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 A la découverte du nouveau monde [Vatican/Eldorado]

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Eldorado
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MessageSujet: A la découverte du nouveau monde [Vatican/Eldorado]   Sam 4 Juin - 14:09

Une belle journée ensoleillée qui commençait. Une journée qui s'annonçait banale, comme les autres très certainement. C'est ainsi que le jeune Eldorado sortit de sa maison accompagné par l'éternelle énergie qui l'anime en permanence, de son fidèle sourire qui illumine le petit garçon, sans oublier son fidèle Cacambo, son caméléon qui, oui, existait déjà à cette époque. Il salua les habitants de son village qu'il croisait, tout joyeux, comme à son habitude. Puis, il décida de sortir de son petit pays pour aller dire bonjour à ses parents. Non pas qu'il vivait déjà éloigné d'eux mais, la veille, il avait joué dans l'Eldorado jusqu'à très tard alors il avait décidé de passer la nuit là-bas. Mais avant de repartir pour aller voir son papa et sa maman, il alla cherche son ballon qu'il avait laissé la veille dans un petit coin bien tranquille rempli de fleurs d'émeraudes. Il le trouva bien rapidement, puisqu'il était fait de tissus de rubis, ça se voit tout de suite dans les fleurs vertes. Une fois qu'il l'avait ramassé, il se dirigea vers la sortie de son pays. Il prit une petite barque et commença à descendre le long du cours d'eau d'or. Il se pencha un peu pour observer les merveilleux poissons qui y vivaient, qui, pour la plupart, avaient la taille d'une baleine.

Il marcha un petit moment au cœur de la jungle puis finit par arriver dans un petit village. Petit grand village. Il alla d'abord dans sa maison à lui pour y retrouver sa maman. Elle était en train de faire à manger. Autant dire qu'il arrivait pile quand il fallait. Après avoir fait un gros câlin à sa maman chérie, il se mit à piquer deux trois fruits qui lui parurent petits mais qui, pour d'autres, étaient énormes. Par contre, son papa n'était pas là. Sûrement déjà parti pour un autre village... Il l'avait raté... Bon, tant pis... après, tout, ce n'était pas la première fois qu'il ratait son père. Il ne tient jamais en place. Après tout, son père, c'était Incas, il se devait un peu d'aller voir dans plusieurs villages alentour si tout allait bien. Quoi qu'il n'y ait pas de raison que ça aille mal. Bref, après avoir fini de manger, le petit garçon dit au revoir à sa maman.

-Je vais jouer au ballon sur la plage !

Et sur ce, il sortit de la maison avec son ballon sous le bras et Cacambo sur sa tête. Il pénétra encore dans la jungle, n'ayant pas peur du tout des créatures sauvages pouvant s'y trouver. Après tout, il avait l'habitude, il était un peu chez lui, même dans ce milieu qui paraissait si sauvage pour certains. Sur le chemin, il ramassa même quelques fruits pour manger d'avantage. Non, il n'avait pas suffisamment mangé chez sa mère. Disons que ce gamin avait beau être tout petit, il mangeait énormément et personne ne savait où il trouvait la place de mettre tout ce qu'il mangeait. Puis, il arriva sur la plage. Il commença à jouer, faisant des passes à Cacambo mais, bizarrement, ce dernier ne la renvoyait qu'avec une force infime... Bizarrement...

-Cacambo, tu pourrais faire un effort...

Et le caméléon lui tira la langue pour toute réponse... Bon, le gamin avoua que peut-être, c'était normal que son reptile ait du mal à renvoyer la balle avec autant de force que lui. Hé oui, un caméléon, ça n'a pas autant de facilité qu'un homme pour jouer au ballon. Dommage. Bon, il fallait arrêter les passes, ce n'était visiblement pas une bonne idée. Il leva les yeux au ciel, comme si Viracocha aurait pu avoir une solution. Mais le dieu ne lui répondit rien. Bah, tant pis. Le jeune garçon regarda finalement ce vaste étendu bleu remplit d'eau, appelé plus communément, l'océan. Par contre, ce qu'il y vît, c'était déjà moins commun... Il y avait... comment expliquer ce qu'était ce truc qui flottait sur l'eau ? C'était... Comme une barque... Mais en infiniment plus grand... Avec des espèces de nuages blancs, plats et carrés... ou rectangle... C'était encore trop loin pour qu'Hidelsol puisse distinguer ce que c'était... Mais une chose était sûr, il n'avait jamais vu de choses comme ça auparavant. D'autant plus que... Cette chose avait l'air de venir de l'autre côté de l'eau... Alors qu'il n'y avait rien de l'autre côté de l'Océan... En tout cas, pas à sa connaissance. D'où ces trucs pouvaient venir ?

Eldorado détourna son regard de ces étranges choses flottantes pour regarder Cacambo d'un air interrogateur, comme si, lui, il savait ce que c'était. Mais le caméléon avait... son air neutre de caméléon... Par contre, lui aussi, il fixait les barques géantes. Bon, il n'en savait pas plus que lui. Mais en général, dans des barques, il y a des gens... Si seulement il pouvait voir de plus près... Remarque, les trucs semblaient se diriger vers la plage où il était alors il saurait tout dans pas longtemps. Quoi que... ça avait l'air d'aller assez lentement. Et le petit garçon n'aimait pas rester un moment sans rien faire. Alors il arrêta de se poser des questions et recommença à jouer au ballon, se faisant des passes à lui-même, avec Cacambo sur sa tête, avec le défi de ne pas faire tomber son ami. Il joua, joua, sans se rendre compte que ce qui s'appelle bateau (mais ça, il ne le savait pas) s'était arrêté et qu'une barque était en route pour la plage. C'est ainsi qu'il décida donc de shooter dans son ballon de toutes ses forces pour voir jusqu'où il irait. Il regarda le ballon s'éloigner mais il vit qu'il ne pu terminer sa trajectoire... car le ballon qui avait été lancé assez fort quand même atterrit tout droit dans la tête de la personne qui venait de sortir de la barque et avait posée ses pieds sur la plage

-...oups...

