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 I don't care ! | Kugelmugel |

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Prusse
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MessageSujet: I don't care ! | Kugelmugel |   Ven 15 Juin - 21:49

      Non mais, regardez-le, vraiment. Est-ce lui ou ce gamin croit vraiment que dans une situation telle que celle-là, on joue sans dessous de table ?! Ça en avait l'air en tout cas. Pourtant, il devrait le savoir, à ces jeux-là, aucune pitié même pour ses alliés.
      Le jeune autrichien lui hurlait dessus depuis vingt bonnes minutes. Il lui rabâchait encore et sans cesse ce qu'il lui avait déjà dit et redit depuis près d'un mois, jusqu'à ce que Gilbert craque sous ses plaintes ses caprices. Mais, ce n'était plus utile, Prusse avait bien compris qu'il n'avait fait que lui mentir depuis le début, alors que l'albinos lui... lui il... et puis Merde ! NON !
      Gilbert tournait en rond dans le salon, passant parfois sa main dans ses cheveux par frustration, retenant sa colère, il tournait les talons rapidement, chaque mot de Sven le faisait le haïr plus à chaque seconde. Son corps entier était sous tension, la mâchoire contractée, les poings serrés, il lui en aurait bien collé une ! Enfin, le ton du jeune homme se fit plus doux, tremblotant. Les beuglements du gamin se terminèrent enfin. Sur deux mots, ces deux mots qui choquèrent profondément le prussien, car il ne les avait jamais entendus, pour lui, ou alors il n'en avait pas souvenir, cela semblait si sincère. Mais plus que d'être choqué par ces paroles, lui en voulait bien trop pour ses actes .


      «-Putain mais, Sven… Je m’en fous ! Dégage ! Hurla l‘albinos en pointant la
      porte d‘un geste vif.
»

      L’Edelstein le regarda avec stupéfaction. Vous savez ce regard lourd, de haine, de déception, la mâchoire tombante en prime.
      Bon Dieu mais, quelle connerie Gilbert avait-il encore à lui dire ça?


~


      Trois coups à la porte, voilà comment ça a commencé. En fait pas vraiment, mais ce n'est pas le plus important, avant. L'important c'est ce qui commença avec ces trois coups à la porte.
      Prusse avait décidé après la crise de 2008, d’habiter seul, il ne voulait plus vivre sur le dos de son frère et il avait comme une certaine nécessité de changement alors il avait déménagé dans une maison à peine à l’extérieur de Berlin, avec un joli terrain, juste ce qu’il fallait et aujourd’hui, encore, voilà qu’il était envahi.


      «-Je peux savoir ce que tu fous là, Kugelmugel ?»

      Kugelmugel, un gamin légèrement taré criant partout et sur tout que tout est de l'Art. Les yeux de son mère, améthystes et des longs cheveux à la limite du blanc, comme lui. Mais avant tout, une boule de bois perdue au milieu de l'Autriche construite par un artiste aussi taré lui, abritant une poignée d'habitants et qui avait obtenu on ne sait comment le statut d'une République et depuis peu, des territoires autrichiens.
      Un regard, toujours ce même regard depuis qu‘il est sorti de sa boule, le prussien l’avait vu des centaines de fois, alors l’autrichien n’eut aucunement besoin de lui souffler un quelque mot que l’albinos avait compris, il lui offrit un sourire et s’écarta de l’encablure de la porte pour le laisser entrer.
      Sven avait toujours fait ça, dès qu’il se faisait engueuler par Roderich, il venait se refugier chez ‘‘Tonton Prusse’’, sa crise d’ado -qui n’avait pas fini d’ailleurs- il avait passé en majeure partie chez l’ex-Nation, alors pour Gilbert, Sven était un peu comme son fils.

      Le jeune homme, qui, Prusse devait bien l’avouer, avait bien grandi, s’enfonça dans la maison jusqu’au salon. Il balança son sac sur le premier fauteuil en entrant et se laissa tomber dans le canapé sur un long soupir, comme un rituel qu’il répétait à chaque fois. Et comme à chaque fois, Prusse s’assit dans le dernier fauteuil libre, les mains jointes et les coudes appuyés sur les genoux et il lui disait…


      «-Qu’est-ce que t’as encore fait ?»

      Trois coups à la porte, c'est tellement courant. Mais ce jour-là, ils annonçaient, à la manière des trois coups de bâton théâtraux, un nouvel acte dans la vie des deux nations.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: I don't care ! | Kugelmugel |   Mar 26 Juin - 15:21



Meurs. Disparais. Laisse moi ta place. Désintègre toi. Laisse moi exister. Laisse moi prendre de l'ampleur. Laisse moi être Kugelmugel.
Il n'y avait rien de plus douloureux que de voir toutes les portes que l'on chérissait le plus, que l'on mit toute son âme pour les ouvrir, se refermer brutalement, dans un fracas des plus complets, pour finalement laisser place au silence, ce silence si pesant qui vous dévore la chair et votre âme, qui vous engouffre et vous fait tomber dans l'oubli le plus total. Non, il ne voulait pas de ça.

