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 C'est beau de vouloir en sortir, petit. Mais commence par te relever. [ PV Grèce - 1453 et quelques - Sofia ]

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MessageSujet: C'est beau de vouloir en sortir, petit. Mais commence par te relever. [ PV Grèce - 1453 et quelques - Sofia ]   Mer 21 Sep - 10:22

Spoiler:
 


    L'envahisseur annexe, sans distinction, aucune.
    Et c'est ainsi que l'on se retrouve dans une demeure immense à l'architecture fort étrange, en compagnie de co-nations toutes aussi différentes les unes des autres. L'avantage de l'expansion vers l'Ouest, c'est que le jeune bulgare retrouvait petit à petit des nations qu'il avait déjà eu le privilège de rencontrer autrefois, que ce soit pour se battre contre, que pour co-exister côte à côte dans une sorte de paix plus que fragile. Bien entendu, ce n'était pas non plus à son grand plaisir, il aurait grandement préféré de ne pas en revoir certains, mais … Il n'allait tout de même pas faire son difficile. De toute manière, il n'avait pas le choix.

    L'envahisseur peut considérer les terres annexées comme des étendues de boues sans importance qu'il peut martyriser à sa guise.
    C'était un fait, même Constantinople avait eu la délicatesse de ne pas le massacrer à ce point. Certes, il avait pris la liberté de lui apprendre une charmante leçon. L'état de son armée à son retour en était la preuve, sa vue en avait pris un coup. Mais cela n'avait pas duré longtemps et il pouvait dire aujourd'hui, en tout sincérité, que l'Ottoman était bien plus sévère que son prédecesseur. Avec un sourire moqueur en plus, nom de Dieu !
    Il grinça des dents en y repensant, tout en accélérant le pas. Tap, tap, tap, qui résonnent dans les couloirs. Tap tap …Il tourna, se hâtant. Ce n'était pas une question de temps, mais plus vite aurait-il fini ce travail, plus vite il pourra quitter ce fichu bâtiment pour rejoindre l'Église de campagne dans laquelle il se réfugiait. Il fallait qu'il quitte Sofia, bien trop prisée, afin d'échapper un tant soit peu à l’œil ottoman. Là-bas, dans la belle ville bulgare, il ne se sentait pas à l'aise. C'était chez lui pourtant ! Mais les modifications de la ville furent telles qu'il peinait à reconnaitre le peuple bulgare dans les nouveaux édifices. Et il y avait cette sensation d'être épié en permanence, qui ne disparaissait qu'un court instant lorsqu'il posait les pieds dans les lieux saints de l'Église…

    L'envahisseur, une fois trop grand, relègue le travail aux autres. C'est comme une commode, que tu sépares en deux, puis en quatre, tu contrôles la commode, mais pas tous les bidules qui la font marcher.
    Alors, non, Bulgarie n'agissait pas sous les ordres de Môsieur l'Empire Ottoman. Plutôt à son propre compte. Il fallait insérer cette nouvelle nation - de ce qu'on lui avait dit, encore tout jeune - dans le nouvel État, que dis-je… La Roumélie ! Un simple nom pour désigner l'ensemble des pays annexés dans cette péninsule balkanique. Un simple nom pour renier l'identité de chacun. Simple. Mais efficace. Si son égo ne le poussait pas à radoter les histoires de son glorieux passé aux petits bulgares, avant qu'on ne les arrache de leurs terres natales pour les enfermer dans une quelconque armée, un quelconque harem. Glorieux passé… Le terme le frustrait.
    Les portes s'ouvrirent. On lui avait dit « que le gosse serait largué rapidement, parce que sa Grandeur l'Empire Ottoman avait d'autres conquêtes à planifier, des impôts à relever. ». Ce qui sonnait, dans l'esprit du bulgare, comme un « il y a de nouvelles minettes dans son harem, 'faut qu'il aille tester tout ça, genre, tout de suite ». Il pourrait l'inviter de temps en temps ! Quel manque de respect !

    « Où est-il ? Qu'on me l'amène et v— »

    Ah non, fichtre ! Il n'était plus en mesure de donner les ordres. Les sourcils froncés du musulman à ses côtés le lui rappelèrent, avec ce mépris dans le regard. Le bulgare leva les yeux au ciel et se hâta davantage. Une fois à l'extérieur, il croisa les bras. Dit-on, que le gosse devait passer entre les mains de l'Ottoman avant d'atterrir ici, à Sofia. Tss, qu'il se dépêche…. Il n'avait pas tout la nuit !

    Quand, vaguement à quelques mètres, il vit une bouille qui n'avait rien de souriant, rien de bulgare et encore moins d'ottomane…
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MessageSujet: Re: C'est beau de vouloir en sortir, petit. Mais commence par te relever. [ PV Grèce - 1453 et quelques - Sofia ]   Dim 2 Oct - 12:53

Où était passé Rome ? C'était la question qui n'arrêtait pas de tourner dans la tête du jeune grec. Il ne l'aimait pas Rome. Il le détestait. Il pensait que c'était sa faute si sa mère avait disparu, il y a des années de cela. Et pourtant... Là, il n'était pas là. Il avait toujours été là et maintenant... disparu ? Comme ça ? Il venait, il voyait, il triomphait et il repartait au bout d'un moment ? Non, ce n'était pas ça. Rome était trop collant pour repartir. Trop collant pour l'abandonner. Mais alors où était-il ? Mystère. Mais il y avait une seconde question qui demeurait sans réponse. Pourquoi était-il avec cet homme qu'il connaissait à peine ?

Il n'y avait pas si longtemps, quelques jours, à peine, Grèce était dans son jardin à jouer avec les chats. Rome était parti de la maison. Sans doute pour aller rendre visites à des filles inconnues. Et quand le petit grec avait entendu quelqu'un rentrer, il pensait que c'était lui. Mais non. A la place du romain se trouvait un homme qui passait de temps en temps dans les parages et qui l'observait souvent. Cet homme, il était effrayant. On aurait dit une personne sans visage. On ne le voyait pas, son visage. Il portait un masque blanc. Toujours. Les trous qu'il y avait dedans pour qu'il puisse voir se baissèrent et Grèce sentit un regard se poser sur lui. Puis l'homme le prit. Et ils partirent. Sans trop avoir compris, il venait de passer des mains de Rome aux mains d'Empire Ottoman. Mais on lui expliqua vite la situation. Bon, Grèce était pour ainsi dire, très jeune donc il ne comprenait pas tout. Il avait juste retenu que maintenant, il ne verrait plus jamais Rome, qu'il changeait de maison. Et que la nouvelle personne qui s'occupait de lui était l'homme masqué. L'homme flippant. Est-ce que c'était une mauvaise chose ? Bah Héraclès ne se plaignait pas. Il ne respirait pas la joie de vivre, ça c'était normal, il restait calme. Mais intérieurement, il voyait le côté positif de la chose, et il était assez content de ce qu'il se passait. Certes, il ignorait tout de son nouveau tuteur, mais il n'y avait plus de Rome. Il était content de se débarrasser du romain. Comment peut-on faire pire que Rome, hein ? C'était sûrement impossible. Il le détestait tellement qu'il remerciait mentalement la personne qui était venue le libérer de son emprise. Même si cette personne ne lui inspirait aucune confiance. Eh oui, il remerciait Turquie de l'avoir libéré... On voit que le grec et le turc ne se connaissaient pas encore, hein ? Il était certain que dans pas longtemps, Grèce cesserait de remercier le turc. Dans pas longtemps, Grèce se mettrait à le détester aussi. Quand il commencera à le connaitre et à vivre sous son toit.

