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 « Viens Grèce ! Fuyons cette tour ! » « Attends... Après la sieste... » | PV ; Grèce – Conte

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Fonda




MessageSujet: « Viens Grèce ! Fuyons cette tour ! » « Attends... Après la sieste... » | PV ; Grèce – Conte   Dim 12 Aoû - 23:40







Il était une fois un mari et sa femme qui avaient depuis longtemps désiré avoir un enfant, quand enfin la femme fut dans l'espérance et pensa que le Bon Dieu avait bien voulu accomplir son vœu le plus cher. Sur le derrière de leur maison, ils avaient une petite fenêtre qui donnait sur un magnifique jardin où poussaient les plantes et les fleurs les plus belles ; mais il était entouré d'un haut mur, et nul n'osait s'aventurer à l'intérieur parce qu'il appartenait à une sorcière douée d'un grand pouvoir et que tout le monde craignait. Un jour donc que la femme se tenait à cette fenêtre et admirait le jardin en dessous, elle vit un parterre planté de superbes raiponces avec des rosettes de feuilles si vertes et si luisantes, si fraîches et si appétissantes, que l'eau lui en vint à la bouche et qu'elle rêva d'en manger une bonne salade. Cette envie qu'elle en avait ne faisait que croître et grandir de jour en jour ; mais comme elle savait aussi qu'elle ne pourrait pas en avoir, elle tomba en mélancolie et commença à dépérir, maigrissant et pâlissant toujours plus. En la voyant si bas, son mari s'inquiéta et lui demanda :
    « Mais que t'arrive-t-il donc, ma chère femme ?
    - Ah ! lui répondit-elle, je vais mourir si je ne peux pas manger des raiponces du jardin de derrière chez nous ! »
Le mari aimait fort sa femme et pensa : « plutôt que de la laisser mourir, je lui apporterai de ces raiponces, quoi qu'il puisse m'en coûter ! » Le jour même, après le crépuscule, il escalada le mur du jardin de la sorcière, y prit en toute hâte une, pleine main de raiponces qu'il rapporta à son épouse. La femme s'en prépara immédiatement une salade, qu'elle mangea avec une grande avidité. Mais c'était si bon et cela lui avait tellement plu que le lendemain, au lieu que son envie fût satisfaite, elle avait triplé. Et pour la calmer, il fallut absolument que son mari retournât encore une fois dans le jardin. Au crépuscule, donc, il fit comme la veille, mais quand il sauta du mur dans le jardin, il se figea d'effroi car la sorcière était devant lui !
    - Quelle audace de t'introduire dans mon jardin comme un voleur, lui dit-elle avec un regard furibond, et de venir me voler mes raiponces ! Tu vas voir ce qu'il va t'en coûter !
    - Oh ! supplia-t-il, ne voulez-vous pas user de clémence et préférer miséricorde à justice ? Si Je l'ai fait, si je me suis décidé à le faire, c'est que j'étais forcé : ma femme a vu vos raiponces par notre petite fenêtre, et elle a été prise d'une telle envie d'en manger qu'elle serait morte si elle n'en avait pas eu.
La sorcière fit taire sa fureur et lui dit :
    « Si c'est comme tu le prétends, je veux bien te permettre d'emporter autant de raiponces que tu voudras, mais à une condition : c'est que tu me donnes l'enfant que ta femme va mettre au monde. Tout ira bien pour lui et j'en prendrai soin comme une mère. »
Le mari, dans sa terreur, accepta tout sans discuter. Et quelques semaines plus tard, quand sa femme accoucha, la sorcière arriva aussitôt, donna à l'enfant le nom de Raiponce et l'emporta avec elle.

Raiponce – Les frères Grimm

    « Fuis »
Le prince Ivan regardait l'heure détaler avec la vitesse d'un escargot mort, les jambes tendues, prêt à passer la porte dès qu'elle s'ouvrirait. Sa mère voulait lui faire une surprise, disait-elle. Une grande surprise. Il n'en doutait pas, mais il détestait les surprises, surtout les siennes. Difficile de percevoir toutes ces mascarades autrement quand il s'agissait d'inviter régulièrement à la cour des filles plus belles et empotées les unes que les autres. « « Quelle honte », disait-on autour d'elle, « quelle honte que votre fils, un si charmant jeune homme, n'ait pas trouvé épouse à son bras! »
Alors, bien sûr, en toute bonne reine qu'elle était, sa mère cherchait de tout cœur l'épouse parfaite, celle qui saurait percer le cœur de ce fils ingrat qui s'obstinait à réfuter ses efforts. Fi ! Depuis quand devait-on épouser une femme par amour ? Avait-il oublié ses devoirs ? Quoi qu'il en soit, il ne tenait guère à se les remémorer. Donner un héritier au trône était une perspective qui le laissait pantois, d'autant plus lorsqu'il voyait la brochette de cheveux longs qui s'alignaient chaque jour devant ses yeux. Pour Mère, la perle rare devait avoir les cheveux longs, car sa chevelure représentait sa féminité.
C'est qu'il n'était pas si mal, le prince, il aurait pu trouver aisément une compagne, s'il y avait mis du sien. Il était blond, un blond pâle, enneigé. Son visage, ses mains, sa peau tenait cette même couleur neigeuse qui ravivait avec vigueur ses yeux violets. Ivan était grand, dans son allure, ses paroles doucereuses, mais surtout dans son nez. Nul n'ignorait cet improbable appendice facial. Ceux qui le faisaient remarquer avaient du mal à s'en remettre. On dit que certains avaient été utilisés en tant qu'accordéons. Le royaume tout entier, qui aurait pu reposer avec ses bourgades sur le monument nasal qu'il présentait lors de réunions au sommet, savait que s'il s'en gaussait, il ne supportait pas qu'un autre le fasse. Les femmes ne cessaient donc pas de piailler sur son héritage génétique, en omettant la péninsule qui venait d'un espace plus lointain, à n'en pas douter.
    « La femme est un animal à cheveux longs et à idées courtes. »
Schopenhauer avait trouvé les mots justes. Ivan aurait préféré manger des scones plutôt que de revoir une seule mèche de cheveux inconnus.
Mais, on ne s'oppose pas à la reine, et cela, le jeune prince le savait parfaitement. Qui, mieux que lui, pourrait comprendre la valeur de la parole matriarcale ? Qui, mieux que lui, qui voyait souvent son père souverain sur le divan avec les chats errants après une dispute conjugale ?
Et ça ne lui donnait pas envie de prendre femme, à Ivan, lorsqu'il entendait ses parents de l'autre côté de la cloison fine. Il fallait le croire, le roi n'était certainement pas instigateur de tout ce qui se tramait dans le royaume. Qui avait décidé la taxe sur les roses ? Celle qui voulait qu'elles ne soient qu'à elle, bien entendu. Le pire, c'était lorsque Père refusait d'accéder à ses demandes. Elle le menaçait alors, tempêtait, cajolait – de façon écœurante pour des oreilles chastes – et les murs semblaient sur le point de tomber. Il cédait toujours.
Alors, lorsqu'on lui posait la question, au prince, il rigolait un grand coup. Non, l'amour, ça n'existe pas. Comment peut-on aimer ce qui n'a ni conscience, ni savoir-vivre ? Se rendre l'esclave d'une femme ? Très peu pour lui.
Et ce jour-ci, encore, il regarda les filles qu'on lui présentait avec une nausée naissante. Trop maigre, trop pâle, trop habillée, trop déshabillée, qui a commandé une strip-teaseuse ?
Elles furent toutes congédiées, comme les précédentes et, comme précédemment, sa mère geint. Qu'allait-elle devoir dire à ses amies souveraines ? Elle était maîtresse de roi mais en gouvernait pas le cœur de son enfant. Ha ! Quelle déception pour sa pauvre âme maternelle !
Si le prince prêta la moindre attention à ses plaintes, il n'en montra pas signe. Il se précipita dehors avec la grâce d'un éléphant en tutu rose, courut jusque dans les écuries, échangea quelques mots avec le palefrenier, lui promit quelques épouses et enfourcha le cheval qui l'attendait. Cette fois, il irait chevaucher dans les bois. Il en avait assez de devoir constamment surveiller qu'un chat ne déboule pas à toute vitesse et effraie sa monture – que de fois il s'était retrouvé le cul par terre à cause d'un de ces félins innombrables ! Des chats errants, il y en avait plus que des lapins et des clodos ! – et préférait donc dévier des chemins, quitte à se perdre.
Les ronces lui écorchaient les bras et les cuisses, et s'il avait eu la phobie des araignées, il aurait sûrement fait une crise cardiaque. Il commençait à compter l'argent que lui rapporterait la vente de son cuir perdu lorsque les branchages s'élargirent soudainement et se firent plus accueillants. Est-ce que c'était parce qu'il distinguait le soleil ou parce qu'il entendait une voix, ça, il n'aurait pas su le dire, mais l'endroit était charmant.
Il arriva finalement à une clairière, au centre de laquelle se dressait une immense tour, un peu délabrée et vieillotte, qui aurait besoin d'un bon coup de neuf – et d'un bon architecte – et qui, surtout, chantait. En haut de cette tour, il distinguait une fenêtre, unique, seule. C'était de là-haut que provenait la voix.
Et bon Dieu, quelle voix ! Une voix sans cheveux, pour sûr. Il imaginait la beauté chauve qui devait se trouver là-haut. Il fallait qu'il monte, qu'il la rapporte à sa mère et qu'il la nargue pour pouvoir faire tondre toutes les filles du royaume. Mais lorsqu'il chercha une ouverture dans la tour, il n'en trouva pas. Rien. Pas la moindre ouverture. L'architecte qui s'était occupé de la construction avait décidément bien mal monté les plans. Heureusement qu'elle ne penchait pas.

