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 C'est l'heure des vendanges! [Avec Île de Man et Bourgogne]

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MessageSujet: C'est l'heure des vendanges! [Avec Île de Man et Bourgogne]   Lun 28 Nov - 21:42

La journée commençait bien. Au loin, un coq chantait, son cri étouffé par la brume matinale. La tête mollement enfoncée dans les poils peu doux du sanglier qui grognait dans son sommeil, Champagne grogna à son tour.

-Ah, fous moi la paix, sale boche, c'est pas l'moment....

Elle releva la tête, qui lui tournait un peu, et vit face à elle un chat qui miaulait pour réclamer sa nourriture. Depuis quand cette bête ne chassait-elle plus d'elle-même? Ses yeux à peine ouverts se refermèrent, sa bouche s'entrouvrit et elle se rendormit d'un coup, sa tête retombant sur le ventre du sanglier. Et ce fut là le coup fatal.
Vexée, la bête poussa un long "grouik" qui réveilla illico la jeune femme. Elle fut bien forcée de se lever quand sa bêbête se leva et que donc, son oreiller disparut.


-Tu fais chier...


Elle passa une main dans ses cheveux. Il n'avait pas plu. Ses cheveux étaient secs. Ses pieds moins. Il faut dire aussi qu'elle marchait pieds nus dans l'herbe, la rosée matinale dégoulinait lentement sur ceux-ci. Sa stupide chemise de nuit blanche était à priori propre. Mais peu importe, parce qu'elle allait la quitter de suite.

La vallée de la Marne était ce matin bien calme. Vérifiant que personne ne venait aux alentours, notre amie Champagne-Ardennes s'autorisa une baignade. L'eau était encore froide de cette peste de temps champenois, si vite froid, mais il était on ne peut plus agréable de sentir l'eau sur sa peau de si bon matin, lorsque quelques étoiles se reflètent encore dans l'eau et que la Lune disparait tout doucement du ciel...Oui, la vie était belle en Champagne-Ardenne par cette saison. Le vent se levait un peu, soufflant de l'air froid. Les arbres entonnaient donc une magnifique mélodie. Encore engourdis, les oiseaux se mêlaient au chant des feuilles.

Elle serait bien restée l'éternité dans cette étendue fraîche, mais tout de même sa coquetterie la rappela à l'ordre. Encore engourdie, elle aussi, elle sortit de l'eau. Ses cheveux étaient trempés et autant vous dire que trempés et en plus froids, ce n'était pas des plus agréables. Devant ses yeux s'étendait son petit joyau, son trésor. Sa région. Si forte en souvenirs. Sa mère, d'abord, qui l'avait élevée dans les profondeurs hantées des Ardennes, puis Papy Rome. Puis les autres. Puis les guerres.
Et puis surtout ce qu'elle aimait le plus à se rappeler dans sa modeste vie. La réconciliation. Le premier jumelage européen qui avait été avec Belgique sous les bons conseils de France. Oui, son joyau de souvenirs était là.

Une brise lui caressa la nuque. Mais oui, c'est vrai. Comment avait-elle pu le zapper si facilement? Elle était entièrement nue dans la forêt. Un peu honteuse sur le coup, elle partit se planquer derrière un arbre. Des fois que des alliés pas très doués aient envie de rendre visite à France, on ne sait jamais. Surtout qu'elle risquait de ne pas en mener large à poil face à des nations. La honte quoi.
Elle fouilla son sac après l'avoir descendu d'une branche ou elle l'avait coincé la nuit dernière. Plus rien. Ce qui voulait dire qu'elle avait zappé aussi de prendre des vêtements de rechange. Oh, tant pis. Elle pouvait bien battre la campagne en chemisette, après tout. Vu l'heure à moins que les Champardennais soient devenu matinaux, il n'y avait pas grand monde sur les sentiers. Elle se secoua pour faire partir les goutes qui parsemaient son corps trempé jusqu'aux os, et repassa, donc, sa chemise de nuit. Une ridicule chemise de nuit banale, avec des dentelles en bas. Bon, ça ne couvrait pas très bien, mais c'était déjà ça.

Elle siffla Ardenne, qui revint vers elle boueux comme jamais mais qui la suivit sans faire de chichis. Ils grimpèrent la montagne de Reims ensemble. Champagne-Ardennes observa ce territoire vert encore habillé de son manteau de brume. On voyait le toit de la cathédrale, gonflée à bloc de souvenirs elle aussi. Mais voilà que Mignon s'attardait sur des détails, quelle vieille elle faisait...

Soupirant d'abord, elle se décida à dévaler la montagne, accompagnée d'Ardenne. Ce qui finalement la fit rire aux larmes. Tout ça lui avait ouvert l'appétit. Et ça tombait bien car elle était arrivée à Reims. ...Ah oui. Mais les commerçants n'ouvraient pas, pour la plupart, avant 10 heures. Or elle avait envie d'un thé aux agrumes avec de délicieux biscuits roses. Ou bien des sablés au Champagne, tiens. Oui. Mais non, il fallait attendre. Ah, ces Champardennais. Toujours à dormir ou manger. Enfin, pas tout à fait, en réalité, ils travaillent d'arrache-pieds et après ils vont dormir. Et pour bien travailler, il faut avoir le ventre plein, foi de Champagne-Ardennes! ...C'est vrai qu'en suivant cette logique, tout semblait clair. Leur prétendue nature mollassonne et feignante venait tout simplement de là, ce n'était pas du manque de volonté!

Elle se décida à attendre que les boutiques ouvrent. A 10 heures tapantes, elle se rendit à la place de la cathédrale, qu'elle salua et, bien que les regards fondaient sur elle à cause sa tenue pas très bien vue dans la rue, elle entra dans le premier magasin de spécialité rémoises, et s'acheta trois boîtes. Oui, elle allait avoir besoin de forces, parce que aujourd'hui continuait...

