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 La réponse au message d'Aricebo -Avril 87 456- [Libre]

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MessageSujet: La réponse au message d'Aricebo -Avril 87 456- [Libre]   Sam 31 Déc - 19:34

Spoiler:
 


87 456. Les temps avaient drôlement changé. Combien de temps était-il sur cette Terre déjà ? Depuis trop longtemps pour pouvoir compter précisément. Dans ces temps, les hommes avaient réussi de nombreux exploits. On avait largement dépassé la vitesse de la lumière. On avait remis mille fois en cause les théories de physique les plus connues. On avait écarté les plus grandes telles que celles d'Isaac Newton,celles d'Albert Einstein et celles de grands physiciens tout aussi voire plus brillants encore. Désormais on parcourait le système solaire en moins d'une semaine. On avait déjà prouvé qu'aucune autre forme de vie n'existait dans notre système solaire. On parcourait la totalité de la galaxie. On partait de plus en plus loin dans d'autres galaxies de la même manière que les hommes de 1900 partaient dans des pays étrangers. Désormais, c'était les êtres humains qui allaient voir les extraterrestres pour leur parler de vive voix. Désormais, les messages étaient inutiles. Ou alors, sur des endroits estimés inintéressants pour les hommes d'aujourd'hui. De toute manière, depuis le temps, on n'attendait plus de réponse. Pour les hommes d'aujourd'hui, de toute façon, les autres êtres vivants étaient stupides. Les êtres humains étaient, selon eux, les plus intelligents et les extraterrestres avaient bien de la chance que des êtres aussi extraordinaires s'intéressent à eux. C'était fini les rêves de rencontres jugées impossibles. Terminée l'époque où l'on envoyait des messages dans le ciel, une boule au ventre en espérant, comme un enfant qui vient de jeter une bouteille avec un message à l'eau, que quelqu'un lira son message. Finis les jeux où l'on s'amusait à coder divers messages probablement indéchiffrables même pour celui qui l'avait conçu. Désormais on avait de nouveaux espaces à conquérir et l'humanité ne se gênait pas pour cela. Probablement qu'une guerre intergalactique allait éclater. Mais voyons l'avantage, l'être humain était tellement occupé vers d'autres espaces que la paix régnait sur la planète Terre et seuls quelques nostalgiques persistaient à rester chez eux, refusant de quitter leur planète mère.

Chine, dans son jardin, soupirait encore la nouvelle ère. Il se faisait vieux. Le plus vieux de tous peut être. Combien de nations avaient disparues, réapparues, apparues, remplacées les autres depuis ? Et lui persistait. Il continuait à vivre et gardait les traits d'un adolescent. Nul ne se douterait qu'il était presque aussi vieux que l'humanité. Et qui en avait quelque chose à faire ? Qui allait s'occuper d'un homme banal assis dans son jardin ? Personne. Mais ce jour là les regards se tourneraient vers lui. Car ce jour là, il reçut une chose bien étrange dans son jardin. Après avoir manqué de l'écraser, un bloc de métal sombre décida de finalement s'écraser dans ses nouveaux plants de fleurs qu'il venait de planter la veille. Et il avait eu de la chance, cette chose n'avait pas brûlé son jardin ou sa maison. Elle s'était juste écrasée là, créant un trou énorme et profond. Curieux, Yao s'en approcha. Un nouveau satellite humain s'était écrasé ? Non. Il aurait brûlé sinon. Et cet objet était bien étrange. Alertés par le bruit, les personnes présentes s'approchèrent. On appela divers spécialistes et on fit descendre Chine près de l'objet. Après tout, c'était dans son jardin que cette étrange chose était tombée. On commença à démonter l'objet, à le regarder sous tous les angles. On fit appels aux hommes les plus intelligents présents sur cette Terre. Et en ouvrant cette drôle de chose on découvrit un bien étrange message. Des traits. Des dessins. Des points. Une autre forme de vie ? Une forme de vie que l'humanité ne connaissait pas ? Il fallait le déchiffrer de toute vitesse. Alors on appela ceux qui étaient partis. On fit à tous. On exposa les photos et le messages partout où l'homme était passé. On promettait gloire et récompense à qui le déchiffrerait.

