. Et, s'il avait un peu plus réfléchi – mais bon, c'est Russie, la réflexion, c'est pas son fort – ils y seraient sans doute venus à plusieurs. Impossible qu'il soit le seul à être emmerdé par les cendres nordiques. Et si c'était le cas... C'était que c'était volontaire, donc c'était bien pire. Et là, y aurait répression sévère. Déjà que sans, il lui cassait la porte, alors avec...

    « Et toi, tu me dois plusieurrrs milliarrrds de mètrrres cubes de blé. Je ne suis pas sûrrr que tu sois gagnant. »

    Y aurait certainement un manque à gagner, d'ailleurs. Parce que les volcans, c'est bien pour foutre la merde, mais pas sûr que ça puisse faire pousser du blé par magie. On est ni dans Dora l'exploratrice, ni dans les Bisounours, namého.
    Et donc, par extension, faut réparer les dommages, d'une manière ou d'une autre – mais inutile de compter sur les responsables du massacre, c'comme le scandale du canasson-bœuf, ils s'évaporent en steak haché.

    « Brrrref. Comment comptes-tu rrréparrer ton borrrdel ? »

    Ah oui, parce qu'il faut pas trop compter sur Russie pour être laxiste. Il peut vous fournir en laxatifs si vous voulez – surtout en ce moment, avec c'te pénurie de féculents – mais la merci, la pitié, tout ça tout ça, il connaît pas trop le russe. Tu casses, tu paies. On touche avec les yeux, pas avec les mains ou des cendres volcaniques. Allez vori en magasin, déjà, s'ils acceptent des excuses ou quoi que ce soit, c'pas sûr, vous finirez en taule. EN TAULE, ouais, complètement.
    Mais bon, là n'était pas la question. Parce que les excuses nordiques, il pouvait sans doute se les foutre bien au loin dans son anatomie d'russe.

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MessageSujet: Re: « Où finissait la terre, où commençaient les flots, mon œil le distinguait à peine » | Feat ; Ice   Aujourd'hui à 22:13

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« Où finissait la terre, où commençaient les flots, mon œil le distinguait à peine » | Feat ; Ice

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