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 They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]

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MessageSujet: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Lun 30 Avr - 15:36

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On les avait prévenus, pourtant. Des années et des années durant, le sujet était à la une partout, sur le devant des problèmes mondiaux. Revenant sur le tapis à chaque fois, ce soucis de fonte des glaces était souvent relégué au second plan, parce que économie avant tout. Le capitalisme, ce fléau, la mondialisation, ce délicieux phénomène à double tranchant.

Autant ça lui avait profité, au début, à lui et son économie bancale de sortie de guerre mondiale dans laquelle il n’avait absolument rien à faire à la base. Il lui avait fallu un bon nombre d’années avant de se faire une place digne de ce nom sur la scène mondiale, et à peine s’était-il débarrassé d’Alfred que le nordique devait faire face à la crise financière de 2008 qui manqua de le foutre en faillite. Heureusement pour lui, la mondialisation faisait que si il coulait, la réaction type Domino Express qui en résulterait ferait s’écrouler l’Europe, et Russie l’avait compris et lui avait gentiment - ou plutôt sournoisement - prêté de quoi sortir la tête de l’eau. Hallelujah pour les russes.

Bref. Lui l’écologie, il était très fort dans le domaine. Comme tous les autres pays nordiques d’ailleurs. Juste qu’il avait un petit truc avec les bagnoles, rien de grave vu que y’a que 300 000 péquenauds en Islande. Conférence de Copenhague pour le climat, ça avait fait du bruit, à l’époque, engouement pour les pauvres oursons du pôle Nord qui n’avaient plus de banquise où poser leurs pattounes, élan d’affection pour les malheureux bambous en voie de disparitions à cause des pandas - à moins que ce soit pour les pandas tout court.

Pas comme si Nataniel en avait quelque chose à foutre des pandas. Tant qu’on touche pas aux macareux. C’était très bon comme volaille, sauf que pas de bol, y’en avait de moins en moins, et l’espèce n’allait pas en s’agrandissant, même maintenant. Puffin était un cas particulier, protégé depuis des siècles par on ne sait quoi, il avait vécu une bonne vingtaine de vies de macareux banal. Heureusement pour l’islandais qui était plutôt millénaire dans le genre.

Les glaces avaient fondu. Très rapidement. Trop rapidement. Ils n’étaient pas tous morts en 2012 comme c’était prévu, dommaaaaaage les aztèques. C’est con de se tromper comme ça. Mais ça n’avait pas empêché la fonte de continuer, à un rythme de plus en plus soutenu, avec la montée des pays très peuplés comme la Chine et l’Inde. On ne pouvait pas les blâmer pour leur industrialisation, n’empêche que ça n’aidait pas à sauver les glaces de l’Arctique, du Groenland et même de l’Antarctique. Lui aussi était touché. L’Islande portait quand même bien son nom, mais plus maintenant. Les glaciers islandais, recouvrant près de 11% de la surface terrestre du pays avaient fondu, soit 11400 km² qui n’étaient plus recouverts de glaces. Soit des milliers de mètres cube d’eau douce déversés dans l’Océan Atlantique. Ajoutez-y celles de tous les autres pays touchés par ce réchauffement à grande vitesse et c’était la cata. Littéralement. On avait observé une baisse phénoménale des températures, chez lui.

Nataniel crevait de froid. A cause du réchauffement, oui oui. Cette foutue hausse des températures avait entraîné la fonte des glaces et oh le hic, une perturbation du courant océanique le plus connu au monde. Le Gulf Stream. Bye bye les eaux chaudes de l’Amérique Centrale apportées aux pays du Grand Nord qui réchauffaient gentiment ceux qui se pelaient déjà pas mal le cul là haut. Et bonjour le froid qui reprenait ses droits maintenant. Certains pourraient dire « Tant mieux ! Comme ça les glaciers vont se reformer ! ». Tu parles Charles. Ça se fait pas en un tour de main, des glaciers. Pour l’instant c’est juste un grand froid qui règne sur tout le pays, au désespoir des pauvres islandais qui, après une énième éruption, avaient bien du mal à cultiver quoi que ce soit sur les terres gelées. Nataniel crevait de froid et de faim, donc.

Mais il n’était pas le seul. Un certain pôle aussi devait pas vraiment avoir apprécié les bouleversements climatiques qui ébranlaient à présent le monde et menaçaient non seulement l’économie mondiale mais aussi les populations de chacun. L’islandais affaibli était en très bons termes avec Sialuk, le représentant du pôle Nord. Le climat polaire et les goûts particuliers pour les poissons pas frais, ça rapproche, y faut dire. Et ils étaient dans la même mouise. Enfin, l’un moins que l’autre.

Nataniel avait des terres, des terres qui s‘écartaient sans arrêts, à cause de la faille sur laquelle elles étaient, mais des terres quand même. C’était une île, une île qui s’agrandissait chaque année avec les coulées de lave. Sialuk ne tenait que par une dorsale, rien de bien folichon, et sans glaces, il serait beaucoup, beaucoup plus en danger que l’islandais. Il devait quoi, lui rester quelques kilomètres carrés ? Nataniel n’en savait rien, et c’est pour ça qu’il s’était rendu au pôle Nord, emmitouflé dans son épais manteau de ski qu’il avait très bien rentabilisé depuis quelques années. Frappant à la porte, il se demandait dans quel état il trouverait le glaçon.
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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Ven 4 Mai - 20:23

    Tous ces gens, toutes ces personnes qui polluent notre atmosphère si pur, ils sont si cruels, égoïstes et on en passe bien des adjectifs pour qualifier le genre humain. Le jeune Sialuk, représentant du pôle Nord, très jeune encore il y a pas si longtemps et si grand par sa taille. A présent son petit paradis glacé se rapetisse perpétuellement, tout ça à cause de la pollution. Le jeune garçon le vit mal, très mal, il aimerait pouvoir protéger ses animaux, ses seuls amis, afin de leur octroyer une vie éternelle. Le pôle Nord, contre la technologie, avait été dominé par Russie qui le gouverne encore aujourd'hui. Avançant sur le peu de terre, il alla se rendre vers les quelques restes de civilisation... Oui, Russie l'avait abandonné, les ressources de ce territoire était épuisées désormais. Saliuk se sentait abusé, exploité. Il le détestait encore plus qu'avant. En plus, plus personne ne venait le voir, tout le monde l'avait abandonné. Même pôle Sud et sa maman Arctique avait disparu de la circulation, une larme perla sur la joue du jeune garçon... Il continua de s'avancer, cherchant de la nourriture, finalement, un petit endroit bien glacé fut trouvé par le jeune garçon, perçant le sol avec une sorte de perceuse manuelle, il perça soigneusement la glace, faisant un cercle parfait, prenant sa canne à pèche rétractable, plus pratique pour le transport, il laissa descendre sa ligne doucement, l'estomac gargouillant, son ours s'approcha, l'ayant entendu de loin. Le jeune homme tourna sa tête vers son ami.

"Oh c'est toi mon ami. Tu as faim ?"

    Il sourit de plus belle face à cette venue impromptue. Soudain, ça mord ! C'était devenu de plus en plus rare à cause de la pollution, mais quel fut la joie de Saliuk quand il remonta le poiscaille... Mais, son grand cœur parlait, il donna le poisson à son ami et recommença à pêcher. Patientant pendant plusieurs longues minutes... Mais rien, rien du tout ne mordait, qu'elle fut sa tristesse. Finalement, Nord abandonna sa pêche et décida de rentrer. Il devait bien rester un morceau de pain. Traînant le pas, bien vite il arriva chez lui malgré tout. Soudain, levant le regard, une présence devant sa porte, il toquait. Cela faisait trop longtemps qu'il n'avait plus vu personne, soudain Ours grogna, Saliuk lui demanda donc de se calmer et interpella le nouveau venu.

"Q-Que voulez-vous ?"

    Demanda-t-il sur un ton sec, du haut de son petit mètre cinquante... Dire qu'il s'approchait du mètre quatre-vingt au dix-neuvième siècle. Il avait autant rétréci que cela. Il s'approcha donc, le dévisageant au fur et à mesure jusqu'à être suffisamment prêt pour reconnaître cette chevelure si particulière et sa prestance inimitable... Il se figea de stupeur, ses joues devenant rouge de colère, son souffle se coupa à plusieurs reprises et le jeune garçon se mit à hurler.


"T-Tu viens faire quoi ?! "

    Les poings du garçon se serrèrent fortement, méprisant très sévèrement la venue de l'islandais, cela remontait à si loin qu'il ne l'avait pas vu, bien avant l'abandon de Russie et bien avant la fonte irrémédiable des glaces, enfin croit-il, à vrai dire, Nord ne s'en souvenait absolument plus à quand ça remonte. Apparemment, le reproche était plus d'ordre émotionnel et sous la pression de la faim qu'autre chose, intérieurement, il était très heureux de le revoir mais la colère corrompit son esprit, il agissait tel un enfant qui avait pas vu sa maman de la soirée et qui la bouderait.
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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Dim 13 Mai - 21:37

L'écologie, ça n'avait pas été trop son truc, à Nord-Pas de Calais. Même pas du tout son truc, parfois, comme au XIXe siècle, qui a vu fleurir sur son sol fleurs de charbon et corolles de fumée.

Et purée, quelle erreur ça avait été. Camille aurait voulu remonter le temps, prendre la main de toutes les nations, qu'elles soient éléphantesques ou minuscules, et les entraîner dans une ronde utopique vers un monde où le réchauffement climatique ne serait qu'un scénario catastrophe digne des films à gros budget hollywoodiens.

Oui, utopique, c'était le mot. Car ce qui s'étendait devant elle, ce n'était pas la terre fertile et rieuse qu'elle connaissait, mais une langue de glace venant s'échouer à ses pieds. La langue semblait appartenir à quelque monstre, étendant son affreux corps trop blanc sur les deux pôles, et qui , paresseusement, avalait la lande et, juste devant Nord-Pas de Calais, la Manche. Camille se sentait revenue au même point que ses ancêtres. Ceux qui côtoyaient les mammouths et allaient en Angleterre le temps d'une petite randonnée.

Que lui restait-il, à la pauvre petite Nord-Pas de Calais ? Juste sa détermination. Elle ne savait même pas qui était mort dans cette ère de glace, qui survivait. Elle aurait pu très bien être seule au monde, jeune femme-étincelle sur un lit de neige, elle ne savait rien. Camille était trop seule. Bien trop seule.

Elle avait besoin de parler. C'était le constat qu'elle avait lentement dessiné, au fur et à mesure de ces jours -de ces années?- solitaires. Plus que de manger ou boire, Nord-Pas de Calais avait besoin de parler. Mais à qui ? Le désert qui s'étendait au sud l’étouffait. Mais la mer, elle, avait gardé son piquant, sa vivacité. La mer...ça lui rappelait ce carnaval, là, qui fêtait le départ des marins qui allaient chercher la morue en Islande.

Son choix fut vite fait. Soit elle rencontrait une autre nation au Nord, soit elle pouvait crever et pourrir sur place.

Camille prépara un bateau, qui venait d'elle-ne-savait-où, mais qui semblait adapté pour affronter les icebergs et autres glaçons d'eau salée. Elle se couvrit jusqu'à ressembler à un bibendum de laine et de polaire, puis, sans prendre d'autres affaires qu'un peu de vivres, mit les voiles.

La traversée fut assez longue et chaotique. Mais c'était ça ou..rien, en fait.

Et il faisait froid. Camille ne sentait plus, à force, le bout de ses doigts.

Enfin, un après-midi, elle accosta en une terre qu'elle identifia comme étant celle d'Islande. Nord-Pas de Calais, autant qu'elle s'en souvienne, ne lui avait jamais vraiment adressé la parole, mais une personne est une personne, un contact est un contact. Camille erra un moment, avant d'apercevoir, au loin, une silhouette, s'éloignant. Celle d'Islande, à ne pas en douter.

Nord-Pas de Calais voulut crier, lui dire de l'attendre, qu'elle puisse le voir, mémoriser son visage , lui dire tout ce qu'elle avait sur le cœur, même si ce dernier ne comprendrait pas un traître mot de son français mâtiné de ch'ti. Elle ne réussit qu'à pousser un misérable appel. Inquiète de le voir disparaître, elle se mit à courir, s'étala sur le sol gelé, se releva aussitôt.

