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 Tu veux de la quiche ? Ou du hachish ? [ Christiania ]

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MessageSujet: Tu veux de la quiche ? Ou du hachish ? [ Christiania ]   Dim 26 Aoû - 9:55

C'était rare, mais là, elle en avait plus que besoin. Elle n'avait jamais eu l'habitude de la chaleur, elle. Mais depuis ce bordel avec le réchauffement climatique, la température pouvait grimper à un stade qu'elle n'aurait pu imaginer, à l'époque. D'accord, on devait tous faire des efforts, mais quand même. Comment vouliez-vous travailler avec une chaleur pareille ? Pour elle, c'était intenable. Elle avait beau se plaindre de passer trois saisons sur quatre sous la pluie, elle n'aimait pas non plus les canicules. Oui, elle n'était jamais contente, et elle l'assumait parfaitement. Mais pour le moment, elle rêvait simplement d'une piscine d'eau froide où elle pourrait se jeter habillée sans se poser de question. L'espoir fait vivre. Elle avait pas les moyens pour habiter dans une villa. Alors elle se contenta, en ce resplendissant après-midi d'été, de faire un tour dans le quartier. Parce que de toute façon, il faisait aussi chaud dehors que dedans, mais qu'elle avait vraiment besoin de prendre l'air et qu'elle était en manque de bouteilles d'eau.

Le Cézanne était vraiment un truc typiquement méditerranéen. Et elle, elle ne voyait presque jamais la mer, alors franchement, qu'est-ce qu'elle foutait dans ce quartier ? D'accord, elle était rattachée à -insérez ici des surnoms peu amicaux- France, mais pourquoi était-elle carrément obligée de vivre presque chez lui ? Elle ne le supportait pas, c'était un fait avéré. Et elle supportait encore moins de lui être rattachée de cette manière. M'enfin, elle ne pouvait pas faire autrement. C'était comme ça, et elle le savait. Ça ne changerait pas avant des années. Ce n'était pas elle qui avait le pouvoir de devenir indépendante, et aucun maire, que ce soit de Nancy, Metz ou encore Verdun et Epinal, n'aurait la folle idée de déclarer une pseudo-indépendance à la France. La république Messine, le Duché de Lorraine et les Trois-Evechés, ce n'était plus que de l'histoire ancienne. Alors à moins d'un miracle, elle resterait encore sous la tutelle de Francis pour très longtemps. Mais bon, d'un autre côté, c'était quand même vachement pratique, pour les revenus et le commerce.

Plongée dans ses pensées qui avaient la fâcheuse manie de toujours revenir sur le sujet de France et de sa protection, qu'il disait, Aurore ne regardait plus vraiment ce qui l'entourait. Si bien qu'au bout d'une demi-heure de marche rapide, elle se retrouva dans un quartier qu'elle ne connaissait pas. Tout du moins, dont elle ne se rappelait pas avoir un jour traversé les rues. Et, très sérieusement, lorsqu'elle regarda autour d'elle et qu’elle constata qu'elle s'était paumée, elle flippa. Elle flippa, mais genre, un max.

Lorraine n'est pas une peureuse mais … Enfin, si. C'est une peureuse, faut être réaliste. Avoir peur du moindre inconnu, c'est même carrément à la limite de la paranoïa. Mais que voulez-vous ? C'est pas faute d'avoir essayé de se socialiser avec les autres, pourtant.

Voilà donc pourquoi elle se mit à dévisager la moindre personne qui avançait vers elle avec méfiance. Les maisons devant lesquelles elle passait n'avaient rien de méditerranéennes, les gens non plus. D'ailleurs, elle ne put s'empêcher de frissonner, car la température semblait avoir légèrement baissé, et elle qui se baladait en tee-shirt sans manche, elle sentait la morsure du vent sur sa peau. Elle fut bien tentée de repartir en arrière, mais lorsqu'elle se retourna, elle ne reconnut pas l'endroit par où elle était venue. Elle se sentait atrocement paumée.

A force de marcher le nez en l'air pour voir si elle ne reconnaissait pas quelque chose dans ce quartier, elle ne faisait plus attention à ce qu'il y avait au sol. Si bien qu'elle ne remarqua pas ce trottoir traître et que lorsque son pied en frappa le rebord, elle n'eut aucun moyen de se rattraper à quelque chose, et eut une légère exclamation de surprise. Elle dérapa et s'étala par terre de tout son long en fermant les yeux par réflexe. Le choc passé, elle voulut se relever illico-presto, mais elle vit d'abord un main tendue devant elle. Sans se poser de question, elle l'attrapa et s'en aida pour se redresser. Sans affronter le regard de la personne qui l'avait gentiment aidée, elle essuya ses mains sur son pantalon sans rien dire. Puis, enfin, releva la tête. En face d'elle se trouvait un adolescent aux cheveux noirs, habillé très décontracté. Encore un inconnu.