Mais enfin, pour l'instant, il venait juste de passer entre les mains ottomanes, il ne savait pas encore ce qui l'attendait.

Grèce observait les alentours. Le paysage changeait bien par rapport à chez lui. Il ne savait même pas où il était. Il n'était jamais allé ici. Il n'était quasiment jamais sorti de son pays à lui. Il ne connaissait rien du reste du monde, sauf de ce que lui racontait sa mère, autrefois. Sa mère...il aimerait bien qu'elle soit là. Tout seul, il se sentait un peu perdu. Mais bon, il ne laissait rien paraitre sur son visage, comme à son habitude. Son visage était toujours aussi neutre. Depuis combien de temps n'avait-il pas souri ? Très longtemps, mais au moins il n'avait pas pleuré depuis au moins aussi longtemps. Et d'ailleurs, on pouvait même se poser la question est-ce qu'il avait déjà souri un jour, juste une fois ? Ça, il n'y avait certainement pas beaucoup de gens qui étaient capables de répondre à cette question... d'ailleurs, ceux qui devaient le savoir n'étaient sûrement plus là pour en parler. Maman...

Enfin, le petit grec et le grand turc semblèrent être arrivés à destination. Turquie posa sa main sur la petite épaule fragile de Grèce et le regarda

-Reste ici, moi, j'ai d'autres trucs à faire.

Et il s’en alla, laissant le grec…seul. En résumé, il était venu le chercher et maintenant, il le laissait, comme ça, tout seul, comme s’il ne valait strictement rien. Déjà, il chutait un peu dans l’estime du grec. Et ils venaient à peine de se rencontrer… A ce rythme-là, il était clair qu’il ne pourrait plus le supporter d’ici pas très longtemps. Mais nous ne sommes pas là pour parler de l’avenir.

Enfin, Grèce ne resta pas très longtemps seul dans cet endroit. Il commença à observer ce qui l’entourait. Il était complètement déboussolé… Où étaient les colonnes grecques ? Où étaient les statues des Héros du passé ? Athènes lui manquait déjà. Il ne voulait pas vivre loin de toutes ces architectures dans lesquelles il avait vécu, loin des histoires sur les Dieux de l’Olympe, loin de chez lui, tout simplement. Ici, tout était si différent. Grèce espérait ne pas avoir à y rester très longtemps. Il espérait tout de même pouvoir bientôt rentrer chez lui.

Héraclès s’assit par terre. Il avait marché longtemps aux côtés de Turquie, il était fatigué. Puis il regarda des chats venir autour de lui. Peu importe où il était, il y aurait toujours des chats pour l’accompagner. Et ça, ça ne changerait pas. Grèce passa sa main lentement dans le pelage orange d’un de ses amis. Il était content qu’ils soient là. Dès qu’il y avait des chats avec lui, Grèce se sentait beaucoup moins seul. C’était pourquoi Grèce se sentait rarement seul, quand même. Il avait de la chance d’avoir des amis comme ça. Il pouvait toujours compter sur leur présence. D’ailleurs, il en caressa un autre, tout blanc celui-ci… comme le Parthénon. Où qu’il aille, il serait toujours avec son pays, toujours.

Héraclès entendit des bruits de voix au loin. Trop loin pour qu’il ne puisse les déchiffrer. Peu importe. Il resta là, assis par terre, à caresser les chats. Puis, il entendit des bruits de pas. Quelqu’un venait. Grèce tourna la tête pour voir de qui il s’agissait. Quand il vit une personne… plus grande et plus âgée que lui. Un jeune homme qu’il ne connaissait pas. Il l’observa avec ses yeux qui n’affichaient aucune émotion, comme d’habitude. Une tête totalement neutre. Il n’avait rien à voir avec le turc. Physiquement, évidemment. Le turc était très grand, lui, pas tellement. Le turc était effrayant lui…pas tellement non plus. Grèce pensa vaguement qu’il n’était pas turc mais bon, il ne pouvait pas être sûr, ce n’était pas comme s’il en avait vu beaucoup. Simple supposition.

Grèce ne savait pas quoi dire. Il ne savait pas quoi faire. Il était épuisé après les derniers évènements. Du coup, il restait là, à observer le jeune homme sans rien dire. Mais un chat s’avança en direction de l’inconnu et alla se frotter contre sa jambe en ronronnant. C’était mignon. Grèce regarda le chat… Oui, heureusement que eux, ils étaient là.

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MessageSujet: Re: C'est beau de vouloir en sortir, petit. Mais commence par te relever. [ PV Grèce - 1453 et quelques - Sofia ]   Mar 4 Oct - 18:57

    Ce gosse, il jurerait l'avoir déjà vu quelque part. Peut-être l'air endormi qui campe sur son visage et ne semble pas vouloir le quitter de si tôt. Ou peut-être cette impression était due à tous ces chats qui tournaient autour de l'enfant. Les cheveux …? Un air familier. Le bulgare fronça les sourcils, perplexe. Il était incapable de mettre le doigt sur l'origine de cette impression. Sa mémoire commencerait-elle déjà à flancher ? Il n'était pourtant pas bien vieux. C'était une jeune nation. Enfin, à peu près. Comparé à d'autres. À certains autres moins. Mais à d'autres oui. Il s'approcha du gosse, essayant de se rappeler quel était son nom. Ah, cela lui revenait ! Grèce. Grèce … Décidément, même ce nom lui évoquait quelque chose. Grèce …

    Quand d'un coup, il se souvint. Bien entendu ! Il en avait entendu parler, vu de loin, un peuple plus au Sud, aux terres étendues, allant disait-on tout bas, dans un sorte de murmure, bien au-delà des terres. Ils voyageaient. Sur des véhicules en bois. Sur l'eau. Si aujourd'hui, cela ne le surprenait guère, le bulgare se souvint qu'à l'époque, il avait lâché un petit cri de stupéfaction. C'était un gosse. Et un gosse qui ne savait pas grand chose, outre que frapper assez fort derrière la tête tuait (nombre de fois où il s'était entrainé… !).
    Il se rapprocha du petit avant de s'accroupir devant lui, faisant tout de même attention que ses genoux ne touchent pas le sol. Question de fierté ou de ne pas se salir ? Qu'est-ce que je peux vous dire… C'est un réflexe ! Même pas sur que lui-même sache pourquoi …

    « Hey, toi. »

    Tout simplement.
    Il le fixa. Le bulgare n'avait pas cet air endormi. Il en avait un autre, plus vif. Le genre qui vous analyse d'un regard. Ce qui ne veut pas dire qu'il y arrivait. Mais la clé de la victoire, c'est de donner l'impression. On trompe l'ennemi. On le déstabilise. La chorégraphie d'avant-match vient de là. Montrer sa rage, son agressivité, et les adversaires seront moins surs de leur victoire. Dès lors, vous partez gagnant. Ils ont tout compris, les néo-zélandais.
    Mais bon, cette astuce, c'est vieux comme le monde. On le lui avait dit, gosse, que ça marchait comme ça. Fixe. Et l'air perspicace. Il avait même sassé de l'être, puis n'y arrivant pas, il avait laissé tomber. De toute façon, il était super intelligent et fort, alors, quoi de plus ? Grave.
    Et la perspicacité, c'était quoi au juste ? Juste un mot que les faibles utilisent pour se donner plus de puissance. Mais au final, c'est qui qui gagne ? Ceux qui poutrent la face de l'autre avec une grâce inimitable. À comprendre ici qu'il arrive à retirer toute symétrie du faciès de l'adversaire. La classe, quoi !