La petite silhouette dansait devant elle comme la flamme d'un briquet. Si elle l'attrape, elle se brûle. Sinon, elle s'éteindra. Et Camille voulait intensément se brûler.

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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Lun 14 Mai - 20:48

Il y a quelque temps, il avait bien cru ne plus jamais pouvoir bouger de son continent isolé. Le trou dans la couche d’ozone juste au-dessus de sa tête lui avait donné des migraines atroces et l’avait fait fondre d’au moins 10% de sa masse. Beaucoup moins grave que ce que son ami au Pôle opposé avait pu perdre. Le pauvre. Et les pays d’Europe du nord devaient trouver la situation absolument désastreuses, eux qui dépendaient tant du Gulf Stream!...

Mais… si le climat du Pôle Nord pouvait être très rude, le climat en Antarctique était désormais d’un froid abyssal.

Mais Fabian le savait bien. Il y avait vécu toute sa vie. Et a chaque fois qu’il se retrouvait au Nord de l’hémisphère, comme en ce moment, il s’y sentait comme au printemps. Enfin, plus ou moins… Disons seulement que ça change du -89°c habituel. Et puis lorsque le CÉRI –Centre d’Études et de Recherche Internationale- partait en expédition, Fabian était toujours partant, sachant que ses manchots se débrouillent très bien sans lui au cours de l’hiver austral.

Habituellement, il s’occupait de faire le boulot là ou les autres n’aurait pas tenu dix secondes dans un tel froid. Fabian était parti depuis quelque jours, dans le but de dégager les antennes satellites de la glace qui s’y était agglutinée. Donnant un dernier bon coup de pioche sur l’antenne, il sorti sa boussole et son GPS…qui n’avait plus de batteries.

Il remit son GPS dans son énorme sac-a-dosen lâchant un soupir, un peu découragé. D’ailleurs, la boussole non plus ne savait plus ou donner de la tête. Il était probablement trop près du pôle magnétique. Et la prochaine antenne était à 200 km de marche. Autant continuer tout de suite.

Sur son chemin, Fabian trouva un lac gelé. Espérant y trouvé quelques poissons, il sorti son harpon et cogna sur la glace qui se brisa après plusieurs coup. Ôtant son manteau et son pantalon de neige, ne gardant que son t-shirt et ses sous-vêtement, il plongea dans le lac congelé. Il nagea le plus profond possible. Mais aucun poisson. Que des algues, mais ça peut toujours servir. Plus loin, une carcasse de phoque. Retenant encore sa respiration , il récupéra la graisse. Cela sera un excellent combustible pour un feu!

Le garçon revint à la surface, se surprenant lui-même par son endurance au froid. Seul la pointe de ses cheveux s’étaient mise à geler et à devenir blanche. Se rhabillant rapidement pour ne pas risquer l’hypothermie, il remit son sac à dos , s’arma de son harpon et marcha encore vers le Nord.

…Jusqu’au moment ou il aperçut des silhouettes à l’horizon. Ainsi qu’une maison. Mais de qui pouvait-il bien s’agir? Fabian se coucha à plat ventre et se cacha derrière un monticule de neige. Se la jouant un peu à la James Bond il commença à espionner de loin des individus. Il en dénombra au moins trois. D’abord Pôle Nord. Il ne l’avait pas reconnu. Avait-il encore rapetissé?... Il y avait aussi Islande. Lui aussi avait une sale mine. Et puis une autre personne qu’il n’avait jamais vue. Elle était trop loin pour qu’il ne la reconnaisse.

Fabian retient son souffle et choisit de rester tapis un moment. De tout façon, il serait fort étonner que les autres ne le reconnaissent. Cela faisait un moment qu’il n’avait pas mis le nez hors de l’Antarctique. Et puis il n’avait certainement pas bonne mine d’ailleurs. Le garçon avait les joues creusées par le manque de nourriture qui l’avait affecté et le teint pâle d’un malade.

Oui… valait mieux qu’il observe pour le moment. Les autres ne le reconnaitraient pas de toute façon.

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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Jeu 24 Mai - 12:20

Nataniel attendait depuis deux ou trois minutes à peine, devant la porte de la demeure du Pôle Nord. Le froid lui mordait la nuque à travers les mailles de l’écharpe neuve, tricotée quelques jours avant à peine. Quoi de mieux pour s’occuper pendant les longs soirs d’hiver que de tricoter devant Big Bang Theory , une tasse de café au lait brûlante posée à côté, le macareux ronflant sur les genoux et dégageant sa chaleur corporelle. Là, il aurait bien aimé être la veille, bien au chaud dans sa bicoque de bois bien isolée grâce au toit couvert d’herbes folles. Et il entendit un grognement pas franchement humain derrière lui. Donc il se retourna. Et recula. Un ours, rien de moins.

C’est pas que Nataniel est peureux, hein, mais les nounours blancs, c’est pas réputé pour être très très gentil, et il ne tenait pas à finir en pâtée d’ourson. Il se calma immédiatement quand il entendit une petite voix, appartenant manifestement à la petite silhouette à côté de l’ours, qu’il n’avait pas tout de suite vue. Il dévisagea le petit, tout petit Sialuk, qui avait rétréci au point que l’islandais le regardait de haut, au moins vingt bons centimètres de plus. Des années auparavant, il aurait été tout fier, de dépasser quelqu’un comme ça, parce que y’en a marre d’être dans les plus petits –pour ça que Finlande, à chaque fois, Islande ne se gêne pas pour lever le menton histoire de. Mais là, il était plus effaré, voir horrifié, de voir à quel point le glaçon avait fondu. Il était à peine plus haut que Ladonia ou Sealand, et c’était inquiétant, même pour un islandais qui n’en a rien à foutre du reste du monde.

"T-Tu viens faire quoi ?! "

La colère du petit était évidente, mais la raison, un peu moins. Nataniel s’offusqua, ne comprenant pas pourquoi il se faisait recevoir de la sorte, mais il se retint de lui dire qu’il n’avait pas besoin de lui gueuler dessus, en voyant l’état de Sialuk. Il avait simplement l’air énervé, fatigué, affamé. Il lui rappelait quelqu’un, qui avait la même attitude face à un grand blond à la pince d’argent, il y a déjà plus de 1300 ans. Le problème n’était pas le même, les conséquences non plus, la solution, encore moins, mais la rage, la frayeur et la faim, c’était pareil. C’était équivalent. C’était détestable. Il rabaissa son cache nez, dévoilant ses joues creuses et ses lèvres bleuies de froid, mais c’était surtout pour qu’il l’entende parler, que ses dires ne soient pas étouffés par les couches de laine à la façon d’un célèbre gamin de huit ans à l’anorak orange.

« Je suis venu te voir, tout simplement… »

Et il perdait ses mots. Il ne savait vraiment pas quoi dire. « Coucou j’suis venu taper la discute avec toi bro, comment qu’tu vas depuis le temps ? Petite famine hein ? Oh c’est rien t’inquiète y’a pire dans la vie j’te garantis, tu vas voir, dans pas longtemps ça s’ra fini, wesh. ». Décidément, non. Islande n’est pas réputé pour son empathie, et sa capacité à rassurer, comprendre, aider les gens. Il a déjà du mal à s’auto gérer, alors les émotions des autres, ça lui passe au-dessus. Mais Sialuk… Il lui faisait pitié. Pitié, c’est le mot. Pas la pitié dans le sens « Meeec, tu crains sérieux, t’fais pitié là. », mais dans le sens « Le pauvre petiiiiiit ! ». Non, jamais Islande ne dira ça avec autant de i. C’est pour sa tête ça.

Il s’approcha de Sialuk, lui tendant une main amicale, restant à distance quand même, parce que le nounours, il était pas rassurant. Puis c’est là qu’il remarqua une présence en plus. Une silhouette, assez loin, qui s’agitait. Pote ou bête féroce ? L’islandais ne pouvait le dire. Il se contenta de regarder la silhouette s’avancer, puis rétrécir, chutant apparemment sur la glace. Elle grandit à nouveau, et Nataniel se dit que ça devait être quelqu’un, mais qui, ils le sauraient après. Il se contenta de lui faire un signe de main et de reporter son attention vers Sialuk, ne remarquant pas l’homologue sudiste du Pôle Nord, planqué. Il n’avait pas fait attention aux bruits de pas dans la neige, faut dire que les instincts de petit chasseur à l’oreille tendue, ça faisait quelques siècles qu’il ne les avait plus tellement, puisque tout tombait dans son assiette après une main tendue pleine de monnaie. Si c’était pas triste.

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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Dim 27 Mai - 7:42

    L'attitude stoïque d'Islande était toujours comme à son habitude, on peinait à cerner très clairement ses attentions à chaque fois qu'il avait l'honneur, ou le malheur, de le rencontrer. Ce dernier ne semblait bien évidemment pas rassuré de voir Ours, l'ours blanc bien entendu pas le manchot, qui semblait considérer ce nouveau venu comme étant un mets des plus rares. Mais obéissant à Pôle Nord, ce dernier ne sauta pas sur le repas si délicieux. Sialuk l'écouta très attentivement, malgré une fatigue de plus en plus grande et surtout une faim impressionnante, le petit nord prenait dans ses dernières ressources le fait de tenir debout. Quand il baissa son anorak et qu'il commença à parler et dire une phrase très spéciale pour le petit...

« Je suis venu te voir, tout simplement… »

    Le cœur du petit nord se serra, le regardant avec des larmes qui coulèrent sur ses joues et se précipita vers lui quand ce dernier lui tendit la main, le prenant dans ses bras, se sentant si heureux d'enfin retrouver un ami après toute ces années où les autres pays l'avaient complètement oublié... De ses petites mains, il le lâcha plus, accrochant ses petits ongles dans ses gros vêtements, il tentait de cacher sa veste, Ours semblait attendri lui, posant ses fesses dans la neige en les regardant. Le gamin pleurait encore dans les bras du pauvre nordique, le remerciant plusieurs fois.

"M-merci Nataniel..."

    L'attitude du petit Saliuk était très singulière, faut dire qu'il a jamais accepté de serrer un seul des ses pères, alors un ami qui n'avait jamais été là pour lui, cela pouvait par être étonnant, et surtout un ami d'un de ses papas : Danemark, surtout qu'il arrivait plus à rien dire d'autre, sanglotant comme un petit enfant, encore une fois. Quoiqu'il en soit, Ours les regardait. S'il pouvait soupirer de soulagement, il le ferait, il se contenta de grogner quand il vit, à l'inverse de Saliuk, une jeune fille arrivée et s'écraser lamentablement dans la neige. Curieux, ce dernier s'en approcha et renifla le corps inerte. Sans la manger car, contrairement à Islande, cette dernière ne semblait pas agressive, juste atrocement dangereuse à cause de sa maladresse.


    Mais au loin, un visiteur impromptu se cachait, terré dans la neige, mais on y pense que Saliuk a trois animaux qui connaissent bien la banquise, certes qui rétrécit, mais les connaissait comme leur poche, enfin... S'ils en avaient ! Manchot et phoque s'approchèrent donc du nouveau venu, qui leur sembla familier malgré tout et, manchot dans un geste des plus amicaux, posa son aile dans son dos en poussant un cri, comme on dit couramment, un jabotement afin d’interpeller la personne qui représente l’Antarctique, à se demander s'il ne voulait pas faire peur à cette personne. Bien entendu ce "cri" fit tourner la tête à Saliuk, mais voulant pas relâcher son étreinte, il se contenta d'observer, remarquant cette fois la nouvelle venue, inconnue au bataillon pour le jeune enfant.


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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Dim 27 Mai - 13:54

Nord-Pas de Calais courait, l'air froid lui déchirait les poumons, mais quelque part, ça lui faisait un bien fou. Enfin, elle se sentait vivante. Pas comateuse. Concentrée sur son 'objectif', tellement concentrée que presque rien ne pourrait détourner son attention.

Au fur et à mesure qu'elle avançait, Camille distingua une deuxième silhouette. Ça la motiva encore plus, ses jambes tricotèrent encore plus vite sur le sol gelé. Une deuxième fois, elle tomba, menton contre la glace, et encore une fois, elle se releva très vite. Pourquoi ses jambes s'obstinaient-elle à se dérober sous la petite région? En quelques secondes, elle ne fut qu'à quelques dizaines de mètres des deux. Nord-Pas de Calais fut obligée de s'arrêter, de se courber pour reprendre son souffle, un poing de côté glacé ayant pris sa poitrine et l'étreignait avec une force insoupçonnée. Quelle riche idée, si inspirée, le marathon du côté du cercle polaire. Allez, expiration, inspiration...Oui, c'est ça, lentement, progressivement. C'est bien, Camille, la douleur reflue.