« Merci. » marmonna-t-elle comme unique parole de présentation, avant de regarder les paumes de ses mains pour constater qu'elles étaient éraflés. Elle soupira, mécontente de cette journée qui semblait décidée à lui pourrir la vie jusqu'au soir.

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MessageSujet: Re: Tu veux de la quiche ? Ou du hachish ? [ Christiania ]   Jeu 30 Aoû - 11:39

Le quartier nordique était animé ces derniers temps avec l'été qui avait pointé le bout de son nez, même si pour d'autres les températures restaient en réalité bien trop fraîches à leur goût, les gens de Sauna Claus ne voyaient ici qu'un été torride avec un maximum de 23°.
Un temps quand même idéal pour aller se promener, et Inge n'échappa à la règle, la jeune nation voulait sortir pour prendre l'air histoire de bouger un peu pour changer, car rester toute une journée à rien faire dans son coin ne la gênait pas du tout. Puis parfois respirer autre chose que son atmosphère habituelle ne pouvait être qu'un plus, il fallait savoir briser son petit train-train quotidien certains moments, et pour le coup la brune sentait que c'était l'un de ces moments.
C'est donc pour combattre la paresse qu'elle prépara rapidement, avec les premières affaires qui lui tombaient sous la main, sans se préoccuper si le tout pouvait bien être dépareillé ou non, après tout ce n'est pas comme si elle se rendait à un concours de Miss ou un truc dans le même style. Et une fois prête, bien entendu en ayant pris sur elle un peu de sa consommation personnelle, elle se mit en route vers le monde extérieur.

Elle vaguait dans les ruelles, en cherchant plus ou moins des idées de projets artistiques qu'elle pourrait bien réaliser, même si en temps normal l'inspiration lui venait après consommer certaines plantes relaxantes. En parlant de ceci, ça lui donnait bien envie de se griller un petit joint là tout de suite, vite fait et bien fait, histoire d'être complètement sereine, s'assurant d'abord que personne ne regardait. Non pas que ça la dérangeait de faire ça en public, juste que les regards de certains n'étaient pas vraiment amicaux, pas vraiment très peace & love à son goût entre autres.
Elle s'apprêtait donc à sortir l’attirail nécessaire pour pouvoir se fumer une petite latte tranquillement, elle s'arrêta bien vite dans son geste en voyant quelque chose tomber devant elle, ou plutôt quelqu'un en réalité, frôlant pendant quels instants une syncope et retenant un hurlement de surprise aussi par la même occasion.

Christiania observa quelques instants cette personne, histoire quand même de vérifier qu'elle ne soit pas morte ou quoique ce soit d'autre. Rien de tel à son grand soulagement, juste qu'elle trouvait que la jeune fille restait peut-être un peu trop longtemps au sol, c'est donc tout naturellement que Inge tendit la main vers elle pour lui proposer son aide, soulagée de voir que la personne était assez consciente pour au moins lui prendre la main pour se relever, signe que ça n'allait pas si mal que ça dans le fond. Profitant au passage d'observer cette inconnue qui ne lui prêtait aucune attention, et ce fut le bandeau sur l’œil qui l'étonna, ce n'était pas vraiment chaque jour qu'on pouvait voir ça.
Pourtant plus l'adolescente regardait cette jeune fille, plus elle avait l'impression de l'avoir déjà vu quelque part sans se rappeler où, ce qui avait quelque chose d'assez frustrant dans un sens.

Mais elle sourit grandement en l'entendant la remercier, sans comprendre que ceci n'était sans doute qu'une façon courtoise pour lui dire qu'elle pouvait s'en aller maintenant, ce genre de signe Christiania ne les captait jamais de même que les règles de bonnes conduites.
Enfin pour l'instant Inge allait faire face à une autre crise de peur en voyant les mains de l'inconnue, il y avait du sang certes en très petite quantité, mais ce qui était bien assez pour la faire se sentir mal. Elle en avait une sainte horreur, c'était comme un signe de douleur et de violence bien contraire à son éthique et à sa micronation, et bien qu'il soit difficile pour elle de devenir encore plus blanche de peau on pouvait au moins sentir son malaise.
La petite brune prit délicatement les mains dans les siennes, priant de ne pas faire trop mal à cette pauvre demoiselle face à elle, tentant au mieux de faire un sourire correct.