La saison des vendanges! Il faut absolument de la force pour travailler toute la journée sur des grappes de raisin! D'abord les ramasser, ensuite les presser et les mettre en bouteille...Tout ça pour remplir les demandes grandissantes de môssieur France et de son acolyte de drague, Ile-de-France (qui lui courrait sur le haricot, pour qui il se prenait celui-là? Mal élevé et il réclamait toujours après les autres avec ça.). Il faut dire que, maintenant que le monde entier s'échangeait des trucs, elle avait demandé à France de faire la promo de sa boisson partout et l'on rapportait que le Champagne avait un franc succès. Qu'on l'invoquait comme un faste, comme une chose rare et chère. Comment voulez-vous qu'avec ça, elle ne soit pas fière de le produire? Amérique avait même essayé de copier son style, c'est dire...

Enfin, bref. Elle s'assit près de la cathédrale et dégusta ses gâteaux. Sans thé, dommage. Ardenne à ses cotés, elle sourit. Et finalement se dit qu'elle pourrait bien flâner dans une de ses villes, quand même. Alors, envoyant un baiser à la cathédrale comme on en envoie à un amant, elle se leva et commença sa marche dans Reims
.

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MessageSujet: Re: C'est l'heure des vendanges! [Avec Île de Man et Bourgogne]   Jeu 16 Fév - 13:24

Lankouëch se réveilla tranquillement, s'agenouilla sur son lit et ouvrit les volets. Le soleil lui fit plisser les yeux, mais au moins le jour était clément, mais le temps changeait si vite sur son île. Île de Man descendit de sa couchette, mit ses chaussons et alla se faire un bon thé à la menthe. Le mannois porta son regard sur son chat qui dormait tranquillement dans son panier, un sourire se dessina sur son visage. Le garçon prit un bol et versa du lait dans ce dernier et le posa devant son chat. Le jeune homme prit place, but tranquillement son thé en mangeant des gâteaux aux fruits, une des spécialités de son pays. Puis son regard se porta à son vin, la plupart ne le connaissait pas, alors pourquoi ne pas partir chez une des régions de France qui sont reconnues pour leurs vins, au moins il pourrait leur faire connaître. Île de Man finit rapidement son petit déjeuner, retourna dans sa chambre pour s'habiller, mais quand il revint dans le séjour, le garçon vit son chat qui avait finit son lait et qui avait pris place dans son panier, comme pour lui rappeler qu'il devait se balader avec lui aujourd'hui. Le mannois soupira et s'agenouilla devant son chat.
- Non, Ether... Pas aujourd'hui... Je dois aller quelque part et on accepte pas les animaux...

Mais le chat ne l'entendit pas de cette oreille, descendit du panier et se frotta contre son maître en ronronnant. Lankouëch prit son chat dans ses bras et le regarda. Ether le regarda en ronronnant.
- J'aurais dû te nommer boîte à ronron...

Île de Man reposa son chat au sol et lui gratta la tête, puis il se releva, enveloppa sa bouteille avec précaution, la plaça dans son sac à dos et prit sa cape, sans se rendre compte que son chat s'était caché dans la capuche. C'est en sortant qu'il se rendit compte du poids incroyablement lourd de sa capuche. Le mannois essaya de garder son sang froid, et essaya d'extirper le chat, dès qu'il arriva à l'attraper par la peau du coup, le garçon le regarda méchamment.
- J'ai dit non... Ether...

Il voulut le remettre dans la maison, mais c'est en voyant le regard attendri de son chat, qu'il n'eut pas d'autre choix que de l'embarquer avec lui, d'ailleurs le jeune homme ignorait le temps qu'il allait passer chez les autres. Le mannois prit le bus qui l'emmènerait à l'aéroport et une fois sur place le garçon dut abandonner son chat, car ce dernier devait voyager en soute. Ether avait beau protester en montrant son mécontentement, mais son maître ne pouvait rien y faire. Lankouëch prit ses billets et alla caresser son chat en lui souhaitant un agréable voyage.
Durant le vol, Lankouëch regardait par le hublot l'étendue qui s'étendait sous ses yeux, le jeune garçon fut déçu de ne pas avoir emporté son appareil photo, mais peut-être que c'est ce qu'il fera la prochaine fois. Puis ses pensées allèrent en direction de son chat en espérant qu'il n'ait pas trop peur, et d'ailleurs en arrivant à l'aéroport le jeune garçon ignorait où il devait aller pour le récupérer.
* Tant pis... Je demanderais une fois sur place... *