    « Grèce, c'est ça ? Bienvenue en … »

    Il hésita encore une fois. Il leva les yeux au ciel avant de soupirer. Et de se relever par la même occasion.

    « En Rumeli. Mais qu'est-ce qu'il me saoule avec ses noms pourris … »

    La dernière partie, il l'avait dit dans sa barbe, grondant. Peut-être que le nouveau appréciait Ottoman ? Bien qu'étrangement, il doutait de ce fait, le bulgare préférait en parler plus bas. Les murs ont des oreilles et c'est comme ça qu'on se retrouve dans des emmerdes plus haut que la tour de babil. Diantre, c'est dire !
    Il attrapa le col du gamin pour le soulever du sol. Pas par méchanceté, mais parce qu'il fallait grave se dépêcher. Et qu'accessoirement, il avait une flemme monstre de tout expliquer. On allait faire dans les grandes lignes, hein ? Puis il avança de quelques pas et, déjà fatigué du poids qu'il portait, reposa le gosse là où il n'y avait pas de chat.

    « Mon Dieu, mais tu nous rameutes tout le quartier … ?! J'ai jamais vu autant de ces bêtes par ici … Enfin… Dépêchons-nous. »

    Il lui tendit la main, hochant la tête par la même occasion. Vous savez, ce hochement de tête qui veut dire “ tu es d'accord avec moi, hein ? Bien sûr que tu es d'accord ? ” et qui vous oblige, quand on vous tend une main ou vous demande une aide, à dire oui. Quoique le bulgare vous répondrait d'aller crever, il a une révolte à préparer (qui n'arrivera pas avant quelques siècles, mais bon, c'est beau de prévoir à l'avance ?). C'est aussi le hochement de tête politique. Vous ne voyez pas ? Monsieur parle, débite tout son amas de sottises et derrière, un mec hoche la tête. Du coup, les plus stupides d'entre nous sont d'accord. Quoique, certains le sont sans ça.
    Enfin, là n'est pas le sujet.
    On parlait de quoi ? Des chats. Trop de chats. Il y en a partout ma parole ! Oh, il ne les détestait pas, ces bestioles. Mais on se comprend, non ? Des tonnes et des tonnes… Et qu'est-ce que ça fait, un chat, de néfaste ? Bon, il y a les classiques, les besoins. Et puis, ça s'attaque aux rideaux, aux canapés. Il faut tout changer et cela, ça coûte des sous. Et ça fait un boucan d'enfer ! Et puis, 'faut les nourrir ! … non, décidément, il ne pouvait pas garder de chats ici… !
    … On s'en fiche ? Bien, bien ! On en était où ? Bulgarie qui serre la main du gosse, qu'il le veuille ou non, et qui se présente…

    « T'es Grèce, j'suis Bulgarie. Mais ici, puisque monsieur-le-truc-qui-t'a-amené-ici le veut, on est tous de la Rumeli. Tu sais, apprendre nos noms à tous, ça l'embêtait trop alors … Quoique, non, zut ! Il veut juste pas qu'on s'appelle comme ça. Donc, tu m'excuses, si j't'appelle … Athènes ? Il peut pas m'interdire ça …! »

    … Oui, le truc, c'est volontaire. Le TRUC. Dans la face.
    Et puis il se tut, avec l'impression de ne pas avoir laisser le gosse causer. Quoique, c'est un peu ça. Puisqu'il ne peut s'imposer avec d'autres, autant le faire avec lui. Un môme. Un gosse. Non ?

    « … Ouais, du coup, appelle-moi … Veliko Tarnovo. Quoique le turc s'amuse à changer mes capitales… Je lui ai même pas dit qu'il pouvait …! … Tss…. Enfin. Du coup, tu peux m'appeler Sofia. Non, mais, sérieux … Sofia … »

    Ca fait fille, quoi !
    Et puis zut, GROUMPF quoi !
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MessageSujet: Re: C'est beau de vouloir en sortir, petit. Mais commence par te relever. [ PV Grèce - 1453 et quelques - Sofia ]   Sam 29 Oct - 14:37

Le jeune garçon était venu l’aborder en lui souhaitant la bienvenue en Rumeli… Rumeli… Est-ce que quelqu’un a déjà entendu parler de ce truc ? Bah Grèce, c’était la première fois qu’il entendait ce nom. Il devait peut-être songer à s’intéresser un peu plus à ce qui se passe autour de lui à l’avenir. Sait-on jamais, ça peut toujours servir. Comme savoir où est-ce qu’il se trouve exactement lorsqu’on lui dit qu’il est en Rumeli par exemple. Enfin, savoir le nom de l’endroit où il était, c’était déjà pas mal, hein ? C’est sûr, c’était pas le grand monsieur masqué qui allait lui dire, ça non. Il était juste venu le prendre, il ne savait pas pourquoi, pour l’emmener dans un endroit dont il ne sait même pas où c’est. Mais que d’incertitudes dans cette situation. Grèce n’aimait pas ça. Il n’avait qu’une seule envie, c’était de rentrer chez lui.

Enfin, il n’eut pas le temps de cogiter plus à la question. Il fut interrompu par la surprise qu’il eut quand le jeune homme le…souleva… ? Pour l’emmener dans un coin, qui était en fait 3 pas plus loin. Mais 3 pas plus loin, il y avait moins de chats. Mais bon, il ne fallait pas donner longtemps aux boules de poiles pour qu’elles reviennent demander des caresses au petit grec. C’était sans doutes pour ça que le jeune homme en face de lui fit cette remarque.

« Mon Dieu, mais tu nous rameutes tout le quartier … ?! J'ai jamais vu autant de ces bêtes par ici … Enfin… Dépêchons-nous. »

Grèce pensa que ce n'était pas grave qu'il y ait des chats ici parce qu'ils étaient mignons. C'est mignon les chats, hein ? Enfin bref, comme on est tous d'accord sur ce fait, passons. Le garçon lui tendit la main. Le grec regarda cette main... un petit moment... pourquoi il lui tendait sa main... ?
...
...Ah ouais d'accord. Oui, il fallait le temps de réfléchir. Donc le grec lui prit la main dans un geste lent... mais lent... On est grec ou on ne l'est pas, hein. Une lenteur pareille pouvait en surprendre plus d'un, surtout quand on savait que là, il était à une vitesse normale, pour lui. Mais bon, peut-être qu'en grandissant, il deviendrait plus...énergique ! .......Bon, on arrête de blaguer. Héraclès regardait les chats qui revenaient encore et toujours vers lui. Il était content, même si à l'expression de son visage, on aurait plus tendance à croire qu'il avait envie de dormir. Ce qui n'était pas faux. Mais bon, on pouvait facilement deviner qu'il avait envie de dormir mais pas deviner qu'il était content. Mais enfin, il aurait été encore plus content s'il rentrait chez lui.