« Vous ne pouvez pas rester dans cet état vous savez, j'habite pas vraiment très loin, ça serait mieux pour vous, enfin pour vos mains... »

Non sans trop attendre de réponse de la part de celle qu'elle voyait maintenant comme sa protégée, elle commença à la traîner vers son chez elle pour lui promulguer les premiers soins, qui selon elle étaient plus que capitaux à cet instant.

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MessageSujet: Re: Tu veux de la quiche ? Ou du hachish ? [ Christiania ]   Sam 1 Sep - 9:08

Ce qui avait de sympathique en France, c'était que lorsque vous vous dalliez comme une grosse boulette sur du béton, même si vous étiez en sang sur tout le visage, il y avait jamais personne pour vous proposer son aide. Surtout pas des inconnus. Même une vieille dame de quatre-vingts ans, c'était une inconnue. Et Germaine n'était pas du genre à aider les gens louches, en l'occurrence vous, qui venait de se daller sur le trottoir. Réciproque intraitable : vous êtes un inconnu pour vos potentiels sauveurs, vos potentiels sauveurs sont des inconnus. Potentiels sauveurs qui se transforment vite en potentiels agresseurs. Bon, après, ce genre de truc, c'était sympathique, oui et non. En témoignage personnel, je peux vous dire que quand on se mange le béton et qu'on se rattrape avec la tête plutôt qu'avec les mains, c'est pas jolie-jolie et en plus, vous avez mal. Tenez, maintenant, moi, je porte des lunettes. Alors on est plutôt heureux qu'on vienne vous aider. Sauf que Aurore, elle, non seulement elle avait déjà souffert plus que de simples petites écorchures sur les mains, c'est pas comme si elle portait un cache-oeil, hein, mais en plus, elle ne raffolait pas de l'assistance des inconnus. Et elle aurait bien aimé que le sympathique adolescent à l'air louche s'en aille après l'avoir aidé à se relever, comme en France, quoi. Mais non. Il avait pas l'air très coopérant avec ses pensées de froussarde. Il regardait même ses mains avec un certain malaise, ça se sentait. Enfin, bon, quand même. Elle pouvait comprendre qu'on s'évanouisse devant un bras ou une jambe coupée, mais là. Il y avait pas de quoi en faire toute une histoire, elle était a peine égratignée.

« Vous ne pouvez pas rester dans cet état vous savez, j'habite pas vraiment très loin, ça serait mieux pour vous, enfin pour vos mains... »

Ben voyons. Encore mieux que le type qui veut t'offrir de bonbons pour t'emmener dans sa bagnole et qu'il faut a tout prix ignorer, chose qu'elle avait durement expliqué à ses quatre petits protégés de départements. Un adolescent qui vous prend les mains, avec une voix environnant plus celle de la jeune fille que du mec louche à la voix rauque et monocorde qui fait peur pour vous proposer ses bonbons. Normal. Elle savait pas encore où elle était, mais ça devait être très normal, dans ce quartier. Si ça se trouve, c'était tous des types louches qui proposent des bonbons. Avec comme argument en plus le fait qu'il fasse plus chaud dans la camionnette que dehors. Elle nota dans sa tête qu'il faudrait qu'elle interdise à Moselle de partir avec Allemagne même s'il lui dit qu'il pleut moins chez lui. Enfin, normalement, elle est déjà au courant.

Mais Lorraine n'eut pas vraiment le temps de pousser plus loin son raisonnement sur les théories du complot d'Allemagne, qui n'était heureusement pas comme ça, pour lui enlever sa petite favorite. Le jeune adolescent, ou adolescente, voilà qu'elle ne savait plus vraiment, maintenant, commençait à la tirer derrière lui pour l'emmener vers … vers elle savait pas où. Et on aurait pas cru, mais il/elle avait quand même une bonne poigne. Deuxième note : les inconnus te proposent pas forcement des bonbons pour t'emmener chez eux, parfois ils t'embarquent et puis c'est tout.

« Mais … attendez, je sais même pas qui vous êtes ! » s'exclama-t-elle, inquiète quand à la destination de son aventure, qui à la base, devait se résumer à : sortir pour acheter de l'eau puis revenir bosser à la maison.

