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 Le langage des fleurs [Espagne et Nordie]

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MessageSujet: Le langage des fleurs [Espagne et Nordie]   Sam 14 Avr - 16:23

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Le soleil brillait fort, ses rayons tapaient les toitures brûlantes. C'était un sec jour de printemps. Les fenêtres, fermées pour l'hiver, s'était rouvertes. Des éclats de voix, de la musique s'échappait d'elles.
Nord-Pas de Calais avait presque trop chaud. Certes, ça lui faisait du bien, après des mois de cieux laiteux, presque jamais déchirés par un éclat azur, ou de soleil pâle, mais ses épaules la brûlaient presque.

Camille traversa prestement la chaussée pavée de pierres blondes, aux angles arrondis par le temps. Ses bottes claquèrent.

Le Cézanne. Un quartier qu'elle ne connaissait pas très bien, mais la rumeur de qualité des fleurs coupées de son fleuriste avait atteint Grimm's Place. Et étant donné que le fleuriste anglo-saxon n'avait, il fallait l'avouer, aucun sens de la composition, Nord-Pas de Calais avait fait le choix de marcher un peu pour avoir enfin un beau bouquet de jonquilles.

En arrivant dans une grande artère, Camille hésita. De peur de se tromper de direction, elle sortit de sa poche de jean la petite note qu'elle avait griffonnée de son écriture rapide et déformée, lui indiquant le chemin à suivre.

'Remonter la grand-rue'

Soit. Nord-Pas de Calais la remonta donc. Au croisement, était la fameuse boutique de fleurs. Elle ne payait pas de mine, même si elle avait son charme, avec sa façade assez modeste et pas exactement très propre, son lierre s'agrippant à chaque anfractuosité du mur et sa petite vitrine légèrement rétro sur laquelle reposaient, presque collées, des fleurs d'arum, comme autant de visages enfantins attirés par quelque merveille. Par contre, l'odeur était tout à fait extraordinaire. La fragrance poudrée des violettes flottait, s'enroulait autour de celle, fraîche et capiteuse à la fois des roses, et...

Camille poussa la porte de la boutique. Une clochette tinta au-dessus d'elle, quelque part au milieu des paniers luxuriants accrochés au plafond. Personne n'était dans la boutique, mais il y avait une certaine forme d''amicalité' omniprésente emplissant la pièce. Nord-Pas de Calais déambula un court moment entre les pots de céramique vernie contenant ficus fournis, hibiscus en sommeil et orchidées tentaculaires avant que quelqu'un ne surgisse de l'arrière boutique et s'occupe de sa requête. Relativement rapidement, Camille eut son bouquet de fait, et sortit, sa composition de jonquilles à la main. Alors qu'elle tenait encore la porte de l'échoppe, Nord-Pas de Calais eut la surprise de tomber sur une vieille connaissance :

-'Antonio?'

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MessageSujet: Re: Le langage des fleurs [Espagne et Nordie]   Sam 14 Avr - 21:14

Encore une belle journée qui s'annonce, le genre de journée durant laquelle on a envie de ne rien faire et de rester au lit. Ah, c'est pourtant le printemps! Printemps, saison des amours, le moment dans l'année que tout le monde -et surtout les animaux- attend. Pourtant Antonio était là, dans son lit, lézardant comme pas permis. Il regarda à droite. Puis à gauche. Puis le plafond. Puis son lit. Au final il avait fait le tour complet de sa chambre d'un seul regard. Il soupira. D'habitude il était bien plus énergique que ça, surtout au printemps ; pourquoi avoir une telle flemme de quitter son lit alors? Il chercha une raison valable en vain et se mit à nouveau à parcourir les quatre coins de la chambre à coucher. Il aperçut alors un vase posé sur une commode à côté de la fenêtre. Un bien beau vase même. Un vase vide même. Pourquoi ne pas le remplir de fleurs dans ce cas après tout c'est le printemps les affaires des fleuristes sont florissantes. Notez le jeu de mots involontaire... L'idée d'apporter un peu de couleur et une touche de vie dans cette pièce morne qui ne lui servait qu'à dormir ne lui déplaisait pas. Il s'apprêta à sortir mais remarqua à temps qu'il était encore en sous-vêtements, il se changea vite fait et direction le fleuriste.