L'ancien enfant sortit de sa chambre avec fracas, la poussant violemment avec son pied, son sac sur le dos, rempli de ses « indispensables » pour survivre, soit de la peinture et des carnets à croquis, car là où il allait, il savait qu'il recevrait le gîte et le couvert. Le grand enfant entendit des hurlements, des cris, pourtant retenus par cette pudeur autrichienne qu'il ne supportait plus. Un doigt levé lui répondit, suivis d'offuscations. Oui, il devait l'avouer, il avait peut être trop été chez le prussien, mais qu'est-ce qu'il en avait à foutre à présent ? Rien ne comptait plus que fuir cet endroit maudit qu'on avait osé lui présenter comme son « chez soi » pendant tant d'années. Oui il était ingrat, mais on ne se fait pas un empire en étant mignon et compréhensif.

C'était toujours pour la même histoire. La République Kugelmugel comptait une population assez importante maintenant, au moins aussi importante que les habitants des grandes capitales, voire plus, d'une petite région, les bouts de territoires cédaient quelques années auparavant ne suffisaient plus à contenter la population qui se marchait dessus où devait partir pour l’Autriche. Sven était capricieux et l'avait toujours été, mais surtout, ses aînés l'avaient bercé d'idées de grandeur dont il voulait aussi goûter.

    - J'ai besoin de plus de terres, mon peuple en a besoin pour vivre confortablement. La voix du vieil adolescent était presque comme automatique, répétant encore et encore la même phrase auprès de celui qu'il appelait de temps à autre « Vati ». J'aimerais bien que l'on revoit nos accords.

Autriche le regarderait, soupirait et expliqua par a + b que ce n'était pas possible, voire que ce n'était pas envisageable. Qu'il ne pouvait pas s'effacer pour son bon plaisir mais qu'à la place, il pouvait très bien le ré-insérer dans son territoire pour que ses gens puissent profiter du système d'aide autrichien et ainsi envisager un don de territoire dans les décennies, voire siècle à venir. Ce à quoi Kugelmugel s'opposait farouchement, non seulement il perdrait son indépendance, mais il était persuadé de ne jamais la retrouver, malgré les dires du vieil homme.

Mais cette fois-ci, le ton était monté d'un coup, les menaces avaient été lancées et la rage ne pouvait plus s'éteindre. Alors il fallait partir, là où il se sentirait à sa place, en sécurité. Là où il savait trouver un allié. Et cette place était toute trouvée.

Prusse.

Dans le train conduisant le presque adulte en Allemagne, Sven serra son portable, laissant Kugelmugel rêver de grandeur. Gilbert, la Prusse, était l'un de ses plus grands alliés sur cette Terre. Il avait séché ses larmes quand Roderich se montrait trop dur, il l'hébergeait quand les crises se faisaient trop dures, il le consolait quand il cauchemardait. Pourtant il n'avait pas de lien direct avec cette nation qui n'avait plus d’existence, si ce n'est le sang germanique qui coulait dans leurs veines. Petit, il avait longtemps admiré son dos, un dos bien droit qui avait vu des centaines de choses, certaines extrêmement dures, mais qui avait fait toute sa réputation. Le Grand Empire Prussien, qui vit son apothéose sous Frederich II.

Oui, Gilbert était un allié de taille, un atout affectif sur lequel il ne cracherait jamais, mais la Prusse l'était encore plus. Et déjà dans sa tête, la toute petite nation réfléchissait. Le grand Gilbert n'avait jamais dit non à une partie de jambe en l'air après tout.

~
Devant cette porte, il frappa trois petits coups, attendant que le propriétaire des lieux daignent enfin ouvrir la porte. Quand la porte s'ouvrit enfin, rien n'avait changé, le même air d'adulte peinant à sortir de sa crise d'adolescence et une phrase d'accueil presque aussi chaleureuse qu'un pingouin sur la banquise.

    - Je peux savoir ce que tu fous là, Kugelmugel ?

Oui, vraiment, tout ce qu'il y avait de plus charmant. Pourtant un sourire dessina les lèvres de l’aîné qui le laissa passer, encore. Il était tellement habitué à ce genre de manège, Sven envisagea quelques minutes à changer d'entrée en matière dans ce genre de situation … Peut être qu'arrivée en pleurant ou fou de rage et en défonçant la porte ferait une sacrée petite impression ? C'était une idée à tenir en tête. Pourtant son humeur s'améliora quelque peu. La jeune nation aimait tout particulièrement quand les « grandes » nations l'appelaient Kugelmugel. Non pas qu'il n'appréciait pas son prénom, c'était tout le contraire, mais de leur bouche, c'était tellement réducteur.

De la bouche de Prusse, c'était une reconnaissance à ses yeux. Même s'il n'était peut être dans le fond pas si différent des autres.

Jetant son sac et s'installant dans le canapé, le rituel put continuer. Un vague sourire aurait put se dessiner sur ses petites lèvres si ses idées n'étaient pas placé sur la séduction, car le jeune adulte l'avait décidé, il aurait son empire et il l'aurait par la plus ancienne des techniques. Se tordant légèrement, il positionna son dos contre l'accoudoir, releva les jambes sur les coussins et les écarta légèrement en jouant avec son unique tresse.

    - Qu’est-ce que t’as encore fait ?

Je l'ai provoqué et détruit. Comme le presque adulte aurait aimé dire ces mots, mais il ne pouvait pas, tout simplement car cela aurait été un immense mensonge, mais Prusse l'aurait peut être mis à la porte et il ne l'aurait pas supporté. Son avis comptait plus que les autres, et cela avait toujours été sans que Sven ne comprenne réellement pourquoi. Mais tant que l'albinos le félicitait, le reste, il s'en moquait.