Jour après jour, il revint, bravant les femmes à cheveux, sa mère, les choux de Bruxelles, les promesses au palefrenier et les ronces. Chaque jour, il cherchait comment entrer dans cette chose difforme qu'il n'aurait même pas oser utiliser comme tour de guet. La personne, là-haut, l'obsédait. Elle, et ses ronflements.

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MessageSujet: Re: « Viens Grèce ! Fuyons cette tour ! » « Attends... Après la sieste... » | PV ; Grèce – Conte   Mar 14 Aoû - 11:57

Héraclès dormait. Encore. C'est ce qu'il faisait la plupart du temps. Quand on vit enfermé dans une tour depuis...Bah... toujours ? Et qu'il n'y a strictement rien à portée de main pour s'occuper, eh bien il ne reste plus qu'à dormir pour faire passer le temps plus vite. Comme s'il attendait quelque chose. Sauf qu'il n'avait strictement rien à attendre. Mais bon. Dormir était un passe-temps comme un autre. Et le monde des rêves était tellement plus beau que la réalité. Oui, dans ses rêves, il était assit dans l'herbe avec des chats partout autour de lui, qui ronronnaient. C'était tellement bien. Chaque chat était différent. Il y en avait un tout blanc...

-Raiponce, Raiponce, descends-moi tes cheveux.

Un autre blanc avec des tâches marron, celui-là, il l'adorait...

-...Raiponce !

Et aussi un orange...

-RAIPONCE !

Et là, plus aucun chat. Plus d'herbe verte. Il ne voyait que le plafond de la tour qu'il connaissait si bien pour y avoir passé la totalité de sa vie. C'était ça la réalité. Enfermé dans une tour sans jamais pouvoir en sortir. Et pourquoi ? Très bonne question. Il ne le savait pas. Ce qu'il savait, c'était que là, il venait d'être réveillé par la personne qui venait de l'appeler Raiponce. Après tout, c'était son prénom officiel. Prénom qu'il détestait d'ailleurs, en partie parce qu'il lui avait été donné par une personne qu'il détestait, la personne qui l'avait enfermé ici. C'était pour cela qu'il s'était donné lui-même un nouveau nom. Il avait trouvé une fois un livre qui avait dû être laissé dans sa chambre par inadvertance. Il parlait d'un héros de la mythologie grecque. Il se nommait Héraclès. Il décida donc de s'appeler ainsi, en mémoire de la seule occupation qu'il pouvait trouver dans cette tour ennuyeuse. Par ailleurs, ce livre, il le cachait bien précieusement, de peur qu'il lui soit confisqué par...

-RAIPONCE ! TU VAS DESCENDRE TES CHEVEUX OUI !?

Bon, il était peut-être temps de lui obéir, sinon il finirait par de plus avoir d'ouïe. Ce qui serait quand même gênant. Surtout pour la personne qui l'appelait en faite. Il se leva donc doucement, sans se presser -après tout, il avait la vie devant lui pour faire ce qu'elle demandait- et il se dirigea vers la seule ouverture de sa petite chambre : la fenêtre. Il regarda en direction du sol et y vit la sorcière qui l'avait élevé. Elle n'avait pas l'air de bonne humeur. Bref, ce n'était pas grave, c'était... habituel.
Et donc, il finit par prendre ses cheveux -qu'il avait fort long... c'était étonnant, en principe, une longueur pareille, ça s'obtient après au moins trois vies de suites sans aller chez le coiffeur- et il les attacha à un crochet de la fenêtre pour les laisser tomber jusqu'en bas de la tour. Il avait des cheveux uniques, par leur longueur, mais ils étaient également d'une magnifique couleur...bah...par or parce qu'il était brun mais...Si l'or avait été marron, ça aurait été la même couleur, voilà. Mais bon, le mieux avec ses cheveux, c'est que ça faisait un excellent oreiller. Et même couverture quand il fait trop froid. Il les avait tellement long qu'il pouvait faire les deux à la fois sans problème.