Dès que l'avion atterrit à Paris, le garçon prit ses affaires et quitta rapidement l'aéroplane et alla à l'endroit où les personnes récupéraient leurs bagages. Sur place, le mannois demanda, en anglais, où il pouvait récupérer son chat. On lui indiqua un endroit, ce dernier le remercia et y alla rapidement. Le garçon vit Ether, montra son billet à la personne pour bien confirmer que c'était son animal. Le jeune homme récupéra son minet et sortit. Lankouëch héla un taxi et lui demanda la gare qui pourrait le conduire en Champagnes-Ardennes, car le jeune garçon avait remarqué que c'était la région la plus proche, vu que la Bourgogne était juste en-dessous, il pourrait faire une pierre deux coups.
Dès qu'ils arrivèrent devant la gare, le garçon paya le taxi, alla à un guichet et prit des billets pour Reims. Même là, il dut payer pour son chat comme si c'était un voyageur, et on lui a même conseillé de lui acheter une boîte. Bien sûr, chose que ne fit nullement le jeune garçon, car pour lui, c'était à eux de leur fournir le nécessaire, comme dans les avions. Le jeune garçon caressa son chat, lorsqu'il remarqua le regard d'un enfant qui fixait avec intensité Ether, comme si c'était la première fois qu'il voyait un chat. Lankouëch haussa un sourcil, car il ignorait qu'en France, des chats comme le sien n'étaient, pour ainsi dire, peu connus, voire pas du tout. Dès que son train fut annoncé, le jeune homme partit en direction du quai, sans oublier de mettre son animal dans sa capuche, à cause du vent qui soufflait fort. Lankouëch regardait les personnes qui étaient présentes, et s'empêcha de rigoler quand il vit leur regard qui étaient pour la plupart stressé ou blasé. Le jeune homme n'avait jamais vu de telles expressions sur son île, car chez lui les personnes prenaient le temps de vivre, ce qui devait être très rare en France.
Le train arriva, Lankouëch monta à son bord et prit place. Le garçon regarda de tout côté, attrapa son chat par la peau du cou et posa les deux pattes de son animal sur le rebord de la fenêtre pour qu'il puisse admirer le paysage. Le mannois, le lâcha, car il savait qu'il ne bougerait pas. C'est alors qu'il sentit de nouveau le poids d'un regard sur son chat, instinctivement le mannois regarda la personne, et remarqua un petit air interrogatif dans les yeux de l'enfant. Lankouëch sourit, prit son chat et le tendit en direction du gamin pour qu'il puisse le caresser. Le jeune homme essaya de lui expliquer, dans un français qui est assez minable pour lui, la légende de ses chats, car maintenant il était persuadé que les personnes ne les connaissaient pas. Ether ne put s'empêcher de ronronner aux caresses du petit. Le jeune homme vit son arrêt, s'excusa auprès de l'enfant, prit son sac à dos, enfila sa cape sans oublier de mettre son chat dans la capuche et quitta le train.
En sortant de la gare, le garçon essaya de s'orienter, surtout qu'il ignorait où il devait aller, son regard se porta sur Ether qui regardait le paysage qui s'offrait à lui, il ne put s'empêcher de pousser des petits miaulement de contentement. Le mannois ne put s'empêcher de soupirer et décida de visiter les diverses cathédrales, c'est alors que son regard fut porté sur une jeune fille qui se baladait en chemise de nuit.
* Ils sont fous les français... *, pensa le jeune garçon, en continuant sa marche, mais il eut tellement pitié pour cette jeune fille qui n'avait peut-être pas les moyens de s'acheter des vêtements, qu'il décida de la voir. Une fois à ses côtés, il défit sa cape et la mit sur les épaules de la jeune fille.
- Il ne faut pas attraper froid...

Lankouëch prit son chat dans ses bras et le mit sur son épaule. Maintenant, il ignorait ce qu'il devait faire, et s'il demandait à la personne où il pouvait trouver Champagne, il serait prit pour un fou sur le moment, mais pour le moment il devait rester à ses côtés, au moins pour récupérer sa cape.

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MessageSujet: Re: C'est l'heure des vendanges! [Avec Île de Man et Bourgogne]   Mar 3 Avr - 10:02

« Rien n'est meilleur que l'agriculture, rien n'est plus beau, rien n'est plus digne d'un homme libre. Elle suffit amplement aux besoins de notre vie. » de Damase Potvin

Ainsi venait de lire Bourgogne les lignes d'un site de citations. Pourquoi parcourait-il le site d'Evene qui n'est autre qu'un site sur l'actualité de la culture ? Un endroit où l'on peut tout savoir sur l'art, le cinéma, les derniers livres parus et autres petites nouvelles intéressantes, ou non... En fait, l'homme ne savait même pas pourquoi il était sur internet. Ne croyez pas que cette chère région ne connaissait rien à Internet, il est connaisseur en la matière, ou pas... Sinon comment ferait-il pour le commerce par E-Mail et autre procédé par la communication à distance en dehors du téléphone ? Internet était son ami au niveau des commandes de vins et autres produits de sa région mais pour ce qui est du reste...Bourgogne avait, jusque là, trouvé tout cela inutile.

La curiosité fait bien les choses, n'est-ce pas ? Car pris par une soudaine envie de s'intéresser un peu plus à ce monde virtuel, il commença par essayer de faire des recherches. "C'est quoi déjà ? Hum... Go... Google ? Oui c'est ca !" Le site américain. D'ailleurs en faisant des recherches, Bourgogne avait regardé comment avaient été créés les ordinateurs, Internet puis Google et autres qui ont fait le bonheur des internautes jusqu'à maintenant. Il découvrit aussi qu'il y a peu de temps, Megaupload était tombé sous les mains des américains et que toute une file d'évènements avaient suivi. Bourgogne était impressionné qu'en fait, s'il avait bien compris, car oui c'était assez difficile de tout comprendre en un coup pour une personne qui n'est pas habituée à toutes les informations d'internet, des guerres sur internet sont possibles comme dans la vraie vie. Cette fois plus subtiles, plus virtuelles, aucun cas de "morts" (entre guillemet à cause des suicides possibles et des pauvres PC victimes d'un virus tel qu'un cheval de Troie et autre...), tout se passe derrière un écran (ou plusieurs) et Bourgogne était "amusé" par tout cela. Les disputes sur les blogs, les mauvais commentaires qui démoralisaient le créateur. Il trouvait cela si sournois, si inutile et pourtant si réel. Il se rendait compte qu'Internet était un monde identique à la réalité mais sur l'échelle d'un réseau, d'une boite pouvant lire des données en binaire. Il sourit. S'il s'y connaissait mieux en informatique, il aurait bien aimé essayer d'avoir un territoire dessus ; telle était son ambition depuis longtemps de reprendre une plus grande partie à ce pays qu'il devait considérer comme son petit frère. Cet être, qu'il détestait mais qu'il devait rassurer ou aider la plupart du temps, lui avait pris ses terres et lui même en le faisant sien. Quel ingrat... Malgré cela, Bourgogne ne pouvait se résoudre à ne pas avouer que France n'était plus comme avant et qu'il était plus "gentil" envers ses régions bien que les tensions parfois restent palpables. De toute façon, avec les habitants qu'il avait, l'ancien royaume ne pouvait plus essayer de retourner la situation. Bretagne, sa grande sœur, peut le faire. Elle en a les moyens. Bourgogne, lui, n'en avait plus.