Des remords l’envahirent à l'idée de son plan, néanmoins il se reprit et laissa son aîné s'installer dans le fauteuil juste en face pour se glisser hors du canapé et poser sa tête sur ses cuisses en soupirants, se reposant contre. C'était une position fort artistique ! Mais aussi pleine de sous entendu qui chauffa les joues de l'enfant qui n'avait pas réellement d'expérience en la matière.

    - Rien. Et c'était vrai ! Le encore en était presque blessant. J'ai juste demandé plus de terres pour mon peuple, où est le mal à vouloir laisser son peuple vivre en paix et avec de la place ? Le vieux Autriche n'arrive pas à comprendre … Il a presque toujours été grand.

Si grand que cela lui donnait le vertige, si grand qu'il se sentait misérable à coté de lui. Si grand et pourtant il ne voulait même pas laisser sa progéniture tenter d'atteindre cette grandeur qui l'attirait tant. Il tourna la tête lentement, laissant sa joue être en contact avec le jean de la cuisse. C'était une zone chaude qui soulager incroyablement l'adolescent et il appréciait tout particulièrement de pouvoir y avoir accès.

Il frotta doucement sa joue comme l'aurait fait un animal et releva la tête pour le regarder et sourire vaguement.

    - Je veux être un aussi beau et grand empire que toi. Cette phrase avait été soufflée, comme un doux secret que l'on murmure au creux de l'oreille. Je veux être aussi génial que toi … être aussi respecté que toi. Je veux que tu retrouves ta grandeur Preußen.

Sans doute allait il regretter son jeu. Mais qui sait ? Peut être que l'albinos y trouvera aussi son compte et n'en voudra pas trop à son cadet.
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Prusse
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MessageSujet: Re: I don't care ! | Kugelmugel |   Lun 9 Juil - 15:16

      Prusse. Tout un nom. Celui de l’armée qui avait, jadis, fais trembler l’Europe. La nation mère de l’Empire Allemand. Du bleu de Prusse ! Et l’ennemi de l’Autriche.
      Celui d’un homme aussi. Car on l’oubli trop souvent mais, les Nations incarnant leur peuple, ressentent les mêmes joies, les mêmes peurs, les mêmes honte et les mêmes regrets. Les nations sont des êtres humains, certes un peu spéciaux, mais si on ne savait qu’ils ou elles vivaient depuis plusieurs siècles, on les prendrait pour n’importe quel habitant de leur pays.
      Gilbert était l’un d’entre eux. Mais aussi l’exception parmi l’élite. Sa nation était morte, mais lui, il demeurait. Il avait toujours cru et pensait toujours qu’il y avait une raison à cela, et il se plaisait à imaginer que c’est parce qu’il avait encore sa place en tant que nation sur cette Terre devenue trop petite pour les pays. Pour ce faux équilibre basé sur la peur des nouvelles technologies militaires qui pourraient anéantir l’humanité entière.
      Il devait se l’avouer, tant de fois il avait rêvé renaître tout aussi naturellement qu’il était né, mais savait très bien que cela lui était impossible car les autres nations s’y refuseraient, même son propre frère. Pourtant, pour lui la Prusse n’avait pas atteinte l’apogée de sa puissance, malgré ce qu’on pourrait croire, et sa survit jusqu’à aujourd’hui en était pour Gilbert la preuve. Sa Nation n’était pas morte, elle était juste assoupie et n’attendait qu’une chose, qu’on la réveille, pour qu’elle devienne plus grande, plus puissante et plus belle que jamais aucune autre.
      Jusqu’à ce jour, personne ne lui avait soufflé des mots pareils à l’oreille.


«-Je veux être un aussi beau et grand empire que toi. Je veux être aussi génial que toi … être aussi respecté que toi. Je veux que tu retrouves ta grandeur Preußen.»

      Si le contact étrange de l’adolescent sur les cuisses de l’albinos le dérangea quelque peu. Ce sont ces mots ainsi prononcés qui le firent frissonner.
      Gilbert en avait impressionné plus d’un, beaucoup pensait le prussien inébranlable mais, quelques mots peuvent pourtant le manipuler aussi simplement pantin. Et le jeune autrichien avaient trouvé les mots justes.
      Le cœur du prussien manqua un battement. Il ravala sa salive à entendre l’adolescent lui murmurer la promesse de tous ses rêves, qu’il avait fini par croire impossibles. Tellement absorbé par ses mots, qu’il ne remarqua même pas les avances que lui faisait Sven en frottant sa joue sur la cuisse du prussien comme un chat en manque de caresses.
      Il le fixait sans trop le faire, réfléchissant déjà à plusieurs plans militaires qui se bousculaient dans sa tête, comme au « bon vieux temps ». Il avait toujours eu cette certaine faculté à trouver ou même inventer par paquets, des campagnes qui lui seraient toujours favorables et quand il s’ennuyait, il ressortait parfois ses vieilles cartes pour organiser ses troupes imaginaires.
      Un petit sourire de l’autrichien le sortit de ses réflexions. Il cligna plusieurs fois des paupières, comme pour se ramener à la réalité et se confirmer qu’il était bien dans le monde réel. Se recul le fit sourire. Sven pensait donc vraiment pouvoir grandir dans ce nouvel ordre mondial qui avant durée plus longtemps qu’aucun autre et qui était donc, pour tous ou sinon pour beaucoup, le seul ordre mondial possible pour la « paix » ?
      Le prussien glissa ses doigts dans la chevelure grise de l’adolescent et se mit à rire.