Plus modérément, mais à une allure que l'on pouvait sans mal qualifier de hâtive, Nord-Pas de Calais s'avança encore. Oui, il y avait Islande, c'était indéniable. Quant à l'autre, là...il lui disait vaguement quelque chose. Camille se força à s'en souvenir, allons, dans sa longue vie de région, elle avait bien dû en entendre parler, l'avoir vu en photo...Et pourtant, malgré tous ses efforts, impossible de mettre un nom sur sa face réticente. Plus que cinq mètres, Nord-Pas de Calais. Presque contre sa volonté, elle se remit à courir.

-'Je suis si contente de vous voir!' dit trop fort Camille, sans se soucier le moins du monde de ce que l'islandais et l'autre pouvaient bien être en train de faire avant qu'elle ne débarque.

De ses mains gantées, elle encadra le visage de l'un, de l'autre, les regardant comme si c'était la première fois qu'elle voyait un être humain. Elle les détaillait, se les décomposait pour ne jamais les oublier. Les yeux, telle forme, telle couleur. La bouche, telle courbure. Le nez, telle largeur...Elle respirait tellement fort et vite que les verres de ses lunettes se voilèrent d'une légère buée.

-'Vous ne pouvez pas savoir combien je suis contente de vous voir, vraiment, j'ai été toute seule depuis je-ne-sais combien de temps, j'en suis venue à me demander si j'étais seule, mais non, c'est merveilleux, vous êtes là, je peux vous voir, je peux vous toucher, vous êtes réels, oui, je suis si soulagée, je, je...' dit très, trop fort et très, trop vite Nord-Pas de Calais, en attrapant chacun par les épaules.

Ses mots se perdaient, ses phrases s’essoufflaient, sa voix déraillait et son accent ressortait plus que jamais, mais ça lui importait si peu, à cet instant très précis. Elle avait beau ne déceler que de la surprise légèrement mâtinée d'hostilité sur les visage des deux garçons, Camille s'en fichait éperdument. Ils pouvaient bien ne pas la sentir, tant qu'ils la laissent parler, qu'ils écoutent et qu'ils répondent. Enfin quelqu'un. Oui, enfin quelqu'un...Nord-Pas de Calais continuait à s'agripper aux anoraks :

-'Ne me laissez plus seule, d'accord? Je ne le pourrais plus...'

Sa voix se brisa, mais le cœur y était. Camille remarqua quelqu'un de caché dans un coin.

Allez, ch'ti time!:
 

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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Lun 28 Mai - 13:33

Avant que le manchot ne vienne le déranger, Fabian observait les trois compères du Nord avec fascination. Tous les trois se serraient dans leurs bras, se souriaient et même pleuraient ensemble. Ils étaient - quel était le mot pour cela déjà?...oh! oui..- émus. Fabian, malgré son récent accès à la civilisation, n'arrivait toujours pas à placer les mots pour chaque émotion. Les humains pouvaient ressentir tellement de choses! C'était complètement captivant. Mais tellement étrange pour lui. Il avait l'impression parfois d'être un véritable petit extra-terrestre. Surtout qu'eux étaient emmitouflés jusqu'au cou et lui se baladait en manteau de printemps et en jeans.

On peut devenir étrange au bout de centaines d'années d'isolement,vous savez.

Quand Antarctique remarqua le manchot, il cligna des yeux de surprise. Il se replia un peu plus dans la neige et fit un signe de «Allez, ouste!» au manchot. Il n'avait pas envie de se faire repérer , il aurait seulement l'air bizarre de les fixer comme ça. Mais le manchot ne sembla pas saisir le conseil et vient se coller à lui.

Génial.

Le garçon releva légèrement le menton pour constater qu'il s'était fait remarquer par la jeune femme blonde. Il se retourna vers le manchot avec un soupir agacé et un air découragé dans le style: « Merci beaucoup le manchot...». Qu'allait-il pouvait bien faire maintenant. Songeant qu'il ne pouvait tout de même pas faire l'innocent (Moi?...oh rien. J'ai seulement perdu mes verres de contact!) Fabian eu une idée. Il ouvrit son énorme sac-à-dos et sortit un contenant hermétique où se trouvaient ses provision de poisson. Il comptait les garder pour son voyage du retour mais... Tant pis.

Il mangerait le mois prochain.

Il se leva avec une grande prudence. Les trois nordiques n'avaient pas l'air hostile du tout, mais Fabian avait toujours appris à agir avec prudence. Il alla jusqu'à eux, ne les quittant pas une seconde de son champ de vision. Il s'arrêta à 2 mètres d'eux, le contenant de poisson à la main. Il ne les quittaient pas du regard.

- Cadeau , dit-il de sa voix bien particulière, en déposant bien devant eux les poissons.

En effet, Antarctique avait la voix de quelqu'un qui n'a jamais beaucoup parlé dans sa vie (ce qui était d'ailleurs le cas). Elle était profonde - presque ténébreuse - et semblait venir de très loin. Comme si ses intonations proviendraient du fond de ses tripes, qu'elles remontaient jusqu'à sa gorge et coulaient comme l'eau d'une caverne, empreints de mélancolie. Bref, la voix de quelqu'un qui provenait du bout du monde.

Il parla encore.

-Je sais que ce n'est pas grand chose, dit-il en posant un pied en arrière pour reculer, mais c'est tout ce que j'ai.

Antarctique,immobile, continuait de fixer les trois compères nordiques à tour de rôle avec intérêt. Quand il regardait la fille, il examinait ses lunettes et songeait: « Que sont ces choses qu'elle a sur le visage déjà. Je ne me rappelle plus du nom..». Quand il regardait Pôle Nord et son ours blanc, il pensait: « Ces ours blancs sont des mammifères captivants! On dirait une bouboule de poils.». Quand il regardait Islande et son anorak orange, il se disait: « Drôle de couleur.. C'est très voyant, j'en ai presque mal aux yeux»..

Fascinant.

Puis, il se rappela que, dans la civilisation, on ne pouvait pas fixer les gens aussi longtemps. Ah!...oui. Il avait oublié ce détail. Cela faisait trop longtemps qu'il n'avait vu personne. Antarctique porta son regard ailleurs et s'apprêta à reculer une seconde fois.
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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Jeu 31 Mai - 13:41

« Euh… De rien ? »

Instantanément, Nataniel se figea. Sialuk venait de le serrer dans ses bras. Fort. Un câlin, tout simplement. Déjà, l’islandais et le contact physique, ça faisait trois, voire quatre. Seuls quelques privilégiés avaient droit à un effleurement de la part de Nataniel, alors là, le câlin, c’était impromptu, dans le genre. Il déglutit et tapota doucement l’épaule de Pole Nord, ne se sentant pas le cœur à le repousser. Il s’autorisa même à passer un bras autour des épaules du plus petit, le serrant un peu, dans une étreinte rassurante, au vu des sanglots qui agitaient le glaçon. Nataniel n’avait pas l’âme d’un grand frère ou quoi que ce soit, alors il se contenta d’être là, et de lever le nez quand l’un des animaux de Sialuk émit un son.

Nataniel observa le manchot un instant, et fut coupé dans son observation par une fille qui débarqua en braillant, avec un accent extrêmement prononcé, que l’islandais avait du mal à saisir. Elle leur attrapa les joues, tour à tour, et Nataniel pâlit encore plus. Trop de contacts pour lui, beaucoup trop. Et les gants froids couverts de neige sur ses joues auparavant couvertes par son cache nez, ça refroidissait direct. Elle les tenait par les épaules, alors que le petit ne lâchait pas Nataniel.

-'Ne me laissez plus seule, d'accord? Je ne le pourrais plus...'

Islande hocha immédiatement la tête, ne voulant pas paraître médisant, méchant ou quoi que ce soit. Il avait du mal à mettre un nom sur le visage de cette fille dont il avait du mal à saisir les paroles. Une blonde à lunettes, avec un air de française. Une région, c’était indéniable, puisqu’il connaissait le représentant de la France. Mais quelle région ? Nataniel ne connaissait que Bretagne, pour sa colonie de macareux et ses fêtes consacrées aux pêcheurs islandais, et Normandie, à cause des raids vikings principalement. Alors elle… Elle devait se situer pas loin à côté, ça il en était sûr. Mais de là à trouver son nom, ça faisait plus compliqué. Il se contenta de paraître au courant de son identité, pour ne pas la vexer. Puis, elle avait l’air sincèrement heureuse de les voir, et son simple bonheur à elle lui donnerait presque envie de sourire et de lui rendre son étreinte, s’il osait. Mais comme il ne connaissait pas, il ne fit pas. Et avant qu’il n’ait pu ouvrir la bouche, un nouveau venu s’avança, poisson à la main.

Ils l’avaient suivi ou quoi ? Sérieusement, depuis plusieurs années il n’avait pas vu âme qui vive, en dehors des coups de fil qu’il recevait parfois de sa famille, et là, pouf, deux personnes venues de nowhere débarquaient. Et il reconnaissait le second. Antarctique. Le trio et le glaçon se regardaient en chien de faïence, et le regard de Nataniel dévia vers le poisson. Lui ne mourrait pas encore de faim, contrairement à Sialuk, il était plutôt habitué à la famine, à force, et savait très bien se nourrir de tout et n’importe quoi. Ses réserves de poissons fermentés n’étaient pas encore vides, et même si les moutons manquaient, il avait encore des terres fertiles où les graines poussaient par-dessus les anciennes coulées de lave. Tant qu’il n’y aurait pas de nouvelle éruption grave, il survivrait. Une agitation style Laki, et c’était foutu, il pouvait bien gratter la neige pour manger.

C’est pour ça qu’il se détacha de l’étreinte de Sialuk et qu’il le poussa légèrement devant lui. Il jeta un œil à la fille, et fit un pas en arrière, la laissant passer devant lui. Il avait déjà mangé, lui, il allait bien, même s’il avait maigri plus que de raison, sa population tenait bon, les 300 000 islandais, enfin, ce qu’il en restait, c’est-à-dire les trois quarts, mangeaient encore à leur faim. Donc il allait bien. Sa vie à lui tenait non seulement à son territoire, mais aussi à sa populace, Pôle Nord et Antarctique pouvaient-ils en dire autant ? Les scientifiques parcourant leurs sols glacés n’étaient pas de chez eux, après tout. Et pour la région française, pure galanterie.

« Je n’en ai pas besoin, mais merci quand même. » fit-il, en détaillant le glaçon
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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Mar 5 Juin - 10:34

    Nataniel se figea, ne sachant plus comment réagir sans doute, éternel asocial que celui-là, en plus il commença à l'enlacer, le froid du Nord ne lui réussissait plus comme avant franchement, celui qui est surnommé Iceland! Ce dernier le rassurait ce qu'il calma ses sanglots... Mais ce moment privilégié allait être gâché, qui ose ?! Qui est le saligaud qui ose faire un tel affront ?! Mais surtout... Pourquoi plein de monde vient le voir, il aime pas trop les gens donc autant de personnes c'était désagréable... Était-ce des envoyés de papa Russie? Rien que d'imaginer cela mit l'enfant hors de lui. Une femme s'approcha, une femme à lunettes inconnue au bataillon pour le petit homme, ne sachant même pas si la France est un biscuit ou un pays. Elle parlait un dialecte incompréhensible, Sialuk l'ignora totalement, restant dans les bras de Nataniel, se blottissant comme un enfant cherchant une protection... Mais, elle lui toucha les joues, il re-cacha de plus belle sa tête contre le torse de Tonton Islande, se faisant tout petit... Déjà qu'il avait rétréci... Ours, en voyant cela, s’essaya sur le sol, ignorant son ami le craintif, car il était selon lui entre de bonnes mains. Ça se voit qu'il ne connaît pas Island celui-là...