C'est tout ce qu'il trouva à dire. Et ainsi, il se dirigea vers l'homme... qui était, maintenant qu'il pouvait le voir de près, habillé de manière bien étrange... Et la couleur de sa peau était bizarre... Mais à part ça, il avait l'air comme lui. Rien de bien différent. Enfin, il était plus grand que lui aussi mais en même temps, ça, c'est pas dur. Il s'approcha discrètement sans faire de bruit parce que, il faut bien l'avouer, parfois il était discret sans le faire exprès. Et ainsi, il se retrouva à côté de l'inconnu sans qu'il ne se soit fait voir et il demanda :

-Ça va ?

Bon, un ballon dans la figure, certes, ça fait jamais du bien... Mais en espérant que ça n'ai pas fait trop de mal non plus. Il en profita pour examiner encore la manière dont il était habillé... Bien étrange... Rien à voir avec lui qui avait des vêtements faits de tissus bien légers pour ne pas avoir chaud. Et aussi des tâches d'or un peu partout... Bah il avait joué dans la boue la veille et il s'était pas lavé. Il n'aimait pas se laver de toute façon, ça servait à rien. Bref, tout ça ne l'aidait pas à savoir d'où cette personne aussi étranges pouvaient bien venir... Il l'observa... Mais bien sûr ! C'était évident ! C'était un messager que Viracocha avait envoyé pour lui dire comment il pouvait jouer au ballon avec Cacambo !
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Vatican
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MessageSujet: Re: A la découverte du nouveau monde [Vatican/Eldorado]   Ven 10 Juin - 12:36

C'était de ces journées dont on ne se souvenait plus de la date mais juste des évènements qu'elle avait contenue. Ces journées qui changent le cours de l'histoire plus ou moins fortement, qui influent sur le sens de cette grande rivière d'actions et de guerres. Une rivière... Oui, c'était cela, le genre de choses que seulement un barrage pourrait arrêter. Cela n’était encore pas arrivé. Certains prétendaient que cela arriverait au début du vingt et unième siècle. Quelles foutaises, honnêtement… Ils remettaient en cause un enseignement qui n’avait pas d’âges pour se permettre leurs fantaisies ! Il y avait des bûchers sur les places de certaines villes qui se perdaient… Oh si seulement il avait pu avoir la mainmise sur Angleterre qui le narguait depuis son pays de philosophes et de navigateurs. Car en ces temps plus personne n’était enclin à se regarder gentiment. Les idées étaient tournées non pas sans le savoir vers ce fleuve de la vie qui s’écoulait quelque part dans le cœur de tous mes vers l’océan. Oui, la mer, l’eau, l’espoir d’une terre nouvelle, au-delà les limites de l’horizon. Les pays que Marco Polo avait cités dans son Livre des Merveilles et dont personne ne croyait réellement à l’existence.

Il avait longtemps entendu parler de ces pays qui se trouvaient en traversant la mer pendant des mois. Notamment cette Inde, qui se trouvait en allant vers l’ouest. Pourquoi, alors qu’il suffisait de traverser des pays bien connus sur terre pour y aller ? Le Vatican s’étonnait parfois de la mentalité de certaines personnes. C’était d’abord avec un refus net qu’il avait répondu à la question d’y aller ou pas. Mais de fil en aiguille, il s’y était résolu. « C’est une occasion sans pareille d’avoir de nouveaux fidèles, je suis trop occupé, vas-y toi. » lui avait ordonné les Etats de l’Eglise qui avaient sur lui une emprise totale. Ce n’était pas comme s’il pouvait refuser. Alors il y avait été, à contrecœur mais il y avait été. Pour se taper une traversée d’au moins plusieurs semaines, s’il avait embarqué un calendrier il l’aurait bouffé tellement il s’emmerdait ! L’office dominical ? Bein fallait savoir c’était quand dimanche pour commencer ! Parce que pour se repérer à la position du soleil fallait savoir pourquoi il se levait pas tous les jours dans le même sens !! Parce que le cap changeait ? Mais merde y’avait rien pour faire tourner ici, y’a avait pas d’obstacles ! Bah non… Pas d’obstacles, pas d’arbres, pas de cailloux rien qu’un immense et incompressible RIEN ! De l’eau, qu’on pouvait même pas boire. Et alors là c’est que la censure force les grands voyageurs à se la fermer sur les conditions du voyage. Des fois il faisait aussi chaud que dans un sauna et le lendemain, mon gars tu te tapais un orage que le bon Dieu avait du t’envoyer sans intermédiaire sur le coin de la gueule ! Merci les explorateurs et la concurrence internationale ! Manquait plus que de tomber sur des pirates anglais d’ailleurs là… Ah, il languissait des citées de Terre Sainte….

Enfin, merde. Ce n’était pas comme si c’était la mort… (non, c’était pire, mais faut bien quelque chose pour commencer le paragraphe, non ?) Alors, avance rapide sur la traversée, avance rapide, encore avance rapide, c’est long. Ah, l’arrivée. Depuis le moment où le grouillot en haut de la vigie avec hurlé qu’il voyait la terre, Fabrizio avait cru que c’était le Seigneur qui qui avait enfin donné le droit de souffler un peu. Avec modération, parce que dès que la terre fut à portée de navire il fallait descendre dudit navire pour faire le reste en barque. …. Le truc d’un mètre cinquante sur trois là ? Nan. Nan… et si. Enfin bon, courage, t’as la foi… si seulement.

Pour décrire l’environnement de l’île qu’il approchait sans ne pouvoir rien y faire, la nation de Dieu dirait qu’il n’y avait rien. Oh il en avait vu des rivages bizarre, mais là il n’y avait pas vraiment âme qui vivait, pas à sa connaissance surtout. Il y avait là une plage de sable blanc, si blanc qu’après des jours de bleu le jeune homme n’en crut pas ses yeux. Mais c’était bien là une terre du Monde, et il n’était nullement arrivé au Paradis. A quelques mètres de ce parterre de sable il y avait des arbres, dans un méandre d’ombres ils donnaient un chemin vers une jungle dense. Des rochers gris finissaient de décorer l’ensemble. Mouais, sympa comme coin. Mais il avait un problème, il faisait chaud. A Damas les maisons étaient blanches, le blanc réfléchissait le soleil et ne le laissait entrer dans les murs. Le sable de ce nouveau monde réagissait pareil, et lui portait du noir, un long manteau noir. Il avait été intelligent sur ce coup là… Il avait cru à quelque miracle comme quoi l’Eldorado était un pays de cocagne merveilleux et sans problèmes.

