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 Une matinée comme les autres. Ou pas. [Libre]

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MessageSujet: Une matinée comme les autres. Ou pas. [Libre]   Mer 16 Nov - 15:13

    Doucement, le mongol ouvrit les yeux. Il faisait encore noir dehors. Il tourna la tête vers son horloge. 7h30.
    Il se permit de les fermer, juste un instant. Il sentait la douceur de ses longs cheveux contre sa peau, et cela lui faisait du bien. Si on l'observait à cet instant, il semblait si calme et si paisible. Ce qui, il fallait bien l'avouer, n'était pas du tout une vision qu'il offrait à n'importe qui. Il réouvrit les yeux. 7h35. Il était temps de se lever.

    Non pas qu'il aie quelque chose à faire de spécial aujourd'hui. Mais il avait tout simplement horreur de se lever tard. C'était une journée de perdue selon lui. Il n'avait pas spécialement besoin de beaucoup d'heures de sommeil, de toutes manières. Il se leva, et prit une douche en vitesse, avant de se vêtir d'un deel, vêtement traditionnel de son pays. Après avoir mangé son petit déjeuner, et avoir fait plusieurs choses diverses, il se dit qu'une petite ballade dans China Town lui ferait du bien.

    L'air frais de ce mois de novembre lui giflait le visage. Mais il n'en avait que faire. Ce n'était pas un pleurnichard, contrairement à certains membres de sa famille. Soit. Il regarda les alentours. Le quartier était déjà bien animé, des enfants couraient dans la rue, les restaurateurs commençaient à préparer les plats pour le buffet du midi, et de délicieuses odeurs lui emplissait les narines.

    Seulement, les gens avaient tendance à s'éloigner de lui. Comme d'habitude. Il faut dire que pour un asiatique, il à une carrure assez importante. Certes, il ne ressemble en rien à l'armoire à glace qu'est Allemagne ou encore Danemark, mais tout de même. Il en imposait. Au final, ça ne le dérangeait pas plus que ça. Depuis toujours, les gens avaient peur de lui. Faut dire que c'était bien ce qu'il avait cherché il fut un temps. Maintenant, avec la mondialisation et tout le bazar, ça n'avait plus aucun sens. Même si certains ne le comprenaient pas, comme son imbécile de frère, Corée du Nord. Toujours aussi renfermé sur lui même celui là.

    Il soupira. Mais son attention fut attirée par des rires, et des pleurs. Oh. Il reconnaissait si bien la signification de ces rires. De la méchanceté. Il se dirigea vers la source, et vit une petite fille. Ses genoux étaient écorchés et ils saignaient. Devant elle se trouvait 3 jeunes hommes. Ils devaient avoir quoi, 15-16 ans ? Et dans les mains de ce qui devait être le leader, se trouvait un lapin. Il le tenait par les oreilles, et cette pauvre bête bougeait ses pattes dans le vide. Il se rapprocha doucement. La scène était claire. Les garçons menaçaient de lui couper les pattes pour en faire des portes bonheur. Il était temps de faire quelque chose.

    - Essaye seulement ... Et je te promets que c'est tes doigts qui serviront de porte bonheur ...

    C'était clair, net et précis. Tout ce qu'il affectionnait. Les garçons se retournèrent, en criant "c'est qui ce bouffon ?", mais leur visages se décomposèrent à la simple vue du mongol. Il tendit la main, et en moins de temps qu'il fallut pour le dire, le lapin s'y trouva, les les 3 jeunes hommes avaient disparu. Il s'accroupit doucement au niveau de la petite fille, et lui tendit le petit lapin noir qui lui appartenait. Seulement, elle avait l'air tout aussi terrorisée que les autres. Il soupira une nouvelle fois.

    Doucement, il déposa le lapin dans ses petits bras, avant de prendre la jeune fille dans ses bras, comme une princesse. Il avait déjà vu cette fillette de nombreuses fois, il allait souvent dans le magasin de ses parents. Il entreprit donc de la ramener chez elle. Elle ne pleurait plus, et regardait l'asiatique avec ses grands yeux d'enfants. Et soudain, elle se mit à parler.

    - En fait ... Le monsieur qui fait peur il est gentil ... C'est quoi votre nom ?