Cette pensée le fit soupirer. Il n'aimait pas se rappeler de sa situation et il décida d'arrêter l'ordinateur. Avec un petit bruit presque imperceptible, la tour de l'ordinateur arrêta tout courant, et le ventilateur ralentit doucement avant de se reposer de son travail bien épuisant. Si un ordinateur avait une âme, c'était comme cela que Bourgogne l'aurait imaginé. Chaque composant électrique serait un membre du corps. L'écran, la tête où l'on se trouverait à l'intérieur et que l'on pouvait discerner chaque sentiment de l'ordinateur ou ce qu'il pouvait voir dans ce monde virtuel, les écouteurs auraient été les oreilles qui nous indiquent ce que le monde nous murmure. La tour serait le tronc, les bras seraient la souris et les jambes, le clavier (ou bien l'inverse cela peut dépendre de la penser des gens) et il travaillerait dur comme notre corps travaille pour nous faire avancer, et nous faire vivre. Ce qui était aussi étrange de penser, c'était que chaque ordinateur pouvait être unique dans chaque foyer d'habitants sur terre. Un clavier Acer alors que tout le reste de l'ordinateur serait de la marque Hyundai, un souris Labtec, une tour Compac etc... Tout tend à nous faire penser que les ordinateurs peuvent être uniques tout comme les hommes le sont.

Bourgogne sourit un peu. Il était trop auprès de la nature et reportait tout sur elle, sur ce quelle peut donner au monde pour faire avancer l'être humain. Il leva les yeux vers son plafond et fronça ses sourcils. Un petit animal s'était infiltré dans sa maison et avait élu domicile dans un coin de la pièce. L'araignée était tranquillement en train d'attendre une quelconque petite bestiole volante que l'on peut appeler insectes. Bourgogne regarda son coq tranquillement en train de dormir sur son petit panier qui faisait office de nid. La région faisait confiance à cet animal domestique, s'il n'était pas aussi déniant pour essayer de mettre dehors ou de manger un quelconque animal comme cette araignée. Malheureusement c'était peine perdu, son coq était aussi flemmard qu'un paresseux. Bourgogne se rappelait encore qu'une fois il avait demandé à son animal de se débarrasser d'une vipère qui était dans le jardin où Bourgogne cultivait son raisin. Le volatile, qui ne savait pas voler, n'avait même pas bouger une plume et était resté à observer le reptile qui somnolait sur une pierre, se dorant au soleil.
Quelle honte ! Pourquoi Vincent devait s'occuper d'un animal comme lui ?!

« - J'en ai marre ! Je vais me promener et me changer les idées ! Marguerite ! Garde la maison ! »

La belle Charolaise leva la tête quand elle entendit la voix de son propriétaire. Elle avait simplement rentrée la tête dans la maison et était occupée à essayer d'embêter le coq qui dormait tranquillement. Bourgogne ferma la porte d'entrée à clef, un sac dans le dos comme à son habitude et partit. Il faisait entièrement confiance à ses animaux. De toute façon, l'un est complètement paresseux et ne ferait aucune bêtise, et l'autre est toujours fidèle et surveille bien la maison. Ses autres animaux étant dehors dans leur enclos, il n'avait pas à s'en faire sauf à un quelconque prédateur tel qu'un renard.
Bourgogne se demanda au bout d'un moment est-ce qu'il pourrait bien aller. Il est vrai que sa famille était nombreuse mais tellement occupée la plupart du temps. Il ne pourrait pas se permettre de les déranger. De tout façon il était là pour une promenade...
Il soupira car il n'avait pas envie de rester en Bourgogne. Il décida de faire un jeu. Il prit une de ses petites cartes qu'il trimballait toujours pendant ses moments là et il pointa au hasard l'hexagone pour déterminer l'endroit où il irait. C'était un petit moyen pour ne pas trop réfléchir et savoir où se promener.
La destination désignée était sa voisine et petite sœur, Champagne-Ardennes. D'ailleurs en y repensant, cela faisait depuis un moment qu'il ne l'avait pas vue. C'était peut-être une bonne occasion de la voir rapidement. Le seul doute qu'il avait c'était qu'il la dérange. Il décida tout de même d'y aller. Cela ne lui coûtait rien de lui faire un petit coucou.

Le train était agréable et il avait pris le TGV. Ce n'était pas le prix qui comptait. De toute manière, il ne prenait rarement ce moyen de transport et il en profitait car c'était la fierté de la France. Non pas parce que les TGV français sont les meilleurs mais c'est juste qu'avec la participation de toutes les régions, les ingénieurs français ont réussi à trouver sans faire exprès, c'est ça le pire, de créer un moyen d'éviter les accidents que l'on appelle « un déraillement en accordéon » . Pour économiser, les chercheurs ont positionné les roues du train entre les trames et cela empêche les accidents graves que l'on a pu voir en Allemagne sur le train qui a déraillé en provoquant beaucoup de morts et de blessés.
Bourgogne n'était pas trop au courant de ce qui se passe internationalement mais il avait entendu parler de cela car sa marchandise qu'il avait envoyé en Allemagne de vin pour aller à Berlin avait été retardé à cause d'un accident avec un train de la même ligne.