    Mais voila, trop de monde chez lui et il avait rien à leur proposer à manger, l'enfant culpabilisa un peu mais se tût. Mais soudain de nouveaux bruits de pas se firent entendre, dans la neige, surtout qu'auparavant Manchot avait signalé une présence ennemie ! Il tourna légèrement la tête et reconnut un ami de son cousin : Antarctique. Cela le fit penser que lui, ça va, il pouvait le supporter. Après tout lui n'est pas réellement affecté par la fonte des glaces directement, mais il devait imaginer ce qu'il ressentait. Il se mit à enfouir, à nouveau, sa tête instinctivement du genre : "Nonnnn ne me regardez pas si petit et faible." Manchot le suivait, persuadé que c'était un membre de sa famille avec son drôle d’accoutrement. Continuant de jaboter, ce dernier ne le lâcha pas une seconde désormais. Nataniel le contraint à se détacher, le poussant devant lui, vers Antarctique. Ce dernier lui proposa un poisson, il regarda ce dernier et le prit... Faisant un signe de tête pour le remercier. Mais chose étonnante, il siffla et un phoque se ramena, Sialuk se pencha vers lui et caressa sa tête, lui tendant le poisson.

"Mange..."

    Il se contenta de dire de manger à son ami, ignorant ainsi sa sensation de faim, lui caressant la tête, ce dernier avala rapidement son poisson et s'allongea au sol. Sialuk se mit à sourire et se retourna vers Antarctique, ses yeux voulaient tout dire, il le remercia encore. Mais, sa sensation étrange revint, son estomac cria famine et fuit un bruit si violent qu'on pouvait l'entendre, il se le tint et le regarda.


"Chut..."

    Dit-il comme un enfant. Pôle Nord voulait aucunement montrer son état de détresse, il voulait pas qu'on s'inquiète et surtout qu'on aie pitié de lui, il les regarda donc longtemps, sans se soucier d'un quelconque protocole. Il posa son regard sur la française dans un premier temps. Croisant les bras, regard haineux.


"Tu es envoyé par quel papa?"

    Son ton était vraiment celui d'un vilain petit garçon, il regarda pas les deux autres personnes, les connaissant, mais la troisième restait une inconnue et on connait la méfiance légendaire du "grand" nord. Faut dire qu'il a été mis dans la source de nombreuses guerres violentes et sans merci.


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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Lun 11 Juin - 14:40

Nord-Pas de Calais était surprise par le nombre de personnes présentes. Enfin, c'est vrai, on est quand même dans le Grand Nord, désert humain quels que soient les âges, et là, pouf! Trois gars. A moins que le cercle arctique soit devenu un lieu touristique soudainement très prisé, les nations au-dessus de 50° Nord s'étaient bien mieux organisées qu'elle.

Ouais, on peut dire que ça avait été un bordel monstre pour Camille. Pour la France en général, d'ailleurs. Et pourtant, on ne peut pas dire que ça avait été extrêmement brutal, comme changement. Elle aurait bien pu se dire 'Tiens, je vais changer de type de production agricole, qui sait, ça pourrait bien me sauver la face dans quelques décennies!'. Mais non, elle était restée engoncée par l'habitude, emportée par ce courant des traditions... Politique stupide.

Et la semaine de cette tempête, là, celle au moins deux fois pire que celle de 1999, ça l'avait laissée sur le carreau. Comme le reste de l'Europe Occidentale, d'ailleurs. A cause des hivers de plus en plus rigoureux et longs, la production avait lentement décliné. Les stocks aussi, jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus nourrir la seconde région la plus peuplée de France en cas de catastrophe. La police dut faire des rondes de nuit pour ramasser les cadavres. Et éventuellement empêcher des cannibales désespérés de sévir. Les bonnes fesses de Nord-Pas de Calais avaient fondu.

Aussi, si aujourd'hui elle s'était plus ou moins relevée -il faut dire qu'en retranchant un million et demi à quatre millions, ça fait nettement moins de bouches à nourrir-, Camille considérait toute nourriture comme précieuse. Comme une sorte d'or trivial. Donc, ce poisson, elle le voyait presque comme un bijou. Le plus petit s'en empara, et le donna à manger à un phoque qui sortait de elle-ne-savait-trop-où. Ce geste surprit Nord-Pas de Calais, plus habituée à penser d'abord aux hommes qu'aux animaux, et qui, incapable de faire mentir son attitude, le fixa avec des yeux ronds. Le garçonnet s'en aperçut, lui jeta un regard bien peu avenant, la fixant à son tour.

-'Tu es envoyée par quel papa?'

Camille haussa un sourcil, surprise de la question. Néanmoins, elle y répondit en faisant, pour une fois, attention à sa prononciation.

-'Mon père ? Il est mort il y a près de deux mille ans, tu sais.'

L'enfant sembla encore plus incertain, encore plus sur ses gardes. Nord-Pas de Calais esquissa alors un sourire et lui expliqua doucement :

-'Hé, je ne vais pas te faire de mal, tu sais. Je suis juste une petite région française, Nord-Pas de Calais -tu peux m'appeler Camille si tu veux-, toute seule, alors je cherche de la compagnie, c'est tout. Picardie a clamsé à la suite de la tempête, France a d'autres chats à fouetter que de s'occuper de moi, alors...voilà.'

Nord-Pas de Calais haussa les épaules, fataliste. Puis, elle se rendit compte du silence, s'épaississant, et du poids du regard des autres.

-'Quoi ?'

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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Ven 15 Juin - 14:57

En examinant de plus près les trois compère du nord, Antarctique pu se faire un portait de chacun d'eux. Un peu comme lorsqu'un scientifique établie une théorie. Et seulement avec l'aide du poisson qu'il leur avait présenté. D'ailleurs, ce n'était pas par générosité qu'il leur avait donner ce poisson, ni pour faire sa bonne action de la semaine. En fait, Fabian ne faisait jamais rien sans avoir une raison. Dans ce cas si la raison était de pouvoir établir le caractère de chacun d'eux. Bref, de se faire un jugement à leur sujet. Question de prudence.

Et Antarctique jugeait très rapidement...

Si l'islandais avait refusé le poisson (cela avait d'ailleurs un peu vexé Fabian,n'étant pas du genre à faire des cadeaux en plus), c'est parce qu'il n'avait pas faim. Soi cela, soi il s'agit de la très connue indépendance islandaise. Peut-être un peu des deux?..Que savait-il de cela?..Pourtant, il est allé voir Pôle Nord, pour le voir, avait-il entendu. Islande était-il aussi humaniste? Il ne comprendrai jamais les humeurs nationale. Ce genre de chose est beaucoup trop abstraite. Il lui faillait du concret.

Du côté de Pôle Nord, il donna le poisson tout de suite au phoque, sans y toucher lui-même. Pensez aux autres avant vous même. Fabian trouvais cela admirable... Il n'aurait pas fait mieux. Et pourtant, Pôle Nord semblait souffrir beaucoup plus que tous les autres du manque de nourriture. Il fallait croire que,parfois, l'affection dépasse la raison. Chose aussi très abstraite pour Antarctique. Par contre, il s'emportait décidément très vite.

Paix mes amis, paix.

Quant à la blonde dame, Antarctique avait vu le regard surpris qu'elle avait eu en voyant Sialuk donner le poisson au phoque plutôt que de le garder pour soi. Intelligente. Et surtout consciente que chaque chose est une ressource. Même le plus insignifiant poisson... Elle devait être humaniste pour cela, non? La seule chose qu'il pouvait lui reprocher s'était d'avoir France comme relative. Il n'aimait pas France.

Mais revenons à nos moutons, si morts et gelés soient-ils.

Fabian, toujours aussi silencieux et calme, avait écouté Camille raconter son histoire. Alors elle cherchait de la compagnie? Quoi de mieux que de venir au Pôle Nord, pensa-t-il de façon ironique, tout le monde semble s'y être donner rendez-vous! Pour se voir, sans doûte. Aucune chance que cela lui arrive dans le sud. D'ailleurs, personne ne lui rendait visite: il n'avait pas d'amis.

Lui et cette chère solitude.

Il pris une grande inspiration. Qu'ils fassent se qu'ils veulent. Ce n'était plus de ses affaires. S'ils voulaient faire un Garden Party dans la neige, pourquoi pas s'ils le veulent? Pourquoi pas? Ce n'est pas comme si...comme si s'était la fin du monde et que des gens crevait de froid. Non?...Il fallait qu'il se calme. Il ne lui avait rien fait. Les choses qu'il ne comprenais pas avait tendance à l'énervé au bout d'un certain temps. Et toute cette fraternité nordique commençait à l'énerver.

En fait, il était surtout jaloux.

Antarctique les regarda tous les trois de son regard profondément neurasthénique. Il se gratta la joue avant de leur dire de sa voix hadale, sans cérémonie (il était très peu du genre officieux).

- Autant vous le dire tout de suite, les nordiques, dit-il en croisant les bras, avec un petit sourir en coin. Je ne m'attendait pas a voir âmes qui vivent au nord du 50ème parallèle, mais je ne peux qu'admirer votre endurance. Bravo.

Il redevint sérieux et continua, les regardant un par un.

- Mais puisque vous êtes la, sachez qu'avec les recherches que nous menons, il serait de bon sens de vous prévenir que la "belle" température que vous avez au nord ne va pas durer,dit-il, semi-sarcastique. La plupart des satellites en état de marche annonces toujours une baisse de température importante. Mais j'imagine que vous avez pour constatez cela vous-même...

Il loucha un moment sur l'anorak orange fluo de Nathaniel.

-Les compagnies de vêtements d'hiver doivent en faire plein leur poches..., dit-il d'un air taché d'insinuations.
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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Lun 18 Juin - 11:08

Nataniel observa le petit Pôle Nord refiler le poisson à son animal d'un œil sceptique. Quelle idée. Faudrait qu'il pense un peu à lui d'abord celui-là. Les animaux ont un meilleur instinct de survie que les hommes, c'est un gros avantage en cette période de grand froid. Pas que Nataniel n'était pas un fervent défenseur de la faune, il y tenait à ses moutons, ses chevaux et ses macareux, mais quitte à choisir, il laisserait Puffin se démerder tout seul plutôt. De toute façon, Puffin était résistant, comme macareux... Au bout d'un millénaire de vie, on se demande ce qui le tient en vie ce piaf nourri au réglisse et au saumon.

Il écouta la française déblatérer, essayant de piger ce qu'elle racontait sans discontinuer. Elle avait l'air paumée, toute seule, et, même s'il ne savait pas qui était Picardie, entendre parler d'une nouvelle mort fit flancher l'islandais. Il craignait ce genre de nouvelles. Et si on lui apprenait que quelqu'un comme Sealand ou Scanie avait rendu l'âme à cause de la montée des eaux ? D'ailleurs, il n'avait aucune nouvelle de Danemark et ses plaines qui étaient à l'époque au niveau de la mer. Avait-il encore des terres ? Était-il toujours là, quelque part, ou bien les danois étaient tous réfugiés climatiques en Allemagne ? Bonne question. Peut-être qu'après sa virée au Pôle Nord, il irait prendre des nouvelles de son ancien tuteur.

Il s'inquiétait moins pour Norvège, Suède et Finlande, qui avaient tous de hauts reliefs. Groenland était peut-être mal en pis, aussi, mais ça, il ne pouvait le savoir. Bref. Pour le reste du monde, aucune nouvelle, les Amériques ? Rien. L'armée américaine avait déserté totalement l'Islande, et marre. L'Asie ? Rien. Nada. Pas signe de vie. Faut dire que les lignes téléphoniques étaient en bien mauvais état. Mais il n'aurait pas été contre un mail, une lettre, un quelconque quelque chose qui ne lui donnerait pas l'impression d'être de nouveau une tâche oubliée du monde.

- Autant vous le dire tout de suite, les nordiques. Je ne m’attendais pas à voir âmes qui vivent au nord du 50ème parallèle, mais je ne peux qu'admirer votre endurance. Bravo. Mais puisque vous êtes là, sachez qu'avec les recherches que nous menons, il serait de bon sens de vous prévenir que la "belle" température que vous avez au nord ne va pas durer. La plupart des satellites en état de marche annonces toujours une baisse de température importante. Mais j'imagine que vous avez pour constater cela vous-même... Les compagnies de vêtements d'hiver doivent en faire plein leurs poches...

Nataniel leva la tête vers Antarctique, le vent fouettant son visage avait plus ou moins couvert la voix du sudiste, mais il avait compris tout ce qu'il avait dit, et n'en était pas rassuré, non, loin de là. Il avait eu chaud, très chaud, pendant la dernière décennie. On avait enregistré des températures record en Islande, pas loin de quarante degrés à l'ombre en 2032. Record. Puffin avait passé l'été dans le frigo. Des colonies entières de macareux avaient disparu, et la population des plus de soixante-cinq ans avait considérablement baissé. Nataniel n'avait pas supporté le chaud, rien n'avait pu le rafraichir. Aussi avait-il accueilli la nouvelle baisse avec tambours et trompettes. Jusqu'à ce que la barre descende au-dessous de zéro. En plein mois de juillet. De la neige. Il avait l'impression de retrouver les températures du Moyen Âge, où on se caillait les miches à toute saison. Et là on lui sortait que ça allait empirer ? De quoi l'inquiéter au plus haut. Les oreilles gelées, il s'approcha d'Antarctique, les sourcils froncés, comme à son habitude.