Bref. Il serrait donc la main de l'autre...enfin si on veut être plus précis, sa main se faisait écraser par celle de l'autre qui serrait la sienne assez fort. M'enfin, il allait pas se plaindre, il avait connu pire. Donc ce fut sans un bruit qu'il laissa faire pendant que l'autre recommençait à parler. Décidément, il était bien bavard. C'est pas grave, ça compensait celui qui ne l'était pas assez.

« T'es Grèce, j'suis Bulgarie. Mais ici, puisque monsieur-le-truc-qui-t'a-amené-ici le veut, on est tous de la Rumeli. Tu sais, apprendre nos noms à tous, ça l'embêtait trop alors … Quoique, non, zut ! Il veut juste pas qu'on s'appelle comme ça. Donc, tu m'excuses, si j't'appelle … Athènes ? Il peut pas m'interdire ça …! »


Bon, au moins, maintenant, il savait qui il avait en face de lui. Et celui qui était en face de lui n'avait décidément pas l'air de beaucoup apprécier Turquie. Grèce ne connaissait pas encore bien le turc mais plus le temps passait, plus il avait l'impression que lui non plus, il n'allait pas l'aimer. De ce que lui en disait Bulgarie, il n'était pas vraiment la personne la plus sympa du monde. Donner des nouveaux noms aux gens comme ça... Enfin plutôt un seul et unique nouveau nom pour tout le monde. Enfin...maintenant au moins, le petit grec savait ce que c'était que la Rumeli. Dernière nouvelle, il représente un bout de pays qu'il ne connaissait pas. Décidément, la situation devenait de plus en plus compliquée à comprendre. D'où l'intérêt de ne pas trop réfléchir à tout ça. Ouais, c'était mieux. Il fallait rester simple. En tout cas, une chose était sûr, Rumeli, ça lui plaisait pas. Il était Grèce, point. C'est pour ça que si on l'appelait Athènes, ça ne le dérangerait pas. Parce qu'Athènes, c'est sa capitale, il n'avait pas l'impression de perdre son identité, contrairement à l'effet que lui produisait l'autre nom pourri qui avait été choisi par le turc.

« … Ouais, du coup, appelle-moi … Veliko Tarnovo. Quoique le turc s'amuse à changer mes capitales… Je lui ai même pas dit qu'il pouvait …! … Tss…. Enfin. Du coup, tu peux m'appeler Sofia. Non, mais, sérieux … Sofia … »

...Sofia... ? Héraclès pensa vaguement que ce nom faisait un peu plus fille que garçon. Juste un peu. Enfin, ce n'était pas grave... C'est ainsi que le petit garçon se décida enfin à prononcer quelques mots.

-...D'accord...

Bon, ok, un mot. Mais c'est mieux que rien. Et en plus, c'était un mot qui répondait à deux questions ! D'accord pour qu'il l'appelle Athènes et d'accord pour l'appeler Sofia. Il n'avait pas ouvert la bouche depuis le début de cette conversation, ou devrais-je dire, monologue. Le grec n'était vraiment pas bavard. Il faut dire quand même que l'autre avait le don pour monopoliser la parole. Héraclès n'était pas aidé. Mais bon, ce n'était pas un problème. De toute façon, lui-même n'avait rien à dire alors... Quand on a rien à dire, on ne dit rien, voilà. Enfin, là, Grèce se posait quand même une question depuis un moment. Et quand on est gamin, on s'imagine que toutes les personnes qui sont un peu plus âgées que vous savent tout sur tout. Enfin non... Grèce savait que c'était pas vrai. La preuve, il avait vécu avec Rome et il savait que le romain... ne savait pas grand-chose... Enfin bref, Sofia avait l'air plutôt bien renseigné de ce qui se passait alors peut-être saurait-il l'aider un petit peu.

-…Sofia… Quand-est-ce que je vais rentrer chez moi… ?

Oui parce que savoir où il était, il avait eu une réponse, bien que vague et bon, cette réponse n’était pas vraiment complète. Mais ça encore, c’était pas très important. Ce qui se passait ? La seule chose qu’Héraclès avait comprise, c’était que c’était quelque chose de trèèès compliqué. Donc en fait la seule chose qui l’intéressait vraiment, c’était de savoir quand-est-ce qu’il pourra enfin rentrer chez lui, parce que cette situation compliquée, il n’y comprenait pas grand-chose, mais il sentait que c’était pas forcément très avantageux pour lui…et que de toute façon, il comprendrait peut-être ce qui se passe sur le tas.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: C'est beau de vouloir en sortir, petit. Mais commence par te relever. [ PV Grèce - 1453 et quelques - Sofia ]   Ven 18 Nov - 8:30

Spoiler:
 

    Il parlait peu. Le bulgare n'aurait su dire si cela était une bonne ou mauvaise chose. Parfois, trop parler amenait à soi plus d'ennuis qu'elle ne s'en délivrait. Mais un tel silence avait un quelque chose de dérangeant. Il mettait la nation millénaire plutôt mal à l'aise. Le gosse pensait-il aussi vite ou cela fonctionnait bien plus rapidement, dans sa tête ? Il espérait, dans un sens, que ce fut le premier cas. Cela semblait moins effrayant, de se dire qu'il parlait par naturelle lenteur plutôt que par choix. Car dans ce cas-ci, qui sait ce à quoi il pensait ? C'est dangereux, le silence, je vous dis …
    Un d'accord. Tout simple. Le bulgare hocha la tête, cela lui convenait tout de même, comme réponse, un d'accord. Il y a longtemps qu'on ne le lui avait pas dit. Ca le mettait même de bonne humeur, tant pis la frustration du silence.
    Il donna des petites tapes dans le dos de l'enfant pour l'inciter à avancer. La visite ne se ferait pas en restant planter devant le bâtiment, bon sang … ! Cependant, il ne parla pas, cherchant un moyen d'expliquer tout ce qu'il fallait de manière clair et rapide. Il n'avait pas le temps à jouer les surveillants. Tant de gosses, ici, si vous les voyez … Le bulgare se sentait un peu seul, surpassant ses camarades d'une tête. Un gosse, encore, ça ne faisait pas de doute. Mais un enfant, on le sait, agité par cette phase de la vie, qui rendait tout petit ange en gosse turbulent.