La sorcière s'accrocha à ses cheveux et elle s'en servit pour monter jusqu'en haut de la tour. Parce qu'il ne fallait pas compter sur Héraclès pour y mettre le moindre effort pour l'aider à monter. Il lui envoyait ses cheveux, après, elle se débrouillait. Non mais. De toute façon, c'était pas comme s'il avait assez de force pour la faire monter en tirant. Bref, la sorcière arriva en haut et commença à le gronder pour ne pas avoir obéis immédiatement et blablabla. Lui, il ne l'écoutait pas. Il continuait de regarder par la fenêtre. Souvent, il y avait des petites créatures qu'il adorait. Une fois, quand il avait été enfant, il avait demandé à la sorcière comme cela s'appelait. Elle avait répondu des chats. Héraclès n'avait qu'une seule envie : c'était de descendre de cette tour juste pour en caresser un. Mais c'était impossible pour lui. Il ne pouvait techniquement pas descendre de là. Si seulement il y avait eu une porte. On n'a pas idée de faire une tour sans porte.

Mais pendant qu'il observait les petites boules de poiles qui miaulaient en bas et que la sorcière parlait de...il ne savait pas, il n'écoutait pas, il cru apercevoir quelque chose d'inhabituel dans le coin. Quelque chose qui dépassait d'un arbre... On aurait dit un...nez ? Non, impossible, c'était un peu trop grand pour être un nez... alors quoi ? C'était étrange. Pourtant, il regardait souvent par la fenêtre... En fait, soit il dort, soit il lit son livre, soit il regarde par la fenêtre. Mais il n'avait jamais remarqué ce détail qui le frappa aujourd'hui. Des années qu'il regardait par la fenêtre et seulement aujourd'hui, il remarquait ça. Non, ça ne devait pas y être avant... C'était quoi ? Et comment c'était arrivé là ?

Ses pensées furent interrompue lorsque la sorcière le secoua pour lui demander s'il l'avait écouté, ce à quoi il répondit calmement et avec un air endormit que non. Ce qui a eu pour effet de la mettre encore plus en colère et elle décida de partir comme elle était venue. Enfin, le bruit de fond allait cesser. Mais bon, il ne se faisait pas d'illusion. Il savait qu'elle reviendrait le lendemain... Et le jour suivant...et le suivant... Son seul contact social était une personne qu'il n'aimait pas et qui venait souvent le voir. Il n'avait quand même pas de chance. Mais bon, il n'allait pas se préoccuper de ce genre de détail. Si sa vie n'était pas comme ça, elle serait comment ? Il n'avait pas beaucoup d'idées. Il ne connaissait rien du monde extérieur. Hormis les chats.
Ouais, pour lui, la vie idéale, c'était une vie avec des chats.

Mais malgré tout... il se demandait toujours qu'est-ce que c'était que cette chose étrange qu'il avait vu et qui ressemblait à un nez...

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MessageSujet: Re: « Viens Grèce ! Fuyons cette tour ! » « Attends... Après la sieste... » | PV ; Grèce – Conte   Mar 14 Aoû - 23:57

    « Raiponce, Raiponce, descends-moi tes cheveux. »

....Quoi ?
Un clignement surpris, l'effarement qui le prenait. Il passa un nez prudent hors du bosquet dans lequel il se cachait. Il avait forcément mal entendu. Oui, bien sûr, ça ne pouvait être que ça. Il ne pouvait pas s'être épris d'une créature à cheveux – et avec tellement de cheveux qu'elle pouvait les balancer par la fenêtre, ça, c'était un coup dur. Il regarda la sorcière au teint hâlé, aux cheveux et aux yeux noirs de jais, à la tunique rouge, au masque blanc qui se tenait dans la clairière et semblait appeler la Belle en haut de la tour – oui, parce qu'avec des ronflements si enchanteurs, elle était forcément femme, belle et...
    « RAIPONCE ! TU VAS DESCENDRE TES CHEVEUX OUI !? »

Et apparemment pas chauve. Et un peu sourde. Cruel destin.
La peine de cœur qu'il récolta en ayant fourré son énorme nez dans les affaires d'autrui parut le faire mourir. Ah, tragédie ! Cela ne devait pas en être ! Sa belle princesse, cloitrée dans sa tour, au si aimable ronflement, ne devait-elle point être la femme parfaite ?
C'est si facile d'aimer les gens qu'on ne connait pas.
Et la plaie dans son petit cœur fragilisé, imaginez comme elle grandit lorsqu'il vit, de ses yeux, une longue natte d'une si belle couleur qu'on l'eut dite faite d'ambre et de topaze, descendre du haut de la tour jusqu'aux herbes détrempées à cause de la pluie. Pauvre prince. Voilà que s'il rentrait avec la belle, il aurait à subir les cris larmoyants et victorieux de sa mère. Pour sûr, ça n'avait rien de réjouissants. C'est que vous ne l'aviez pas vue, la daronne, avec ses grands airs ! C'est que vous n'aviez pas eu à faire à ses cordes vocales, qu'elle avait aussi longues que le nez de son fils !
Curieux, il se contenta alors d'écouter. Il entendit surtout de nombreux hurlements de la sorcière qui s'égosillait contre la malheureuse. Pauvresse. Si seulement elle avait eu une bonne mère et pas une qui la mettait en pension dans une tour délabrée. Non, une mère qui lui aurait payé des études dans un couvent calme, là où devaient se trouver les femmes. Un couvent calme, avec de jolies fleurs, de jolis oiseaux, et des abeilles qui bzbztaient. Voilà, c'était ça, la vie d'une femme.
En fait, la tour, c'était peut-être pas si pire, si elle avait des trucs à faire.
Il retourna vite dans son bosquet en voyant la sorcière redescendre... de la même façon qu'elle était venue. Au moins avait-il trouvé la porte, à force de venir jouer les voyeurs. Et quelle porte ! Ah, lorsqu'il raconterait ça à Mè- ... Non, il ne fallait rien lui dire, absolument rien. Il frémit en repensant à ce qui l'attendait si jamais il avait l'audace d'en parler. Des réprimandes ? Grand Dieu, non ! On était pas réprimandé pour avoir rôdé autour de la maison d'une jeune jouvencelle, quand on était un prince, bien au contraire. Ah, les avantages de la paternité royale... Non, ce qu'il redoutait, c'était les cris de joie, terribles à vous en faire trembler l'échine.

Il n'eut pas le temps de résoudre ce dilemme avant que la nuit ne tombe et décida donc, rassuré, de tenter sa chance le lendemain. La demoiselle ne quitterait pas sa sombre demeure en une nuit, voilà au moins une chose dont il était sûr.
De plus, on lui avait toujours dit que la nuit portait conseil – il avait attendu si longtemps qu'un jour de plus ne serait pas un fardeau.