«-Sven, tu crois vraiment que ces idées sont encore possible aujourd’hui ? S’il te plait ne dit ça à personne d’autre ou ils te rirons au nez comme je le fais maintenant !»

      La chaleur du visage du jeune homme à travers le jean de l’albinos le faisait étouffer. Il lui souleva doucement la tête pour se lever et marcha vers la cuisine pour se servir un verre d’eau… non, un schnaps était plus approprié. Il l’avala cul sec, le fond d’alcool lui brulant légèrement la gorge, et posa le verre sur le plan de travail. Le prussien passa sa main dans sa nuque, puis dans ses cheveux pour finalement la passer sur son visage. Il fallait qu’il se sorte tout ça de la tête ou il allait vraiment vouloir le faire.
      Tout lui paraissait à l’heure actuelle, si possible et simple à réaliser, alors que seuls quelques mots avaient été prononcés. Il se retourna vers la jeune nation, qui le fixait avec un air vexé. Non. Il n’était pas sérieux ? Pourtant, il en avait l’air, à genoux dans le fauteuil, les coudes poser sur le dossier, à le regarder comme un gamin qui vous affirme que le Père Noël existe.


«-Sven, tu n’es pas sérieux, rassure-moi ?»

      Le gamin leva les yeux au ciel, comme si c’était une évidence et lui chanta quelques arguments préparés. Bien sûr qu’il était sérieux. Mais ce petit était né n’avais jamais connu la guerre, il ne l’avait pas subi. Il n’y connaissait rien. Il ne savait rien de sa violence et de sa cruauté. Ni du parfum des cadavres de son peuple mort à ses pieds, de la douleur qui vous foudroie lors des combats.
      C’était d’ailleurs, surement, pour ça qu’il est venu dire ça à Prusse, car tout cela il n’en avait rien à faire. Pour le Prusse la guerre est un jeu, une drogue, mais quand on ne sait pas jouer, on ne se lance pas dans une telle partie, car c’est quitte, ou double. Et le jeune autrichien n’y connaissait rien. Il pensait peut-être que Gilbert allait sortir en courant prendre sa voiture, foncé à Vienne et déclarer la guerre à Roderich ? Si peu qu’il y est la hongroise dans les parages, y avait pas des kilomètres, non. C’était de l’essence gaspiller pour rien.
      Pourtant, ça le démangeait tellement de le faire, mais il fallait être un minimum réaliste voyons ! Même Gilbert avait réussi à le faire, pour dire !


«-Arrête donc de rêver et va te faire ton lit pendant que je prépare le diner, les draps sont dans le placard, débrouille-toi je suis pas ta mère et de toute façon t’es bien assez grand pour le faire, sale gosse !»

      Une pointe de plaisanterie dans la voix il lui pointa vaguement le couloir du doigt puis lui tourna le dos. Il l’entendit soupirer et marcher rapidement vers la chambre, balancer violemment son sac contre un mur, accompagné d’une insulte et claquer la porte.
      Gilbert sourit. Ce gamin était impossible et réagissait toujours comme s’il avait huit ans. Et il avait beau dire, il était aussi snob que son père, se plaisant à se prendre pour un roi et tout le monde devait succomber au moindre de ses caprices sinon, voilà comment il réagissait.
      Ce qu’il avait soufflé à Gilbert il a quelques minutes, ça aussi c’était un caprice. Le prussien soupira en pensant au mois -voir plus- qui l’attendait avec Sven à la maison.

      Quelques heures plus tard l’ex et la micro-nation s’installèrent à table. Gilbert avait préparé un rumsteck et des pommes de terre -pour changer- en suivant une recette que Francis lui avait filé. L’albinos n’avait aucune envie de subir les compliments de l’adolescent qui se plaignait qu’il lui cuisinait toujours des wurst et des patates. Mais bordel, y a rien de meilleur au monde ! L’autrichien ne connaissait rien aux bonnes choses s’il n’aimait pas ça ! Le repas se fit en silence, le presque adulte tirait encore la gueule, Gilbert avait l’habitude. Il alluma la télé, visible de la table de la cuisine pour animer la maison. Le prussien ne supportait pas le silence.
      Le repas terminé, il débarrassa la table et posa le tout dans l’évier, il ferait la vaisselle demain, ce soir, la flemme. Sven s’installa dans le canapé devant l’écran, toujours en silence, les sourcils froncés et fuyant presque le prussien. Ce dernier soupira et lui signala qu’il allait se doucher.
      Sous l’écoulement du liquide chaud, le prussien se reprit à penser à comment il pourrait se refaire une place dans le monde. Cette pensée était un véritable poison qui lui brulait la tête depuis plus d’un siècle. Il tourna l’arrivée d’eau pour laisser couler l’eau glaciale sur sa tête, histoire de lui remettre les idées en place. Puis il sortit, se sécha rapidement puis se jeta la serviette sur les hanches et quitta la pièce d’eau.
      Tout était éteint, Sven devait déjà être couché, surement fatiguée à cause du voyage. Gilbert se glissa silencieusement dans le couloir, passant devant la chambre d’ami où dormait le jeune homme et alla jusqu’à la sienne, histoire d’enfiler au moins un caleçon pour dormir. Le printemps touchant à sa fin, les premières chaleurs de l’été se faisaient ressentir, aussi le contact frais des draps frais sur la peau de l’albinos, l’apaisa et il s’endormit rapidement.
      Juste le temps de fermer, les yeux. Il avait la sensation de n’avoir fermé les yeux qu’une seconde et voilà qu’il était déjà secoué. Non, ce n’était cette impression qu’il a de chuter juste avant de s’endormir, comme tout le monde. Non, on le secouait et on lui criant dessus. Merde, mais qui osait le réveiller en pleine nuit ?!