L’Eldorado, y était-il arrivé justement ? Il ne le savait. C’était une histoire dont Espagne n’arrêtait pas de parler ces derniers temps. Il disait que là bas il y avait de l’or partout, qu’il y avait été une fois avec ce navigateur que Feliciano avait ignoré, Colomb, quelque chose de ce genre. Il avait débarqué, instauré un semblant de croyance connue et commune aux hommes, mas apparemment il n’avait pas encore foutu le pied sur cette terre là. Il y avait des îles partout, à quand la vraie terre justement ? Il espérait y arriver là. Bah bordel, ce serait bien.

Il sauta dans l’eau qui lui arriva aux genoux, pas d'autre moyens de débarquer en fait. Non, il ne se gêna pas pour jurer, il s’était suffisamment retenu depuis le début du voyage. Overdose de flotte et de rien sans doute. Mais ce qu’il lui arriva quelques secondes plus tard fut bien pire encore. Non ce n’était pas l’objet qu’il se reçut en pleine face qui lui fit mal, si, ça quand même, mais sentir son amour propre et son ego s’envoler alors que lui s’étalait dans l’eau faisait très.. Très mal. Il se redressa aussi vite que possible, trempé bien évidemment. Dark Vador n’aurait pas été de meilleure humeur face à des Jedis. Il regarda d’un air assassin dans la direction d’où venait ce truc qui l’avait attaqué. Et il y avait quelqu’un.

« Ça va ? » lui demanda ce quelqu’un.

Un gamin, un simple gamin ! A moitié à poil, bronzé comme s’il passait toutes ses journées au soleil, tout petit et qui avait l’air innocent ! Mais c’était pas vrai !?

« Tu m’attaques et après tu me demandes comment ça va !? Bein figures-toi que ça va pas justement, espère de crétin dégénéré ! »

Premier contact en douceur et amitié. Amen.


Dernière édition par Vatican le Lun 8 Aoû - 16:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A la découverte du nouveau monde [Vatican/Eldorado]   Lun 8 Aoû - 11:10

« Tu m’attaques et après tu me demandes comment ça va !? Bein figures-toi que ça va pas justement, espère de crétin dégénéré ! »

... Le sourire d'Eldorado se figea quelques instants. Bon, il avait gaffé. Vous me direz, ça arrive à tout le monde de gaffer... Mais gaffer avec un messager de Viracocha, ça, c'était moins banal et beauuucoup plus embêtant. Il risquait juste de s'attirer les colères du Dieu. Et visiblement, le messager était déjà en colère donc c'était très mal parti, tout ça. Enfin, ce qui était fait... était fait. Pas de soucis, calme, Hidelsol n'était pas du genre à se soucier de ce genre de choses. C'était à peine s'il connaissait la signification du mot soucis. Bon, c'était pas une raison pour laisser les choses telle quelle, c'est-à-dire avec un messager en colère. Aussi en colère que papa Incas quand le petit garçon lui faisait rater un sacrifice sans le vouloir. Oui, ce sont des choses qui arrivent. Bon, il allait arranger tout ça. Parce que ce serait pas drôle si le soleil décidait de rester toujours haut dans le ciel et provoquait la sécheresse. Pas drôle du tout même. Et ce serait de la faute à qui si ça arrivait ? Ce serait de la faute à... à Cacambo qui sait pas rattraper une balle, voilà. Bon, et un peu de sa faute aussi. Bon, ok, tout serait de sa faute. Bon bah, le petit garçon se mit à pendre une expression sincèrement désolée sur le visage et regarda le messager de Viracocha....

-Désolé... j'ai pas fait exprès...

Un peu mince, quand même. Même si c'était sincère, il savait bien que les Dieux ne s'en contentaient pas. Nan, ce qu'ils aiment, eux, ce sont des sacrifices... Ouais, mais, là, il n'avait pas vraiment de quoi en faire un. Déjà, il n'y avait personne à donner en sacrifice... Ils n'étaient que trois sur cette plage. Lui ne pouvait pas se sacrifier parce que sinon, qui pourrait faire le sacrifice s'il partait pour le grand voyage ? Cacambo... c'était même pas la peine d'y penser, c'était pas un humain... Et sacrifier le messager était complètement stupide. En plus, il n'avait rien sur lui pour faire un sacrifice. Et en général, ça se passe dans un endroit spécial et là... Ils n'étaient pas au bon endroit. Conclusion : pas de sacrifice pour calmer le messager et éventuellement, le Dieu qui l'avait envoyé. Bah mince alors... il ne lui dirait jamais comment il pouvait jouer au ballon avec Cacambo, du coup... Il avait eu droit à une chance pour sortir de ce cruel dilemme et lui, il avait balancé un ballon à la figure de cette chance. Quoi que rien n'est jamais perdu. Il y a toujours une solution pour rattraper le coup. Même si, là, c'était mal parti. Mais Hidelsol ne se décourageait pas... il n'avait qu'à... lui donner un cadeau, tiens ! Ouais, bonne idée ! Mais quoi ? Bah il avait tout un tas de cailloux dans ses poches. Il n'avait qu'à lui en donner un joli, ce serait déjà ça. Oui, Eldorado avait toujours eu cette habitude de ramasser des cailloux qui avaient des formes en particulier. Ça l'amusait, ça faisait passer le temps et... ça aidait dans ces moments-là, quoi. Même si il n'avait jamais pensé qu'un jour, il donnerait une de ses trouvailles à un messager.