Et la nuit porta conseil. Lorsqu'il se leva au petit matin, une seule chose lui martelait la tête. « Si c'est là l'escalier par lequel on monte, je veux aussi tenter ma chance. » Rien ne réussit à le détourner et, une nouvelle fois, il attendit, affronta la panoplie de femmes qui s'offraient à lui, sa mère et ses reproches, le palefrenier et sa jalousie. Une fois de plus, il se hissa sur le cheval, s'élança dans le bois, traversa les ronces et manqua de se faire tuer par un lapin, qui avait dû coller une beigne à un chat car ce dernier lui collait au train avec fureur. Et son vaillant destrier, pas si vaillant que ça, il faillit bien le laisser sur place en le voyant, ce lapin, et l'expédier directement dans la tour en voyant le chat.
Ceci dit, ça lui aurait évité le supplice des cheveux.
Il se hâta, talonna la bête effrayée et se rapprocha autant qu'il put de la clairière. Arrivé là, il attacha son cheval et attendit. Il attendit jusqu'à ce que la cime des arbres se soit étendue, jusqu'à ce que la lumière décline. Et là, il vint au pied de la tour, tenta de prendre une voix de femme – atrocement mal imitée, mais après tout, ce n'était qu'une sorcière–, et appela :
    « Raiponce, Raiponce, descends-moi tes cheveux. »

Après tout, qu'importait la longueur de ses cheveux ? Ils iraient de pair avec son nez.
Et puis, si ça devenait trop gênant, y avait bien des rasoirs à la maison.

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MessageSujet: Re: « Viens Grèce ! Fuyons cette tour ! » « Attends... Après la sieste... » | PV ; Grèce – Conte   Ven 17 Aoû - 17:16

La sorcière partie, Héraclès regarda de nouveau par la fenêtre. Mais l’étrange chose n’y était plus. Il ne lui semblait pourtant pas qu’il avait rêvé. Mais bon, il était sans doute inutile de s’attarder plus longtemps sur ça. De toute façon, il ne pouvait pas aller voir. En revanche, il resta un certain temps à regarder des chats qui étaient là par la fenêtre de sa haute chambre. Puis il alla relire encore une fois le même livre qui finissait décidément toujours pareil, malgré le nombre de fois qu’il l’avait lu. Ce serait quand même pas mal une histoire dont la fin changerait. Mais non. Il faut croire que l’encre ne s’efface pas si facilement. Enfin, la fin de ce livre était tout de même une belle fin. Héraclès qui va rejoindre l’Olympe juste avant de mourir parce que sa femme a cru qu’il l’avait trompé. L’Olympe, ça devait être bien. On devait être libre d’y aller et de partir. Et il devait y avoir des chats. Oui, pleins de chats. Bon, il n’y avait pas vraiment de chats mentionnés dans le livre, mais quitte à imaginer un monde magnifique, autant imaginer un monde magnifique avec des chats, comme ça, ça devient un monde idéal.

En parlant de monde idéal, ce serait pas mal d'aller dormir. Le soleil allait bientôt se coucher. Enfin, le soleil n'avait rien à voir. C'était juste qu'il avait envie d'aller dormir. Peut importe la position du soleil. Ainsi donc, il dénoua sa longue tresse. La nuit s'annonçait froide, il allait se servir de ses cheveux comme couverture. Et puis il aura tout le temps de les renouer quand il se réveillera. Ainsi donc, il s'allongea sur le sol, ses cheveux sur lui. Le souvenir du nez géant lui revint à l'esprit l'espace d'un millième de seconde, pas plus, parce qu'il s'endormit juste après, laissant raisonner ses « Zzz... » dans sa chambre pleine de vide. Une fois de plus il se retrouva dans le pays des rêves et une fois de plus il oublia la réalité pendant quelques heures. Il eut droit à cinq minutes de rêves, mais il eut l'impression que ça durait tout le long de son sommeil. C'est fou comme on perd la notion du temps quand on dort. Enfin bref, il finit par se réveiller le lendemain. Cette fois, il s'était réveillé tout seul, sans les cris de la sorcière. Réveil un peu plus agréable qu'à l'accoutumé donc. Mais un réveil, c'est jamais agréable. Il resta encore quelques instants allongé au sol sans vouloir bouger, puis il se décida enfin à se lever. Mais très lentement. Bon, il fallait renouer ses cheveux.

Rholala... Il avait laissé la fenêtre ouverte, du coup, le vent était rentré dans sa chambre du coup... j'vous raconte pas les noeuds qu'il avait. Parce que c'est bien, dans les comtes de fée, c'est magique, les cheveux sont toujours splendides, mais on ne voit jamais l'envers du décor. A moins que les princesses dans les contes ont un truc pour ne jamais être décoiffés. Mais de vous à moi, ça m'étonnerai. C'est là qu'on voit la différence entre la réalité et la fiction. Enfin bref, impossible de tresser tout ça, il fallait d'abord démêler. Sur le coup, il se dit qu'il n'avait qu'à les laisser comme ça. Mais. La sorcière ne laisserait pas passer ça. Elle voulait une tresse. Pourquoi une tresse ? C'était un coup à ce qu'elle refasse la tresse elle-même par derrière. Et ça, Héraclès ne voulait pas. D'une parce qu'il ne l'aimait pas, et de deux parce que...elle fait super mal. Il n'était pourtant pas très sensible des cheveux (heureusement parce que sinon, ça lui ferait quand même mal de faire monter l'autre tous les jours) mais alors elle, quand elle coiffe... On préférait se faire couper une jambe avec un couteau de trois centimètres. Enfin bref. Il fallait se mettre au travail. Bon, il prit un peigne miniature qui traînait -parce que la sorcière avait eu l'intelligence de lui laisser ça, par contre, prendre une taille au-dessus, ça aurait pas fait de mal- et commença à démêler un peu tout ça. Lentement.

Il n'eut malheureusement pas le temps de finir quand la sorcière arriva avec sa phrase pourrie pour l'appeler. ...
...Oh non. Il lança donc ses cheveux encore emmêler. La sorcière parvint quand même à monter. Puis, évidemment, comme prévu, elle l'engueula, pour ne pas changer et ensuite vint la séance torture de cheveux. Qui dura toute la journée.

Héraclès fut soulagé de la voir partir quand le soleil était en route pour aller se coucher. A chaque fois, il est soulagé, mais là...encore plus que d'habitude. Voilà qui lui servira de leçon. Il resta un moment-là. A ne rien faire. Il était assit par terre. Il voulait vraiment d'une autre vie. Ce qui se comprend. Le seul suspense dans la sienne, c'était des journées comme celle-là. Mais bon, il y avait peut-être pire. Il y avait peut-être des gens enfermés dans des tours sans vue sur chats. Bon, il n'était pas malheureux. Il n'avait aucune raison de l'être, c'était bien ça le problème. Aucune raison d'être heureux non plus. Il était juste là et il... dormait. Bon, il laissait le temps passer. Et de toute façon, il n'avait aucune vie à comparer à la sienne, comment pouvait-il dire que sa vie était bien ou pas ? Il avait pleins de choses qui le rendaient heureux ici. Les chats, le livre et la sieste. Le malheur, il devait bien en avoir aussi parce que sans malheur, pas de bonheur, et inversement. Il était content de voir des chats, pas content de voir la sorcière arriver, il lisait et il dormait. C'était sa vie, et peut-être qu'après tout, elle était loin d'être à plaindre. Il valait mieux ça que d'être mort.

...Oui, des fois, il se lançait dans des pensées philosophiques. Ca passe le temps, ça aussi. Il allait d'ailleurs aborder la question de la vie et de la mort lorsqu'il entendit une voix.