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MessageSujet: Re: I don't care ! | Kugelmugel |   Ven 24 Aoû - 14:12

Parfois, le presque adulte se demandait si on avait prête véritablement attention à lui, ne serais-ce qu'une seule fois ? Certes c'était stupide de se demander cela, il se doutait bien que Autriche, tout comme Hongrie avaient toujours veillé sur lui, comme l'enfant qu'ils auraient put avoir si ils avaient été des humains. Cette pensée venait de son coté « humain » qui était en pleine crise, il le savait comme tout le monde le savait. Pourtant, ça n’empêchait pas son coté « nation » d'avoir des rêves de grandeurs, loin de là.

Comment peuvent ils seulement le juger ? Lui aussi voulait exister, appartenir pleinement à ce monde. Alors pourquoi se débattre pour toujours le mettre hors de porté de cet objectif, pourquoi le refuser ? Mais à force de dire non, la flamme brûle de plus en plus et la colère explose. Kugelmugel voulait être un Empire. C'était un fait avéré qui pouvait se ressentir dans son peuple malgré leur époque moderne et pleine de confort.

C'était pour cela qu'il avait choisis Prusse pour l'aider. Gilbert. Celui qui était pourtant le amène à le comprendre son envi de grandeur. Il savait que ses mots avaient fait mouche, il le savait car Sven avait souvent vu son aîné perdu dans ses pensées ou regarder de vieilles cartes – celle ou le Royaume de Prusse existait encore – pendant des heures et des heures. Il en perdait même toute notion du temps parfois, laissant l'enfant seul en train de le regarder – ou de l'admirer selon les situations. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres, satisfait. Prusse était de loin le parent qu'il respectait le plus. Et ce sentiment se confirma quand une main chaude passa dans ses cheveux. C'était un contact qui l'avait toujours détendu, fasciné … Depuis la première fois que la toute jeune nation – micro nation à l'époque – l'avait vu, elle avait désiré son attention.

Les deux orbes rouges de Gilbert le poussaient à imaginer toute son histoire, toute sa grandeur. Tous les combats qu'il avait mené et gagner, un respect qui s'était forgé par la force et le temps. Prusse ne l'avait jamais frappé. Autriche et Allemagne lui avaient déjà donné plusieurs fessés tout au long de sa vie, mais étrangement, même si l'albinos semblait être le plus cruel, pas lui. Tout du moins, pas aussi fréquemment que les deux premiers cités. Il était son droit d'asile, là où il se sentait bien.

Si seulement les mots du prussien ne pouvait pas être si blessant.

    - Sven, tu crois vraiment que ces idées sont encore possible aujourd’hui ? S’il te plait ne dit ça à personne d’autre ou ils te rirons au nez comme je le fais maintenant !

Si Prusse avait été une guillotine, Sven aurait ressentit la même douleur mais peut être elle aurait été moins longue. Lui non plus ne le prenait pas au sérieux alors, il le voyait comme un morveux trop gâté par la vie et qui n'avait aucune réalité des choses. C'était tellement insultant, tellement blessant. Surtout quand la seconde juste avant on se sentait si bien, en sécurité en quelque sorte. La maison de Danemark lui parut soudain si attrayante …

Son aîné lui releva la tête pour aller dans la cuisine, boire un verre d'alcool. Kugelmugel ne bougea pas et tenta de rester maître de lui même. Il l'observait et la seule chose qu'il pouvait conclure c'était qu'il avait réussit à lui remuer les esprits. Sans doute que Prusse n'attendait que ça après tout. Que quelqu'un lui rappelle qu'il avait été grand et que c'était son droit de vouloir le redevenir. Maintenant c'était une bataille entre raison et désir. C'était à lui de faire en sorte que la raison tombe irrémédiablement à son avantage.

Leur regard se croisa et sans doute que le Prussien comprit enfin toute la volonté de son cadet.

    - Sven, tu n'es pas sérieux, rassure-moi ?

L'ancien enfant se mordit la lèvre et son regard blasé se fit plus dur. Bien sur qu'il était sérieux.

    - J'ai passé l'âge de jouer à ce genre de jeu tu ne penses pas ? le plus dur étant de contrôler ses sentiments. Mon territoire est minuscule ! Mon peuple déborde en Autriche et dans les pays avoisinant. On réclame notre part de Terre et je refuse de me soumettre à Autriche, je ne veux pas retourner à lui et devenir une simple région. Je veux exister ! Je veux avoir de l'importance aux yeux des autres ! l'artiste sentait ses nerfs lâcher, alors avec prestance et lassitude il réussit à se calmer. Tu aurais refusé toi aussi ...

Kugelmugel retint son envi de rajouter qu'il voulait exister à ses yeux. C'était trop. Beaucoup trop. Mais par dessus tout il avait besoin de Prusse pour son art pour la guerre, pour compenser toute l'expérience qu'il ne possède pas. Pour veiller sur lui. Si lui lui disait non, qui l'aiderai, qui ferait en sorte qu'il existe ? Certainement pas Hongrie, qui avait jouer le rôle de mère presque à merveille si il seulement l'enfant avait ressenti le besoin d'avoir une mère, cette nation se positionnait bien trop souvent au coté de son cher Autriche.