    « … Sofia… Quand est-ce que je vais rentrer chez moi …? »

    Là, il faut bouche bée. Que répondre à ça ? Il baissa son regard vers l'enfant et d'un coup, il vit l'étendue d'un espoir. Tout gosse paumé loin de chez lui n'a qu'une envie, retourner d'où il vient. Bulgarie se demanda si quelqu'un l'attendait là-bas. Certainement plus, maintenant. Si ce fut une femme, il y a longtemps qu'elle est partie dans les harems turcs. Si c'était un homme, alors, c'est huit pieds sous terre que l'enfant le retrouverait. Non, décidément, personne ne devait l'attendre.
    Alors, le bulgare le fixa avec un air décontenancé. Il cherchait une chose à dire. Ce n'était pas facile. Finalement, il fit la moue, une bouille grimaçante comme s'il venait d'avaler de l'acide.C'était l'effet que lui faisait ce qu'il lui venait à l'esprit.

    « Ça risque de prendre longtemps, m'petit. Tu sais, il est du genre à prendre, beaucoup, prendre tout, et ne rien rendre. »

    Il entraina le gosse à l'intérieur, là où il n'y avait que des hommes. On voyait des barbes sombres par dizaines, ici et là. Et les regards hautains, qui glissaient vers les gosses comme si cela leur demandait grand effort. Un mépris s'y lisait. Le bulgare hâta le pas en tirant sur le bras de de l'enfant.
    Finalement, il le souleva à nouveau au-dessus du sol pour aller plus vite. Il tourna, entrant dans une haute pièce. Là, une femme, juste une, les regarda un instant. Et sans un mot, baissant presque la tête, elle sortit par une autre porte. Le bulgare la fixa un instant, avant de reposer l'enfant et de se pencher vers lui.

    « Les hommes que tu as vu, ils ne sont pas d'ici. Ils viennent de là où l'homme venait, mais on y peut pas grand chose. Ils seront là encore longtemps. Mais ils ne font rien contre nous, juste mal nous regarder. La femme que tu as vue, elle est comme eux aussi. Mais elle, elle n'a pas le droit de nous regarder, alors, tu ne l'as verras pas souvent. »

    Il lui fallait trouver meilleure formulation. Ainsi parlé, tout ceci restait vague, bien trop vague. Étrangement, il avait la sensation que l'enfant ne devait pas y comprendre grand chose. Peut-être se trompait-il, après tout, il n'avait pas la science infuse. Ce genre de choses, il les sent, c'est tout. Et Dieu qu'il s'est trompé dans le passé, cela ne le surprendrait guère que ce soit à nouveau le cas. Même s'il le cacherait. On peut se tromper en gardant la tête haute, il suffit de tout nier en bloc.

    « Le tout, c'est d'attendre le bon moment. J'ai essayé de partir, mais ça n'a pas marché. Et il continue, plus à l'Ouest, plus au Nord. »

    Il alla vers une table, où, dessus, on avait oublié des cartes roulées. Il en saisit une et vint l'ouvrir sur le sol, de nouveau de retour vers le gamin. Il lui indiqua Sofia.

    « On est là. Tout autour, tu vois cette couleur, c'étaient mes terres. Aujourd'hui, c'est une région de la Rumeli. »

    Il fit un geste qui engloba une partie des balkans.

    « Tout cela, c'est la Rumeli. C'est nous, ça, mais pas que. On n'est pas tout seul, il y en a d'autres. Mais ils travaillent. Moi, aujourd'hui, j'ai demandé à ne pas travailler. Il fallait bien qu'on t'explique tout ça. Enfin, bref. On est d'autres. Ils sont pas bien grands, en fait, je suis le plus grand de tous. C'est un lâche, cet ottoman, s'attaquer à des nations encore gosses, tés ! »

    Il haussa les épaules. Le privilège d'être plus âgé, tu cries plus fort que les autres, et hop, ils se la bouclent. Voilà, c'était lui qui était là et pas un autre. Mais cela n'avait pas grande importance finalement, à voir tous ces ottomans, il aurait préféré être ailleurs finalement. Ces gars-là, rien que de les voir, ça lui file presque la gerbe. Il fit un geste vague plus à gauche.

    « Tout ça, c'est ce qu'il possède. Enfin, à peu près. tu sais, ces frontières, on est jamais trop sûr d'où elles se trouvent, c'est pas précis … Et il veut aller là. »

    Ajouta-t-il en agitant sa main autour. Puis, il fixa la carte et se mit à réfléchir.

    « J'ai foi en les magyars et les autres slaves (il montra du doigt où se trouvaient l'un et l'autre). Ils sauront les arrêter. Ce sont des féroces guerriers, tu sais. Et ensuite, ils viendront nous aider. Ils le doivent bien, eux et moi, nous sommes cousins. »

    Il roula de nouveau la carte, s'asseyant sur le sol en tailleur. Il espérait, il espérait… Il avait grand espoir, le bulgare ! Les slaves sont robustes, vous savez. Les ottomans, jamais, ils n'iront jusque là. Ce qu'il ne savait pas encore, en revanche, c'était la force ottomane comparait à celle des magyars. Que l'héritière (qu'il eut cru héritier jusque là) tomberait à son tour. Mais cela, c'est une autre histoire …

    « D'autres questions ? »
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MessageSujet: Re: C'est beau de vouloir en sortir, petit. Mais commence par te relever. [ PV Grèce - 1453 et quelques - Sofia ]   Sam 17 Déc - 15:43

« Ça risque de prendre longtemps, m'petit. Tu sais, il est du genre à prendre, beaucoup, prendre tout, et ne rien rendre.»

Le petit grec eut du mal avant de capter ce que disait le bulgare. Il faut déjà un petit temps de réflexion mais en plus si les autres parlent par énigme, ça n'aide pas. M'enfin il avait parfaitement compris le début. Et ce début, il ne l'aimait pas. Il ne voulait pas attendre « longtemps » avant de retourner chez lui. Après, tout dépend de ce que l'on appelle longtemps. Pour un gosse, ça peut s'exprimer en heure. Et il se doutait que là, ce n'était pas le cas. Il se doutait qu'il ne serait pas de retour chez lui avant un truc genre trèèèèèès trèèèèès trèèèèèèès longtemps. Genre, peut-être quelques jours ? S'il pensait comme ça, c'est qu'il était encore bien optimiste. Mais bon, il ne pouvait pas vraiment regarder dans l'avenir donc il ne pouvait pas deviner qu'il devrait se taper le turc pendant des siècles et des siècles. Mais il ne le détestait pas trop. Pas encore. Bah ils venaient juste de se rencontrer, il ne connaissait pas encore la personnalité de Turquie. Ou devrais-je dire Ottoman. Il est vrai qu'il se mettra bien vite à le détester comme il se doit.

Mais n’avançons pas plus vite que le temps. Pour l’instant, Héraclès ne faisait que suivre Sofia qui l’emmenait on ne sait où. Sur le chemin, ils croisèrent des vieux et une femme. Bulgarie lui expliqua rapidement qui ils étaient mais de manière pas très claire. Ou alors Grèce avait vraiment des soucis de compréhension… Nan, c’était vraiment pas clair. Des vieux qui viennent de là où l’autre vient et une femme qui n’a pas le droit de regarder des enfants. C’est très logique, en effet. Grèce se demanda pourquoi la femme n’avait pas le droit de les regarder. Mais cette question était sans doute inutile. C’est pourquoi il ne la posa pas.