Il n'y a pas à dire les rues étaient vraiment magnifiques aujourd'hui. Peut-être étaient-elles un peu trop calme malgré le nombre d'enfants qui jouaient dehors. Oui tous ces enfants, sans surveillance. Ils étaient seuls et sans défense ; si jeune et déjà si mignon et... Oh tiens, ne serait-ce pas la boutique du fleuriste là bas? Haha, les enfants attendront ne t'en fais pas Antonio. Enfin bref! Le fleuriste n'était plus qu'a quelques pas et c'est à ce moment crucial que la question qui tue arrive : quel genre de fleurs acheter? Niveau langage des fleurs il ne se souvenait plus exactement quelle couleur signifiait quoi mais peu importe; il pensa alors à cette sublime plante qu'est l'œillet et à ses couleurs diverses, fraîches et éclatantes. Les œillets jaunes sont d'ailleurs particulièrement beaux. C'est décidé, il avait décidé, il achèterait un sublime bouquet d'œillets jaunes. Il se dirigea vers la porte de la boutique seulement au moment ou il allait saisir la poignée une autre main ouvrir la porte pour lui, mais de l'intérieur. C'est alors qu'une jeune fille blonde à lunettes apparut et se mit à le dévisager.

- 'Antonio?'

- Oui? Bonjour? Enchanté? Nous connaissons nous? elle hocha la tête, un peu hésitante. L'hispanique scruta l'inconnue qui lui semblait de plus en plus familière avant de prononcer bêtement un nom qui lui revint en mémoire, Euh... Camille?
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MessageSujet: Re: Le langage des fleurs [Espagne et Nordie]   Dim 15 Avr - 11:55

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- Oui? Bonjour? Enchanté? Nous connaissons nous?

Nord-Pas de Calais hocha machinalement la tête, comme pour l'encourager.

-Euh... Camille?

-'C'est ça ! Ton empire est si grand que tu ne te souviens plus de tous tes anciens territoires, dis moi? fit Nord-Pas de Calais en souriant un peu jaune, malgré elle.

Camille ouvrit plus en grand la porte de la boutique et se poussa, histoire que l'espagnol puisse entrer dans la boutique.

-Tant qu'on est là, on pourrait toujours prendre un coup après, non? décréta Nord-Pas de Calais.

Ça, Camille était toujours partante pour ce genre de choses. Et, d'après ses souvenirs, Antonio aussi.

Appuyée sur l'encadrement de la porte, attendant que l'autre finisse ses courses, Nord-Pas de Calais profitait de l'instant présent. Oui, c'était une belle journée, incontestablement. Comme un ruisseau d'été, ses pensées ricochèrent, dérivèrent sur ce qu'elle pouvait bien dire. Oh, il y en avait des choses, à commencer par tout ce qu'elle avait vécu depuis le temps où il ne s'étaient pas revus (Guerre de succession d'Espagne, t'en souviens-tu, Antonio?), les temps qui courent, les problèmes associés, ou d'autres choses plus triviales. Les bonnes choses de la vie, la musique...

Camille jeta un coup d’œil à l’intérieur de la boutique. Le fleuriste emballait le gracieux bouquet d'un papier légèrement opaque vert, puis d'un plastique transparent aux reflets versicolores, avant de garnir cette dernière couche de deux rubans crépus, retenus par une étiquette autocollante avec le nom de l'échoppe écrite dessus en lettres d'or. Espagne se dirigea, ses fleurs à la main, vers la sortie.

-'Bon, je suppose que tu connais une bonne adresse dans le coin, je me trompe?' reprit Nord-Pas de Calais, toujours aussi souriante.

Quelques pigeons s'envolèrent du trottoir d'en face, un enfant s'amusant à les courser. La mère de l'enfant coursait, quant à elle, son fils.
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MessageSujet: Re: Le langage des fleurs [Espagne et Nordie]   Dim 15 Avr - 15:36

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Il se dirigea vers le comptoir après que Nord-Pas de Calais, Camille de son vrai nom, l'ai laissé passer. Il demanda un beau bouquet d'œillets couleur or et ressortit avec la blonde. Cette dernière était toujours aussi énergique et joyeuse que par le passé. Le passé, tiens? Spain n'a que des souvenirs flous de Camille... Haha, ça la fout mal lorsque l'on croise quelqu'un qui vous connait mais dont on ne se rappelle pas très bien. Il regarda les fleurs que portait la blonde, des jonquilles, des tas et des tas de jonquilles toute plus belles les unes que les autres. L'espagnol se surprit à humer leur parfum. Une odeur exquise s'en dégageait, c'était très agréable pour l'odorat d'Espagne qui n'avait pas pour habitude de fourrer son nez dans un bouquet de jonquilles tous les jours.