Oh, Sven avait bien pensé à Danemark. C'était une nation imposante dans sa carrure, bien vaillante envers lui et très très agréable à regarder, à ne pas dire qu'il était à tomber. Mais c'était un si petit pays et il n'avait presque pas d'influence en Europe … C'est pour cela que Prusse lui était essentiel, peut être un peu trop pour tout avouer. Il était son cajoleur tout comme il pouvait être son geôlier. Oh, il savait que le prussien avait élevé à la dur son petit protégé adoré, l'allemand. Ludwig, quand il devait le garder, lui raconter de temps à autre. Ce n'était guère une époque dont il aimait parler … En faite Ludwig détestait lui parler de son passé dans la majorité des cas. Ce fut le Français qui lui raconta la Seconde Guerre Mondiale, expliquant en quelque sorte pourquoi la si jeune micro-nation n'avait croisé le regard de son aîné albinos qu'en 1989.

    - Arrête donc de rêver et va te faire ton lit pendant que je prépare le diner, les draps sont dans le placard, débrouille-toi je suis pas ta mère et de toute façon t’es bien assez grand pour le faire, sale gosse !

A cette instant, Kugelmugel ne comprit pas la Prusse et Sven haït Gilbert.

L'enfant avait toujours eut l'impression d'être fou, sans doute dut à son coté artistique. Après tout, il était un chef dans le genre, un roi, un incompris ! Il commençait à avoir l'habitude qu'on le dévisage et qu'on ne le prenne pas au sérieux … Même dans ce genre de situation. Le presque adulte se leva en s'étirant et soupirant de lassitude, il n'aurait rien ce soir et était blessé dans son orgueil. Edwin, cet homme qui lui avait donné naissance, devait être bien triste pour lui à l'heure qu'il était. Son président lui manqua énormément soudainement.

Il prit le chemin habituel, il le connaissait, c'était une routine maintenant. Il balança son sac en lâchant un « Scheiße » sonore et claquant la porte derrière lui. Et enfin il se permit de s'énerver. Sven sentit ses veines palpiter contre son front et ses poings se serrèrent, laissant ses ongles d'autrichien parfait lui tailler la peau. Ainsi, même lui le laissait tomber. Il était seul et sans ressource à la merci de tous. Kugelmugel était donc le seul à se rendre compte ? L'ordre mondial actuel plaisait tellement ? Mais pourtant ce foutu ordre mondial allait s'effondrer un jour ou l'autre !

Cette pensée fut suivi d'un violent coup de pied dans le lit de bois qui allait lui servir de couchette.

Son âme d'artiste lui hurlait que cette société allait bientôt s'effondrer. Oh, il ne voulait pas d'une nation militaire, tout le contraire de ce qu'avait été Prusse. Mais il le voulait son empire … Il savait que son art avait besoin d'exister plus intensément et que sa prise de territoire serait une forme d'art ! Il ne disparaîtrait pas, et si Kugelmugel se voyait obligé d'avoir une armée, il en aurait eut une … Avec Prusse il aurait été sur d'être gagnant.

Il n'était qu'un gamin sans connaissance des dangers, qui n'avait connu ni guerre, ni épidémie, ni famines, ni disettes, ni problèmes de succession. Tout avait été parfait depuis que Edwin et lui s'étaient rencontré. Lui l'aurait soutenu, lui l'humain faible que le temps avait fini par emporté loin de lui. Edwin qui avait prit si soin de lui quand Autriche avait voulu le démanteler. Sven avait adoré cet homme, comme personne aujourd'hui, mais il n'était plus là pour le consoler.

Il se laissa tomber sur le lit. Prusse l'avait repoussé là, c'était un fait … Mais il lui restait encore du temps non ? Il n'était pas si pressé que ça même si il se retrouvait blessé aujourd'hui. Il avait perdu une bataille mais pas la guerre. Gilbert ne l'avait jamais mis à la porte, ça n'allait pas changer aujourd'hui … n'est-ce pas?

Quand l'heure du repas arriva, se fut comme si on annonçait au plus jeune sa mise à mort. Il régnait dans cette cuisine une ambiance des plus pesantes, malgré l'effort fait par le prussien … Pour la première fois depuis longtemps, Gilbert lui avait préparé autre chose que des wurst et des patates, Kugelmugel aurait put sourire s'il n'avait pas été aussi déçu de cette « découverte ». En faite, cela couper court à la discussion … Avec des wurst, Sven aurait pu faire une remarque, ceux à quoi Gilbert lui aurait répondu quelque chose comme quoi il ne savait rien des bonnes choses. Le gamin aurait fait un sourire suffisant et cela aurait brisé la glace. Mais non. Il n'y avait que la télé pour briser ce silence pesant.

Sven détestait le silence. Au moins chez Autriche, il y avait toujours ce doux son de piano qui résonnait dans la maison. Ou les coups de pinceaux de Edwin sur une toile tout simplement … Le plus jeune se sentit malade et alla s'installer dans le canapé sans finir son assiette. Il n'adressa pas un mot, pas un sourire, pas un regard à son aîné. Il ne fit même pas attention à lui quand il le laissa seul pour aller prendre sa douche.