Et de toute façon, il n’avait pas vraiment le temps. L’autre continuait de parler. Grèce essaya d’écouter et de comprendre, sentant que c’était important. Ouais, ça devait l’être vu que Sofia avait un air assez sérieux. Il ramena une carte d’ailleurs qu’il mit sur le sol et montra des endroits de la carte.

« Tout cela, c'est la Rumeli. C'est nous, ça, mais pas que. On n'est pas tout seul, il y en a d'autres. Mais ils travaillent. Moi, aujourd'hui, j'ai demandé à ne pas travailler. Il fallait bien qu'on t'explique tout ça. Enfin, bref. On est d'autres. Ils sont pas bien grands, en fait, je suis le plus grand de tous. C'est un lâche, cet ottoman, s'attaquer à des nations encore gosses, tés ! »

Héraclès écoutait et regardait la carte en même temps. En effet, la Rumeli, c'était grand. Ils devaient être combien pour composer un aussi grand territoire ? Remarque, la taille ne fait pas le nombre. Bref. Ce qui attira le regard du jeune grec, c'était plutôt l'absence de quelque chose sur cette carte. Il regarda la représentation de son pays. Il n'y avait pas marqué « Grèce » dessus. Même pas de « Byzance ». Nan, à la place, il y avait le « E » de « Empire Ottoman » marqué en gros. Si on ne l'avait pas autant appelé par son nom de pays dans le passé, il aurait été en droit de se demander comment il s'appelait. Parce que sur les cartes, il est passé par pas mal de nom « Grèce », « Empire Romain », « Empire Byzantin », et maintenant « Empire Ottoman ». Nan mais j'vous jure. Bon, à part pour Grèce, à chaque fois, c'était des empires, donc il n'était pas tout seul à avoir ce nom. Mais quand même. Grèce, il n'était pas romain, il n'était pas ottoman ou je ne sais quoi d'autre. Grèce, il était grec, point final. Il en avait marre de voir autre chose que son nom de pays à l'endroit où c'était approprié sur les cartes. Et voilà, Turquie descendait encore dans l'estime du petit garçon. Je vous dis, déjà là, il commençait à en avoir marre de ce turc. En plus, comme l'avait dit Sofia, il s'amusait à attaquer des plus jeunes que lui. Rome, au moins, il avait le mérite de s'attaquer à des adultes, pas à des gosses. Enfin, de ce que le grec en savait. Mais il ne se renseignait pas beaucoup non plus sur les agissements du romain. Il faisait bien ce qu'il voulait du moment qu'il était loin de lui.

Enfin, pendant que le petit grec pensait un peu à tout ça, Sofia continuait de parler et d'expliquer la situation. Situation qui ne réjouissait pas trop Grèce. En gros, il était entre les mains d'un mec qui possédait pleins de terre (ça, c'était pas nouveau) et qui cherchait à en avoir encore plus (ça non plus, c'était pas nouveau). Comme ça faisait des années qu'il vivait dans une situation similaire, ça ne le réjouissait pas mais ce n'était pas comme s'il pensait qu'il était dans la pire mouïse du monde. N'empêche qu'il regrettait toujours le temps où il n'y avait que lui et sa mère. Voilà, pas de romains, pas de turcs, juste lui et elle. Décidément, ce temps lui paraissait de plus en plus loin. Ouais, il en avait marre d'être aux autres. Des fois, il voulait faire comme sa mère. Gérer son pays tout seul. Être à lui et à personne d'autre, pour une fois. Il était tout le temps à quelqu'un d'autre et à force, ça finirait par lui paraitre d'être quelque chose de normal. Et ça, il ne voulait pas. Mais d'un autre côté... il était encore un gamin. Physiquement, il était loin d'atteindre les 10 ans. Alors qu'est-ce qu'un gamin comme lui pourrait faire ?

« J'ai foi en les magyars et les autres slaves (il montra du doigt où se trouvaient l'un et l'autre). Ils sauront les arrêter. Ce sont des féroces guerriers, tu sais. Et ensuite, ils viendront nous aider. Ils le doivent bien, eux et moi, nous sommes cousins. »

Grèce regarda l’endroit que montrait Sofia. Comme quoi il n’y avait pas que Turquie qui savait se battre. Peut-être qu’il finirait par perdre ? Et après ? Qu’est-ce qu’il arriverait ? Grèce se retrouverait entre les mains de quelqu’un d’autre, sûrement. Et encore et encore, la même histoire se répétait. Héraclès ne voulait qu’une seule chose, c’était qu’il y ait des variantes dans l’histoire. Un jour, il changerait tout ça. Un jour, il casserait ce cycle. Il sortirait de tout ça. Ouais, un jour… mais certainement pas aujourd’hui. Aujourd’hui, ce n’était qu’un petit gamin qui est juste bon à bien faire comprendre à ses supérieurs qu’il ne les aime pas. Quand il ne les aime pas. Mais c’est souvent le cas. Bah en tout cas, aujourd’hui, on en est à 100% de dominants chieurs. En même temps, il n’en était qu’à deux. Et c’est vrai que quand on voit les deux, on sait pourquoi Grèce ne les aime pas. Mais même. Il rêvait de liberté, ce gamin. Et un jour, il serait libre.

« D'autres questions ? »

Grèce releva la tête de la carte pour regarder Sofia. Il avait plus ou moins réussi à exposer l’affaire. Et déjà qu’il n’était pas forcément clair, il n’allait pas lui demander de réexpliquer. Bon, Héraclès pensait avoir compris les grandes lignes. Rome s’était fait replacer par Ottoman, il y avait un grand « E » marqué sur son pays et il était parti de chez lui pour aller dans un grand pays composé de pleins de pays. Logique.

-…Si les slaves…arrivent…à le battre…il arrivera quoi… ?

Parce qu'après tout, tant qu'à choisir, Grèce préfèrerait que les slaves qu'il ne connaissait pas viennent les aider. Le turc, il ne l'aimait pas. Ça, c'était fait. On lui avait raconté assez de trucs à son sujet pour qu'il ne l'apprécie pas. Bon, après, c'était sans doute pas pire que Rome... Enfin, dans sa tête, Turquie ne pouvait que être mieux que Rome. Eh ouais, ça se voit qu'il n'avait pas encore passé beaucoup de temps en compagnie du turc. Mais en tout cas, quitte à repasser entre d'autres mains, il préférait que ce soit les slaves. Pourquoi ? Parce que c'étaient les cousins de Sofia. Et Sofia avait l'air de bien les aimer. Donc ils sont forcément gentils. Parce que Héraclès, il l'aimait bien, Sofia. En même temps, c'était lui qui avait daigné lui expliquer ce qui se passait. C'était sa première rencontre ici alors forcément, c'était un peu le repère du petit garçon.

-…Et…on peut faire quoi…pour les aider… ?

Parce que rester là sans rien faire en attendant les secours, c'est pas très bien. Grèce savait que quand on veut obtenir quelque chose, il faut faire de son mieux pour l'obtenir, pas de rester là, les bras croisés.