La blonde lui sourit et lui demanda si il connaissait un bon endroit. Un petit café tout ce qu'il y a de plus charmant vint directement à l'esprit d'Antonio qui acquiesça tout en répondant au sourire de Camille. Il la conduit ensuite à travers diverses rues différentes et pourtant similaires en tout point jusque dans un petit bar. Ils prirent chacun une chaise et s'assirent face à face. C'est bien plus pratique pour discuter, non? Nord-Pas de Calais regardait tout autour d'elle d'un air curieux jusqu'à ce qu'elle tombe sur le menu, accroché au dessus du comptoir, et qu'elle demande une bière. Espagne fit un rapide calcul mental plutôt simple : moi + alcool = jamais rien de bon... Il passait donc son tour et commanda un café, non, deux cafés. Pourquoi deux? Parce que deux, c'est tout. Il est en manque cruel d'énergie et à le gosier sec. Bien entendu là vous vous dites tout mais pourquoi du café? Eh bien parce que, voilà, c'est tout.

- Sinon qu'est ce que tu deviens?

Grosse erreur de stratégie de la part d'Antonio. Ne jamais, au grand JAMAIS, poser ce genre de question à une personne dont on a seulement des souvenirs vagues! Mais qu'est ce qui passe par la tête de cet abruti drogué aux tomates parfois? On se le demande tous, personne ne saura jamais rien. Si ça se trouve c'est le vide absolue là-dedans, qui sait.
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MessageSujet: Re: Le langage des fleurs [Espagne et Nordie]   Mar 17 Avr - 21:26

Espagne se souvint d'un petit café, et tous deux se mirent en marche, côte à côte. Ils n'étaient assortis, elle, la blonde pâle aux grosses godasses, et lui, le brun bronzé à qui les tongs iraient comme...des tongs, que par les fleurs jaunes que chacun portait sur son côté. Ils traversèrent plusieurs rues, que Nord-Pas de Calais, habituée à ses larges artères, n'arrivait à qualifier que d' 'étroites' et 'orangées', avant d'enfin arriver à ce fameux café. La terrasse de ce dernier occupait la moitié de la largeur de la ruelle. Antonio s'assit, décontracté, à une table à l’intérieur. Camille fit de même.

Qui dit café, dit consommation. Logique. Nord-Pas de Calais avisa un pancarte, accrochée avec un vieux clou, rouillé, tordu, mais qui ajoutait, à sa façon, sa touche d'authenticité au lieu, à la poutre encadrant le comptoir. Café, diabolo, spiritueux et...Oh, une marque de bière bizarre. Avec un nom inhabituel pour ce genre de produit. Camille réfléchit un peu -oui, 10 heures du matin, c'est un peu tôt-, mais céda à la curiosité, et commanda un verre de cette étrange boisson. Espagne réfléchissait encore, et finit par choisir deux cafés. Antonio se retourna vers Camille, et, pour lancer la conversation :

- Sinon qu'est ce que tu deviens?

Dure question. Il y avait tellement de sujets à aborder, si elle voulait être exhaustive...Ce qui serait d'un ennui pas possible. Nord-Pas de Calais serra avec ses mollets son bouquet qu'elle avait coincé sous la table. Les pétales fraîches des jonquilles frottèrent contre son jean.

-Bah, l'apanage des régions. Enfin, après toi, j'ai vite eu mon unité, tu sais...Ah, si, Belgique a été intégrée à la France, à un moment. Tu sais, cette fameuse Révolution Française, cette guerre contre les autrichiens. Et puis, charbon, sidérurgie et Union Européenne. répondit rapidement Camille, essayant de résumer au plus possible ses derniers siècles.

En effet, si elle est fière de son patrimoine, elle n'est pas du genre à s'étaler sur telle ou telle 'merveille de chez moi'. Une des qualités du Nord, c'est que l'on essaye pas de péter plus haut que ses fesses.

Nord-Pas de Calais, machinalement, porta sa main à sa sempiternelle tache de suie, sur la joue droite. Tout aussi machinalement, elle la trifouilla quelques secondes, se remémorant brèvement et pêle mêle Napoléon, Charles X, Zola, et le goût des bêtises de Cambrai,celui du chlore, celui des embruns avant de redescendre sur terre :

-Et toi? fit-elle plus affablement Je suppose que tu as pas mal de choses à me raconter, je me trompe? Après tout, la vie d'une nation entière, et dans ton cas d'un ancien grand empire colonial, c'est autrement plus trépidant!

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