« Raiponce, Raiponce, descends-moi tes cheveux. »

Encore la sorcière ? Deux fois en un seul jour, c'était étonnant. Et puis il y avait autre chose... sa voix... elle avait choppé une angine entre temps ? Bah c'était peut-être possible, il n'y connaissait rien lui. N'empêche qu'elle ne venait jamais deux fois par jour. Et elle n'avait rien oubliée puisque la seule chose qu'elle apporte, c'est de la nourriture pour ne pas qu'il meurt de faim. Bon, le mystère serait bientôt résolu, quoi qu'Héraclès y voyait plus un embêtement qu'un mystère. Toujours est-il qu'il se dirigea vers la fenêtre, il l'ouvrit et attacha ses cheveux et blablabla, la routine habituelle. Sa tresse, donc, tomba en direction du sol.

Il ne restait plus qu'à attendre.


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MessageSujet: Re: « Viens Grèce ! Fuyons cette tour ! » « Attends... Après la sieste... » | PV ; Grèce – Conte   Dim 19 Aoû - 14:25

Il avait décidément un don pour imiter la gente féminine. C'était forcément ça ; la femme de ses rêves ne pouvait pas être stupide. En fait, il ne pensait pas qu'elle n'avait jamais vu personne d'autre que cette vieille mégère qui la gardait prisonnière dans sa tour délabrée. Et qu'elle n'imaginait pas voir quelqu'un d'autre un jour. Évidemment, quand on vit dans les bois sans aucun rapport humain autre qu'une créature maléfique comme celle-là, on ne sait pas qu'il y en a d'autres, des êtres vivants. A part les chats qui rodent – et les chats, ça ne parle pas ; ça, ça se devine rapidement.

Peu de temps après qu'il ait lancé la phrase magique, il vit une natte tomber au sol. Il tendit la main, hésita un instant. S'il s'agrippait à ses cheveux, la fille là-haut, elle risquait d'avoir mal, non ? Comment est-ce qu'on pouvait supporter que quelqu'un grimpe à ses cheveux tous les jours. Elle devait avoir un cuir chevelu sur-développé ou alors une incroyable résistance à la douleur. Incroyable, quoi. Exceptionnelle. Cette femme était exceptionnelle. Et une personne exceptionnelle se devait de faire partie de la noblesse, de la classe dirigeante. Elle ne devait pas être enfermée par une vieille femme laide à en mourir qui concoctait potions et poisons. Parce que la sorcière, tout le monde la connaissait, avec sa nourriture étrange, dont on disait qu'elle pouvait apporter remède comme maladie. Tout dépendait de ce que la femme pensait de son acquéreur. Si son père le roi avait fait confiance à cette maldiseuse pour soigner ses maux, le prince, lui, ne s'y laisserait pas prendre : il était hors de question qu'il ingère une seule fois l'un de ses breuvages. Sa résolution s'était renforcée lorsqu'il l'avait vue séquestrer une pauvre innocente. Enfin, lorsqu'il l'avait vue... Il le savait, c'était suffisant ! Lorsqu'un prince savait quelque chose, il avait forcément raison. Si la royauté a tort, qui Diable pouvait bien détenir la vérité ? Il maudit une fois de plus cette vieille impie en regardant la longue chevelure qui se déroulait devant ses yeux. Il repoussa son aversion pour les cheveux et inspira un grand coup, décidé à affronter sa peur pour aller à la rencontre des ronflements charmeurs.

Alors, résolu à rencontrer celle qui troublait ses nuits, il attrapa sa chevelure et grimpa, tentant de se faire le plus léger possible en s'aidant de la paroi de la tour. Cette pauvre fille devait déjà beaucoup souffrir en hissant la sorcière, alors, deux personnes en une journée, ça devait lui faire beaucoup. D'autant que la sorcière, elle n'avait pas l'air de faire de régime. Surtout quand on voyait les pâtisseries qu'elle s'avalait. Ourf, monstruosités de la nature ! C'était sans doute pour ça qu'on la disait sorcière, d'ailleurs : n'importe quel être normalement constitué ne pouvait PAS avaler des trucs pareils en si grosses quantités. Elle devait sans doute préparer ses potions magiques qui lui permettaient de se goinfrer sans en être malade. C'était peut-être pour punir plus encore la fille, là-haut. Encore heureux qu'elle n'avait pas à la porter, parce que pour le faire, il aurait fallu qu'elle est la force de Superm–... d'un troll des montagnes. Les hommes qui ont cette force-là, ils sont déjà laids au possible, alors une femme... Brrr. Pour un peu, il en frissonnerait de déplaisir.

Arrivé au bord de la fenêtre, il attrapa le rebord et se hissa en silence, libérant la pauvre jeune fi–
...
Son « Bonjour très chère, vos ronflements m'ont empêché de dormir en fournissant une obsession maladive pour votre personne » se perdit dans un vague bégaiement surpris, indistinct et incompréhensible.
WTF ?

Puis, se rendant compte que son silence était particulièrement impoli, d'autant plus de la part de quelqu'un qui s'était incrusté avec fougue dans un endroit inconnu, il fit de son mieux pour juste ne pas rester ainsi coi comme un imbécile.

    « Bonjour. »

Avec cette femme-là, il y avait peu de chances que le trône ait un jour un héritier.

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MessageSujet: Re: « Viens Grèce ! Fuyons cette tour ! » « Attends... Après la sieste... » | PV ; Grèce – Conte   Jeu 13 Sep - 17:08

Héraclès avait faim. Aujourd'hui, il n'avait pratiquement rien mangé... allez savoir pourquoi, sa torture de cheveux avait dû lui couper l'appétit. Donc forcément, maintenant, il avait faim. Quoi ? Quelle importance ça a qu'il ait faim ? Aucune. C'était histoire de... Bref. Il était là à attendre que la lourde sorcière monte... pas si lourde que ça d'ailleurs... D'habitude, elle pèse largement plus. Elle avait dû tester une nouvelle potion bizarre. Ou alors, il se trompait, tout simplement. Ce n'était pas impossible. En tout cas, c'était tant mieux pour lui si elle avait commencé à perdre du poids. C'était toujours ça en moins dans le désagrément de la journée. Quoi que son poids n'était pas le plus insupportable chez elle. Mais bon, c'était déjà mieux que rien. Et d'ailleurs, il n'y avait pas de quoi délibérer sur la question. Elle était plus légère pour une raison encore inconnue, c'était peut-être parce que Héraclès avait toujours exagéré dans sa tête le poids de la vieille et puis point, à la ligne.
Remarquez que j'ai vraiment fait le point, à la ligne.