    Il s'arrêta un instant. C'est bien la première fois que quelqu'un l'associait avec le mot "gentil". Il redémarra.


    - Gansükh.

    Non. Il n'allait pas dire qu'il était méchant. La petite fille commença à parler de tout et de rien. Une discussion d'enfant. Il ne dit rien de plus sur le trajet, jusqu'à ce qu'il dépose la fillette devant le magasin en question


    - Merci beaucoup monsieur Gansükh. Tu dis au revoir à notre nouvel ami ?


    Elle regardait son lapin, et lui fit agiter la patte vers lui. Il était troublé. Ami ? Les enfants sont si ... innocents.


    - Fais attention à toi.

    Et sur ces paroles, il continua son chemin.




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MessageSujet: Re: Une matinée comme les autres. Ou pas. [Libre]   Jeu 22 Déc - 16:13

[Désolée, je m'incruste >_<]

Malgré l'obscurité des matinées de Novembre, Chine se réveilla tôt. Il ouvrit les yeux et s'étira dans un long bâillement. Il bondit alors hors du lit et alluma la lumière avant de farfouiller son armoire. Le chinois en sortit une tunique rouge à longues manches et un pantalon noir. Comme à son habitude dira-t-on. Une fois ses vêtements enfilés, il ouvrit grand ses volets afin que les rayons tardifs du soleil puissent traverser les vitres. Il referma la lumière pour aller dans la cuisine où il prépara un grand bol de riz. Il l'avala rapidement, le rinça et le laissa dans l'évier. La vaisselle pouvait attendre. Aujourd'hui, il allait se promener un peu. Il n'aimait pas rester enfermer. Alors Yao, devant son miroir, brossa ses cheveux et les attacha en une queue de cheval ramenée sur son épaule. Fier de lui, il fit un sourire face au miroir puis sortit en coup de vent de chez lui, en prenant soin d'attraper au passage un panda en peluche et un porte monnaie. Il prit soin de bien refermer sa porte et gambada à travers les rues. Évidemment, maintenant que le froid se faisait sentir, il y avait moins de personnes à l'extérieur. Qu'importait, Chine avait besoin de faire quelques courses de toute manière.

Après avoir tourné au coin d'une rue, Yao entra dans un petit magasin. Une vieille femme l'accueillit chaleureusement. Les deux chinois discutèrent de tout ; le temps ces derniers jours, leur famille. La commerçante regrettait elle aussi l'absence de vie dans les rues. Le vieil homme sourit gentiment. Elle, tout comme lui, attendait impatiemment le Nouvel An pour revoir la famille. Dans un long soupir, la vieille femme avoua qu'elle espérait tenir encore jusqu'au Nouvel An. Après tout elle se faisait vieille et n'allait probablement pas tarder à mourir. Chine essaya de la rassurer en lui disant qu'elle avait, pour son âge, une bonne santé mais la commerçante secoua la tête dans un petit sourire. La discussion s'arrêta là et le vieux chinois acheta ce dont il avait besoin. Il paya la vieille femme en lui souhaitant de rester en bonne santé encore longtemps et sortit. Le froid lui glaça le visage, comme lorsqu'il avait quitté sa maison. Le cœur un peu lourd, il s'éloigna de ce magasin et marcha au hasard dans les rues. Le soleil commençait déjà à bien se montrer, là-haut, dans le ciel, mais le nez de Chine était déjà bien rouge. Il éternua. Un rhume. Il allait probablement en attraper un sous peu. Il secoua la tête et marcha plus rapidement en serrant dans l'un de ses bras sa peluche.

Un peu plus loin, il entendit quelques cris qui semblèrent se calmer rapidement. Puis il vit des garçons courir. D'où venaient-ils ? Chine ne le savait pas. Et cela ne l'intéressait pas réellement. Probablement qu'ils s'étaient raconté une histoire de fantôme et un bruit "étrange" les avait fait fuir. Yao eu un large sourire à cette pensée puis continua son chemin. Il passa devant des petites boutiques éclairées mais n'y prêta pas attention. Chine préférait le printemps, là où l'on voit des fleurs partout et de toutes les couleurs. Là où commerçants et habitants sont dehors. Là où l'on entend partout dans les rues les vieux joueurs de Go se disputer au sujet d'un déplacement. Les joueurs de Go étaient vraiment des gens particuliers. Ils restaient des heures devant leur table et leurs pions. Ils étaient calmes, lorsque tout à coup une main se lève et que l'on entend le "Toc" du pion sur la table. Et à ce moment, on entend parfois des protestations. Chine ne pouvait pas s'empêcher de cacher un rire derrière sa manche en les voyant. Mais à cette saison ils étaient moins nombreux, préférant se réchauffer à l'intérieur.