Quand Bourgogne arriva enfin à la gare de Reims, il prit une grande bouffée d'oxygène. Il sourit et partit d'un pas empressé pour se promener et peut-être voir sa petite sœur. Il passa devant les merveilles de cette ville. Il l'aimait bien et était fier de ce qu'avait Champagne-Ardennes. Surtout sa cathédrale. Il la regarda en admirant les superbes cultures qui ornaient les fresques de la cathédrale. Il allait rentrer à l'intérieur mais il s'arrêta en voyant une personne devant en train de manger tranquillement. Il venait juste de se rendre compte que cette personne était une fille qu'il connaissait. Puis un garçon s'est approché d'elle. Bourgogne n'entendit pas ce qu'il avait dit mais il se demandait s'ils se connaissaient. Mais il se rendit encore compte qu'il connaissait ce garçon. S'il était seul, il aurait rit en admettant qu'il était long à la détente et de reconnaître les gens quelques minutes après les avoir bien observer c'était digne d'un vieux.
Il soupira d'un air amusé et il s'approcha un peu avant de dire :

« - Bonjour ! Il y a des gens matinales dites moi ! »

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MessageSujet: Re: C'est l'heure des vendanges! [Avec Île de Man et Bourgogne]   Mar 3 Avr - 18:47

Champagne-Ardennes sentit soudainement quelque chose lui tomber sur le dos.Ce qui donna d'abord lieu à une réaction d'Ardennes qui poussa un "Grouiiiiiiiik!" de mécontentement. Mais Champagne lui fit signe de se taire. Après tout, il n'y avait pas mort d'homme -ou dans le cas présent de région- mais juste un peu de sympathie, rien de plus, rien de moins. Un bien gentil garçon lui avait posé une cape sur le dos. C'est vrai qu'elle réchauffait, cette cape, bien que Champagne aurait préféré sentir encore le vent. Mais tout de même, ne pas approuver un cadeau d'une gentille personne, ça aurait été une erreur.

"Ah! ...Euh...Merci!"

Elle afficha un sourire niais, comme à son habitude. A la regarder, on aurait pas dit qu'elle était futée. Mais au moins, elle respirait la joie de vivre! ..Du moins ça, on aurait pu le dire en la voyant avec ce grand sourire d'imbécile gravé sur sa face.

"C'est gentil mais...Vous n'allez pas attraper froid à votre tour? Le vent est un peu frais ce matin!"

Elle sourit que de plus belle. Certes, sa sympathie n'était pas lâchée parce qu'elle était tout de même intimidée, mais elle ne pouvait pas non plus rester de marbre et ne rien dire quand on faisait un pas vers elle. C'était gentil, très gentil. Très touchant. Elle s'apprêtait à en savoir plus sur cette personne mais voilà: une voix bien connue monta à travers l'atmosphère des premiers bruits de la ville de Reims.

" Bonjour ! Il y a des gens matinales dites moi ! "

Champagne sourit du plus fort qu'elle pu. Ses yeux s'ouvrèrent grand. C'était Bourgogne! Elle avait parfois dans le cœur une tristesse en pensant que leurs vins étaient en compétitions, mais aujourd'hui, ce matin, elle n'y pensait pas. Bourgogne son frérot était là, il était venu la voir et ça c'était une bonne nouvelle. Ne pouvant pas cacher son enthousiasme, elle sautilla de joie et afficha le radieux sourire d'un enfant rempli de joie à Noël.

"Bourgui~! Ah, ça fait plaisir de te revoir!"

Champagne ne put s'empêcher de lui sauter dans les bras, Ardennes de lui faire la fête comme un petit toutou qui aurait attendu son maître pendant des lustres. Elle se retourna vers l'autre personne et, souriante, annonça:

"Je te présente...Euh..Monsieur Gentil! Il m'a mis ça sur le dos!" s'exclama t-elle d'un ton gai en montrant la cape qu'elle avait sur le dos."D'ailleurs, je ne vous ai pas demandé votre nom! Désolée! Vous vous appelez comment?"

Elle sourit encore et encore...On aurait pu croire que sa mâchoire allait tomber à force de subir les mouvements répétés des muscles de la bouche de Champagne mais non, elle tenait bon. Elle s'empressa de rappeler Ardennes pour qu'il montre ce qu'il savait faire, à savoir: chanter la Marseillaise. Ou dans son cas pousser des bruits étranges de cochons pour la reproduire.
Elle était si contente de revoir Bourgogne, et ça se voyait. Elle ne cessait de faire l'aller-retour entre Bourgogne et "Monsieur Gentil". Ardennes, lui, continua sa mélopée animale, puis vint vers eux, tout content, en poussant des bruits de satisfaction.


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MessageSujet: Re: C'est l'heure des vendanges! [Avec Île de Man et Bourgogne]   Mar 24 Avr - 20:59


Le mannois regarda le sanglier qui lui grognait dessus. Ether descendit de son perchoir, s'assit devant Ardennes et poussa un petit miaulement. Lankouëch ne put s'empêcher de soupirer, puis regarda la jeune fille qui lui dit.
- Ah! ...Euh...Merci!

Le garçon lui fit un petit sourire pour toute réponse en se demandant où se trouvait Champagne. Son regard se porta sur le sanglier qui ne semblait pas aussi sauvage. Le jeune homme regarda la jeune fille.
- ... Hum... Excusez moi... Mais... Cet animal est à vous... ?

Le mannois espérait que la jeune fille allait lui répondre à l'affirmatif. Le aimait bien voir des personnes souriantes, comparée à lui qui tirait la tête à longueur de journée. Lankouëch baissa la tête pour fixer son chat qui semblait discuter avec l'animal. Puis, la demoiselle se remit à lui parler, du coup le jeune homme reporta son attention sur cette dernière.
- C'est gentil mais...Vous n'allez pas attraper froid à votre tour? Le vent est un peu frais ce matin!

Lankouëch se mit à réfléchir intensément, son français était quand même assez pauvre, vu que ce n'était pas sa langue principale, le mannois s'était plutôt endormi quand on lui avait proposé de lui apprendre cette langue, mais maintenant il se sentit un peu idiot d'avoir un niveau aussi médiocre. Une voix le tira de ses songes.
- Bonjour ! Il y a des gens matinales dites moi !

