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 Traité de Versailles | 1918 | Angleterre

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MessageSujet: Traité de Versailles | 1918 | Angleterre   Mer 8 Aoû - 16:52

Il jura sur Dieu qu'il aimait, sur Dieu qui le protégeait, qu'il détestait la pluie. Cependant, ce n'était rien comparé à sa colère d'avoir eu tort... et d'être finalement dépouillé de son titre et de sa terre. La Grande Guerre l'avait blessé et donc l'homme qui incarnait l'Allemagne se sentant faible et las. Et maintenant, il était censé assister à la séance du traité qui ne ferait que rendre sa perte plus poignante? Pouvait-il vraiment être demandé à le faire avec le cœur heureux, léger - si c'était le cas, eh bien il pensait que c'était les puissances alliées les fous ici, car une telle pensée semblait absurde à lui... non, non, complètement malsaine.

Le seul manteau qui lui restait ne fit pas de grande utilité contre la pluie battante qui le trempa jusqu'aux os et le laissa meurtri alors qu'il marchait à la recherche de ce lieu de rencontre redouté qui serait désormais gravé dans son esprit, son corps et toute son âme. Le parapluie qu'il portait ne le protégeait pas mieux que son manteau, et les cheveux clairs sur sa tête étaient alors humides et collaient entre eux, lui donnant l'air mal peigné.

Enfin, il trouva l'emplacement souhaité pour la réunion, un château froid, contre la porte duquel l'ancien Empire martela jusqu'à ce que quelqu'un d'épouvantablement sans importance lui ouvrit et le débarrassa de son manteau et de son parapluie.

Il erra un instant seul dans le château qui semblait presque vide, à l’exception de quelques raisonnements de pas perdus quelque part.
« J'ai froid, il y a sûrement quelqu'un dans ce château qui sait comment faire une tasse de café, ou, sinon, je ferai moi-même cette maudite boisson... » Ludwig grommela à lui-même avec un ton presque maussade, comme si il était vraiment un accro à la caféine en manque de son addiction. En réalité, c'était ce qu'il était - un accro, et sa dépendance se faisait encore plus sentir dans ces matinées et ces jours sans le drapeau de l'Empire allemand derrière lui. Il était devenu difficile pour lui de se réveiller dans la capitale, désormais sans empire pour fonctionner derrière elle. Les Allemands étaient déroutés, maintenant que les frontières étaient redessinées, qu'il y avait des bouleversements politiques et économiques....

Ludwig traversa maints couloirs avant d'arriver dans ce qui lui semblait être une antichambre. Bientôt, une autre personne le rejoignit, l'Allemand se retourna. Il se sentit presque malade quand il croisa le regard de l'Angleterre. Cet homme en face de lui était une des rares personnes qu'il n’abhorrait pas entièrement - mais tout de même un homme et une nation qui avait décidé qu'il valait mieux faire de sa vie un enfer vivant. Il y avait des choses pour lesquelles ils partageaient le même intérêt certes, et ils n'avaient pas fait que se battre au cours de leur histoire commune... Mais Arthur n'était pas nécessairement sa personne préférée.

L'Allemand encore ruisselant finit par ouvrir la bouche, à contrecœur.

« Désolé, mais le temps a rendu mon voyage difficile. Si vous le pouvez, vous pourriez me chercher quelque chose de chaud à boire. J'ai l'impression d'avoir attrapé la mort... »
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Traité de Versailles | 1918 | Angleterre

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