Perdu dans ses pensées, Chine ne regardait pas où il marchait. De toute manière, ce n'était guère important, il n'y avait personne dans les rues. Normalement. Mais le chinois n'eut pas de chance cette-fois ci et heurta quelqu'un. Rattrapant tout juste ses affaires, il remarqua à peine une imposante silhouette avant de lever les yeux. ... Non, ce ne pouvait pas être lui. Non. Sur toutes les personnes qu'il aurait pu rencontrer, Yao dut tomber sur Mongolie. Lui. Le chinois le fixa dans les yeux un instant, perdant tout sourire. Il tacha tout de même de se rattraper rapidement en s'inclinant poliment et en murmurant un "Je suis désolé aru. Je n'ai pas fait attention aru." Il se redressa, resserrant contre lui sa petite peluche et en refermant sa poigne sur son sachet de courses. Pourquoi ? Pourquoi fallait-il qu'il tombe précisément sur lui ? Yao retint un soupire et recula un peu. Toutefois, Chine essaya de ne pas laisser le silence s'installer.

-C'est rare de voir des gens dans la rue à cette période aru. Surtout si tôt le matin quand il fait encore si froid aru. Je ne pensais pas te voir ici aru...

Si son sourire et ses paroles essayaient de masquer son inquiétude, son bras tremblant à force de serrer sa peluche le trahissait. Car, avouons-le, Chine avait peur. Chine ne voulait pas le revoir. Chine le détestait. Chine n'était pas prêt à se battre à nouveau. Chine était faible. Mais il tentait de le cacher quand même. Car il ne voulait plus de Mongolie. Il ne voulait plus que cet homme ait la main sur lui. Il ne voulait plus revivre ce qu'il avait vécu. Mais il ne fallait pas s'emballer trop vite. Après tout, ce n'était qu'une rencontre fortuite. Dans une rue. Avec un peu de chance, Mongolie le mépriserait d'un regard et continuerait sa route sans prêter attention. Le bain de sang n'est arrivé qu'une seule fois, il y avait longtemps de cela. Aujourd'hui, les temps avaient changé. Les guerres n'étaient plus utiles désormais. A cette pensée, le vieil homme se rassura un peu, sans pour autant lâcher prise sur cette pauvre peluche. Finalement, Chine pensa qu'il valait mieux qu'il s'éclipse dans la seconde et dans un nouveau sourire aussi raté que les précédents, il s'excusa.

-Désolé d'avoir pris de ton temps aru. Bon, je vais te laisser aru. A la prochaine, peut être aru....
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MessageSujet: Re: Une matinée comme les autres. Ou pas. [Libre]   Mer 28 Déc - 17:35

[Incruste toi donc <3, en espérant que ça te plaise ]

    Le mongol considérait déjà cette journée comme une bonne journée. Il avait fait quelque chose de bien, tout en faisant peur à des gens. C'est assez spécial dit comme ça, mais en vérité, à l'heure d'aujourd'hui, il y a une très grande dualité au fond de lui. D'un côté, il y a Gansükh le guerrier sanguinaire, avec aucune pitié pour qui que ce soit. Et de l'autre, il y a Gansükh le nomade des steppes, offrant hospitalité sans rien attendre en retour. Le mongol des temps ancien vs le mongol des temps modernes. Il pensait sincèrement au fond de lui que sa moitié pacifique aurait fait taire sa moitié violente, mais il n'en était rien. Ça se voyait parfois, l'espace d'un instant, dans l'éclat de ses yeux, lorsque quelque chose lui rappelait son glorieux passé. C'était une lutte incessante, car étant donné la mondialisation, les traités internationaux, il savait très bien que tout son passé n'avait plus aucune raison d'être. Alors des petits écarts comme celui ci arrivent à le contenir.