Donc, suite à cette idée qui lui semblait être une très bonne idée, il fouilla dans ses poches. Poches qui étaient pleines de cailloux. Heureusement qu'il avait d'assez grandes poches, d'ailleurs. Avant il se baladait avec un panier pour mettre ses belles récoltes dorées mais quand il s'était avéré que c'était pas pratique de se balader avec ça dans la nature, il avait décidé de se fabriquer des poches. Nan parce que, certes, un panier, c'est plus grand mais quand on croise souvent des animaux affamés, c'est pas pratique d'avoir un aussi gros truc dans les bras pour tenter de calmer la bestiole. Ok, il pouvait le poser, mais c'était au risque qu'un autre animal débarque et le fasse renverser, rependant toutes ses trouvailles par terre. Et c'était encore moins pratique quand il voulait traverser une rivière. Parce que là, si le panier tombe, c'est dans l'eau... Ouais, décidément, il avait bien fait de se fabriquer des poches.

Donc, il cherchait toujours en se demandant lequel il allait bien pouvoir lui donner. Bah, il verrait bien. Mais comme c'était pas évident d'en trouver un bien, comme ça, il décida de tous les sortir et de les garder dans les mains pour regarder... Il se retrouva donc avec des tas de pierres précieuses dans ses petites mimines. Il y avait une majorité de cailloux d'or et de rubis. Mais il avait aussi quelques émeraudes et deux ou trois cailloux de saphirs. Des simples cailloux sans valeur, quoi... Mais c'était tout ce qu'il avait à offrir. Il les regarda et vit celui qu'il convenait de donner. Mais comme il avait les deux mains prises, il s'assit par terre et déposa le tout sur le sable. Puis, il prit un caillou assez gros en or qui avait à peu près la forme d'un soleil. Très joli. Il se releva et le tendit à l'inconnu.

-Voilà pour me faire pardonner.

Le tout avec un joli petit sourire bien enfantin qui était naturel chez le petit garçon. Il espérait que le cadeau suffira... même s'il en doutait. Son père le lui avait souvent dit : pour calmer les Dieux, il faut un sacrifice. Ouais mais là, ce n'était pas un Dieu, seulement un messager donc, peut-être qu'avec de la chance... Mais il chercha quand même autre chose à faire pour lui. Voyons... Il regarda autour de lui... aucune idée ne lui vint... puis il regarda Cacambo. Lui, il devait en avoir une, de super idée. Après tout, Hidelsol venait d'en avoir une alors c'était à son tour. Et en effet, il en avait une. Cacambo se dirigea vers les cailloux que le petit garçon avait laissé par terre, puis il montra la forêt. Eldorado comprit tout de suite ce que voulait dire son ami reptile. Et il se demandait comment il avait fait pour ne pas y avoir pensé plus tôt. Heureusement que son ami était là pour l'aider.

-Tu veux rester ici ou tu préfère que je t'amène chez moi ?

Après tout, il pourra toujours lui dire comment jouer au ballon avec Cacambo quand ils seront arrivés. En plus, comme ça, s'il exigeait un sacrifice, se serait plus pratique que sur cette plage... quoi que... il devrait plutôt aller dans le village à son père pour ça. Son papa, il savait y faire. Ce qui était normal vu qu'il le faisait tout le temps. Et peut-être qu'il s'y connaissait plus niveau messager de Dieu que lui... enfin, c'était même sûr. Son papa, il savait tout sur tout. Eh ouais, ça c'est l'innocence absolue des gamins qui pensent que leurs parents font tout parfaitement bien. Enfin, en attendant la réponse de son interlocuteur, il ramassa ses cailloux qu'il avait laissés par terre et les remis dans ses poches. Il n'avait pas envie de les laisser là, ils avaient tous de jolies formes, il avait mit du temps à tous les trouver. Puis, il reporta son attention sur l'autre.
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MessageSujet: Re: A la découverte du nouveau monde [Vatican/Eldorado]   Mar 9 Aoû - 20:55

Cela allait faire des années qu'il avait entendu parler d'un pays où des cités entières étaient bâties d'or et de pierres. Mais il n'avait pas vraiment l'impression que quelqu'un aurait eu l'idée de construire un seul truc sur cette plage qui, bien que belle, avait l'air tout sauf rutilante d'or et d'argent. Ils s'étaient peut-être trompés de route... Peut-être,c'était possible, c'était un long voyage et les routes maritimes n'étaient pas sûres. Et comment pouvait-on vivre dans un, excusez l'emploi du terme, trou pareil ? Il devait bien faire trente degrés et, à en croire la peau du gamin, le soleil tapait comme ça tous les jours ! Et pour Fabrizio, on en était limite à le confondre avec un italien banal, l'ombre était rare sur un navire et il n'avait pas eu envie pendant un long mois de ne pas foutre le nez dehors. Même si, en fait, il n'y avait pas grand chose à regarder dehors. Il préférait en fin de compte être ici même s'il essayait de s'avouer le contraire, depuis quelques années les États de l’Église n'étaient plus ce qu'ils étaient auparavant. Le pontificat de Alexandre VI Borgia avait fini sur un coup d'éclat. Le jeune homme n'avait pas su ce qui exactement passé, on avait étouffé l'histoire. Il sera resté dans l'histoire comme le pape aux cinq enfants. Et actuellement, la chose bien qu'enterrée avait entaché la réputation de l’Église qui continuait encore un peu trop de s'en donner à cœur joie avec des histoires plus ou moins sombres d'ex Condottieri pas encore repentis. Le livre de Machiavel était resté dans les esprits comme portant un bon coup à l'opinion publique. Raisons de plus qu'avaient eu le Vatican pour fuir très stratégiquement le vieux continent et aller se lancer dans l'exploration de terres inconnues, aidant Espagne sous couvert d'aider à l'évangélisation. En plus il allait toucher sa part du butin alors... pourquoi rechigner ?

Enfin, assez parlé de ces macabres souvenirs, il y avait tellement de choses qui lui paraissaient obsolètes devant du sable aussi blanc. Tellement de choses qui lui paraissaient loin, et c'était juste, elles étaient à des miles et des miles au travers de l'océan. Espagne avait bien fait de l'accepter à bord... Ok, ce n'était pas comme s'il avait eu le choix de refuser ou pas, d'un autre côté c'était mieux ainsi. C'était un agréable concours de circonstances. Il n'allait pas se plaindre. (Comment ça il faisait que ça ? Pas de mauvaise foi, voyons). Le jeune homme reporta son attention sur le truc de petite taille devant lui, un gamin de toute évidence, qui ne devait pas avoir plus d'une dizaine d'années. Alors ainsi c'était lui Eldorado ? Il n'en était pas sûr... Il aurait imaginé quelqu'un de grand, avec des vêtements en or, de l'or dans les cheveux, des armes en or, tout ça quoi... Or là le gamin semblait bien inoffensif. Alors, là il se plaignait mais lui non plus n'était pas armé, si c'était un grand type pas commode il aurait pas eu l'air con. Il avait été foutu de se faire assommer par une balle ! Son amour propre en avait pris un de ces coups, il était parti en courant alors que lui même tombait dans la flotte. Merveilleux. Maintenant il fallait espérer que le soleil de ce pays savait sécher les vêtements. Enfin ! On change encore de sujet, merveilleux.