« La "belle température" ? Il doit faire moins cinquante là ! T'es en train de dire que ça va empirer encore ?! Et ça va baisser jusqu'où, hein ? Nos populations ne pourront pas supporter pareilles températures ! »

Les rouages tournaient dans la tête de l'islandais. Déjà qu’il ne devait pas faire plus de moins dix degrés chez lui, grand max, on lui disait que ça empirerait ? Encore que lui était plus ou moins réchauffé par les volcans qui s'énervaient de plus en plus, les géologues prédisaient une nouvelle éruption du Laki, dans peu de temps, techniquement, il y en avait une tous les dix ans, et les dernières avaient été étrangement légères. Trop. Et Islande craignait pour les quelques deux cents cinquante mille habitants qui lui restait encore. Parce que si son territoire était pris par la glace et malmené par les catastrophes géologiques, il avait encore ça, les islandais. Tant qu'il y en aurait encore, il serait là, mais, faut-il encore qu'ils survivent.

« Il... il faut faire quelque chose ! »

Et là, il s'adressait plus à Nord-Pas-de-Calais, la seule qui pouvait comprendre sa détresse pour un tas d'humains. Les deux autres n'étaient après tout, que peuplés d'animaux et de chercheurs. Pas d'identité nationale, on n'était pas antarctiquais ou quoi. Et certainement que Camille, elle, comprendrait sa peur.

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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Mar 26 Juin - 22:24

    Pôle Nord remarquait que la vieille dame (oui il est très gamin) n'avait pas très bien compris sa question, bien au contraire, elle parlait de son propre père ce qui débecta un peu le jeune enfant, il soupirait, regardant Nataniel avec une mine disant : « Elle est pas futfut celle-là. ». Mais soudain, elle prit avec une attitude comme s'il était un gamin... Il avait passé quelques décennies quand même, faut pas l'oublier, il fit la moue en gonflant ses joues et s'adressa à elle. Son regard se plissa et il soupirait de voir cette femme qui comprenait rien à rien.


"Je parlais pas de ton père et je ne suis plus un gamin."

    Sialuk ne s'était pas rendu compte que son attitude avait étonné plus d'un, pour lui cela était tout à fait naturel, il toussait légèrement, il avait froid et avait toujours aussi faim, un bon coup à tomber malade. Ils parlaient entre adultes à présent. Rien de bien intéressant, au vu qu'on le considère comme un enfant... Pas agréable en passant, il est un grand maintenant ! Malgré tout, le jeune Pôle Nord les écouta et souriait en entendant les propos de Antarctique. Le froid allait revenir !? C'est fabuleux ! Il allait grandir à nouveau et sa glace allait renaître. Ses yeux brillèrent de milles feux. Il se retourna vivement vers Antarctique, se rapprochant de lui rapidement. Sautillant de joie comme si sa vigueur était revenue. Faut dire qu'il ne s'en était absolument pas rendu compte du changement de température, Sialuk avait continuellement froid et sans arrêt en train de tousser, lui, tant qu'il regrandirait pas, sa condition restait très faiblarde. Si, par contre, la glace revenait, cela serait une autre histoire.

"C'est vrai !? Le froid est en train de revenir !?"

    Mais en entendant les propos de l'islandais, le regard de Sialuk devint infâme à son encontre, certes, il était très écolo au niveau de la situation mondiale, mais quand même, pour qui il se prenait ? Surtout que sa situation à lui ne le regardait guère, les autres pays ne s'étaient jamais soucié de la patrie de Sialuk avant, donc pourquoi devait-il se soucier de la leur ? Qui a perdu la majorité de ses terres ? C'est pas lui ! Et Sialuk allait pas se gêner de lui faire remarquer. Plus petit que lui, il leva la tête et empoigna le bas de son anorak, le regard mauvais et à la limite du psychotique. En même temps, il tapait de son index sur le bas de son ventre, cela donnait plus une impression qu'il le chatouillait... Pas très convaincant le petit garçon du haut de son mètre quarante.

"C'est une excellente chose ! Toi, tu as tout ! Tu as ta chaleur, tes amis à proximité, ta famille, ton piaf qui mange ce qu'il veut. Moi j'ai plus rien depuis qu'il y a ce réchauffement climatique, par ta faute et celle de tout les pays civilisés ! Vous êtes des égoïstes avec vos voitures, vos armes nucléaires et j’en passe !"

    En disant cela, il se retourna en direction des autres, d'un air relativement méchant mais qui perdait tout son sérieux sur le moment, en croisant les bras. On dirait un enfant n'ayant pas eu ses cookies. Mais dans les propos du petit Pôle Nord, il n'y avait pas que du faux... Après tout, le réchauffement climatique avait été favorisé par les pays civilisés, et faut dire qu'avec les attaques de Russie sur le Nord y a environ plus d'un siècle, ses glaces avaient été fragilisées grandement, résistant moins à la chaleur. Saleté de technologie nucléaire. Rouvrant la bouche pour les engueuler, il voulait montrer sa position sur tout cela, même s'il devait solliciter un conseil international plus tard pour imposer ses idées.

"Le grand retour du froid doit avoir lieu !"

    Le président des pingouins était né... Non, ça fait pas sérieux, disons que Pôle Nord avait enfin regagné sa confiance, pas trop tôt.


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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Jeu 28 Juin - 19:11

Le garçon la regarda encore plus hostilement qu'avant. Nord-Pas de Calais eut un peu envie de le remettre à sa place, après tout, il lui avait posé une question, elle avait répondu, mince! Camille ne put réprimer une sorte de tic nerveux, déformant sa joue.

L'autre homme -son identité, par contre, restait un mystère pour Camille. Elle avait une vague idée quand à sa localisation -pas un européen, elle les connaissait tous au moins de vue, ni un africain ou un asiatique... Mais sinon, mystère et boule de gomme- s'avança alors. Nord-Pas de Calais se retourna vers lui -ben oui, on regarde les gens qui nous parlent-. Et bien sûr, il parla. Pour annoncer d'autres difficultés, encore. Islande fut le premier à réagir, et il le fit assez violemment. Intérieurement, Camille approuvait chacune de ses phrases, mais n'osait rien dire. Elle était venue pour trouver des gens, discuter avec eux, mais un pugilat verbal n'était pas du tout dans ses plans. Puis le petit ouvrit la bouche.

Oui, Nord-Pas de Calais comprenait que les températures prévues puissent réjouir l'enfant. Mais non, elle n'était pas d'accord avec ses arguments. Pas du tout d'accord, même. Alors, quand il acheva sa tirade, Camille ne put s'empêcher d'ouvrir sa grande gueule. Et tant pis pour ses fichus plans, là, elle en avait trop à dire pour garder ça pour elle.

-'Mais t'es un sacré égoïste, toi! Tu te rends compte de ce que voudrait dire une nouvelle baisse des températures? J'en doute. Tu n'as pas d'habitants, pas d'obligations, pas de responsabilités ! '

Sa voix avait dérapé, était devenu plus acide qu'elle ne l'aurait voulu, mais tant pis.

-'Pour l'instant, je suis loin d'être la plus à plaindre. La glace atteint mes côtes l'hiver, je me débrouille pas trop mal tout seule, même si je suis toujours plus ou moins sur le fil...Alors, imagine un peu les pays plus mal lotis que moi. Je suis prête à parier que certains sont morts, et que tous vont mal. On se serre les coudes avec Belgique. Pays-Bas s'étant à moitié noyé lors de la montée des eaux, il y a quelques dizaines d'années, il n'est plus suffisamment en bonne santé pour pouvoir se prendre en charge...Alors on doit se sacrifier un peu pour lui, toutes les deux, et...'

Camille eut un pincement au cœur. Sentimentaliste, va. Encore une fois, elle ne trouvait plus ses mots. Une rafale de vent glacial vint s'infiltrer entre les mailles de son écharpe.

Nord-Pas de Calais se mit à jouer avec la glace du bout de sa grosse botte. Le silence s'épaississait.

-'Et...sinon...'

Camille tentait maladroitement de diluer dans des paroles bénignes la tension qui s'était créée.

-'Islande, comment va ta famille?'

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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Lun 2 Juil - 22:48

Impossible. C'était impossible... Enfin, c'était bien ce qu'il avait cru jusqu’à maintenant. Finalement, la fraternité nordique, on repassera!

Fabian, seul au sud, aurait cru que les nations survivantes s'entraideraient et se supporteraient les unes les autres. Apparemment, Islande, Pôle Nord et Nord-Pas-de-Calais avait le sang beaucoup plus bouillant que Fabian ne l'aurait conçu. Surtout Pôle Nord qui ne semblait pas heureux du tout de l'avis de Nathaniel et il l'avait très bien fait savoir. Par contre, ce n’était pas du tout stratégique de commencer cette petite zizanie inutile entre eux...selon Fabian. Mais que peut bien valoir son avis? Il n'avait plus le courage de participer à une autre joute verbale qui ne mène à rien. Il était fatigué de devoir toujours prôné les trois même choses - Paix,Terre et Sciences- alors qu'elles ont été ignoré. La force lui manquait...

Mais il souhaita mourir un autre jour.

Durant la suite de la tirade de Pôle Nord, Antarctique n'écoutait plus que d'une seule oreille. Il s'était mis à genoux dans la neige et avait commencer à creuser un trou avec l'aide de ses mains gantées. Certaines paroles du bouillant Pôle Nord lui provenait parfois sans être trop vagues.Et il était bien le seul des trois à être content du retour du froid. Pfft. S'il savait ce qu'il se préparait vraiment, peut-être réviserait-il son point? Climatiquement, des température aussi froid était inhabituelle, même au Pôle Nord. Les ours polaires sont bien équipés,certes. Mais pas pour..ça.

Personne n'a vécu le froid. Le vrai. Celui qui arrive.

Antarctique continua de creuser la neige jusqu'au moment il il pu découvrir de la glace. Il dégagea la glace pour bien voir ou il piquerait. Il avait du méthane en dessous et il allait bien en profiter...Il sorti sa pioche de son sac au même moment ou la dame blonde répliquait à son confrère du nord. Le ton de voix de la blonde française était... d'une belle acidité. Preuve qu'elle en avait gros sur le coeur. Enfin...Fabian ne préféra pas s'aventurer dans les certitudes. Choses abstraites que sont les sentiments! Trop compliqué pour lui. Mais ce qu'il pouvait affirmer, c'est qu'elle n'avait pas tort. Pas du tout même. Fabian l'avait trouvé intelligente. Quoique sentimentale.

Antarctique n'aimait pas les gens trop émotifs, surtout parce qu'il ne pouvait plus en ressentir depuis.

Avec sa pioche, il cogna sur la surface glacé. La glace était profonde et il n'arriverait probablement jamais jusqu'au bout. Mais ce n'était pas le but. Après avoir fait un trou de plusieurs centimètres de profondeur (et quelque mal de main plus tard) il se pencha pour respirer la glace.

Une odeur d'amande grillées.L'odeur caractéristique du méthane pur.

Le dioxyde de carbone, communément appelé CO2, est le gaz à effet de serre le plus connu. Produit par l'activité humaine, il a été le plus grand responsable des changements climatiques récents. Mais, il y en a un autre,peut-être encore plus redoutable,bien que des gens sur la planète semblait l'avoir oublier (jusqu’à sa fonte) : le Méthane. Un gaz que l'ont trouve à l'état naturel,dans les sols gelés et la glace . Comme le CO2, le méthane est un gaz à effet de serre. Le problème c'est que le méthane est 20 fois plus puissant que le CO2.Avec l'augmentation de température, 540 milliard de tonnes de méthane ont été libéré, le pergélisol ayant fondu durant la hausse des températures.Une véritable bombe pour mettre l'air pure à néant. Mais il pouvait en rester encore en groupe éparse. Et Fabian venait dans trouvait un.