    Il regardait les étalages, quand quelque chose attira son attention. Cette nourriture avait l'air bonne, et il la contempla, en se disant qu'il pourrait en faire son diner. Seulement, chose inattendue, ce qu'il supposait être quelqu'un le heurta. Il entendit des choses tomber à terre, et alors qu'il se baissa pour ramasser une des ces dites choses, elle avait bien vite disparu entre les doigts de la personne derrière lui. Il se tourna, et vit un visage familier qui lui fit grincer des dents. Le chinois était là. Il le contempla des pieds à la tête, et des flashs de son passé refirent bien vite surface. Il n'entendit même pas ses excuses, voyant la pauvre chose perdre tous ses moyens devant lui. Mais il brisa le silence.

    -C'est rare de voir des gens dans la rue à cette période aru. Surtout si tôt le matin quand il fait encore si froid aru. Je ne pensais pas te voir ici aru...

    Il aurait pu arquer un sourcil à cette remarque. Après tout, c'était aussi son quartier. Ils auraient bien fini par se croiser un jour ou l'autre. Seulement, c'était aujourd'hui. Il ne s'y attendait pas plus que lui. Parce qu'après tout, ils n'avaient pas vraiment de contacts fraternels. En fait, ils n'avaient plus de contacts du tout. Et d'ailleurs, le voir aussi ... faible devant lui ne l'aidait pas vraiment à oublier la façon dont il pleurait entre ses mains ... Non, il devait penser à autre chose. Le voir trembler, malgré son sourire bien plus que forcé, triturant sa peluche qui ne lui avait rien demandé.

    -Désolé d'avoir pris de ton temps aru. Bon, je vais te laisser aru. A la prochaine, peut être aru....

    Il allait partir. Mongolie évalua bien vite la situation. Le laisser était sans doute la meilleure chose à faire. Il pouvait lui montrer qu'il ne devait plus se sentir comme un moins que rien à côté de lui. Laissons le passé là où il est. Seulement, en voyant le chinois faire demi tour, il lui attrapa instinctivement le poignet, serrant un peu plus qu'il n'aurait dû.

    - Tu ne vas nulle part mon petit Chine ...

    Trop tard. Le dossier Chine, ainsi que le dossier Russie étaient loin d'être fermés. Quel dommage. Tant pis, cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu l'occasion de ... discuter avec lui. Le mongol esquissa un sourire, qui était loin d'être rassurant pour tout dire. Il imaginait de nouveau cet être entre ses mains, le façonnant de mille et une manières, de le voir à sa merci, et tout aussi instinctivement, il lâcha son poignet pour remonter doucement sa main à son visage alors qu'il s'approche dangereusement de lui. Et délicatement, il prit son menton entre ses doigts, le forçant à planter son regard dans le sien.

    - Il est grand temps de rattraper le temps perdu, tu ne penses pas ?

    En vérité, c'était tout sauf une question. Et il savait très bien qu'il le comprendrait.
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MessageSujet: Re: Une matinée comme les autres. Ou pas. [Libre]   Jeu 29 Déc - 14:33

[Pas de soucis. ^^ Si il y a un problème avec mes réponses, n'hésite pas à me le dire, je changerais]

Chine tournait déjà les talons et commençait à s'éloigner lorsqu'une main se resserra autour de son poignet. Il était inutile pour le chinois de se retourner ou de réfléchir pour savoir à qui appartenait cette main. Cette grande main. Cette main qui lui faisait mal. Le mongol se mit à parler mais le vieux chinois ne l'entendit pas distinctement. Pour lui, c'était juste une voix. Une voix qu'il ne connaissait que trop bien. Une voix qui le glaçait au plus profond de lui. Il voulait fuir. Partir en courant mais la grande main du mongol le retenait. Il fallait qu'il se dégage, qu'il retire son poignet mais il n'en eut pas le temps car la main du mongol était plus rapide et l'avait déjà lâché, à son grand soulagement. Toutefois la joie fut de courte durée et cette grande main autrefois victorieuse s'approcha vers le visage de Chine encore rougi par le froid. Il essaya de reculer la tête mais c'était déjà trop tard. Le mongol tenait déjà entre ses grands doigts le menton rouge et froid du chinois. Il le forçait à le regarder dans les yeux. Ces yeux que Yao n'avait pas vus depuis longtemps. Ces yeux qui appartenaient au Mongolie d'avant. A ce Mongolie victorieux et cruel. Ce Mongolie qu'il haïssait et redoutait plus que tout. Cet homme qui n'avait peur de rien. Cet homme qui le tenait entre ses doigts comme l'on tenait un insecte. Entre ses mains, Chine était aussi vulnérable qu'un simple insecte. D'un claquement de doigts il pouvait être libre ou bien mort. Il était aussi fragile qu'un lapin poursuivi par un chasseur.