Chine fixa le message. Il trouvait toute cette bousculade inutile. Pourquoi s'occuper des terres lointaines lorsqu'on est incapable de s'occuper de ses propres terres ? Mais il voyait un jeu dans se message. L'envie de comprendre un nouveau langage que des petits êtres inconnus maniaient facilement. Il voulait comprendre pourquoi une telle chose leur avait été envoyée. C'était un message. Mais pourquoi ? Une réponse à l'un de leurs vieux messages ? Il était vrai que certaines parties de l'univers comme l'Amas Globulaire M13 où l'on avait envoyé divers messages n'avaient jamais intéressé les hommes lorsqu'ils pouvaient enfin s'y déplacer. Les temps changent. Mais ce message titilla tout de même la curiosité de tous. Tous avaient probablement oublié les vieux messages. Plus personne n'y pensait après temps de temps. Ainsi, cette chose était une curiosité pour tous. Chine aussi avait oublié. L'Amas Globulaire M13 ? Ça ne représentait rien pour lui. Comme pour les autres. Et les messages envoyés là-bas ? Qui ne les avait pas oublié ? Et qui s'y intéressait désormais ? Tout cela n'avait plus signification pour qui que ce soit. Même les plus vieux et les plus nostalgiques. Mais ce message reçu attisa une nouvelle flamme parmi les hommes. Une curiosité perdue. Mais là ils voulaient comprendre. Ils voulaient savoir quels nouveaux horizons s'offraient à eux. La curiosité d'enfant qui voit des signes étranges se dessiner sous ses yeux se réveillait parmi tous.

Le chinois passait son doigt sur les traits soigneusement tracés. On voyait que celui qui l'avait envoyé s'était appliqué. On voyait aussi des gribouillages étranges. Que représentaient-ils ? C'était ce qu'il fallait découvrir. Yao secoua la tête. Il voulait rentrer chez lui mais avec l'agitation qu'il y avait, c'était impossible. Pourquoi avait-il fallut que ça lui tombe dessus ? Il soupira. Il n'avait décidément pas de chance. En plus on le prenait en photo près de sa "trouvaille". Où était le mérite ? N'importe qui aurait remarqué cette énorme chose s'écraser dans son jardin. Surtout quand vous avez failli y passer. Toutefois, il réussit à s'écarter un peu des autres et rejoindre un endroit où l'agitation était moindre. Il respira lentement en secouant son teeshirt et regarda autour de lui. Quelle foule autour de l'engin ! Il s'éloigna encore, cachant comme il le pouvait, son visage entre ses manches, comme un voleur. Il fuyait de chez lui comme un voleur. C'était le monde à l'envers. Au bout de quelques instant, il s'assit dans un coin et leva les yeux, se croyant enfin seul.

[Non je ne suis pas en plein délire voyons ! Ça fait juste trop longtemps que je voulais faire un truc là-dessus. Bon, c'est laborieux, mal fait et surtout mal expliqué... J'aurais voulu faire le message codé des extraterrestres aussi mais la flemme, trop compliqué.... u_u""" Voilà, n'ayez pas peur de moi, ça va très bien dans ma tête ! *ou pas ?*]
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Fonda




MessageSujet: Re: La réponse au message d'Aricebo -Avril 87 456- [Libre]   Lun 2 Jan - 22:05