Et puis, il fallait dire ce qui était. Grèce, il avait passé quelques minutes avec Turquie. On lui avait dit pas mal de trucs sur lui. Il faisait peur avec son masque sur le visage et son chapeau bizarre. De ce qu'on lui avait dit, Héraclès pensait que ce n'était pas quelqu'un de gentil. Mais il en avait surtout peur. Et il n'avait pas envie de rester avec quelqu'un d'aussi effrayant.

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MessageSujet: Re: C'est beau de vouloir en sortir, petit. Mais commence par te relever. [ PV Grèce - 1453 et quelques - Sofia ]   Mar 17 Jan - 8:26

    Le gosse était le calme personnifié. Il ne bougeait pas des masses, juste l'essentiel, et parlait peu. Le silence l'entourait. Tant, que le bulgare ne savait qu'en penser. Devait-il trouver cela déconcertant ou enviable ? C'était quelque chose de véritablement inquiétant. Généralement, ce qui ne bouge pas et ne parle pas, c'est mort. Et que le gosse clamse entre ses bras, c'était vraiment pas ce dont il avait besoin en ce moment ! Mais non. Ce calme-là, il semblait dans la nature du grec. Ça ne bouge pas. Ça ne parle pas. C'est calme.
    Le bulgare manquait de sursauter quand le gosse tourna la tête vers lui pour lui parler. Ça peut paraitre stupide, mais à force…! Il finira certainement par s'y faire …

    -…Si les slaves…arrivent…à le battre…il arrivera quoi… ?

    Nikolai se tut. Qu'arrivera-t-il si les slaves gagnent ? À vrai dire, il avait clamé haut et fort qu'un jour, cela arrivera, il ne savait pas du tout comment cela se déroulerait ensuite. Ils débarqueraient et botteraient l'arrière-train de l'ottoman. Et ensuite, ils …
    Bloqué. Il ne savait plus quoi dire. Sale gosse. Quelle question piège. Le bulgare fit mine de réfléchir sans rien ajouter. À la place, il se redresse et se mit à plier la carte pour la reposer à sa place initiale. Se donner un peu de temps avant de répondre.
    Il existe deux slaves. Les slaves des Balkans, des sangs chauds qui lèvent le glaive pour un rien et se battent pour des histoires de royaume supérieur ou inférieur. Et les slaves du Nord, plus calmes, des conquérants qui subissent en silence avant de se venger d'un coup fort, bien placé, au lieu de se débattre inutilement comme leurs cousins. Bulgarie n'avait pas foi en les Balkans. Il les connaissait, mieux, il se connaissait, ce n'était pas eux qui gagneraient. En revanche, plus au Nord … Ils étaient des combattants plus endurants. Eux, sauront percer les frontières ottomanes. Ah, et n'oublions pas les magyars … Ils n'étaient pas slaves, mais il avait confiance en ce peuple.
    C'est fou ce que le destin était ironique. S'il savait qu'il en avait alors encore pour cinq siècles à bouffer la mélasse ottomane …!

    -…Et…on peut faire quoi…pour les aider… ?

    … Ah, ce gamin. Nikolai se tourna vers lui, avec un air mi-choqué, mi-amusé.

    « Hey dis donc, le gosse, t'as un certificat en questions pièges ?! »

    Avant de rire un peu.
    Un rire nerveux, agacé, mais qui ne demande qu'à éclater vraiment. Ce genre de rire que l'on a durant les occupations. On a bien envie de s'amuser, mais il y a cette main, invisible, qui vous tient par la gorge, et vous empêche de rire vraiment. Avec cette sensation que l'on va s'en prendre plein la face pour si peu …
    Il revint vers le gosse, et s'assied au sol, assis en tailleur. Tant pis s'il lui racontait des fables, il valait mieux les mensonges ou des illusions, plutôt qu'un néant d'informations, un manque cruel de réponses. Espérer pousse l'homme à de grandes choses, quand son absence fait sombrer dans une déprime sans nom. Et se relever après cela était impossible.

    « Alors, écoute, gosse. Si mes cousins viennent ici, ils nous aideront. Là-haut, ce sont des honnêtes gens. Maintenant, je ne sais plus trop, mais avant, ils avaient un empire soudé. Je crois qu'il n'a pas tenu. Mais ça s'arrange, eh ! Ils sont forts. Les magyars, eux, ce sont des brutes. »

    Et il se mit à rire vraiment. Les magyars, oh, des muscles sur pattes, rien de plus. Il les avait connus, avant. Quand c'était qu'un gosse, trois pommes que le grec certainement, il avait eu à faire contre eux. Un homme, plus en largueur qu'en longueur, qui en imposait tout de même. Et avec lui, un gosse. Même âge que lui. Et la même coupe de cheveux que son père, de longs cheveux bruns retenus en arrière. Et les yeux verts qui brillent, dans lesquels on voit une flamme. Les magyars lui avaient donné du fil-à-retordre par le passé. Ce n'étaient pas eux qui avait précipité la chute de son premier royaume, mais ils n'y étaient pas pour rien. Avec tant d'autres, ils avaient mis la main à la patte.
    Mais le temps n'est pas à ressasser le passé. Il est à voir le futur, bien sombre pour le moment. Et si les magyars tombés, ainsi que les autres slaves, qui diable pourrait arrêter les ottomans ? Personne. C'était sa certitude.

    « Mais gosse, partons de là. Tous ces ottomans me rendent malades, et le soleil commence à bien tomber. Il va falloir rentrer chez nous. Mais toi, tu me suis ce soir. Toi, chamboulé comme t'es, l'ottoman te bouffera vite. »

    Il prit la main du gosse et sortit de là. Il fallait se frayer un chemin entre les turcs, qui ne se décalaient pas pour eux. Non, on ne se pousse pas sur le côté pour des slaves, et puis quoi encore ?! Le bulgare grogna, et força la marche. Rapidement, ils eurent atteint l'extérieur.

    « Là-bas, tu t'y rends que si l'ottoman t'appelle. C'est pollué des gens de chez lui. Le reste du temps, t'es à peu près libre, si t'écoutes et respectes les règles. Mais ça, je peux pas t'aider. Il aime changer les règles selon les gens qu'ils occupent. Moi, il ne doit pas m'apprécier. »

    Il se mit à sourire.