-Voilà pour me faire pardonner.

Le gamin, en sortant une pierre dorée de sa poche avait immédiatement sorti le Vatican de ses pensées. Bordel de merde... Et ça, se fut la seule chose à laquelle il pense en la prenant. Passé la surprise de voir que cette pierre était lourde, trop lourde pour être une roche ordinaire, il se surprit à être justement surpris sur le fait que cette pierre avait de charmants tons dorés. Même qu'elle était totalement dorée, la saloperie. Il n'en croyait pas ses yeux. Un gamin, de même pas dix ans venait de lui donner une pépite d'or qui avait la taille approximative de son poing ! C'était juste à croire qu'il était dans un rêve. Mais avant qu'il ait pu penser encore à autre chose, au pourquoi du comment ce gamin avait pu avoir cet or, il avait déjà repris la parole. Il lui demandait, avec l'air le plus simple du monde s'il voulait rester ici ou aller chez ce gamin. La réponse s'imposait comme de juste à son esprit. Chez lui il devait y avoir encore plus d'or. Chez lui c'était... bein, Cibola, tout ça. La légende qu'Espagne lui avait raconté à propos de cette cité construite avec de l'or et uniquement de l'or. Il avait pensé à ça pendant une semaine entière avant de se rendre compte que peut-être elle n'existait pas. Mais là il avait une chance de la voir. De de l'avoir. Pour lui tout seul. Ce gamin semblait bien naïf, peut-être qu'avec tout l'or de Cibola et de l'Eldorado tout entier il pourrait tenir en échec les États de l’Église et reprendre ce qui lui revenait de droit ! Ok, il s'emportait, mais là, pour une fois il avait une chance, et il ne la laisserait pas filer. Rien que pour voir leurs têtes, à tous quand ils verraient sa suprématie.

« Écoute, c'est comme tu veux, je pense rester quelques jours dans les parages, tu n'as qu'a me faire visiter histoire que je sois pas venu pour rien »

Terminant sa phrase, il donna simplement la pépite d'or aux hommes restés dans la barque. Dans un espagnol vague et pas forcément très maniéré il leur expliqua la marche à suivre. En fait, rester ici et l'attendre, s'il ne revenait pas dans deux heures il fallait prévenir Espagne qu'il allait finir en chair à saucisse s'il ne venait pas le chercher. A son avis il allait vite s'accorder leur confiance. Mais il y avait tout de même ce risque qu'il finisse empalé dans un coin. Son but premier restait quand même de leur expliquer quelques choses évidentes, car apparemment aucun d'entre eux ne savait qui était le Christ et encore moins ce qu'il avait fait pour le monde. C'était quelque chose face auquel il devait remédier.
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MessageSujet: Re: A la découverte du nouveau monde [Vatican/Eldorado]   Mer 10 Aoû - 15:54

Le messager avait regardé le caillou... Hidelsol crut comprendre qu'il était...surpris ? Bah, ça ne l'étonnait pas vraiment... C'était normal qu'il soit surpris qu'on lui offre un truc sans valeur pour demander pardon ou même pour souhaiter bienvenue... C'était clair qu'il méritait mieux. Hidelsol espérait toutefois qu'il comprendrait que là, tout de suite, il n'avait rien d'autre à offrir. Bon, il ne semblait pas contrarier alors... C'était bon signe, non ? Mais oui, c'était bon signe. Il n'y avait pas de quoi s'inquiéter. Et comme il ne l'était pas, Eldorado se mit à sourire. Il était content, il avait fait une rencontre importante. C'était pas tous les jours qu'on rencontrait quelqu'un comme ça. Ouais, Hidelsol avait beaucoup de chance. Enfin, il devait se montrer à la hauteur de la situation... même s'il ne savait pas forcément ce que ça voulait dire. En tout cas, il devait arrêter les bêtises... Maintenant, il allait arrêter de jouer au ballon quand une personne comme ça ne serait pas loin pour éviter tout accident. Et puis pour le reste... Bah, il allait improviser !

« Écoute, c'est comme tu veux, je pense rester quelques jours dans les parages, tu n'as qu'a me faire visiter histoire que je sois pas venu pour rien »

Eldorado fût assez surpris en voyant que le messager donnait son cadeau à des hommes qui l'accompagnaient sur la barque... Mais sans doute était-ce parce qu'il jugeait qu'il méritait beaucoup mieux qu'un simple caillou... Ce qui n'était pas forcément faux, il fallait bien l'avouer. Mais on fait avec les moyens du bord. Bref, donc l'inconnu comptait rester pour quelques jours ! Eldorado était rassuré, ça voulait forcément dire qu'il n'était pas fâché ! Maintenant il pouvait en être sûr ! Il n'attirerait pas la colère de Viracocha sur les siens ! Ouf ! Bon, tout n'était pas encore gagné, il ne fallait pas qu'il fasse une nouvelle gaffe. Mais le petit garçon était assez confiant pour le moment. Pas de bêtise égal pas de problème. Bon, trêve de pensées, il fallait faire quelque chose ! L'inconnu souhaitait visiter donc, il allait le faire visiter ! ....Mais par quoi commencer... ? Bah ils pourraient voir une fois qu'ils seraient arrivés à l'Eldorado ! En attendant, il y avait tout le chemin à faire... Et c'était pas forcément la porte à côté... Enfin, ce n'était rien. Hidelsol avait l'habitude de faire ce trajet quant à l'autre... C'était un sous-fifre de Viracocha, il était forcément hyper fort, hyper rapide et tout ça. Eldorado se demandait même s'il ne risquait pas de le ralentir... Bah après tout, le messager ne devait pas trop connaitre l'endroit, sinon il ne demanderait pas à Hidelsol de l'aider. Peut-être parce qu'il voyait le pays vu de haut vu qu'il vivait sans doute au ciel. Alors forcément, vu de haut et vu d'ici, ça donne pas la même chose. Enfin bref, ils n'allaient pas passer la nuit sur cette plage, un Dieu méritait mieux que ça !