La jeune nation attendit encore un peu avant d'éteindre la télé, de se lever et de quitter le salon pour se traîner à ce qui représentait sa chambre. Sven ne prit même pas la peine d'allumer la lumière, il connaissait le chemin par cœur, comme si cette maison avait été la sienne, ce qui n'était pas totalement faux au vu du temps qu'avait passé le jeune homme ici. Il s'installa sur son lit, dos contre le mur et entoura ses genoux de ses bras, posant sa tête dans le creux et fixant le mur.

Cette chambre avait toujours été la sienne et personne n'y avait eut accès a part lui. Du moins c'était ce qu'il croyait dur comme fer. Ludwig n'avait pas besoin de dormir dans cette chambre ? Si ? Il resserra l'étreinte autour de ses genoux, il avait beau frimer et avoir cette arrogance propre à l'Autriche, Sven savait qu'il n'en restait pas moins un gosse capricieux, possessif et qui n'arrivait pas à se faire comprendre des autres. C'était là qu'il avait dormi, on pouvait même voir ici et là ses effets personnels. Une vieille peluche rapiécée à qui le temps n'avait pas fait de cadeau traînait à coté de l'armoire, des dessins et des portraits – certains totalement abstraits – étaient accroché aux murs, de la peinture avait souillé le marqué depuis déjà plusieurs dizaine d'années.

C'était sa chambre, sa marque, pourtant à cet instant précis, Sven avait l'impression qu'on avait violé son intimité. L'albinos ne supporterait pas que Gilbert accorde ce privilège à un autre, il y avait bien assez de pièce dans cette maison.

L'adolescent ne bougea pas d'un pouce quand il entendit l'autre albinos traversait le couloir pour se rendre dans sa propre chambre. C'était un chemin qu'il connaissait aussi parfaitement pour l'avoir des dizaines de fois empruntés quand Prusse s'était installé ici, après la crise économique qui avait débuté en 2008. N'étant pas habitué à cette maison et surtout étant encore un « petit garçon », il en avait souvent profité pour dormir avec l'albinos. Il frissonna et s'allongea. Il le ferait tomber, ô oui, Sven se le promit. Gilbert tomberait dans ses filets comme il l'avait fait avec tant d'autre nations. Après tout une de plus ou une de moins, quelle importance. Sur cette idée, il se laissa tomber dans un sommeil profond où il pensait ne pas pouvoir faire de rêve.

Pourtant ce fut une nuit suffocante, rempli de flammes damnées et de souffre, de hurlement de douleur et de cendres brûlante. Le feu des Purgatoires qui venait reprendre une vie sur de cette terre, celle d'une nation n'ayant même pas encore vécu plus de deux siècles. D'horribles sensations pénétrèrent les entrailles du jeune homme, le faisant se crisper de douleur.

Un corps se releva d'un coup, assis et se tenant le cœur, les yeux exorbités par la peur … Sven tremblait de tous ses membres et en pesta avant de passer une main sur son visage. Le presque adulte lâcha un grognement, il était trempé de sueur et son lit n'était pas dans un meilleur état. L'ancienne micro nation se leva et retira ses draps avec rage avant de les jeter dans un coin et remettre du linge propre. Que l'autre courgette en string léopard ne vienne pas l'accuser d'être crade. Une fois cela fait, Sven sorti de la chambre et alla dans la salle de bain en silence, décidé à prendre une douche.

Assis contre la paroi froide de la douche, le jeune homme redevenait enfant, laissant l'eau glacé lui refroidir la peau, cette peau qui avait été brûlé par les flammes de l'enfer dans ce cauchemar qu'il avait fait. Il n'était qu'un minus qui ne savait rien de la vie, des guerres. Un gamin qui avait peur du feu et qui serait une proie des plus faciles quand l'ordre mondial s'effondrerait … Russie lui faisait horriblement peur. Même Autriche, qui était pourtant son parent le plus proche. Edwin lui manquait tellement à cet instant précis. Il se sentait comme une petite fille qui aurait assisté à l'exécution publique de son père bienveillant, accusé de tords dont il n'était pas coupable. Pourtant c'était le temps avait eut raison de cet homme, de son président. Et cela avait failli marquer la fin de son existence.

Sven se releva rapidement, stoppa l'eau glacé et sorti pour s'essuyer le plus rapidement possible et enfila un caleçon propre et une chemise bien trop large pour lui. Il n'avait aucune carrure, il était chétif et ne connaissait rien des horreurs qu'avaient vécu les autres nations. A qui appartenait cette chemise ? Gilbert ? Ou bien Ludwig peut être, qui sait si le grand blond ne l'avait pas oublié par erreur. Mais pour l'instant le gamin laissa ses pensées de cotés, oubliant absolument tout, il avait juste besoin de penser qu'il existait de part son art et sa propre présence. Or dans l'état actuel des choses, il serait un fantôme, cela aurait le même effet. Comment Prusse faisait il pour supporter ça ? Ne suffoquait il donc jamais ?

Il entra dans la chambre de son aîné en trombe et se stoppa net, le regardant dormir. Ou plutôt, le plus jeune regarda, admira, les cicatrices que l'albinos possédait. Cette ancien soldat que le monde avait jeté aux oubliettes, ce grand roi qui avait permis à l'Allemagne d'être ce qu'il était aujourd'hui et qui avait accepté de s'effacer sans presque se plaindre. Presque chaque muscles étaient strié de blessures, marquage du temps, de l'Histoire. Et à la lumière de la nuit, tout cela semblait presque irréel. Illusion.

