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 [1845] L'empire Germanique [PV Liechtenstein]

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MessageSujet: [1845] L'empire Germanique [PV Liechtenstein]   Mar 1 Mai - 2:28


Le silence est la plus belle des musiques...

Ce que se disait l'autrichien au fil de ses pensées, lentes et rythmées, suivant doucement et gracieusement le son du vent, une fréquence presque inaudible mais pourtant si jolie et mélodieuse... le temps, tout aussi doux, se plaisait à remplir la salle vide de vie d'une savoureuse odeur estivale, mélangeant fleurs écloses et parfums de la nature, tous plus attirants et intrigants les uns que les autres. Que se passait-il en dehors de ces murs, de ces portes de bois massives et imposantes, dont personne n'osait s'approcher? Oh, le train-train quotidien des villageois ne lui donnait pas envie de quitter son palais; il était simplement curieux de connaître toutes les merveilles qui inspirèrent les plus grand compositeurs de cette époque et celles passées; de savoir ce qui se cachait derrière les apparences si parfaites du monde. Bien sûr qu'il avait déjà voyagé et pris des marches lors des premiers jours de l'été: mais il ne s'empêchait pas de penser que, depuis la dernière fois qu'il s'était baladé, bien des choses, aussi minimes soient-elles, avaient déjà changées. Assis sur un banc en face de son piano, sa salle de musique -oui parce que personne n'osait vraiment entrer en fait-, lui réverbérant le bruit strident du vent, ses yeux ne voulaient se résigner à s'ouvrir, bien qu'il y tenait: Roderich n'avait aucune idée du temps qu'il avait passé à se promener dans sa tête de virtuose, et les autres devaient peut-être se poser des questions, en vu de son silence. Habituellement, lorsqu'il mettait les pieds dans cette salle, c'était pour jouer; mais il y avait bien longtemps que ses doigts avaient pris congé des pièces ivoires blanches et noires qui couvraient son instrument, trop occupé à admirer les beautés d'une nature fleurissante et éblouissante sous ce soleil tapant.

La maison -que dis-je, le manoir!- était si calme, tout semblait si vide; quelque chose d'inhabituel chez les germaniques normalement, qui passaient leur temps ou à s'engueuler ou à conter des vannes plus pourries les unes que les autres. Étaient-ils sûrement déjà partis profiter du beau temps dehors: après tout, l'étoile qui illuminait la ville de Vienne était invitante, l'amenant à se demander s'il devrait y aller lui aussi, en profiter de cette journée lumineuse. Mais une pensée, comme un élan soudain, un petit coup qu'il avait pour habitude d'avoir lorsque l'inspiration le traversait soudainement, le retint; à penser à l'extérieur, son inspiration lui était venue d'un coup. Les yeux toujours fermés, il étala, comme s'il connaissait par cœur ses touches, ses longs doigts effilés sur les notes d'ivoires, sortant quelques sons ici et là, ses doigts allant lentement mais ses pensées allant à la vitesse de la lumière; tout plein d'idées en même temps, il plaçait en ordre ce qu'il voulait coucher sur papier, ce qu'il voulait chronologiquement expliqué. Après 10 minutes de réflexions et de calculs, une mélodie sembla naître soudainement. C'était tellement calme, tellement suave; tel la journée estivale qu'il vivait présentement, dans ce pays qu'il considérait comme le paradis, l''endroit des rêves et l'art. De douces notes, vraiment, couraient dans tout le manoir, passant comme un courant d'air partout où elles passaient; et c'était bien ce que l'autrichien appréciait le plus de ces moments. L'impression de ne faire qu'un avec tout ce qui l'entourait, d'être enveloppé par ce sentiment de paix profonde et de nostalgie sans larmes; ce moment où, inévitablement, il avait atteint le sommet de ce que ses sentiments pouvaient atteindre. Il les cachaient, mais ils étaient présents, toujours là; bien cachés dans sa musique. Seulement, personne ne semblait le comprendre. De toute façon, avait-il vraiment besoin de la compassion ou l'attention de quiconque? Elle lui plaisait, cette solitude.