-Je vais t’amener chez moi alors, je vais te donner le meilleur endroit pour dormir ! Et en plus, je vais pouvoir te donner des meilleurs cadeaux que celui-là !

Dit-il en montrant le premier caillou doré que le messager avait refilé à ses camarades.

-On fera une grande fête pour ton arrivée, même, si tu veux !

Hidelsol était tout souriant, visiblement très content. Et sans doute son peuple le serait tout autant en voyant qu'il avait ramené un messager de Viracocha à la maison. Ouais, ce soir, il y aurait une grande fête, avec à manger, à boire, de la danse et de la musique ! Ca va être génial ! Ouais, il avait hâte ! Enfin, pour l'instant, il n'y était pas encore... Le jeune garçon ramassa son ballon parce qu'il était pas question de le laisser là. Des fois que le vent souffle et que la marée monte et adieu, le ballon... Ce serait dommage, il était joli et puis Hidelsol l'aimait bien... Comme tous les ballons d'ailleurs... Peut-être qu'il pourra jouer au ballon avec le messager ! Le jeu avec l'anneau, ce serait trop bien ! Il devait être tellement fort qu'il arriverait à passer le ballon dans l'anneau d'une seule pichenette ! Ca devrait être formidable de jouer avec lui. Ouais, il lui demanderait s'il voudrait bien jouer ! Mais pas tout de suite, plus tard. Déjà, il fallait rentrer à la maison. Et il fallait donc se mettre en route ! Sans plus attendre, Eldorado prit le messager par la main et l'entraîna avec lui, en courant, bien évidemment, c'est toujours plus drôle, en courant. Direction, la forêt. En peu de temps, ils se retrouvèrent entre les arbres. De la végétation à perte de vue. Et des animaux, des insectes et tout ça un peu partout. Hidelsol finit par lâcher la main de la personne qu'il accompagnait pour le laisser marcher comme il voulait. Quant à lui, il faisait bien attention à Cacambo, des fois qu'il tombe pour une raison inconnue. Mais non, le caméléon était toujours bien sur son épaule et n'en bougeait pas... Pour ne pas dire qu'il ne bougeait pas du tout. C'est pas très énergique ces bestiaux-là. Bref.

Soudain, pendant qu'ils avançaient, Eldorado se posait une question, mais il se demandait si elle n'allait pas vexer le messager... Ce qui donc faisait deux questions, mais on ne va pas chipoter. Ouais, en fait, il se demandait... comment il s'appelait, le messager ? Parce qu'il avait sûrement un nom... mais comme dit précédemment, ça pouvait le vexer qu'il ne le connaisse pas... Et il avait déjà fait une gaffe avec lui, c'était pas le moment de recommencer. Mais en même temps, il fallait bien qu'il s'adresse à lui, et messager, c'est pas terrible. Et son ignorance se verrait forcément au bout d'un moment. Enfin, bref, une belle préoccupation qui dura... quoi... ? Deux ou trois secondes dans l'esprit de notre petit garçon. ? Parce que les préoccupations, c'était pas son genre. Lui, il était du genre à faire sans se poser de question. Le fait est qu'il avait affaire à quelqu'un d'un peu plus important que d'habitude donc il réfléchissait un peu plus avant de parler que d'habitude. Il n'avait pas envie qu'une tempête se déclenche et casse tout sur son passage, ce serait pas terrible pour faire la fête ce soir. Mais bon, il n'était vraiment pas du genre à réfléchir pendant des heures alors au bout de trois secondes maximums de délibération, il se décida sur ce qu'il allait faire.

-Au fait, tu t’appelles comment ?

Ouais, il aurait pu poser la question directement au lieu de réfléchir, si c'était pour la poser quand même. Enfin, c'était surtout sa nature qui avait reprit le dessus. Et puis, il y avait pas mal de chances pour qu'il ne se fâche pas. Après tout, après avoir reçu un ballon dans la figure, il était plutôt assez sympathique. En fait, il devait se fâcher sur le moment et se calmer pas longtemps après, comme un Dieu, quoi. Et puis... en plus d'être une question, ça permettait d'entamer une conversation. Peut-être qu'il lui parlerait de l'endroit d'où il vient, qu'il lui dirait des trucs passionnants sur la vie d'un Dieu ou tout simplement celle d'un messager comme lui. Et puis, en plus, le chemin allait sûrement être pas mal long avant qu'ils n'arrivent à bon port, alors parler fera passer le temps plus vite et puis... la route, c'est toujours plus agréable comme ça, non ?
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MessageSujet: Re: A la découverte du nouveau monde [Vatican/Eldorado]   Ven 28 Oct - 18:24

-Je vais t’amener chez moi alors, je vais te donner le meilleur endroit pour dormir ! Et en plus, je vais pouvoir te donner des meilleurs cadeaux que celui-là !

« des meilleurs cadeaux que celui-là » … Veuillez répétez la phrase, j'ai pas compris y'a comme eu un bug. Comment pouvait-il encore avoir mieux en stock ? Ici c'était... ça... bein ça avait la tronche d'un continent perdu ! Un pâté de sable au milieu de l'océan, sans plus ! Et voilà qu'il sortait qu'il y avait mieux encore... Euh, alors là Fabrizio demandait à voir. (Que celui au fond qui hurle « avare qui aime que l'or » se taise, sorte de la salle sinon c'est au bûcher j'vous prie, merci.) C'était problématique en un sens, il ne voulait pas en laisser à Espagne mais il serait bien obligé... Il ne venait là que pour donner l'or de la connaissance dans son immense mansuétude, et pas faucher l'or et les richesses et les pierres précieuses et... tout ça quoi... que promettait le gamin en face de lui. … Allez, merde, fallait se laisser tenter quoi. Il avait pas passé un mois complètement moisi dans ce bateau à traverser des tempêtes et à éviter des pirates britishs tout en faisant attention de pas passer par dessus-bord ! Il était à deux doigts de finir clostro en fait... déjà qu'il était parano et pyromane sur les bords il était bon pour l'asile en fait, l'pauvre...