Pourtant, elle n'essaya pas vraiment de se dégager. Elle ne savait pas exactement pourquoi, mais cette personne, aussi inconnue soit-elle, lui inspirait un peu plus confiance que la moyenne des gens qu'elle rencontrait généralement. Il faut dire aussi qu'elle n'avait rien de France débarquant à l'improviste chez elle, avec sa tête à tartes, oui, oui, à tartes, qui avait faillit la tuer de surprise et d'effroi la dernière fois. Sérieusement, elle avait tellement flippé qu'un ignoble individu soit entré par effraction qu'elle s'était armée d'une poêle, à la mode de Tata Hongrie, pour se protéger. Alors que l'ignoble individu n'était que son imbécile de frère -qui avait quand même eu droit à sa tarte et à sa poêle dans la tête. Donc, oui, cet inconnu lui inspirait confiance. Fait rare. Notez-le bien.
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MessageSujet: Re: Tu veux de la quiche ? Ou du hachish ? [ Christiania ]   Ven 7 Sep - 9:13


Inge était d'une gentillesse parfois trop débordante, bien trop naïve pour voir que parfois on pouvait profiter de cette situation à son égard, mais c'était bien plus fort qu'elle que de s'occuper des autres lorsqu'ils étaient en détresse, et pour le coup c'était le cas de sa petite protégée qui devait très certainement souffrir le martyre selon l'imaginaire de Christiania.
Et l'air paniqué que pouvait avoir la demoiselle en détresse ne pouvait que dire qu'elle n'allait pas vraiment bien, la plaie très superficielle ne l'était peut-être pas tant que ça au fond, c'était une évidence inouïe pour la micronation qui ne pensa pas un seul instant que ce qu'elle faisait subir à l'autre jeune fille ressemblait bien plus à une sorte de kidnapping qu'une simple aide apportée, c'était même quelque chose d'inconcevable. Après tout à Christiania tout le monde il est gentil, tout le monde il est beau, et à quelques détails près elle aurait pu se nommer Bisounoursland.

Ou peut-être même que la chaleur qui se faisait pesante ce jour-là se faisait ressentir sur la plus vieille et qu'elle allait bientôt se déshydrater, après tous les +20° ici c'était presque canicule pour les gens du Nord, bon certes c'était exagéré de dire ça mais pas trop quand même ; ce qui fit paniquer Inge qui s'imaginait toujours des scénarios plus ou moins vraisemblables, mais avec tout ce qu'elle fume ça il faut s'en douter à force.
C'est donc pour l'ensemble de ces raisons imaginaires que la jeune adolescente accéléra le pas, comme ceci elle pourrait arriver plus vite chez elle et ainsi cette pauvre petite borgne égarée qui, il fallait bien le dire, s'était prise une belle vautre des plus monumentale. En tout cas elle était concentrée pour éviter les passages de foules qui auraient pu encore plus faire de mal en refaisant tomber par exemple celle qui l'avait empêchée de fumer un petit joint bien tranquillement, après tous les maladroits tombent souvent plusieurs fois et ça serait le drame de voir la jeune fille retomber une seconde fois encore.

« Mais … attendez, je sais même pas qui vous êtes ! »

Inge s'arrêta net lorsque l'inconnue haussa fortement le ton, bien trop à son goût et qui pouvait bien l'effrayer car ceci n'était en rien un geste de douceur et d'amour, la lâchant aussi par la même occasion ne voulant pas se faire arracher le bras par tant de violence ou quelque chose du genre.
Une fois qu'elle fut assurée qu'elle ne craignait rien venant de l'autre, du moins elle l'espérait au plus, elle tenta de décrypter ce que la jeune fille avait dit, se rendant alors compte qu'elle venait de l'embarquer dans son délire -assez paranoïaque- sur une plaie qui ne pourrait évidemment jamais s'infecter sans même prendre le temps de demander son avis sur la question.
Tout ce qu'elle voulait c'était lui rendre service, sans même se poser la question de savoir si cette personne voulait être au fond aidée, la petite brune se rendit de tout ceci et la mise assez mal à l'aise.

«  Je m'appelle Christiania... Enfin non je voulais pas dire ça en fait... C'est Inge, oui voilà. »

La micronation venait d'oublier qu'elle n'avait certainement pas le droit de divulguer son statut de nation envers des inconnus d'autant plus lorsque ceci sont des êtres humains, elle venait peut-être de faire une boulette monumentale en révélant sa véritable identité, crise de panique qui monte au niveau 2 sur 3 sur l'échelle interne de Christiania. Trop de stress d'un coup pour l'adolescente, qui en temps normal se relaxerait un bon coup avec un petit joint mais qui dans ce cas se sentait incapable de bouger d'un millimètre, essayant juste d'avoir un sourire des plus rassurants et normaux, oubliant presque de respirer par la même occasion.