Il sorti sa graisse de phoque qu'il avait recueilli tout à l'heure. il en distribua sur la glace,sans boucher le trou. Le temps que Islande réponde à la dame blonde sur sa famille, Fabian fouilla dans son énorme sac et trouva ses allumettes. Prudemment, il s'approcha du trou dans la glace et alluma le feu .

Des flammes hautes de trois mètres s’échappèrent du trou. Fabian bondit en arrière en se retenant de hurler. Il détestait le feu, mais il était nécessaire pour vivre. Et surtout pour se réchauffer. Après que la flamme eu retrouvé des dimensions normales, Antarctique se rapprocha lentement d'elle. Il enleva ses gantelets et se rapprocha du feu.

- Peu importe que la venu du froid vous réjouisse ou non. De toute façon, il est trop tard pour retourner en arrière. Des gens mourront, d'autres non. Voilà. Il n'y a rien a faire sinon d'attendre et de survivre.

Flegmatique et sans même se rendre compte que ses paroles pouvaient être blessantes ou terrifiantes. Il fixait le feu, sans détourné le regard.
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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Ven 13 Juil - 11:23

Si lui était effrayé par la possible baisse des températures annoncée par Antarctique, il semblait que son avis n'était pas partagé par le représentant du Pôle Nord. Logique, puisque l'un vivait du froid et pas l'autre. Mais c'est pas une raison pour que l'islandais revienne sur ses propos. Un humain ne survit pas longtemps à des températures polaires, et lui est une Nation, peuplée d'humains, pas de pingouins. C'est donc de haut qu'il observa le petit tapoter le bas de son ventre en déversant un flot de paroles d'un ton énervé

« J'vois pas en quoi c'est une bonne chose, la mort de milliers, de millions d'êtres humains. Mais c'est vrai que ta petite personne vaut mieux que tous nos habitants réunis. »

Ce fut sa seule réponse à la tirade de Sialuk, reprise en écho par Nord-Pas de Calais avec plus de violence et moins de cynisme. Le choc des Nations peuplées et du simple bout de glace. C'était à prévoir, mais on ne prévoit jamais rien, c'est connu. Et puis Nataniel n'était pas réputé pour son flegme et son calme, il prenait souvent sur lui, mais quand on a les entrailles bouillantes comme des volcans, on n'est pas un bisounours gentil, et ça fait boum dès qu'on l'chatouille. Apparemment, Nord-Pas de Calais avait pas la langue dans sa poche, elle non plus.

Nataniel l'écouta, en revanche, plutôt attentivement. Belgique était vivante. Bonne nouvelle. Pays-Bas aussi, malgré qu'il soit mal en point. Si Pays-Bas s'en était sorti... Alors Danemark devrait encore tenir debout, n'est-ce pas ? Plus de nouvelles depuis le dernier coup de fil de Norvège où on n'avait justement pas retrouvé Mathias. De quoi vous foutre la trouille vite et bien. D'ailleurs, il répondit à la question de Nord-Pas de Calais, au passage.

« Ma famille.... Bah... Je... J'ai plus de nouvelles depuis presque un an, en fait... Noreg-Norvège m'avait téléphoné. Il était monté un peu au Nord. Suède et Finlande avaient l'air d'aller bien. La réserve de Ladonia a coulé, il vit plus que dans l'ordinateur... Le pont Øresund a cassé, et... Pas de nouvelles de Danemark... Encore moins de Groenland et Féroé... »

Sa voix faiblit sur la fin. Ladonia ne vivait plus que par sa population, lui, n'avait plus de territoire. Presque mort, au grand dam de Suède. Il déglutit difficilement. Nataniel n'était pas du genre à se lamenter où à partir en crise de larmes, mais sa famille lui manquait, atrocement, il n'avait jamais été aussi isolé qu'aujourd'hui. C'était pire qu'avant sa découverte, parce qu'à l'époque il ne connaissait tout simplement pas le concept de famille, d'amis, d'autres gens que lui. Et là, le cœur serré, il attendait simplement un signe de vie, de quiconque, sa famille, le peu d'amis qu'il avait, n'importe qui. Il n'avait jamais autant pesté contre sa situation géographique qui l'éloignait du monde.

Il n'eut pas le temps de relever la tête qu'une colonne de feu s'alluma à côté d'eux. Habitué certes aux effusions orangées et chaudes, ça n'empêcha pas l'islandais de reculer vivement, et de trébucher carrément, atterrissant brutalement dans la neige. Bim. Un bleu à l'arrière-train, un. Outch. Les yeux ronds, il regarda le feu allumé par Antarctique avant de capter d'où qu'il venait. Il n'était pas ignorant de ce genre de phénomène, étant un pays auparavant couvert de quelques milliers de kilomètres cubes de glaciers et un site privilégié pour les scientifiques. Mais ça restait impressionnant, comme coup.

"Peu importe que la venue du froid vous réjouisse ou non. De toute façon, il est trop tard pour retourner en arrière. Des gens mourront, d'autres non. Voilà. Il n'y a rien à faire sinon d'attendre et de survivre."

Les yeux rivés sur Antarctique, Nataniel eu une grosse envie de cracher de dépit. Ce détachement proche du jenfoutisme avait le don de l'exaspérer, dans ce genre de situation. C'est une des raisons pour laquelle il n'aimait pas se dire de même sang que Norvège, cette espèce de poupée de porcelaine qui ne lève jamais le petit doigt. Ah il était beau le viking à plus rien foutre sinon pêcher et attendre que ça se passe tient. Là, l'islandais bouillonnait. Si il le pouvait, il serait déjà en train de rentrer chez lui, sortir tous les bateaux du port et faire descendre sa population, allez savoir où.

« Il y a toujours quelque chose à faire. Toujours. C'est les paroles d'un lâche, d'un couard. Reste donc les bras croisés à attendre de crever. J'ai vécu jusque-là, et j'ai l'intention de continuer longtemps encore. »

Il se leva et s'épousseta le pantalon, trempé à présent de neige.

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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Sam 21 Juil - 13:27


    À présent, le petit Pôle Nord se faisait engueuler, sa position ne plaisait évidemment pas à Nord-Pas de Calais ni à Islande. Mais surtout Nord-Pas de Calais se mit à lui crier dessus. Pôle Nord sentait les larmes monter mais se retenait. Elle savait rien de sa vie. Elle se prenait pour sa mère ou bien ? Intérieurement, le petit Sialuk la détestait, ce genre de personnes qui pensent qu'à eux... Même si ce qu'il pensait était sans doute bien plus égoïste que leurs avis. Il ne se rendait compte de rien, il savait pas ce que le froid pouvait réellement causé aux animaux et bien d'autres choses, car contrairement à eux, il avait toujours vécu seul et reclus. En plus, Islande s'y mettait. Ces deux me prenaient vraiment pour quoi ? Je voyais, par contre, que Antarctique ne participait pas... Non, il s'amusait à percer la glace. La glace du Pôle Nord ! C'est pas gentil ça ! Sialuk le regardait méchamment, très mécontent mais il préférait se taire... Sialuk se décidait à s'écarter du groupe, allant juste derrière sa maison, son igloo. Sans prévenir évidemment et il regardait le froid du grand nord, le vide plutôt dira-t-on. Le blizzard commençait à souffler, mais cela ne l'effrayait pas, au contraire. À présent, le jeune Sialuk s'occupait de son pingouin qui était venu, très inquiet et se frottait contre lui. Il lui tapotait la tête, les larmes aux yeux, entendant en plus Nataniel qui s'emportait, gueulant à la limite. Mais, Sialuk savait que son cousin du Sud avait raison, ils ne pouvaient absolument rien faire hors attendre. Les raisons de ce refroidissement passait par dessus la tête du jeune homme, après tout, il savait pas comment la nature se comportant de manière scientifique, il savait juste que le temps s'écoulait inlassablement, changeait et se transformait. Ainsi allait la vie. Il soupirait et cachait sa tête entre ses genoux, se demandant s'il devait s'excuser. Mais non... Il avait rien à se reprocher. Il avait agit comme il pensait.

    Il se relevait encore, regardant pingouin et restait debout ainsi, il se disait qu'ils devaient partir. Mais il voulait pas rester encore seul dans ce grand froid. Il regardait le ciel et se mettait à pleurer de nouveau, de manière très bruyante comme un enfant, il était très égoïste, mais maintenant. Espérait-il qu'on l'entende ou pas, il n'avait absolument rien dit de tout le long, incapable d'exprimer ses souhaits. Évidemment, il voulait pas la mort des autres, mais il voulait pas non plus mourir lui, car oui, si le Pôle Nord disparaissait, lui il mourrait, il avait très peur mais sa fierté l'empêchait de l'avouer. Ce froid était comme une renaissance pour lui, ce froid qui allait bientôt arriver. Comment gérer cette situation pour ce pauvre petite garçon ? Il en avait strictement aucune idée pour le moment, juste la patience... Juste la patience de la vie qui permettrait un jour que tout le monde soit à nouveaux égaux. Chose idéalisée qui n'arriverait jamais plus.


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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Sam 4 Aoû - 13:19

Nord-Pas de Calais continuait à jouer avec la neige du bout de son pied botté tout en écoutant Islande. Elle n'arrivait pas à le regarder en face, le vent forcissant l'obligeant à détourner de quelques degrés la tête. Camille remonta sur écharpe sur ses joues écarlates.

Nord-Pas de Calais fut contente de savoir que Norvège, Suède et Finlande allaient bien -enfin, aussi bien qu'on puisse aller par les temps qui courent- même si elle ne les connaissaient que très lointainement. Les bonnes nouvelles sont d'autant plus appréciables quand elles sont rares. Camille chuchota un 'Je suis navrée' qui lui parut bien plat quand elle apprit le reste. Elle n'était pas vraiment douée pour les condoléances. Camille baissa la tête, plus ou moins gênée.

Une gerbée de flamme soudaine la fit faire un bond, et, les yeux écarquillés, elle ne put s'empêcher de lâcher :

-'Oh vindedious !'

Bon, ce n'était pas la première fois qu'elle voyait un feu se déclarer en dehors d'une cheminée ou d'une gazinière, Nord-Pas de Calais s'y connaissait en feux de mines, coups de grisou et compagnie. Mais ce n'était pas vraiment quelque chose auquel elle s'attendait sur le moment. Islande, à côté d'elle, avait dû trébucher de surprise et s'était retrouvé sur le postérieur. Par réflexe, elle lui tendit sa main.

-'Peu importe que la venue du froid vous réjouisse ou non. De toute façon, il est trop tard pour retourner en arrière. Des gens mourront, d'autres non. Voilà. Il n'y a rien à faire sinon d'attendre et de survivre.'

Camille pinça sa lèvre. Elle était mi-figue mi-raisin par rapport aux paroles de l'autre, là, l'apprenti pyromane. Bien sûr, il ne fallait pas se voiler la face, c'était évident. Mais ce ton de résignation, de fatalité un peu molle avait le don de la pousser à bout. Selon lui, il fallait mieux baisser les bras et attendre, hein? Nord-Pas de Calais de comprenait juste pas ce mode de pensée. Pour elle, ça rimait à laisser purement et simplement tomber sa population, et ça, c'était bien la dernière chose qu'elle ferait.

-'Il y a toujours quelque chose à faire. Toujours. C'est les paroles d'un lâche, d'un couard. Reste donc les bras croisés à attendre de crever. J'ai vécu jusque-là, et j'ai l'intention de continuer longtemps encore.'

Nord-Pas de Calais, même si elle avait une folle envie d'abonder dans le sens d'Islande, décida de ne pas en rajouter une couche, considérant qu'elle avait assez ramené sa fraise. Et puis, elle ne sentait, quelque part, pas assez importante pour claironner ses avis. Elle n'était qu'une région, après tout, certes obligée de se débrouiller seule ou presque, mais qu'une région.

Camille entendit le gamin pleurer, à quelques mètres de là. Elle n'allait pas se lever pour aller ce gamin capricieux qui avait largement sous-entendu qu'il s'en fichait si elle crevait de froid. Nord-Pas de Calais pouvait être gentille, pas elle n'était pas non plus bonne poire, faut pas abuser.

-'Je ne sais pas si je dois partir au Sud ou pas. Il paraît que c'est devenu un désert immense.' fit Camille en fixant les flammes 'Est-ce que vous...en savez quelque chose?'
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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Mar 7 Aoû - 6:11

-Il y a toujours quelque chose à faire. Toujours. C'est les paroles d'un lâche, d'un couard. Reste donc les bras croisés à attendre de crever. J'ai vécu jusque-là, et j'ai l'intention de continuer longtemps encore.