-On fera une grande fête pour ton arrivée, même, si tu veux !

Fontaine, fontaine j'boirai pas d'ton eau... bien qu'elle soit fraîche et agréable dans le désert de l'envie et de la perdition ça reste un non bon et définitif. Quoique, c'était pas qu'il faisait chaud mais... Un fête, ok c'est pas la peine mais... pour dormir ce serait pas mal ! Ah, nan, il avait dit combien de temps déjà avant que les autres viennent le ramener par la peau du cou ? Une, deux heures ? Trop court pour une bonne sieste... Il ne voulait pas prendre de risques, qui savait ce qu'il trouverait derrière tout ça ? Pour l'instant, d'ici ça ressemblait juste à un amas de verdure, une foret sans fin. Sans compter que, du navire, il n'avait rien vu qui pouvait s'apparenter à la civilisation telle qu'il la connaissait. Cette civilisation qu'il avait fuie quelques temps en profitant du départ d'Espagne vers ces terres qu'il espérait découvrir, emplies d'or. S'ils en trouvaient, ce serait facile pour lui de se racheter auprès des États de l’Église qui avaient toujours quelque chose à lui reprocher.... Oh s'il avait son mot à dire il lui aurait refourgué son pape aux cinq enfants dans la tronche tiens ! Y'avait pas de raisons que ce soit que dans un sens les « t'es qu'un imbécile qui sert à rien ! ». Namého ! Là, c'était sûr qu'il allait servir à quelque chose...Bon, ça, c'était déjà dit dans le post précédent mais fallait bien meubler un peu.

-Au fait, tu t’appelles comment ?

Et il avait même pas eu le temps de répondre que déjà le gamin embrayait sur un autre sujet (ouais, embrayer ct'un verbe, j'embraye, t'embrayes, z'embrayons, z'embrayez, bis repetita). Présentations personnelles, super, la dernière fois qu'il s'était présenté il avait failli finir pendu en place publique.... Mais comment il aurait pu savoir que dans ce patelin y'avait eu une dizaine de bûchers, merde hein ! Depuis, voilà, il se méfiait un peu beaucoup des présentations aussi indiscrètes ou peu formelles soient-elles. … Mais merde, fallait stopper la parano, il était au bout du monde ! Comment on pouvait le connaître ici quoi ! C'était complètement idiot de sa part et...

« Vatican, et toi ? »

Oui, non, c'était un art de pas s'écouter soi-même, de cracher de belles et grandiloquentes leçons de morales et de les barrer purement et simplement. C'était vachement respectable comme truc, nan ? Nan... d'accord, mais au moins il s'était présenté, en premier, en bonne et due forme, au beau milieu de nulle par à un inconnu qui n'en était plus un. Hallelujah mes biens chers frères. La dernière fois qu'il s'était présenté à quelqu'un ça avait encore bien fini, il le raconterait pas par censure, y'a des mineurs susceptibles de lire. Mais plus sérieusement, le Vatican se demandait bien où cette nation perdue en plein milieu de l'océan sur le chemin des prétendues Indes qui étaient en fait à l'opposé pouvait bien le conduire. Il était pas le meilleur en géographie appliquée, on lui avait vaguement appris que la mousse poussait au nord des troncs d'arbres mais ça s'arrêtait là, il était déjà foutu de se paumer chez lui( c'était la raison pour laquelle il sortait jamais) il avait du s'y prendre à plein de fois pour aller et retourner à Jérusalem pendant les croisades. Ça avait été folklo « elle était là c'te mer en fait !? » yep, elle était là... Enfin, tout ça pour dire que le fait d'entrer dans une foret dense inconnue lui foutait franchement les boules, sachant qu'il n'allait peut-être pas en ressortir, il avait deux heures ….

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MessageSujet: Re: A la découverte du nouveau monde [Vatican/Eldorado]   Ven 10 Fév - 21:30

« Vatican, et toi ? »

-Vatican ?

Hidelsol laissa un petit moment, comme s’il réfléchissait au prénom. En fait, il avait plutôt été surpris par celui-ci. Il regarda Vatican.

-C’est un nom bizarre !

Finit-il par répondre en riant un peu. Vatican, quoi, c’est pas commun du tout. Il n’imaginait pas du tout ce genre de prénom pour un Dieu ou juste un messager. Il pensait avoir une réponse comme Vraschki. C’était déjà moins bizarre comme nom. Enfin, il était bien quand même. Et puis dans le genre, Eldorado avait lui aussi un nom peu commun… Hidelsol…où est-ce que son père avait été cherché ça ? Bah c’était joli. On peut avoir un prénom bizarre et joli. Mais n’empêche…il devait avoir eu de l’idée. Il avait dû vouloir faire original. Pour le coup, c’est vrai qu’il n’y avait que lui pour avoir un prénom pareil. Mais ça lui plaisait quand même. Mais bon…n’empêche que Vatican, c’est quand même… pas commun du tout quoi ! Enfin bref. Le petit garçon calma son rire et regarda ledit Vatican avec un grand sourire qui traduisait sa bonne humeur quotidienne.

-Moi, c’est Hidelsol ! Et lui c’est Cacambo !

Dit-il en montrant le caméléon à Vatican avec un grand sourire. C'était Hidelsol qui souriait, hein. Pas Cacambo. Cacambo, lui, il se contenta de...tirer la langue comme pour dire « enchanté ». Poli, en plus, le lézard. Et non, ça n'avait rien de surprenant. C'est pas parce qu'on vit dans une jungle avec des bestioles dangereuses et qu'on a des écailles qu'on est impoli. Non mais. Bon, après c'est vrai que Cacambo, c'était une exception. C'était Cacambo, quoi.

