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 [Décembre 1975] Cod War, the third. Ou le remake des batailles de bouffe. || PV Angleterre

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MessageSujet: [Décembre 1975] Cod War, the third. Ou le remake des batailles de bouffe. || PV Angleterre   Dim 5 Aoû - 21:23

Être une île a ses défauts comme ses avantages. L’Islande est une île volcanique, à une haute latitude, et cumule donc les dangers géologiques et les affres du climat. Encore que ça se réchauffe un peu dans cette deuxième moitié du XXe siècle. Malgré ça, les islandais ont une ressource inestimable : des eaux riches en poissons et autres espèces de cétacés, et notamment en morues. La morue, c’est toute une activité commerciale, surtout en Europe, et ce depuis le Xe siècle et l’avancée du christianisme. Alors forcément, quand on a des eaux qui grouillent de ces poissons si recherchés, on les protège, comme un macareux avec ses œufs.

C’était pas une nouveauté que d’avoir des problèmes avec les british. L’archipel anglais était pas si loin que ça des eaux islandaises, et, au grand dam des islandais et de leur représentant, ils n’arrêtaient pas d’aller et venir pour se servir à leur guise dans leurs eaux. C’était leur ressource, à eux, comment qu’on voulait faire du commerce et de l’importation avec ces voleurs d’anglais qui venaient grappiller là ? Enfin, tant qu’il était sous coupe danoise, Nataníel s’en carrait, c’était du ressort de Mathias de s’occuper de ça et basta, lui il faisait ce qu’on lui disait depuis le continent.

Mais voilà. Le contexte avait changé. Et l’islandais avait le sang qui bouillait à la moindre contrariété. Indépendance proclamée en 1944, de ce fait, le petit accord entre Arthur et Mathias stipulant que les anglais avaient le droit de pêcher à trois miles nautiques des côtes islandaises était désormais caduque, inutile, bon à balancer aux ordures. Et hop, en 1950, eaux étendues à quatre miles nautiques.

Cependant, la soif de liberté du gamin islandais n’avait pas l’air d’avoir de limites. Et surtout que l’économie de son pays était plutôt bancale après la proclamation de son indépendance. La morue devenait une ressource vitale pour lui. Comme tout à chacun, il protégeait ce qu’il pensait qui lui revenait de droit – ici, les morues. Alors, une loi fut votée le 1er septembre 1958, étendant les eaux islandaises à 12 miles. Nataníel en avait proprement rien à foutre qu’on condamne sa décision, et chassa les anglais à coups de garde-côtes et d’accords signés avec môssieur gros sourcils. Qu’à cela ne tienne, il recommença le processus, les étendant à 50 miles nautiques, rien que ça. Histoire de pas avoir de bateaux à l’horizon peut-être ? Rebelote, une guerrouillette, on descend quelques bateaux, on signe un papelard et on repart.

Sauf que. Jamais deux sans trois. L’accord signé prit fin en 1975, et on monte ses eaux à 200 miles, comme susurré à la Cour Internationale de Justice. Parenthèse contextuelle terminée, sur son navire, Nataníel avait tenu à faire partie de l’équipage du Þór et à surveiller de nouveau ses eaux. Pas de bol, à peine sortis du port qu’ils étaient entrés en collision avec deux navires britanniques sommés de se tirer de là. C’était du grand n’importe quoi, et on ordonna de tirer sur les anglais, naturellement. Cet incident poussa l’islandais à accompagner son ambassadeur à Londres, pour une petite visite de courtoisie – tout est relatif – à l’autre rosbif aux gros sourcils.

Débarquant comme un cheveu sur la soupe, Nataníel ne se formalisa même pas des formules de politesses et débarqua dans le bureau d’Arthur sans même frapper, adieu la bienséance, quand y’en a marre, y’en a marre. Puis les Malabar ça existait p’tete, mais pas le proverbe, na.

« Alors ?! Ca te suffit pas de me voler la marchandise, faut en plus que t’exploses mes bateaux en sortie de port ?! Ca t’arracherait la gueule de rester dans TES eaux et d’arrêter de faire chier le monde ?! »

Tout ce langage fleuri dans un anglais encore teinté d’un fort accent trahissant la rudesse de sa langue maternelle. Fulminant doucement, le gamin fusillait du regard l’autre, comme s’il l’avait pris la main dans le sac à chiper du poisson dans un étal. Possessif, l’islandais.
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