Fabian se contenta de fixé le feu d'un air morne. Il lui aurait bien répliquer que s'il pensait pouvoir faire quelque chose, qu'il se contente du minimum: survivre. Mais Fabian avait dû s'avouez que la pique lui avait fait mal. Il n'était pas un couard! Ni un lâche! Non. Pas lui!... Il émit un grognement dans sa barbe. Prudence ne veux pas dire couardise.

Pff. Lui, un couard? Jamais.

Il jete un oeil à son compatriote Pole Nord qui s'en allait plus loin. Pour pleurer. Antarctique soupira. Il se leva et alla vers son confrère en larmes. Il lui déposa son manteau sur les épaules. Paraîtrait-il que c'est un geste réconfortant pour quelqu'un de normal. Pôle Nord et lui était bien différent l'un de l'autres. Tellement loin l'un de l'autres, mais si près en même temps. Deux seuls pôles. Deux solitudes.
Antarctique sourit a Pôle Nord, sans être heureux. Un sourir sans chaleur. Voilà tellement longtemps qu'il n'avait pas pu faire de véritable sourire. Il ne se souvenait plus de la joie, ni de la peine, ni de l'amour. Elles avaient été erradiqué de son système et ensuite remplacé par sa logique implacable et un esprit cartésien. Mais il lui dit quand même.

- T'en fais pas. Nous ne mourrerons pas . Ont connais mieux le froid que n'importe qui sur Terre. Tâche d'être fort.

Il regarda le soleil d'été polaire. Le seul permettait encore la vie accessible dans ce désert blanc. Mais il n'était pas éternel et la nuit allait s'abattre sur le nord, tandis que de sud -chez lui- sera baigné de lumière. Il reparti en direction des deux nations nordiques. Il retourna auprès du feu à temps pour entendre la jeune femme blonde.

-Je ne sais pas si je dois partir au Sud ou pas. Il paraît que c'est devenu un désert immense. Est-ce que vous...en savez quelque chose?

Il leva ses yeux bleus vers elle un moment, puis se mit à fixé le feu. Alors elle voulait prendre la fuite loin du froid infernal que subissait présentement l'Europe et l'Amérique du nord? Pas bête. Mais Antarctique confirma ses paroles d'un signe de tête.

- En traversant le globe avec l'équipe scientifique..j'ai..j'ai remarqué qu'une large partie de l'hémisphère nord est en proie à une vague de froid aussi intense qu'ici. Et ça descend.. Eum.. Quand..quand à l'hémisphère sud..Et bien..

Antarctique avait bien dû mal a s'exprimer... Ces deux là avait déjà le moral à plat. Ils n'allaient pas être contents du tout. Il se retourna pou aller chercher quelque chose dans son sac. Il revient avec une carte à la main, un crayon feutre rouge et un crayon feutre vert dans l'autre main. Il mit la carte à plat sur le sol et mis de petit bout de glace aux quatres coin de celle-ci.

-Ça risque d'être plus clair comme cela, dit-il en agitant ses crayons. Alors : rouge, ce sont les zones inhabitables. Vert, ce sont les zones habitables.

D'abord en rouge, il barra tout l'hémisphère nord, puis se fut le tour du nord de l'Afrique et puis de l'Amérique centrale. L'Amérique du Sud était partiellement rougit par le crayon feutre, ainsi que la majorité de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande. Il raya ensuite toute l'Océanie ainsi qu'une partie de l'Asie du Sud Est. Il biffa ensuite le Japon, la Corée et la moitié de la Chine. Il pris soin de barré l'Antarctique. Il ferma le crayon rouge, laissa sa carte pratiquement couverte du rouge.

Il pris le second crayon et entoura une partie du Brésil et de la forêt amazonienne, une parcelle de l'Inde et de l'Afrique, un mince bande sur le nord de l'Australie et finalement les Philipinnes et la Malaisie. Fabian recula pour les laissez admirer la carte.

Ou plutôt le désastre.

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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Mar 7 Aoû - 21:15

Nataníel avait volontiers attrapé la main de Camille pour se remettre sur ses quilles. Déjà qu’il avait froid, il était maintenant gelé des jambes et d’une partie un peu plus charnue de son anatomie. On vous passe les détails, tout ça pour dire qu’il se les pelait sévère. Et un nordique qui se pèle le cul, c’est déjà plutôt grave en soit. Le sang bouillonnant dans ses veines par contre avait le mérite de lui faire momentanément oublier le blizzard qui lui fouettait les joues allègrement. Le feu, il s’en était déjà désintéressé. C’était comme un geyser avec des flammes à la place, pas de quoi en faire tout un plat. Il y avait plus important que ça.

Les états d’âme de Pôle Nord ne l’intéressaient pas le moins du monde. Qu’il aille pleurer ce gamin, il n’avait pas deux cents cinquante mille âmes qui comptaient. Il avait que des pingouins et des ours blancs. Tant pis pour lui. Même s’il était un des presque neveux de l’islandais – dû à la paternité réclamée par le danois – pour l’instant l’autre en avait carrément rien à faire. La colère et un gros soupçon de peur perturbait son esprit, et il ne fallait pas trop attendre de pitié de lui. Il avait frôlé la mort trop de fois pour que ça recommence. Trop de fois il s’était vu maigre comme un clou dans le miroir, à faire peur même aux anorexiques, trop de fois il avait subi les affres des épidémies, des famines et des éruptions qui avaient décimé sa population et abîmé son territoire. Loin de vivre dans un drama, l’islandais avait pas franchement envie de finir la série par une congélation.

Bonne question qu’elle posait là, Camille. Il ne savait rien sur ce qu’il se passait au Sud, comme il n’avait plus de communication avec le continent, et la rumeur que le Sud soit transformé en désert n’était pas du tout pour le rassurer. Il s’inquiétait. Plus seulement pour sa pomme, à présent. Et il regarda avec attention Antarctique sortir sa carte. Les sourcils froncés, il le regarda l’étaler, prêt à gribouiller dessus avec ses feutres. Il ne comprenait pas. C’était… Si terrible que ça ? Là, il recommençait à sentir le froid le mordre.

-Ça risque d'être plus clair comme cela. Alors : rouge, ce sont les zones inhabitables. Vert, ce sont les zones habitables.

Oh. Ca expliquait tout. Les genoux pliés, Nataníel observa avec intérêt Antarctique commencer à gribouiller sur la carte. Comme il s’y attendait, adieu le Nord. Il haussa les sourcils quand le Nord africain et d’Amérique Centrale eut le droit à sa dose de rouge. Encore plus quand l’Océanie et l’Asie du Sud-Est eurent leur compte. Adieu Japon, Corée et un bout de Chine. Et adieu Antarctique. Ce qui laissait… Pas grand-chose. Quelques zones libres aussitôt barbouillées de vert. Ouille. On allait certainement pas pouvoir caser sept milliards d’êtres humains là-dedans. Et la vague de froid était assez rapide pour couper toute tentative de concertations entre les Nations à savoir « QUOI FAIRE ? ».

Abattu, Nataníel ne tint pas plus longtemps sur ses pattes et s’assit tout simplement sur la glace. Il fixait la carte d’un air absent. L’impression que l’organisme mononeuronal nordique avait grillé un fusible. Mais non. Il pensait. Oui. Il réfléchissait à pleines turbines. Ce rouge sur la carte avait un arrière goût de sang, quand bien même il avait pas bouffé le feutre. Il mordit sa lèvre inférieure, gercée à cause du froid ambiant.

« Je. Euh. Attends. Ca veut dire que. Tout ce qui est en rouge, là. Tous ceux que tu as barré. Ils vont tous mourir de froid, c’est ça ? »

Il l’avait compris, qu’il y allait avoir des morts. Il pensait déjà Danemark six pieds sous terre. Mais quand la réalité vous frappe de plein fouet, vous ne savez jamais comment réagir. D’ailleurs il aurait préféré ne pas savoir comment réagir face à l’annonce de la mort imminente de la plupart de ses proches. Tous ses proches d’ailleurs. Son regard fit un tour du monde, littéralement. Adieu l’Europe du Nord, son frère, ses frères nordiques, Solveig. Adieu Arthur aussi. Adieu tout le monde. Pareil en Amérique, Alfred mort, Matthew de même. Et Emily. Regard circulaire sur l’Asie. Tiens. Fai serait-il épargné ? De même pour son jumeau ? Bonne nouvelle, mais au milieu de ce monceau de potentiels cadavres, Nataníel ne trouvait pas là matière à se réjouir.
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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Ven 28 Sep - 7:03

    Tout le monde m'ignorait sauf une personne : Antarctique, il devait comprendre ma douleur au fil du temps, après tout, on fait parti tout deux de la période la plus glaciale et associable du globe terrestre. Malheureusement, les autres pouvaient pas comprendre, comme moi je pouvais pas comprendre leur but dans tout ça, après tout mes animaux meurent principalement à cause du chaud et non du froid, le froid extrême, de nombreux animaux y avaient survécu, mais vu comme la nature évolue, en fait c'est trop imprévisible si ce coup-ci, ils allaient se réadapter ou non. Je commençais donc à réfléchir. Je continuais à méditer, imaginant des solutions tout en me rapprochant du groupe, rendant un sourire gêné à Antarctique qui semblait si intelligent, l'inverse de moi-même.

    Plus j'y pensais, plus ça me paraissait bête cet histoire... Comment contrer le froid ? Faire des maisons en terre non ? Parait que cela tient une température plus ou moins correct, certes, c'est une idée idiote, mais un associable tel que moi, je ne vois pas ce que je pourrais proposer d'autre, certes certains pays avec leur amas volcanique, cela sera totalement inutile mais bon.


"Et... Et si vous faisiez des maisons en terre ? Cela tiendrait une température ambiante, faire des espèces de galerie souterraine, je sais pas."

    On pouvait réellement prendre cela comme une proposition d'un mioche, mais qui ne disait rien sur le moment n'était pas nécessairement une bonne chose, fallait bien que je devienne plus participant, après tout, ma plus grande crainte était de mourir, comme bon nombre de personne, ma seule et unique crainte. Je reste un enfant apeuré, d'un côté si certains mourraient, cela m'arrangerait. Comme Russie, Amérique et Hollande. Je les aime pas, mais quitte à faire, trouvons des solutions, surtout que Islande a été gentil et m'ignore à présent, je restais malgré tout un peu en retrait, continuant de poser mon regard sur eux, de manière gênée par mon attitude précédente. Je commençais à tortiller mes bras, enfouissait ma tête dans mon écharpe et relevant légèrement le regard vers eux. Je me trouvais pitoyable dans la situation actuelle mais bon. Si je disais rien, cela aurait été bien pire, sans doute, je ne sais pas si ce que je disais était la meilleure chose à faire. Bon, c'était pas la pire idée, car les autres qui traversaient mon esprit... C'était bien pire ! Comme ouvrir tous les frigos du monde, décapiter des pingouins. Ha non pas ça, j'aime les pingouins, ce sont mes amis. Rah... Que c'est compliqué les problèmes d'adulte. Je portais mon regard sur Antarctique, limite demandant de l'aide à ce dernier, je sentais qu'on allait encore m'engueuler avec cette phrase idiote. J'ai peur d'une certaine manière.


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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Jeu 1 Nov - 22:28

Antarctique avait largement balafré sa carte de rouge, noyant des pays entiers sous l'encre écarlate. Adieu la vieille Europe, adieu le nouveau monde, adieu les immenses étendues d'Asie centrale, adieu les iles du Pacifique Nord, adieu le canal de Panamá, adieu le bush australien, adieu presque tout le monde, en fait. Seule une mince bande irrégulière, au-dessous de l’Équateur, subsistait.

Pauvre Camille, qui pensait qu'aller en Espagne suffirait. Non, là il fallait carrément un aller simple pour Bali.

« Je. Euh. Attends. Ca veut dire que. Tout ce qui est en rouge, là. Tous ceux que tu as barré. Ils vont tous mourir de froid, c’est ça ? »

Nord-Pas de Calais voulut réajuster son écharpe encore une fois. Son énorme moufle glissa sur la laine. Elle souffla avec difficulté et ses lunettes se blanchirent de buée. Elle devait avoir l'air bien, ressemblant à un tonneau de polaire et de matelassé d'où du haut s'échappait deux mèches blond fadasse.
Camille hocha la tête machinalement - ou du moins, elle hocha la tête machinalement à travers ses multiples épaisseurs. Si ça se voit de l’extérieur, ça, c'est un autre problème.- et articula :

« Je crois qui oui. Je ne vois pas ce que ça voudrait dire d'autre... Enfin, je... »

Nord-Pas de Calais déglutit avec difficulté.