D'un seul coup, Chine revit tout son passé. Ses yeux s’agrandirent un instant, sa tête devenait douloureuse alors il la secoua doucement entre les doigts de Mongolie. Le passé était le passé, il devait rester là où il était et c'était sans doute mieux ainsi. Mongolie était un homme intelligent, il devait le savoir, n'est ce pas ? Yao fixait son interlocuteur dans les yeux et relâcha sa prise sur sa peluche, doucement. Il essayait de se détendre. Trembler de peur était inutile, cela n'arrangerait pas sa situation, au contraire. Mais il avait beau se le dire, il ne pouvait pas s'empêcher d'avoir peur. Le passé finissait toujours pas le rattraper. Il ne pouvait pas s'empêcher de craindre que le Mongolie d'avant ne revienne.

- Il est grand temps de rattraper le temps perdu, tu ne penses pas ?

Cette phrase ramena Chine à la réalité. Il resta silencieux un instant, réfléchissant à la réponse qu'il allait donner. Il savait bien qu'il n'avait pas réellement le choix. Il connaissait suffisamment Mongolie pour cela. Mais Yao voulait fuir. Il voulait se dégager de ces doigts sur son visage. Il ne voulait pas être un simple insecte coincé entre deux doigts. Alors il réfléchissait, rapidement. Tout se bousculait dans sa tête. Que devait-il faire ? Certainement pas rester silencieux ainsi. Le chinois ouvrit doucement la bouche et tenta d'articuler quelques mots mais aucun son ne sortit. Il la referma alors, respirant profondément. Il ferma les yeux avant de les rouvrir et finit par prononcer quelques mots, audibles cette fois-ci.

-S... Sûrement aru. Je viens de faire les courses aru..... Tu veux venir manger quelque chose aru...? On.... On pourrait discuter aru....

La voix du chinois tremblait légèrement mais il tenta un petit sourire crispé, par politesse. Il était prêt à tout pour que le mongol le mongol le lâche, pour se sortir de la situation présente. Ce Mongolie là, celui du temps d'avant, il le détestait, il voulait le fuir à tout prix. Ce Mongolie là, il voulait l'oublier. Ce passé, il ne voulait plus y penser. Tourner la page ? Non. Dans le cas de Chine, il voulait plutôt l'arracher. La déchirer, comme si elle n'avait jamais existé. Parce que ce serait plus simple ainsi. Parce que cela serait moins douloureux.

Chine se recula d'un pas. Il voulait échapper à l'emprise de la grande main du mongol. A son sourire. A ses yeux. A Mongolie. Il voulait s'enfuir. Lui échapper. Yao recula d'un autre pas, installant une certaine distance entre eux deux. Il respira à nouveau doucement en tenant fermement ses affaires entre ses mains. Il tentait de se rassurer un peu. Terminé. Le passé était terminé. Il devait montrer de l'assurance. Si il se montrait vulnérable, Mongolie aurait tôt fait de l'écraser entre ses doigts. Alors, dans un sourire plus assuré, le chinois lança.

-Alors, tu en penses quoi aru ?

Cette fois, il avait pris le soin d'articuler correctement chaque mot, doucement pour ne pas montrer les tremblements de sa voix mais toutefois, on pouvait voir aisément ses lèvres trembler. Le froid sans doute ? Ou la peur ? Les deux sans doute. Chine frotta doucement ses joues glacées pour les réchauffer puis cacha ses mains dans ses manches. Il secoua un peu la tête avant d'ajouter.

-Il fait froid aru... Pas vrai aru ?
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MessageSujet: Re: Une matinée comme les autres. Ou pas. [Libre]   Aujourd'hui à 22:18

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