Lankouëch pouvait la reconnaître entre mille cette voix, aussi se mit il à lui offrir un petit souvenir. Le garçon se souviendra de cette rencontre, avec son chat qui était devenu un poil trop curieux, voire très bruyant sur le moment. Son regard se porta automatiquement à ce dernier, qui semblait avoir disparu. Le jeune homme ne montra guère sa panique, car il ne voulait guère inquiéter les personnes ici présentes. Puis la jeune fille le présenta d'une façon un peu étrange, il faut l'avouer.
- Je te présente...Euh..Monsieur Gentil! Il m'a mis ça sur le dos!

Gentil... Un des mots que le mannois détestait le plus, car il se voyait toujours dans le rôle du grand méchant loup prêt à dévorer sa proie. En même temps, vu ce qu'il avait fait sur son île, il y a quelques années. On lui avait demandé de revaloriser l'image de l'île, mais c'était comme lui demander de donner des confiseries aux petits enfants, le jeune homme n'en était pas capable. Enfin, pour le moment Lankouëch devait faire découvrir sa bouteille de vin de pomme de terre, et il espérait qu'un peu plus tard on le renverra, pour que Lankouëch présente une autre merveille de son île. Puis, la demoiselle le regarda.
- D'ailleurs, je ne vous ai pas demandé votre nom! Désolée! Vous vous appelez comment?

Encore ce sourire, Île de Man se demandait si Champagne-Ardennes ne se forçait pas ou si c'était naturel, mais jamais il ne lui poserait la question, car ce n'était nullement galant. Ainsi donc elle voulait connaître son nom, plusieurs choix s'offraient à lui, soit il lui donnait en anglais, soit en français, soit en mannois. Le garçon décida de dire tous les noms, de cette manière elle pourra choisir le plus court.
- ... Je me nomme... Ellan Vannin, Innis Falgey, Mannin, Isle of Man et Île de Man...

Lankouëch regardait l'animal et scruta l'horizon en espérant apercevoir le sien, mais il ne vit aucune trace.
* ... Il doit visiter... Enfin... J'espère que c'est vraiment le cas...*

Le mannois regarda les deux jeunes gens en leur faisant un petit sourire. Île de Man se demandait s'il devait leur présenter son fameux vin, mais en même temps, le garçon avait peur de les effrayer. Après tout du vin de pomme de terre ce ne devait pas être si fréquent dans le coin.

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MessageSujet: Re: C'est l'heure des vendanges! [Avec Île de Man et Bourgogne]   Jeu 30 Aoû - 22:37

"Bourgui~! Ah, ça fait plaisir de te revoir!"

Champagne avait toujours été comme ça. Elle arrivait à avoir un grand sourire comme si rien ne pouvait la rendre triste ou malheureuse. Sa petite soeur était précieuse pour Bourgogne. Il l'aimait comme tel et il aimerait la protéger. Comme tous les frères et soeurs il y avait une petite rivalité parmi les confessions et secrets entre eux. Le vin était l'une des seuls choses qui opposaient ses deux personnes, Bourgogne avec son crémant et sa soeur avec son champagne. Mais ce n'était pas pour autant qu'ils étaient ennemi. La preuve ! Champagne le prit dans ses bras et Bourgogne sourit, heureux qu'elle soit si contente de le voir. Il lui avoua :

"- Moi aussi je suis heureux de te revoir, petite soeur"

Bourgogne rit en voyant le sanglier lui faire la fête. Il pensa qu'il avait bien fait de ne pas prendre son coq, ni même son escargot. Pendant qu'elle faisait la présentation, Bourgogne caressa Ardennes.

"- Je te présente...Euh..Monsieur Gentil! Il m'a mis ça sur le dos!"

Il sourit. Il était heureux qu'elle rencontre de nouvelles personnes car elle était toujours de très bonne humeur. De toute façon, qui a bien pu voir Champagne en colère ? Hum... Peut-être quand on dit qu'il y a des personnes qui n'aiment pas son champagne ? Mais Bourgogne n'aimerait pas essayer puisqu'il n'aime pas lui faire du mal de toute façon il y a des personnes qui n'aiment pas l'alcool donc lui aussi sait que son vin et son crémant n'était pas aimé.

"- D'ailleurs, je ne vous ai pas demandé votre nom! Désolée! Vous vous appelez comment?"

Bourgogne comprit, ENFIN, que ses deux personnes ne se connaissaient pas. Il regarda Ile de Man et lui sourit en lui faisant un petit signe de la main. Champagne gambadait entre les deux hommes et cela amusait le plus vieux. Il connaissait aussi les qualités d'Ardennes à pouvoir chanter mais cela le surprenait toujours autant. Même sa belle charolaise ne pouvait pas le faire, surement trop difficile pour elle d'emettre plusieurs sons à la son.

"- ... Je me nomme... Ellan Vannin, Innis Falgey, Mannin, Isle of Man et Île de Man..."

Tiens, avait-il utilisé autant de noms quand il s'était présenté à Bourgogne ? Le plus vieux ne s'en rappelait plus mais au moins, il savait qu'il n'était pas le seul à avoir plusieurs noms même si lui en avait des biens différents. Bourgogne prit enfin la parole après son long silence.

"- Je suis ravi de te revoir Île de Man. Il n'y a pas si longtemps que je suis allé visiter ton pays. Je suis heureux de t'avoir rencontrer."