    87 456.
    Soit 85 306 années après sa disparition. Russie n'avait plus reparu depuis bien longtemps déjà, une éternité selon certains. Pour un être humain, c'était un temps très très long. Au rythme de la vie d'une Nation, ce n'était rien, seulement de la poussière. C'était ça, le temps. De la poussière qui s'écoulait devant ses yeux et qui n'arrêtait jamais sa course que pour lui dire qu'il était "has been". Le Russe faisait partie intégrante de ce que l'on nommait "les Nations disparues", les anciennes civilisations... Qui aujourd'hui connaissait même son nom ? Hormis ces vielles nations qu'il s'amusait autrefois à terroriser, personne ne s'en souvenait. Il suffisait même de voir l'évolution des pays : nombre de ceux qu'il avait connus avaient cédé quelques territoires épars qui avaient demandé leur indépendance, pour finalement se faire bouffer par eux et en venir à devoir leur céder de plus en plus du leur. Même Etats-Unis, ce grand colonisateur, y avait laissé des plumes... ou plutôt, des terres, dans le cas présent.
    Tous les "vieux" avaient fini par devenir croulants, s'étaient laissé aveuglés et avaient été dupés pour être à moitié asservis. Pendant quelques millénaires, les pays d'Afrique noire avaient totalement dominé la masse, ceux-là même qu'ils appelaient autrefois les "pays émergents".

    De la Russie il ne restait rien. Une partie de son territoire était passée aux mains des mongols, une autre à la Pologne, aux pays baltes, à la Finlande, au Japon et enfin à la Chine. La Corée du Nord n'avait pas eu le temps de se jeter sur les bouts de territoire adjacents, elle était encore en guerre contre son frère sudiste. Le grand pays à la splendeur passée n'existant plus, tous s'étaient jetés sur les restes avec une avidité débordante. Les forêts avaient été pillées, les bêtes acculées puis annihilées. Il n'y avait même plus en son souvenir ces espèces protégées dont on lui avait rebattu les oreilles à maintes et maintes reprises. On avait chassé le tigre de Sibérie et on l'avait abattu. Toute cette faune abondante qu'il avait côtoyée enfant n'était plus.
    Puis, les chasseurs avaient été chassés. Comment conserver une terre qui ne leur appartenait pas alors qu'ils n'arrivaient pas à maintenir leur propre territoire ? C'était hilarant. Même le grand mongol se faisait chasser outremer. Ils avaient de l'eau, ils avaient des terres fertiles, et c'était tout ce qui intéressaient les "nouveaux pays". Ils les avaient appelés comme ça, les "newbies", pensant qu'ils le resteraient ad eternam. Mais les petits finissaient par devenir grands, ils l'auraient su s'ils n'avaient pas oublié l'émergence des Etats-Unis – exemple pris tout à fait au hasard bien sûr.
    La bombe atomique, qui leur causaient tant d'effroi auparavant, n'effrayait plus personne. On en trouvait quasiment dans les pochettes surprises que l'on offrait aux enfants. Ces idéaux pour lesquels des hommes s'étaient autrefois battus, ces idéaux pour lesquels des hommes avaient été torturés et étaient morts, n'avaient plus aucun sens. On parlait de liberté comme on parlait de boite d'allumettes – d'ailleurs, on ne savait même plus ce que c'était, des allumettes. On parlait de clonage comme de la dernière tendance à la mode, un homme pouvait choisir sa femme dans un rayon d'étalage et vice-versa, il suffisait d'une simple prise de sang. Les maladies qui avaient ému étaient révolues, elles avaient connu leur temps et avait disparu. Les vaccins également n'étaient plus sur le marché. Apportez donc un rhume, et vous détruiriez la planète.On pouvait se déplacer instantanément, alors on avait quasiment oublié comment écrire.
    Les messages codés ? N'en parlons même plus.

    Et Russie observait tout ça impassiblement et, surtout, hors de toutes ces choses stupides. En fait, même s'il avait voulu, il n'aurait pas pu en faire partie, alors mieux valait laisser faire le temps et se contenter d'être un simple "observateur". Il s'amusait comme ça. Il passait le temps, allant par ci par là, en restant toujours un peu dans l'ombre. Il vivait dans les glaces et se promenait avec le Général Winter lorsque l'envie le prenait. Il n'avait pas grand-chose d'autre à faire, et ça lui permettait d'observer comment le monde tournait sans lui.
    Au début, il en aurait crevé de haine en voyant que sans lui, bah il tournait très bien le monde.
    Et ça a commencé à se détériorer.
    Et il a imaginé que c'était parce qu'il n'était plus là.
    Alors il était content, même s'il savait pertinemment que sa disparition n'avait rien à voir avec l'état catastrophique dans lequel se trouvait le monde. Il suffisait de remarquer que tous les pays s'écroulaient pour s'en rendre compte. Enfin, tous, sauf un. Le communiste chinois avait apparemment décidé de faire la grève de la crise économique, la grève de la fin de la transmission par satellite et la grève de la chute de son modèle. Il tenait le coup, ce vieux-là.