    « Moi, je reste au monastère. C'est tranquille, et là-bas, il vient pas me chercher. J'vais régulièrement aux nouvelles, sinon, je m'en prend plein à la figure. C'est pas terrible. Au monastère non plus d'ailleurs, mais c'est tranquille, et on voit que des bulgares là-bas. Tu y viens avec moi pour ce soir. Tu verras. »

    Il indiqua vaguement à chemin. Ils avaient de la marche à faire. Sofia n'était pas très éloignée du monastère, c'était certainement pour cette raison que l'ottoman l'avait préféré. Mais ce n'était pas non plus la porte à côté ! Et pas question de monter à cheval ! C'était interdit.
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MessageSujet: Re: C'est beau de vouloir en sortir, petit. Mais commence par te relever. [ PV Grèce - 1453 et quelques - Sofia ]   Dim 18 Mar - 16:27

Sofia parlait de Magyars, de cousins, de gens, d'Empire... Héraclès avait l'impression de ne pas tout comprendre. Et c'était sans doute plus qu'une impression. Plus ça allait, plus il décrochait. Tout ça, c'était pas son truc, au grec. Son truc, c'était dormir avec des chats. Les bastons et tout ça...très peu pour lui. Il préférait le calme. Et si tout le monde préférait le calme comme lui, ce serait beaucoup plus simple. Pas de bastons et tout ce qui s'ensuit. Juste des bonnes siestes. Et si certains veulent se mesurer à d'autres, eh bah on fait un concours de siestes ! Celui qui dort le plus longtemps gagne ! La vie n'est-elle pas mieux comme ça ? Ou alors, à la limite, les jeux Olympiques. Grèce n'avais pas vraiment eu l'occasion d'y assister mais il parait que c'était vraiment bien. Sa mère avait eu une bonne idée en créant ce truc-là. Dommage que ça n'ait pas duré... Enfin bref... Les siestes, ça reste bien... ça se voyait que le grec avait envie d'aller dormir ? Comme si Sofia avait lu dans ses pensées, il arrêta de parler de tous ces trucs bizarres.

« Mais gosse, partons de là. Tous ces ottomans me rendent malades, et le soleil commence à bien tomber. Il va falloir rentrer chez nous. Mais toi, tu me suis ce soir. Toi, chamboulé comme t'es, l'ottoman te bouffera vite. »

Le premier truc auquel le grec pensa, c'était qu'il n'avait pas envie de se faire bouffer... Attend... Ottoman est cannibale !? Nan, ça ne devait pas être ça... Héraclès se repassa la phrase dans sa tête et compris cette fois le réel sens. Ca paraissait déjà plus logique... N'empêche qu'il n'avait pas envie de se faire bouffer, quelque soit le sens du terme. Et puis on ne sait jamais, hein, Grèce était pas chez lui, si ça se trouve, Ottoman aimait manger les gens. Mais on va dire que ce n'était pas ce sens-là auquel Sofia faisait allusion. Bref, il y avait autre chose d'important à capter dans la phrase. C'était qu'ils allaient partir. Tant mieux. Un endroit calme où se reposer. Donc Sofia lui pris la main et ils partirent, bousculant pleins de gens. A chaque fois, Héraclès avait envie de s'excuser mais il était trop lent, ce qui faisait que s'il commençait à prononcer des mots d'excuses, ils étaient à plus de dix pas d'écarts de la personne bousculée. Et puis s'il s'excusait à chaque fois, il n'était pas rendu. Mais sa mère lui avait quand même appris à être poli. On ne bouscule pas des gens, c'est pas bien, et si on le fait, on s'excuse... Enfin le fait est que là, il fallait avoir un minimum de rapidité. Rapidité que le grec n'avait pas. En plus, des fois, c'était les ottomans qui leur rentraient dedans sans rien dire, c'était limite si ce n'était pas lui et Sofia qui se faisaient crier dessus. Enfin, Grèce décida de ne plus y faire attention et d'essayer de bien suivre l'autre sans le perdre, même si ça aurait été difficile vu qu'il le tenait par la main. Mais allez savoir. Dans une foule, c'est facile de perdre la personne avec qui on est.

En même temps, la visite continuait. Sofia continuait de lui expliquer tel ou tel lieu, ce qu'il pouvait faire ou pas... enfin question règle, il ne mentionnait pas grand-chose... sans doute que ça viendrait avec le temps... à ce niveau-là, Grèce n'était pas pressé. Moins il y aurait de règles, mieux il se porterait sûrement...enfin, tant qu'il pouvait rester avec des chats autant qu'il le voulait, tout irait bien. Et s'il pouvait dormir comme il voulait aussi. Voilà, le grec n'était pas très exigent. Des chats et des siestes, c'était tout ce qu'il voulait. Mais bon, il se doutait qu'il y aurait forcément des règles qui l'empêcheront de le faire tout le temps. Parce que les règles, c'est jamais quelque chose qui fait plaisir. Sinon, elles n'existeraient pas.

Sofia finit par lui indiquer où ils allaient en montrant un chemin... ça devait conduire à un monastère... Mais Grèce ne le voyait pas...sans doute qu'il était trop loin... Ils allaient devoir marcher jusque là-bas ? ...Oh non... Le petit grec avait eu une journée épuisante... Il avait fait un voyage énorme pour arriver jusqu'ici -certes, il avait pas mal dormit pendant ce voyage- il avait rencontré Sofia qui le baladait partout depuis un moment... Bon, il l'aimait bien, Sofia, il avait l'air d'être gentil...mais énergique...Bref, pour un grec, ça avait tout d'une journée fatigante. Il ne se voyait pas marcher pendant un moment pour arriver il ne savait où... Mais bon, il fallait bien... Il se mit donc en route avec Sofia... Peut-être que ça passerait vite, hein ? Après tout, il y avait le paysage à regarder pour faire passer le trajet plus vite. Ouais, il se dit ça au premier pas. Après trois pas, le grec avait déjà envie de s'arrêter...après six pas, il envisageait sérieusement de s'arrêter... Au septième pas, il s'arrêta de manière involontaire. Oui, involontaire... Il était tellement fatigué qu'il traînait des pieds, du coup, il se prit le pied dans un caillou qui ressortait un peu trop et du coup il se rétama de tout son long sur le sol. Si il avait dit un truc du genre « aïe », ça aurait sans doute été trop bas pour que qui que ce soi puisse l'entendre... M'enfin, s'il ne l'avait pas dit, il avait au moins dû penser qu'il s'était fait mal. Avant de penser que peut-être, il pouvait rester ici et s'endormir parce que, en fait, c'était pas si inconfortable... Même s'il avait connu mieux... Il regrettait Athènes et ces murs super bien pour dormir contre... Le sol aussi était bien... Et puis le Parthénon...il était beau le Parthénon d'Athéna... Et il n'y avait pas qu'Athènes... Delphes et tant d'autres endroits qu'il adorait... Il voulait tellement y retourner...

Il commença à revoir tous ces lieux où il avait passé son enfance...enfin, son enfance plus jeune qu'aujourd'hui. Il se revoyait sous un arbre avec des chats, à les caresser en regardant les nuages et en trouvant que la plupart ressemblaient à ces petites boules de poils qu'il adorait. Il revoyait sa mère. Son sourire, son regard doux... Mais tout cela n'était qu'un rêve. Un beau rêve dont il n'avait pas envie de sortir pour revenir à la réalité... Peut-être était-ce pour ça que le grec dormait souvent... pour retrouver des situations bien meilleurs que les vraies... Oui, peut-être...Mais il n'y avait aucune certitude à avoir... Toujours est-il que c'était un magnifique rêve... Mais un vrai. Le grec c'était vraiment endormit sur le chemin après s'être rétamé et s'être dit qu'il pouvait rester là à dormir plutôt que de se taper de la marche pour finalement faire la même chose. Donc le petit grec était là, sur le petit chemin, allongé par terre, aillant oublié la douleur de la chute... Et si le aïe qui avait potentiellement pu être prononcé aurait été inaudible, un autre son sortis de sa bouche, qu'on pouvait entendre plus facilement et qui était tout à fat naturel.

-Zzz…

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