Le bourguignon ne savait pas trop quoi dire, il n'était pas très bavard de toute manière. Il regarda donc la place où ils étaient et regarda Champagne. Son accoutrement n'était pas nouveau. Il était heureux de voir que la mannois avait prêté sa cape car Bourgogne savait que les français, sauf peut-être Bretagne, n'avaient pas de cape identique. Le plus vieux se demandaient si Ile de Man était celte... Bretagne lui avait montré parfois des livres et autres sur les celtes et il avait souvent vu ce genre d'accesoires. Finalement, il demanda à Champagne :

"- Dis moi petite soeur... Tu n'as pas un peu froid ? Tu n'as qu'une chemise de nuit avec une cape. Je pense bien que tu es bien comme cela mais tu devrais te couvrir un peu mieux, tu ne trouves pas ?"

Bourgogne s'inquietait juste. Surement sa condition de grand frère. Il savait pertinemment qu'elle n'attraperait pas aussi facilement froid, mais il ne pouvait pas se résoudre à la laisser dans cet accoutrement plus longtemps. "Ca pourrait ennuyer ou mettre mal à l'aise Ile de Man..." pensa Bourgogne en regardant ce dernier.

"- Dis moi, Ile de Man, est-ce la première fois que tu viens en France ? Voudras tu que ma soeur et moi même te fasse le tour de nos deux régions ? Sauf si tu n'étais que de passages..." Demanda Bourgogne.

Le pauvre essayait juste d'engager la conversation et il n'avait pas tellement l'habitude de le faire. Il attendit une quelconque réponse.

(Excuse moi pour le LONG retard que j'ai causé >.>... Et en plus c'est un post super petit comparé à vous deux... je m'en veux encore...)
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MessageSujet: Re: C'est l'heure des vendanges! [Avec Île de Man et Bourgogne]   Mar 4 Sep - 9:16

Mignon, froid? La Champagne, froide? Non, enfin, pas du tout! Et puis le ciel bien gris et frais, elle avait l'habitude quand même, hein. C'est quand il ferait aussi froid que chez l'Allemand qu'elle allait se les peler, ou chez le Russe! Là, c'était rien qu'une petite bise de rien du tout! ..Bon, en vérité, oui, elle avait un eu froid quand même. L'air était frais, pas froid, mais frais. Oui, voilà, c'est ça, il ne faisait pas froid mais frais.
Bon, si d'accord, il faisait froid. Mais il est rigolo, ce bourguignon! ..Comme si elle se trimbalait avec une valise de fringues partout où elle allait. N'importe quoi! Y'avait pas noté Paris sur sa tête, hein!

Un certain "Gruiiiiik!" la sortit de ses pensées. Ardennes en avait fini avec sa mélopée, et venait tout content traîner entre Champagne et Bourgogne. Même s'il se méfiait encore d'Île de Man, il se permit de le renifler bruyamment, histoire de le reconnaître. Au pire, il connaîtrait l'odeur qu'il devrait courser. Dans le meilleur des cas, une odeur de plus à qui faire la fête.

Dans l'air flottait une légère odeur de pâtisseries. Les boulangeries s'ouvraient au commerce. Il y en avait quelques unes pas loin de la cathédrale. Surtout, il y avait Paul, et Paul, c'est bon quoi. Pour ce qui est de la nourriture, que ce soit Français, Allemand, Chinois ou autre, Champagne n'en avait rien à faire. Tout ce qui était bon à manger était...bon à manger, quelque soit la nationalité du plat, ça restait de la bouffe, quand même. Et c'est bon, la nourriture. Enfin, en tout cas, pour le ventre à céréales qu'elle était,c'était TRES important. A ses yeux, la nourriture était même une partie de la personnalité d'un pays, d'une région ou d'une île. Par exemple, a sa nourriture, on pouvait voir ses manières, chose qu'on ne devinait pas tout de suite. Et par son vin, on pouvait voir la légèreté de son esprit. Dieu ce qu'elle aurait aimé en converser avec des pays mais, souvent, ils n'avaient pas le tems pour ces "futilités"

Mais en quoi la nourriture d'un peuple était-elle une futilité?! C'était un des nerfs de la force de ceux-ci! Si leurs hommes étaient si forts et leurs femmes si fécondes, a nourriture devait y être pour quelque chose! Après tout, un ventre bien plein se battait bien mieux qu'un ventre vide, la preuve était là, dans les tranchées entre elle et Picardie, sur le plateau, dans la caverne...

Mais peu importe que cette histoire de nourriture. Elle en parlerait sans doute un jour, plus tard, avec un pays tout aussi glouton qu'elle. Ou une région. Ou une île. Après tout, tous étaient importants.


"- Dis moi, Ile de Man, est-ce la première fois que tu viens en France ? Voudras tu que ma soeur et moi même te fasse le tour de nos deux régions ? Sauf si tu n'étais que de passages..." Demanda Bourgogne.

Tiens, ça c'était intéressant. Effectivement, elle pourrait faire visiter sa région à quelqu'un. Enfin, quelqu'un qui ne viendrait pas juste pour la cathédrale, ou pour marchander son champagne. Parce que c'est tout ce qu'ils venaient faire ici, ces mauvais bougres. Sauf les voisins qui parfois venaient. L'Allemagne, c'était assez proche, et puis y'avait quand même une bonne grande histoire commune. De même avec la Belgique. Y'avait la Suisse aussi pas loin. Mais un vrai radin, celui-là, pire que le Boche, c'est dire. Et Italie du Nord, et Espagne, mais ça faisait loin, quand même. Et puis les autres, elle en connaissait quand même un bon paquet, mais souvent, ils étaient de passages et n'avaient que faire de la région. Alors même que, jusqu'au bout du monde, elle arrivait à refourguer son alcool.

"Oh oui! Une visite! ..Je vous en prie, monsieur Île de Man....c'est ça? ...Veuillez accepter notre demande! ..ça pourrait être amusant et puis, je suis certaine que nos deux régions sont très agréables! Et puis je pourrais... Oh mais pardon je m'emporte! ..Vous..vous avez le choix bien sûr, hihihi!"