Enfin bref, le fait était que le jeune homme attendait que la sorcière remonte. Et il valait mieux ne pas penser à la suite. Sa raison pour laquelle elle remontait, il la saurait bien assez tôt, donc pas besoin d'aller chercher plus loin. Et donc, sur la fenêtre, il put commencer à voir...
...Héraclès se figea quelque peu sur place. Bon, lorsqu'il se figeait, on ne voyait pas beaucoup la différence avec d'habitude, vu que le mouvement n'était pas son fort, mais quand même. Ce qu'il voyait, il ne l'avait jamais vu avant. Et c'était juste en face de lui. C'était...c'était... un ver de terre ! Mais qu'est-ce qu'il faisait sur le rebord de sa fenêtre ? Enfin, il ignorait tout des vers de terre à vrai dire. Tout ce qu'il pouvait dire, ou penser, c'était qu'il y avait un machin rose et long à même pas un mètre de lui. Il n'avait jamais vu ça de sa vie. Qu'est-ce que ça pouvait bien être ? Et mes chers lecteurs pourraient aussi se demander pourquoi il y avait un vers de terre ici. Je pourrai vous raconter la vie du pauvre Henry le vers manchot mais ce serait trop long et trop triste. Donc je vais passer sur ce point. Et donc Héraclès s'approcha de la chose qui bougeait et qui avait même l'air vivante. Sans faire plus attention que ça à la sorcière qui devait arriver d'une minute à l'autre, il s'approcha de la fenêtre, pris le petit être dans ses mains et le regarda. Cette chose semblait être capable d'avancer sans même avoir besoin de bras ou de jambes. Chose étrange. Mais bon. Il ne faisait aucun doute que cet être improbable était vivant. Hormis la sorcière, il n'avait jamais touché un autre être vivant. C'était une première. Parce qu'il n'avait même pas de plante verte à qui parler dans sa chambre, pas même un cactus ! La vie est cruelle. Bref, il se dit que peut-être la sorcière n'allait pas apprécier qu'il se soit fait un ami. Alors il s'éloigna vite (enfin...aussi vite qu'il puisse, quoi) de la fenêtre pour aller le cacher en hauteur. Comme ça, elle ne verrait rien.

C'est ainsi que le contact social d'Héraclès s'élargit d'une personne...enfin, quand je dis "personne"...vous me comprenez. Quand on vit enfermé dans une tour, on ne fait pas la différence entre un humain et un vers de terre en ce qui concerne les appellations. Bref, à peine eut-il caché son nouvel ami, il entendit que la sorcière se faisait proche. Il se retourna donc pour la voir arriver et là...

Héraclès se figea quelque peu sur place (Vous avez l’impression que je me répète ? Rassurez-vous, ce n’est pas qu’une impression). Et cette fois, ce n’était pas un vers de terre qu’il avait en face de lui. Non, c’était… un humain. La première chose qui traversa l’esprit d’Héraclès, c’était que ça devait être la sorcière qui aurait tenté de faire une potion pour grandir. Parce que oui, la personne qui était en face de lui était grande. Bon, après, il y aurait eu les effets secondaires. Oui, parce que la possibilité d’une potion était la plus logique dans son esprit. En fait, il ne voyait pas beaucoup d’autres options possibles. En plus, en « la » regardant, il avait une impression de déjà vu. Donc c’était forcément ça.

…Non, ce n’était pas ça. Il n’y avait pas que le physique. Tout était différent. L’expression du visage qui était fort inhabituelle, la manière d’être… Elle n’avait pas transformée que le physique ? Qu’est-ce qu’elle avait fait ? Et puis cette impression de déjà vu… pourquoi alors qu’ « elle » était tellement différente, à tel point que le « elle » semblait se transformer en « il » ?

« Bonjour. »

...Révélation ! Le nez ! Cette péninsule, ce pic, ce cap ! Que dis-je, ce cap ? Cette péninsule ! Une personne ayant un tel nez devait adorer énormément les oiseaux pour faire de son nez un perchoir dès sa naissance [attention, ceci n'était pas une insulte, mais une pensée purement naïve]. Et ce nez, il l'avait vu la veille ! C'était ce truc-là qui dépassait de l'arbre ! Mais alors... ça ne pouvait pas être la sorcière, puisqu'elle était avec lui à cet instant. Dans ce cas... C'était...quelqu'un d'autre !? Alors là, même si une personne croisait un extraterrestre sur le dos d'un âne en train de manger un Royal Cheese, il n'aurait pas été plus surpris qu'Héraclès à cet instant. Il existait donc d'autres personnes ? Réellement ? Et il en avait une en face de lui ? Henry commençait à avoir de la concurrence ! Non, plus sérieusement... Là, il ne semblait plus bouger du tout. On aurait même pu se demander s'il respirait tellement la surprise était grande. En pareille situation, il ne savait pas quoi faire. Il allait commencer par s'asseoir par terre parce que ça faisait un moment qu'il était debout. Mais il ne lâcha pas des yeux l'inconnu. Bon, voilà, maintenant qu'il était assit, que faire ? Eh bien peut-être lui répondre. C'était un être humain, donc certes, il avait assez peu d'expériences avec ce genre de choses mais au moins, il avait les bases de la conversation, vu qu'il avait droit tous les jours à la visite de l'autre. Et une des bases, c'est de dire bonjour. D'ailleurs, l'inconnu l'avait déjà dit, et lui était resté muet tout ce temps. Donc voilà, répondre, ce serait peut-être pas une mauvaise idée...

-…Bonjour…

Etait-il comme la sorcière ? Est-ce que tout le monde avait aussi mauvais caractère qu’elle ? Y avait-il encore d’autres personnes que lui à l’extérieur ? Combien ? Tant de questions se bousculaient dans sa tête, à tel point que ça lui donna la migraine. Bon, il devait se calmer (bien qu’il semblait calme extérieurement). Le mal de crâne, il n’aimait pas vraiment ça. Stop les questions ! …Voilà, ça allait mieux. Et maintenant ? Il observa toujours l’autre. Finalement, même si d’ordinaire il était peu bavard, il se décida à poser une question, la curiosité étant plus forte que l’économie de salive.

-…Tu es…qui… ?

C’était un bon début.

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MessageSujet: Re: « Viens Grèce ! Fuyons cette tour ! » « Attends... Après la sieste... » | PV ; Grèce – Conte   Mar 25 Sep - 19:00

    Henry le manchot était né non loin d'ici ; à vrai dire, il était né dans l'arbre adjacent à la tour – mais si, vous voyez bien, le petit là, celui qui a eu un soucis de croissance dans ses premières années, le chêne qui tire triste mine auprès du cerisier – et n'avait guère visité d'autre lieu. Son malheur fut d'avoir un jour croisé la route d'une pie. Cette créature bizarre et bavarde l'avait alpagué et attendri de mille façons. Puis, elle l'avait invité à manger. Et là, horreur ! Il ne doutait pas, en s'aventurant dans le nid de la pie, que c'était lui qui était le menu ! Dans ce conflit terrible avec la pie, il était devenu manchot.... Fort heureusement, il avait réussi à s'en sortir grâce à des tortues de mer qui passaient par là. Cela faisait donc quelques temps qu'il vivait avec ce handicap gênant – et qu'il était la risée de tous les autres vers. Pour prouver sa bravoure et son ardeur, qu'il avait toujours malgré son malheur, il avait décidé de monter en haut de la tour où une sorcière retenait prisonnier le pauvre Raiponce.
    C'est qu'il avait pitié de lui, Henry le manchot. Mais là, lorsque Rapionce demanda à Ivan qui il était, il en resta coi. Comment ?! Même lui savait qui était le prince Ivan ! C'était impossible de ne pas le savoir ! Et pourtant... Et pourtant, ce pauvre Raiponce n'en savait rien. D'un autre côté, il comprenait, Henry le manchot. Parce que la sorcière, c'était pas une tendre. Non seulement elle était lourde – tant au sens propre qu'au sens littéral – mais en plus elle emprisonnait Raiponce tant dans sa tour que dans sa tête. Elle ne lui apprenait rien sur le monde, faisait tout pour qu'il reste dans l'ignorance la plus totale de ce qui l'entourait.
    Et ça, c'était triste. Parce que même lui, Henry le manchot, en savait plus que Raiponce sur le royaume dans lequel il vivait.