    Or, donc, en cette belle journée de l'an 87 456, Russie avait décidé d'aller rendre visite à son "vieil ami". C'était la première fois qu'il allait se présenter à un autre depuis qu'il avait disparu. Il n'avait même pas été voir ses sœurs. Il ne fallait pas, en fait, parce qu'elles auraient été malheureuses. Il leur avait dit adieu. Il ne devait pas revenir sur cet adieu.
    Si l'une de ses sœurs avait été celle qui aurait découvert la réponse au message d'Aricebo, il aurait sans doute laissé tomber et aurait trouvé une autre explication, mais là, ce n'était pas le cas. Aucun chantage affectif ne pouvait l'empêcher d'aller voir ce qu'avaient bien pu répondre les extra-terrestres après tant et tant d'années. Même si ce message avait été envoyé par un lèche-cul de l'autre américain, il ne pouvait pas passer à côté de ça – IL avait envoyé le premier homme dans l'espace, il était en droit de savoir à quoi avait servi son avancée technologique. Il y avait la curiosité aussi. Il voulait connaître la réponse. Parce qu'il fallait l'avouer, lui aussi, quand il était petit, il lançait des bouteilles à la mer. Lui aussi, quand ce message avait été envoyé, il avait espéré qu'un jour, ils recevraient une réponse. Ils étaient tellement peu à s'en souvenir. Est-ce qu'au moins Porto Rico était là pour voir la réponse à son appel ?

    Ivan leva les yeux pour observer les étoiles. Ils ne pouvaient conquérir le ciel. Ils pensaient certes avoir conquis la mer, mais le ciel, lui, était infini. Ils ne pouvaient le mesurer ni parcourir sa fin.
    Je viens du ciel, et les étoiles entre elles, ne parlent que de toi.
    Voilà qu'aujourd'hui cette phrase que l'on trouvait autrefois si belle ne voulait plus rien dire. Les enfants riaient. D'ailleurs, tout le monde l'avait oublié. Tout le monde oubliait toujours tout. Maintenant, tout était autorisé, on envoyait un homme dans l'espace comme on lançait une balle en l'air.
    Russie resserra autour de son corps son long manteau blanc et glissa derrière son épaules un pan de son écharpe rouge. Il avait perdu de sa stature, les dures épreuves par lesquelles il était passées avaient terni son visage enfantin. Ses cheveux avaient pris la teinte de la neige dans laquelle il s'enfonçait jour après jour, et son visage les couleurs des poupées russes qu'il peignait avec toujours autant de minutie. Ses yeux, quant à eux, ressortaient encore plus qu'avant, la faute à ces cheveux blancs qu'il arborait. Il tenait toujours auprès de lui son tuyau habituel, orné d'un tournesol à la tige si longue qu'il avait pu l'enrouler autour dudit tuyau.
    Il errait vaguement dans les rues chinoises – il était incapable de dire dans quelle ville il se trouvait – lorsqu'il aperçut plus ou moins distinctement un éclair rouge entre des bambous. Avec un air amusé, il se dirigea lentement vers le point de chute de cet objet insolite pour tomber sur le dos d'un vieux panda qu'il ne connaissait que trop bien. Silencieusement, il s'approcha de lui et se pencha par-dessus son épaule.

    – Bonjourr, Chine.

    Il le gratifia d'un sourire et s'installa à ses côtés. Rien dans sa voix n'avait changé, comme si ces quelques 80 000 ans n'avaient en rien altéré ce qu'il était.

    – Eh bien, il y a des choses qui ne changent pas... Ils en font, un rremue-ménage pourrr un trrruc tombé du ciel !

    Avec un rire, il tapa sur l'épaule du chinois.
    Maintenant, les OVNI, c'était eux.


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