À peine eut-il terminé d'appuyer sur la dernière note qu'il entendit des petits pas non loin de lui: la porte sembla s'entrouvrir et il perçu des grands yeux tout bleus l'observer attentivement. Avant que la petite ne put dire mot, il la devança: "Entre, Aloisa". Son ton n'avait aucun reproche, ni même de méfiance ou d'impatience: il se sentait si bien, si zen, qu'il ne pouvait refuser grand chose présentement. Heureusement que ce n'était pas le prussien qui était dans l'embrasure de cette porte, d'ailleurs, ou il aurait sûrement regretté certains choix.
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MessageSujet: Re: [1845] L'empire Germanique [PV Liechtenstein]   Sam 19 Mai - 13:43


    L'air doux et paisible de la campagne était inhabituellement agréable en ce beau jour de printemps 1845. Le vert des prairies l'était encore plus à Vienne, annonçant une belle journée. Le vent soufflait doucement, faisait courber les hautes herbes. Deux longues nattes blondes virevoltaient joyeusement dans le dos de la jeune Aloisa qui traversait la prairie, en riant aux éclats, un rire rempli de douceur et d'innocence. La petite nation dévala les pentes avant de s'allonger dans l'herbe chauffée par le Soleil. Elle contempla le ciel immensément bleu et ses nuages qui, selon son imagination, prenaient des formes d'animaux ou d'objets. Elle ferma les yeux quelques secondes mais s'endormit aussitôt, tant l'ambiance était apaisante. Si apaisante que des « souvenirs d'enfance » lui revenaient en mémoire.


    Elle ne se rappelait plus très bien de cette époque-là. La seule chose qui l'avait marquée, c'était cette main à la fois douce et puissante qui la tenait debout, alors qu'elle faisait ses premiers pas. De ces deux bras forts qui la berçaient doucement. De ces longs cheveux blonds qu'elle s'amusait parfois à tirer lorsqu'ils étaient à portée de ses petites mains. Et son rire amusé chaque fois qu'elle le faisait, la faisait sourire.
    Germanie n'avait souri que quelques fois dans sa vie. Dans les moments les plus importants, quand ses « enfants » comme Prusse ou Suisse avaient vu le jour. Aujourd'hui encore, il souriait. Il avait eu une fille contrairement aux autres fois. Elle avait de beau yeux bleus et des cheveux blonds comme les siens. Et un adorable sourire qui faisait fondre l'armure de glace qu'il était. C'était Aloisa qu'il tenait dans ses bras. Une future petite nation.
    Les années passant, la petite fille avait connu ses grands frères. Celui avec les cheveux blancs était un enfant surexcité et bruyant mais qui adorait et protégeait son petit frère, blond aux yeux bleus comme elle. Il y a en avait un autre, un brun qui se faisait toujours embêter par l'albinos. Prusse, Saint-Empire-Romain-Germanique (du moins à cette époque) et Autriche. Elle n'avait vu qu'eux. Les autres, elle les verra quand elle grandira.
    Aloisa se voyait maintenant debout, tenue par Germanie. Elle fit quelques pas tout en serrant son index, puis il la lâcha et la laissa faire ses premiers pas. Elle sentit sa main la pousser vers l'avant. Elle hésitait, s'arrêtait puis reprenait jusqu'à ce qu'elle trébuche pour la première. Elle devait savoir ce que ça faisait de tomber. Elle devait grandir seule désormais. Car, lorsqu'elle se retourna, celui qui l'avait créée n'était plus là.



    Elle se réveilla sur cette note mélancolique quelques heures plus tard. L'heure du déjeuner approchait. Son ventre gargouilla, réclamant de quoi se sustenter. Elle se leva donc, regarda les alentours et s'aperçut qu'elle connaissait l'endroit. Plus bas, elle vit le manoir d'Autriche. Son visage s'illumina d'un grand sourire et elle se dirigea vers la demeure de son protecteur. Au fur et à mesure qu'elle s'approchait, elle pouvait entendre des notes de musique, celui d'un piano, qui se mélangeaient et se perdaient dans la mélodie du vent. Elle décèlera le pas, puis entra tout doucement dans l'imposante maison. Reconnaissant la mélodie, elle se dépêcha et frappa doucement à la salle de musique où Roderich, ainsi s'appelait l'autrichien, passait son temps à jouer et à méditer.

    La blondinette ouvrit prudemment la porte et observa le brun. Il se retourna et s'aperçut de sa présence. Elle allait s'excuser, dire quelques choses mais il la prit de court :

    -Entre, Aloisa.

    Elle ne pouvait qu'obéir et entra timidement, ses doigts jouant nerveusement avec le bout de ses cheveux blonds. Les joues légèrement rosées, elle s'approcha doucement du pianiste.

    - Bonjour, Austria-san.
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