    « Oh, excusez-moi ! Quel malotrus je fais ! Il s'inclina bien bas devant la jeune.... le jeune homme, tout sourire. Je me présente, Ivan, le prince Ivan. J'ai été tant charmé par vos aimables ronf.... votre aimable voix que je n'ai pu m'empêcher de venir vous voir céans. Ne m'en voulez-vous point ? »

    Il se redressa doucement, lui sourit de la façon la plus chaleureuse qu'il pouvait, encore surpris de trouver en face de lui un homme, bien qu'il soit un peu plus petit que lui – il n'aurait manqué que ça, qu'il soit plus grand ! – et malgré sa longue, longue, loooooooongue chevelure. Lui n'était ni sorcier ni magicien. Il n'y connaissait pas grand-chose dans toutes ces affaires d'ensorcellements... Enfin, hormis les malédictions. Oui, parce que, bizarrement, quand il maudissait quelqu'un, ça fonctionnait drôlement bien. Du coup, ça donnait une raison à ses sujets de le craindre et d'éviter de le contrarier. Il était potentiellement dangereux. Méchant ? Oh, mais non, où allez-vous chercher ça ? Un peu inconscient. Beaucoup.
    Surtout quand il s'agissait de la sécurité d'autrui.
    Mais là, ça n'était pas d'« autrui » qu'il s'agissait. C'était de son âme-sœur, son petit cœur, son canard en sucre d'orge. Toutes ces niaiseries sentimentales dont on accablait la personne sur qui on avait porté notre dévolu avant de se faire jeter. Mais Vanya était prince, qui donc oserait le jeter ? Il n'y avait que des avantages à l'épouser. Pas de séances de torture, pas de taxes, un protecteur aussi immense que son nez et de l'argent derrière. Oui, parce que – c'est utile de le préciser – les caisses de l'Etat, contrairement à d'autres pays, n'étaient pas vides. Loin de là.
    Ce n'était donc pas un mariage de fortune que la famille royale visait mais un mariage qui conviendrait au futur roi... et qui ne le ferait pas fuir et passer sa vie dans un placard. C'était un souci de taille, avec Ivan. Les placards, c'était son refuge, sa patrie, il y passait presque plus de temps que dans le reste du château.

    « Dès lors que je vous ai entendu, j'ai su que mon cœur ne battait plus que pour vous. Ne m'en veuillez point, vous êtes si différent des... personnes qui m'ont été présentées jusqu'ici. Je ne pouvais trouver le sommeil. Il fallait que je vous visse. Et me voilà devant vous. »

    Le ridicule ne tue pas, Ivan. Et Henry le manchot semble lui aussi apprécier le spectacle de ta visite. En fait, tous les petits habitants de la forêt le savent, que Raiponce a une voix magnifique. Tous l'espèrent depuis longtemps, qu'il va s'enfuir avec le premier venu qui aurait le courage de l'enlever au pouvoir terrible de la sorcière. Alors maintenant que tu es là, Ivan, penses-tu, ils ne te laisseront pas t'enfuir ! Tu devras assumer tes responsabilités jusqu'au bout, devenir l'espoir qu'ils n'avaient presque plus, un espoir autre que l'arrivée prochaine d'un perchoir à oiseaux sur leur territoire.
    Oui, libère-le, ce pauvre hère, cette pauvre âme terrorisée par une si méchante sorcière !
    S'il est assis, ça n'est pas une prédisposition à la pauvreté et à la mendicité, non, au contraire, c'est une prédisposition au trône ! Il a compris, lui, que la fatigue était inutile. Ah, quel grand – futur – politique !

    « Me feriez-vous l'honneur de m'épouser ? »

    Ouep, c'est comme dans les Disney, c'est du rapide.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: « Viens Grèce ! Fuyons cette tour ! » « Attends... Après la sieste... » | PV ; Grèce – Conte   Ven 4 Jan - 13:54

Ivan, quel nom étrange. Héraclès n’avait jamais entendu un nom comme celui-là. En même temps, des noms, il n’en avait pas beaucoup entendu tout court. Mais c’était un joli prénom…Ivan… Aussi beau que la personne qui se trouvait devant lui. C’était étrange. Il n’avait jamais croisé personne, dans sa tour. Il aurait dû avoir peur de lui. On ne sait jamais. Il pouvait être comme la sorcière, voir pire. Il n’en savait rien. Pourtant, une fois la surprise passée, ce n’était pas de la peur qu’il ressentait envers l’inconnu –qui n’était plus si inconnu que ça, vu qu’il connaissait son nom-. Non, il se sentait…bien. Rassuré. Comme si sa simple présence suffisait à transformer cette sinistre pièce en paradis. Sa voix était harmonieuse. Il n’avait jamais entendu de plus belle voix. Il ne se lassait pas de l’entendre. Et Héraclès entendait son cœur battre comme jamais il n’avait battu. Encore plus fort que lorsqu’il avait vu que Henry était sur l’épaule de la sorcière et qu’il craignait qu’elle le remarque. Il avait eu une de ces frousses, ce jour-là. C’était pour dire. Il battait tellement fort qu’il avait l’impression que tout le monde se trouvant à moins de 10 kilomètres pouvait l’entendre. Pourquoi battait-il comme ça ? Il ne comprenait pas. C’était un sentiment nouveau. Quelque chose qu’il n’avait encore jamais éprouvé. C’était l’amûûûr. Le coup de foudre, bien qu’il n’y ait pas d’orage.

Et pourtant, il venait tout juste de le rencontrer. On aurait dit un conte de fée, dis donc. A mais attendez un peu… C’est le cas ! Voilà qui explique tout. Les passages gnangnans où deux âmes sœurs se rencontrent et tombent amoureuse, on est obligé d’y passer. Seulement voilà, dans les contes de fée, il y a toujours un problème qui va venir tout casser. Bah oui, sinon il n’y a pas d’histoire, et c’est pas drôle.

« Me feriez-vous l'honneur de m'épouser ? »

…L’épouser ?

FLASH BAAAAACK !
Remontons quelques années en arrière. Héraclès n’était encore qu’un enfant. Il venait tout juste de découvrir le seul livre qu’il y avait dans cette tour et, miracle, il savait lire. Encore une fois, c’est un conte de fée, il ne faut pas aller chercher bien loin. Bref. Il avait lu que le héros se mariait. Plusieurs fois, même. Enfin bon, on ne va pas faire un cours sur la mythologie. Bref il avait vu le mot « épouser » et « mariage ». Il avait été voir la sorcière pour savoir exactement ce que c’était.