« Non. Non, non, on va trouver un moyen de s'en sortir, hein ? Il y a toujours un moyen de s'en sortir. »

Camille fixa la carte avec plus d'intensité, envisageant mille possibilités. Pas une seule n'était valable. Déplacer tout le monde ? Mais oui, bien sûr, 7 milliards d'humains sur même pas un dixième de la surface terrestre. Très vivable tout ça. Laisser tout le monde crever ? Inenvisageable. Simplement et purement inenvisageable. Nord-Pas de Calais commençait à se perdre dans les lignes de la cartes, réfléchissant vainement, laissant son esprit glisser le long des lignes noires représentant les frontières, lorsque le petit Pôle Nord avança :

« Et... Et si vous faisiez des maisons en terre ? Cela tiendrait une température ambiante, faire des espèces de galerie souterraine, je sais pas. »

Camille mit quelques secondes à répondre :

« Je sais que mes mines étaient à 13°C toute l'année, avant. Aujourd'hui, je ne sais pas. Ça fait des années et des années que je ne suis pas descendue, les ascenseurs ont subi les assauts du temps et je crois que pas mal de galeries sont inondées. »

Nord-Pas de Calais sentit un fourmillement tiède remonter le long de ses doigts. Se pouvait-il qu'il s'agisse d'une solution ? A vue de nez, ça ne lui semblait pas si bête. Long, très difficile, certes, mais si ça pouvait les sauver....

« ... Est-ce que c'est possible ? »

Camille fixait à travers ses carreaux Antarctique. Il semblait en savoir pas mal sur le sujet.

Et pitié, pitié, faites qu'il dise que c'est possible.

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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Jeu 15 Nov - 2:40

Antarctique ne regardait plus la carte. Il la fixait sans la voir. Son esprit était ailleurs. En fait, il regrettait presque de leur avoir montré cette maudite carte. En voyant l’islandais aussi ébranlé, Fabian se senti rempli de stupidité…Il leur avait présenté l’état réel de la Terre en ce moment, certes. Mais cela le rendait profondément déprimé. À quoi cela leur servait-il de savoir que seulement une parcelle de la planète était habitable maintenant?... A rien. Sauf à leur illustrer en couleur la fatalité rougeâtre qui s’abattait sur les habitants, la faune et le flore. Bref, sur tout ce qui était vivant.

La vie, déjà précieuse, serait maintenant rare.

Fabian s’était mis à jouer avec ses gants, signe trahissant gens lui une cogitation mentale intense. Il avait beau chercher, la solution ne lui venait pas. Se faisant honte à lui-même, il se couvrit le visage de ses mains.

Qu’est-ce que j’ai fait, qu’est-ce que j’ai fait, qu’est-ce que j’ai fait? Ou qu’est-ce que je n’ai pas fait?...

« Et... Et si vous faisiez des maisons en terre ? Cela tiendrait une température ambiante, faire des espèces de galerie souterraine, je sais pas. » dit alors son confrère polaire.

Fabian ce découvrit le visage et baissa de nouveau ses yeux sur la carte, ses yeux noir vide d’expression. L’air mort. Il avait les pupilles dilatées par ses réflexions mentales. Des maisons en terre…

« Je sais que mes mines étaient à 13°C toute l'année, avant. Aujourd'hui, je ne sais pas. Ça fait des années et des années que je ne suis pas descendue, les ascenseurs ont subi les assauts du temps et je crois que pas mal de galeries sont inondées. »

En entendant cela, il leva la tête vers Camille et Sialuk si soudainement qu’on aurait presque entendu les os de son cou craqués. Ses yeux noirs se rétrécirent, lui donna une tête de quelqu’un qui venait de voir Zeus en personne. La terre elle-même serait-elle leur salut?... Fabian serra les lèvres et baissa lentement les yeux au sol d’un air embarrassé, songeant qu’il y avait sûrement une autre possibilité que celle-ci.

« ... Est-ce que c'est possible ? »

Un bref regard de biais lui fit constater que le feu brûlait toujours. Il prit une grande inspiration qui le fit presque trembler.

Particulièrement au Nord, le sol était gorgé de méthane. Ce même gaz qui explosait en de vives flammes. S’il fallait creuser, comment savoir si en allumant un feu à l’intérieur de leur trou, ils n’allaient pas finir en guimauves calcinées? De toute façon, du feu dans un endroit fermé, comme une mine par exemple, n’était peut –être pas une bonne idée.

Mais pour le moment, c’était la seule idée qu’il voyait.

Fabian détacha ses yeux du feu. S’il disait non, il mentirait. Mais s’il disait oui aussi. Car l’idée n’était pas folle du tout. Il est vrai que les établissements souterrains ont tendance à être plus stable en termes de température. Les métros, les cavernes… Mais Fabian avait toujours était quelqu’un de prudent et un scientifique pessimiste.

Du bout des lèvres, il parlait doucement.

« À courts termes, oui » dit-il en regardant finalement les autres. « Je ne vois pas comment des milliards de gens puissent vivre sous terre en permanence… À mon avis, il faudrait miser sur le nomadisme, et migrer selon les variations de climats. »
Il est tout simplement impossible que tous y survivent. La mort était inévitable. Le genre humain a réussi a passer au travers de deux glaciations. Le meilleur exemple d’adaptation au froid est le Néandertalien. Il a réussi à survivre aux deux dernières périodes glaciaires. D’une part, sa morphologie était parfaitement adaptée au froid et d’autre part, il migrait en fonction de la faune et de la flore disponibles. Il a ainsi occupé toute l’Eurasie occidentale, la France et l’Allemagne.

Mammouths, rhinocéros laineux, lions des cavernes et rennes vivaient sous nos latitudes à cette époque pas si lointaine.

« N’empêche. Si vous choisissez de miser sur l’installation de vos gens sous terre, il faudra minimiser les efforts. Cherchez des lieux déjà élaborés : métros, mines, bunker militaire et cavernes. Ne creusez rien, le méthane est dangereux…» il eut un petit frisson « Commencer à chasser pour trouver de la nourriture n’est pas à exclure non plus. »
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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Mar 20 Nov - 10:17

« Non. Non, non, on va trouver un moyen de s'en sortir, hein ? Il y a toujours un moyen de s'en sortir. »

Peut-être.

"Et... Et si vous faisiez des maisons en terre ? Cela tiendrait une température ambiante, faire des espèces de galerie souterraine, je sais pas."

Non.

« Je sais que mes mines étaient à 13°C toute l'année, avant. Aujourd'hui, je ne sais pas. Ça fait des années et des années que je ne suis pas descendue, les ascenseurs ont subi les assauts du temps et je crois que pas mal de galeries sont inondées. »

Non.

« ... Est-ce que c'est possible ? »

Non.

« À courts termes, oui. Je ne vois pas comment des milliards de gens puissent vivre sous terre en permanence… À mon avis, il faudrait miser sur le nomadisme, et migrer selon les variations de climats. »

Non.

« N’empêche. Si vous choisissez de miser sur l’installation de vos gens sous terre, il faudra minimiser les efforts. Cherchez des lieux déjà élaborés : métros, mines, bunker militaire et cavernes. Ne creusez rien, le méthane est dangereux… Commencer à chasser pour trouver de la nourriture n’est pas à exclure non plus.»

Non plus. Putain.

Nataníel avait, en silence, écouté la conversation des trois autres. Conversation qui lui paraissait tellement irréelle qu’il avait l’impression de rêver éveillé. S’installer sous terre, et puis quoi encore, retourner à l’état sauvage et se chercher les poux pour manger ? C’était impossible, et ils le savaient tous. Les pays développés, ils avaient ces choses là, que Fabian avait mentionnées : les métros, les souterrains aménagés par l’homme. Et encore, pas tous. Comment feraient les autres ? Ceux qui n’ont jamais creusé la terre. Et surtout, ils ne tiendraient pas dix ans là-dessous. Un être humain a besoin de lumière, de soleil, d’air frais et pur, pas de noir et de saturation en méthane. Quand bien même ils s’entasseraient dans les mines, il suffirait d’une petite explosion pour tout chambouler. Il suffirait d’une étincelle pour que s’embrasent les populations, cédant à la panique, à leurs instincts primaires qui leur diraient de fuir vers le soleil même si celui-ci serait caché par des mètres de neige et de glace au-dessus de leur tête.

Nataníel gratta la glace du bout des doigts, ceux-ci étaient rougis de froids, et il n’en sentait déjà plus le bout. Tant pis, après tout, c’était pas comme si c’était important, trois bouts de doigts, quand on parle de la vie de plusieurs milliards de personnes. Il avait déjà laissé une partie de sa population mourir sans pouvoir y faire quoi que ce soit. Il fallait se bouger. Et non il n’allait pas s’enterrer. Il frappa du poing sur le sol, coupant court à toute discussion, il haussa le ton.

« Non. Il en est hors de question. Tu veux t’enterrer Camille ? Tu te creuses déjà une place sous terre ? Ca fera un bien joli cimetière tiens, une belle putain de fosse commune. La terre n’est pas un lieu sûr pour des êtres humains nom de dieu ! »

Allez, voilà qu’il évoquait le Tout-puissant. Nataníel était depuis de nombreuses années considéré comme athée, mais là il irait bien faire un petit séjour sous une croix de bois pour prier pour leur salut à tous. Si on remontait encore plus loin, était-ce ça, le Ragnarök ? Etait-ce l’accomplissement du destin ? Les scandinaves ont toujours pensé à voir au-delà, à voir la fin de leur monde tel qu’ils le connaissaient. Mais passé quelques siècles, on y voyait que des affabulations de scaldes. Le loup Skóll était-il sur le point de rattraper le Soleil pour l’avaler ? L’islandais n’en savait rien, mais ça y ressemblait pas mal.

La terre, il la connaissait, très bien même, il était l’un des territoires les plus malmenés par celle-ci. Déchiré en deux depuis sa formation, tiraillé d’Est en Ouest par la terre crachant son sang bouillonnant. De plus, il avait très peu de souterrains, des mines de soufre datant au moins du XVe siècle, des tunnels routiers, rien qui permettrait d’héberger sans danger deux cent cinquante mille âmes. Il n’avait aucune confiance en ces entrailles, ces couloirs et dédales de souterrains qui n’avaient absolument rien de stable pour lui. Comme il venait de le dire si délicatement à Nord-Pas-de-Calais, ça signifiait carrément creuser leurs tombes.

« Enterrez-vous si vous le voulez. Mais je vous garantis qu’aucun islandais n’ira vous rejoindre dans votre tombeau. Le sous-sol est loin d’être un refuge. Enfin si, à court terme, à très court terme. »

Il se leva, pris d’une énergie soudaine. Il se mit à faire les cents pas, parlant avec un accent à couper au couteau, roulant ses r, bouffant ses mots, sifflant les lettres entre ses dents, il réfléchissait, critiquait, il paniquait en fait

« J’sais pas moi, imagine tu mets tes gens dans des mines. Okok, la belle vie, tout va bien, chacun son p’tit coin ok. Avec des provisions, un groupe de gens qui chassent et on tourne les tours de chasse. Bon déjà t’peux survivre avec les denrées des supermarchés et trucs comme ça qu’il suffit de piquer, ok. Mais les métros c’est dans les grandes villes ! Et jusqu’où il faudrait marcher pour trouver un terrain non aménagé par l’homme où ils pourraient trouver de la nourriture, hein ? Pour les mines j’dis pas, mais les métros c’est un problème. Et les prédateurs hm ? Les gentils nounours qui vont être contents que ça caille, si y’en a un qui décide de faire coucou salut dans ton joli métro, j’te raconte pas la pagaille ! Et les mines ! Ca explose les mines ! TU FOUS QUOI SI T’AS UN PUTAIN DE COUP DE GRISOU ?! »

Panique j’ai dit. Dans n’importe quelle autre situation, voir Nataníel s’agiter ainsi pourrait presque être comique.

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MessageSujet: Re: They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]   Aujourd'hui à 18:49

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They said we'll melt, but we didn't listen to them. [PV Pôle Nord & Autres pays bienvenus.]

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