L'adolescent se précipita sur le bord du lit et secoua l'ancien soldat énergiquement. On aurait presque dit un cadavre a cause de cette lumière pale, or si lui s'éteignait, Kugelmugel n'aurait aucune chance de grandir un jour ou l'autre au milieu de ces nations. Il hurla son prénom, presque alarmé, paniquant. Vulnérable et méprisable gosse dans le corps d'un adulte. Puis l'albinos ouvrit les yeux, visiblement fort mécontent de son réveil, mais l'enfant ne lui laissa pas le temps de parler. Il ouvrit les draps et se pelotonna immédiatement contre son giron, mêlant leur jambe et posant sa tête contre le poitrail, écoutant le cœur de ce corps humain. Le morveux en tremblerait presque.

    - Je veux pas disparaître … Je veux pas que tu disparaisses, la pression sur le corps de son ainé se fit plus forte. Comment tu fais ? Comment tu fais pour supporter d'être simplement un fragment du passé ?

Il eut un silence mais qui réconforta le plus jeune. Ses cheveux encore humide lui collait à la peau et il trouva ça désagréable … demain ses cheveux allaient être une torture à coiffer. Mais qu'importe ses cheveux qu'ils n'existaient même plus.

    - Comment fais tu pour supporter de n'être vu que comme un fantôme ? la question était presque murmurer. Je veux que l'on devienne grand. Très grand … Se serait vraiment de l'art ...

Le presque adulte sombra dans un sommeil paisible dans les minutes qui suivirent, protégé dans les bras de son aîné, comme quand il n'était pas plus haut que trois pommes. Roderich aussi avait des bras réconfortant, c'était vraiment dommage qu'il ne lui laisse pas plus de terre, certes au dépend des siennes, mais tout de même.

***
*
Sven fut réveillé par le soleil et grogna, remontant les draps sur sa tête comme il avait toujours l'habitude de le faire. La nuit passée lui revint en mémoire et le corps chaud contre le sien le laissa perplexe un temps. Il se leva et regarda le visage endormi de l'ancienne Nation et sourit vaguement avant de lui embrasser le front avant de sortir de cette chambre pour laisser l'autre se reposer encore un peu. Il pouvait bien lui faire ça, après tout il l'avait accueilli dans son lit alors qu'il s'était montré très immature la veille. Une idée lui frappa l'esprit et cela le fit grimacer … Il allait devoir s'excuser., et ça, ce n'était vraiment pas dans son habitude. Foutu fierté autrichienne.

Il s'étira et alla s'occuper de ses cheveux qui allaient être un pur cauchemar à démêler. Mais tant pis, cela valait le coup.

Quand cela fut fait, le jeune homme s'habilla, laissant ses cheveux détachés et alla acheter un petit déjeuner. Tout devait être prêt pour que « môsieur » comprenne qu'il était désolé. Il s'appliqua donc à préparer un petit déjeuner de roi ! Bretzel frais, café parfait, présentation niquelle … Avec la petite touche artistique digne des plus grands bien entendu et tout était absolument parfait ! Il croisa les bras et s'auto félicita avant d'atteindre le principal intéressé, espérons qu'il ne fasse pas la marmotte.

Il n'eut pas a attendre longtemps, fort heureusement pour le café. Gilbert arriva dans la cuisine et le presque adulte bondit presque sur lui pour lui tendre la chaise et lui servir le café sous le haussement de sourcil du chouchouter. C'était rare un Sven qui agissait ainsi. Certains pouvait même se demander si ce n'était pas une copie, car il était rare que l'enfant se déconnecte de son monde pour rejoindre celui des vivants. Et donc dans le cas présent le sien. Kugelmugel le regarda déjeuner sans décocher un mot, jouant nerveusement avec une mèche de cheveux. Il n'avait vraiment pas l'habitude de s'excuser, mais il se devait d'avoir sa confiance et toute son affection pour avoir ce qu'il voulait.

    - Écoutes … Je sais que je suis pas facile mais … J'suis vraiment désolé pour hier soir, commença t-il en se triturant les doigts et fuyant le regard, vraiment ce n'était pas son truc. J'voulais pas tirer la gueule ni rien, surtout que tu m'héberges. Alors, est-ce que tu veux bien encore de moi?

Il voulut rajouter « et je pensais tout ce que je t'ai dis » mais c'était peut être ravivé trop rapidement le pourquoi de Prusse s'était moqué de lui. Mais il n'y renonçait pas, il avait tout son temps. Gilbert était une nation d'action, militaire, il ne le laisserait pas tombé comme ça. Cela prendrait le temps que ça prendra mais il serait son allié, il en était persuadé. Il laissa s'écouler lentement le petit déjeuner avant de le suivre devant la télé.

Il tripota encore un peu ses cheveux, se disant qu'il faudrait peut être qu'il les attache à un moment ou un autre pour ne pas être appelé « mademoiselle » mais il avait tellement la flemme. Il alla pourtant chercher les élastiques et retourna s'asseoir a coté de Gilbert en lui tendant timidement, sous entendant de l'aide pour ces cheveux. C'était quelque peu honteux comme situation, voire même beaucoup mais cela lui fit lâcher un petit sourire.

Spoiler:
 
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