-Où est-ce que tu as vu ça ? Dit-elle en colère.

Sans répondre, Raiponce avait insisté. Il voulait savoir absolument ce que c'était. Pourquoi ? Eh bien pour que le moment dans lequel se déroule notre histoire, il sache ce que c'est comme ça, on ne complique pas l'histoire, voilà. Bref. A force d'insister, la sorcière en avait marre et elle se décida à répondre.

-C'est quand deux personnes s'unissent par un contrat et comme ça, ils peuvent rester ensemble toute la vie. -...Alors nous deux, on est marié ...?-Non, t'as rien comprit.-Tant mieux... Comme ça, je ne vivrai pas toute ma vie avec toi...-Oh que si !

S'ensuivit une dispute sans intérêt.FIN DU FLASH BAAAAACK !Ivan lui demandait s'il pouvait l'épouser. Se marier avec lui. Et comme ça, ils resteraient à tout jamais ensemble. Cela faisait rêver Héraclès. Il avait tellement envie de partir avec lui. Il le connaissait à peine, mais il se sentait si bien quand il était là. La réponse sortit pratiquement toute seule de sa bouche.

-...Oui...

Mais il y eut une suite qui sortit naturellement, allez savoir pourquoi.

-…Mais pas tout de suite… je suis fatigué…

Et il s'allongea sur le sol. Et en regardant le plafond, il se rendit compte qu'il y avait tout de même un tout petit minuscule léger détail... La sorcière ne serait sans doute jamais d'accord. Non pas que son approbation ne l'intéresse mais si la sorcière n'est pas d'accord, elle ne va pas le laisser partir si facilement. Il devait s'enfuir. S'enfuir avec son prince charmant. Ce qui conduisit à un deuxième tout petit minuscule léger détail...Il était juste un peu coincé dans cette tour ! Comment il allait faire pour descendre ? En fait, c'était le même problème depuis des années. Il ne pouvait pas sortir d'ici. Il pouvait faire entrer et sortir n'importe qui, mais lui, non. Il était là et il ne bougeait pas de là. Il se redressa et regarda Ivan. Non, il ne voulait pas qu'il s'en aille et qu'il le laisse là. Il voulait rester avec lui. Mais il ne pouvait pas rester à cause de la sorcière et lui, il ne pouvait pas partir. Ils ne pouvaient donc pas rester ensemble ? Il devait y avoir une solution... Et la solution arriva dans sa tête. Comme quoi, il suffisait de demander.

-...Je veux...Partir avec toi...Mais je suis coincé ici... Il faut que tu reviennes avec des cordons de soi pour en faire une échelle...Et je pourrai descendre de cette tour...

Il regarda Ivan dans les yeux... Oui, il voulait vraiment partir avec lui. Rester à ses côtés pour toujours.

-S'il te plaît...aide-moi...

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MessageSujet: Re: « Viens Grèce ! Fuyons cette tour ! » « Attends... Après la sieste... » | PV ; Grèce – Conte   Lun 21 Jan - 22:22

    Quel monstre pourrait oser dire non à des yeux larmoyants comme ça ?
    Ouais, bon, pour les yeux larmoyants, on repassera, mais un prince comme il se doit ne doit pas être insensible aux appels au secours d'une demoiselle en détresse. C'est contraire à l'éthique, au code, à tout ce que vous voulez qui peut conditionner un prince blond avec un grand nez et de l'amour-propre.
    Quoi ?

    Spoiler:
     

    Haha, bande de nouilles.
    Bref. Ainsi fut fait. Devant les yeux ébahis de Henry le manchot, le prince Ivan et sa belle convinrent de se retrouver tous les soirs (logique, cette affreuse sorcière au nez crochu et à l'accent turque venait la journée) dans l'ignorance la plus totale de leur entourage – encore heureux. Seul Henry était témoin de leurs... rencontres hasardeuses. Quoi?! Non, nous ne divulguerons rien de ce qui se passa durant ces rencontres. C'est top secret. Et le mieux dans tout ça, c'est que ce n'était certainement pas Henry qui allait les vendre. Ah, ça, non, il aimait bien trop les deux tourtereaux pour oser faire ça. En plus, ils lui avaient promis le poste de ver exécutif au service du royaume. Vous imaginez un peu la classe ? Il pouvait se vanter face à ses frères et sœurs, maintenant. Ils en étaient verts de jalousie, de son titre pompeux – et absolument pas significatif, quand on y réfléchit, il permettait juste à c'te pauvre bestiole de se sentir un peu valorisé. Parce que bon, dans tous les contes de fées, quand les princesses appellent leurs copains bestiaux, ce ne sont pas des vers de terre qui se pointent. Et là, bam. Henry le manchot devenait le premier ver de terre promu dans l'histoire des contes. Imaginez un peu comme il était heureux – mais se gardaient bien de le lui dire. Eyh, c'est pas tous les jours qu'on a un aristocrate dans la famille.

    En tout cas, il était bien content, Ivan. Il se voyait déjà mettre la bague au doigt à sa... son fiancé. Ils partageraient tout ! Le lit, la bouffe, les laquais baltes, TOUT. Il lui montrerait même comment patiner. Ah, sans doute qu'il n'avait jamais vu de glace, Raiponce. Le prince, lui, la connaissait par cœur. Il lui ferait tout découvrir, entre deux sommes. Il lui parlerait des meilleurs techniques de tortures. Comment faire cracher le morceau à un espion ennemi. Comment se débarrasser d'un attroupement de prétendantes.
    Ah, oui, vous n'êtes pas au courant de ça, c'est vrai. Suite à une intervention balte fort mal calculée (ou fort bien, ça dépend des avis), la salle dans laquelle se regroupait toute cette chair fraiche avide de pouvoir avait explosée. Non, ça n'avait pas été prémédité. L'enquête policière l'avait bien prouvé.

    « Tiens »

    Il tendit à sa bien-aimée le cordon de soie qu'il rapportait, aujourd'hui encore, à la tour. Il jeta un coup d’œil sur les lieux. Amusant. La pièce s'était embellie, depuis la première fois. Ceci dit, il y était peut-être pour quelque chose, à force de rapporter des fleurs, des coccinelles et des chats.
    Oui, j'ai bien dit des chats. Comme celui qu'il tendait devant lui, là, tout de suite, maintenant. Il était sûr qu'un chat, ça lui plairait. Un chat, c'est libre. Presque autant qu'un piaf. Sauf que les piafs, on les tire pour les bouffer (ou parce qu'ils se perchent sur son nez, mais ça, c'est une autre histoire....). Les chats... qu'est-ce que vous voulez grailler là-dessus, hein ?
    Bref.

    Tout ce bordel dura un bon moment. Tout le monde, il était gentil, tout le monde, il était heureux.
    Sauf qu'un jour, quand il arriva au pied de la tour, Raiponce n'était pas à sa place.
    Mais ça, il ne le savait pas encore... Même son énorme tarin ne l'avait pas senti venir.



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