Certes, Champagne avait le trac devant des pays ou des îles, des gens importants quoi, mais son enthousiasme à l'idée qu'on la visite sans la piétiner était plus fort. Alors bon, on pouvait bien lui excuser cet emportement, non?

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: C'est l'heure des vendanges! [Avec Île de Man et Bourgogne]   Mer 5 Sep - 19:54

Lankouëch regardait les deux compagnons, il adorait voir des personnes heureuses, même s'il ne le montrait pas vraiment. Pourtant le mannois essayait, mais dès que ce dernier souriait on croyait qu'il faisait une grimace ou alors que le garçon cachait un délit qui était malsain, aussi se contentait-il de simili sourire, histoire de ne pas faire valser de fausses rumeurs à son sujet. D'ailleurs, Île de Man fut déçu de ne pas voir l'escargot de Bourgogne, à moins que ce dernier se cachait quelque part. Le jeune homme regardait le sanglier qui se baladait entre lui et le bourguignon. C'est alors que ce dernier prit la parole.
- Je suis ravi de te revoir Île de Man. Il n'y a pas si longtemps que je suis allé visiter ton pays. Je suis heureux de t'avoir rencontrer.

Lankouëch était heureux intérieurement. Au moins quelqu'un l'appréciait, c'était déjà une bonne chose pour redorer l'image de son île. Il fallait qu'il continue dans ce chemin, histoire que plus personne ne le montre du doigt en ricanant dans son dos. Certes, il n'était pas fier de ce qui s'était passé, mais c'était dans les moeurs de son île et il ignorait encore la façon dont c'était arrivé, sûrement une querelle familiale ou une jalousie. En tout cas, il ne fallait plus y penser, le passé était révolue et devait faire place au présent ainsi qu'au futur. Le jeune garçon voulut répondre à Bourgogne, mais voilà qu'une petite boule de poil grimpa sur la cape et frotta sa tête contre la joue de Champagne en ronronnant. Lankouëch baissa la tête et posa sa paume sur son front.
- ... Ether...

Le mannois se tourna en direction de Bourgogne en se tenant droit.
- ... Moi aussi j'ai été ravi de te rencontrer...

Lankouëch savait d'avance qu'il allait séjourner chez Bretagne pour apprendre le français, car ce n'est pas avec son peu de vocabulaire qu'il allait s'en sortir. Enfin, jusque là, le garçon trouvait qu'il ne se débrouillait pas trop mal. Le mannois écouta l'échange entre le frère et la soeur, c'est vrai que Champagne n'était pas très couverte, mais de son côté le garçon croyait que c'était un accoutrement local. D'un coup son chat sauta sur son épaule et se frotta joyeusement contre la joue de son maître. Ce dernier le prit dans ses bras et le regarda.
- ... Yes ! Mee foast she casley rish oo...*

Pour toute réponse son chat poussa un petit miaulement, Lankouëch le remit sur son épaule. En sentant l'odeur de pâtisserie, le mannois se demandait si ses nouveaux compagnons avaient petit déjeuner, car si ce n'était nullement le cas, le garçon pouvait très bien leur payer le repas. Puis Bourgogne prit la parole.
- Dis moi, Ile de Man, est-ce la première fois que tu viens en France ? Voudras tu que ma soeur et moi même te fasse le tour de nos deux régions ? Sauf si tu n'étais que de passages...

Le garçon se mit à réfléchir. Oh ! Pas bien longtemps, juste quelques minutes, juste le temps de traduire ce que lui disait le jeune homme. Il cru comprendre que Bourgogne voulait lui faire visiter le coin, après tout, Lankouëch n'était que de passage, mais le mannois pouvait facilement passer plusieurs jours, surtout que son chat était avec lui, donc son animal n'allait pas mourir de faim. Lankouëch était partant, c'est alors que Champagne lui parla à son tour.
- Oh oui! Une visite! ..Je vous en prie, monsieur Île de Man....c'est ça? ...Veuillez accepter notre demande! ..ça pourrait être amusant et puis, je suis certaine que nos deux régions sont très agréables! Et puis je pourrais... Oh mais pardon je m'emporte! ..Vous..vous avez le choix bien sûr, hihihi!"

Lankouëch avait directement remarqué que la phrase n'était pas complète. Le garçon se demandait bien ce que la demoiselle voulait dire par "Et puis je pourrais...". Le mannois n'allait pas lui poser la question, car après tout c'était assez impoli, et sûrement que la jeune fille allait lui en faire part dans un avenir assez proche ou lointain ou peut-être jamais, aussi resterait-il avec ce point d'interrogation. Que faire ? Le mannois se remit à réfléchir pour la seconde fois en si peu de temps. La solution lui arriva, telle une flèche lancée du ciel, il lui demanderais quand ils seront seuls dans un coin, en espérant qu'elle n'est pas oubliée. En tout cas, le garçon était vraiment ravi que Champagne ait retenu son nom d'île. Enfin, il fallait quand même qu'il réponde.
- ... Je suis d'accord... Pour vous suivre... After all... J'ai tout mon temps... Nobody ne m'attends at home...

Lankouëch espérait que les deux personnes l'avaient compris, même s'il avait mélangé du français et de l'anglais. Aussi c'était-il mit à faire des gestes pour accompagner chacun de ses mots, au moins d'être sûr de s'être bien fait comprendre, juste en cas de doute. Et on finissait le tout sur un petit sourire pour encore plus montrer qu'il était vraiment heureux de passer du temps en leur compagnie, ça le changera des autres personnes qui n'habitent pas loin de chez lui. Le mannois attendit patiemment qu'on lui fasse visiter.

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MessageSujet: Re: C'est l'heure des vendanges! [Avec Île de Man et Bourgogne]   

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C'est l'heure des vendanges! [Avec Île de Man et Bourgogne]

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