«  Faites pas attention à ce que je dis, parfois je réfléchis pas trop et enfin... »

Le peu de confiance établi dans son esprit venait de s'effondrer comme un château de cartes, envisageant dès lors la fuite dans sa tête pour se sortir de cette délicate situation, mais ceci impliquait de laisser tomber la brunette avec ses mains salement amochées et seule au beau milieu de la rue presque déserte. Inge ne savait plus vraiment quoi faire, et c'était sans doute l'un des rares cas où elle aurait souhaité que son frangin soit dans les parages pour l'aider et la sortir de cette situation qui tournait en Bad Trip.

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MessageSujet: Re: Tu veux de la quiche ? Ou du hachish ? [ Christiania ]   Lun 5 Nov - 15:15

«  Je m'appelle Christiania… Enfin non je voulais pas dire ça en fait... C'est Inge, oui voilà. »

Ah. Alors en fait, c'était une fille. Un peu spéciale, mais une fille quand même. Lorraine la toisa un instant en se demandant s'il ne valait pas mieux qu'elle se taille en courant plutôt que d'attendre une réaction de la part de cette personne qui lui inspirait autant confiance que méfiance désormais. Et puis, pourquoi s'était-elle reprise sur son nom ? Nom qui, soit dit en passant, lui disait vaguement quelque chose. C'est pas comme si on en rencontrait tous les jours, des gens qui changent d'identité pendant une conversation. La confiance qu'elle portait à la jeune femme descendit d'un cran.

« Faites pas attention à ce que je dis, parfois je réfléchis pas trop et enfin... »

C'était bon à savoir. Au moins elle s'en souviendrait pour les prochaines fois, si prochaines fois il y avait. Lorraine, qui jusque là était restée particulièrement réservée vis à vis de la brune, finit par s'abandonner à l'idée que cette … Inge n'était certainement pas une membre d'un groupe terroriste ou autre kidnappeurs pas fréquentables mais plutôt une fille un peu dans son monde qui s'était crue obligée de l'aider en voyant qu'elle s'était admirablement bien dallée dans la rue. C'était gentil de sa part, même si la jeune femme avait l'habitude qu'on la laisse se débrouiller seule. Elle sourit faiblement.

« Moi c'est Lorraine, enchantée ! » dit-elle en tendant la main, oubliant alors partiellement qu'elle était encore un peu éraflée.

De son côté, elle ne chercha même pas à savoir si c'était grave ou pas de révéler son identité de Nation, ou plutôt de région dans ce cas précis. Elle était pas du genre à se poser des questions pareilles, trop chiantes à son goût. Trop encombrantes pour ses pensées, aussi. Elle préférait réfléchir à d'autres choses. Généralement plus compliquées. De plus, Lorraine était un prénom qui pouvait tout à fais se donne à une fille, et ça ne choquait personne lorsqu’elle se présentait sous ce nom. Donc pourquoi donner son nom humain lorsqu'on peut, sans provoquer le déluge, se présenter normalement ?

Elle remarqua alors que la pauvre jeune fille semblait complètement paniquée par la situation. Elle croyait presque la voir trembler. Ce fut alors à son tour de s'inquiéter. Avait-elle dit quelque chose de mal ? Après tout, elle ne savait pas comment les gens de ce quartier réagissaient lorsqu'on se manger sur le sol. Peut-être que c'était une coutume de ne pas demander l'avis du malheureux et de l'emporter vers d'autres cieux angéliques pour le soigner parmi des nuages de thés glacés et de …. non. Aurore était pleine d'imagination, et de stéréotypes, mais non. Ça ne pouvait pas être ça.

« Vous vous sentez bien ? » demanda-t-elle en posant une main qui se voulait réconfortante sur l'épaule de Christiania.

C'était plus par politesse qu'elle s'inquiétait, en réalité. Puisque de toute façon, elle n'aurait pas pu faire grand chose si Inge avait vraiment été malade. Après tout, elle se trouvait dans un quartier inconnu au bataillon, rappelons qu'à l'origine, elle voulait seulement s'acheter de l'eau, et elle ne connaissait personne. Si ça se trouvait, les pompiers n'existaient pas chez eux. Nouvelle alerte aux stéréotypes. Enfin, que voulez-vous. Lorraine était une fille qui avait peur de tout pour rien. Y compris des étrangers sympathiques qui n'ont pas de nom fixe et qui vous agresse bizarrement lorsque vous vous rétamez par terre en vous demandant si tout va bien et en vous embarquant vers d'autres lieux inconnus. Heureusement que la brune était une femme.

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MessageSujet: Re: Tu veux de la quiche ? Ou du hachish ? [ Christiania ]   Aujourd'hui à 18:49

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