Hidelsol continuait à marcher devant, tout naturellement... Mais il devait s'arrêter parfois parce que soit il allait trop vite, soit le messager avait du mal à marcher par-dessus les racines, les cailloux, les rochers et les queues de singes... c'était peut-être les deux en fait... Naaan, un messager de Viracocha, ça galère pas comme ça. Nan, c'est juste qu'il prenait divinement son temps. C'est vrai, pourquoi se presser après tout ? Malgré ça, Hidelsol ne parvenait pas à ralentir le rythme, tellement il était excité de ce qui se passait. Et puis après, quand le Dieu sera reposé, il l'emmènera voir son père et ils feront un magnifique sacrifice en son honneur ! Enfin, si le Dieu voulait bien... mais pourquoi il ne voudrait pas ? Ça leur fait toujours plaisir. Bon, va pour le sacrifice. Enfin, il verrait ça plus tard. En tout cas, papa Inca serait sûrement content ! Et puis après, ils feraient la fête toute la nuit ! Et puis tout le jour ! Et puis après, ils feraient une partie de ballon ! Et ça allait être trop génial !

Et oups, il était encore parti trop vite dans son enthousiasme... il était passé où Vratchikan... ? Euh non... Vatican. Baaah sûrement pas très loin. Hidelsol fit demi tour et il le retrouva vite, aussi rapidement qu'il l'avait perdu. Il devait peut-être faire plus attention... Peut-être...Mais même en se disant ça, il avait du mal à ralentir. Il était d'une nature tellement... active. Il l'attendit donc et ils continuèrent la route. Ils arrivèrent bientôt à un pont. Un truc en bois bien solide que son papa avait construit ! Enfin, ça, c'était de son point de vue. D'un point de vue extérieur, il n'y avait pas besoin d'être un expert en pont pour remarquer qu'il manquait des planches de bois qui s'étaient cassées/fait la malle avec le temps, que les cordes qui soutenaient le tout avaient l'air un peu abîmées... enfin bref, que le truc avait pas l'air très sûr. Et en plus c'était... un peu beaucoup au-dessus du vide... mais bon. D'un point de vue extérieur comme je l'ai dit. Pour Hidelsol qui l'avait souvent emprunté, bien sûr que ce pont était solide ! Quelle question ! Le contraire ne lui traversait même pas l'esprit. Ce fut donc avec un sourire qu'il posa joyeusement son pied sur la première planche, puis la deuxième, et ainsi de suite, en sautillant, gambadant, et riant aux grincements que pouvaient produire le pont en bois, sautant même par-dessus les planches absentes qui avaient rejoint l'immense et énorme vide en dessous de ses pieds. Arrivé vers le milieu, il se dit vaguement qu'il avait oublié quelque chose...une impression... il regarda Cacambo qui était sur son épaule qui lui fit signe de regarder plutôt en arrière. Il s'exécuta donc et vit Vatican qui n'était pas encore sur le pont. Bah il devait juste venir d'arriver.

-Oui, Cacambo, je vais ralentir… mais tu crois qu’un Dieu, ça peut être fatigué ? C’est vrai qu’il a dû faire un long voyage, mais après tout, c’est un messager… mais bon, c’est quand même quelqu’un d’important, il doit être trop fort !

Question à laquelle Cacambo se contenta de tirer la langue pour toute réponse, ce qui devait signifier qu'il n'en savait rien. Bah il pourrait lui demander directement mais ça pourrait le vexer non ? Ou alors il demandera à son papa. Mais sûrement qu'il ne pouvait pas se fatiguer. Parce qu'un Dieu, ça n'a pas de faiblesse ! Ça peut juste se mettre en colère, mais c'est pas faible ! C'est trop fort ! Et ce qui était aussi trop fort, c'est qu'il en avait un pas loin de lui quoi ! Ça ne devait pas arriver souvent. Il avait beaucoup de chance. Enfin bref, il se retourna vers Vatican avec un sourire comme d'habitude et lui cria de là où il était pour qu'il puisse bien entendre :

-Tu viens ?

Pourquoi cette question ? Il avait quand même l’air d’être…très lent pour franchir ce pont… mais ça devait être dans les habitudes divines.
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MessageSujet: Re: A la découverte du nouveau monde [Vatican/Eldorado]   Sam 30 Juin - 22:21

-Vatican ? C’est un nom bizarre !

Mais jt'en foutrais bien du bizarre, sale môme ! Avait pensé la nation du merveilleux seigneur tout puissant en ce même instant (usons des superlatifs, c'est la classe). Franchement, se balader presque à poil dans une jungle sûrement infestée de serpents c'était le plus bizarre ici ! A moins qu'il était vraiment arrivé dans un monde complètement inversé de la réalité spatiale ou ce qui s'avérait normal était bizarre, il était dans ce cas bizarre. Mais étant étrange de nature comparé à ses compatriotes (attendez, c'était une nation, pas le péquin lambda) cela voulait dire qu'il était normal. Enfin, bon... Ça c'était dit, il était normal dans un monde normal. Tout était donc normal.

-Moi, c’est Hidelsol ! Et lui c’est Cacambo !

Ah nan, ça par contre ça allait pas là. Excluons le crapaud vert et écailleux rampant qui semblait l'animal de compagnie du gamin, (ça encore c'était mal normal, et bam ! ce gosse était bizarre !). Ce gamin semblait différent, sinon il n'aurait même pas importé le Vatican. Ce dernier se posait d'ailleurs cette question, s'il était vraiment.. ce qu'il cherchait. Enfin, ce qui lui et Espagne cherchaient.... La pépite d'or était vraiment un indice non négligeable, franchement. Il n'y avait rien par ici, et là, Hidelsol, puisque c'était ainsi qu'il s'appelait, sortait de ses poches une énorme boule d'or, comme ça, sans rien ! Il fallait avouer que c'était plus qu'étrange tout de même, bien plus que plus qu'étrange ! Pour Fabrizio, ce gamin, c'était pas Hidelsol qu'il s'apellait. Encore une chose qu'il faudrait lui dire. Qu'il faudrait lui expliquer. La petite nation, toute païenne qu'elle était, restait une nation. Le catholique se devait de l'éduquer, lui enseigner la foi, tout ça... Bon ok il laisserait Espagne faire mais... mais ! Y'avait trop d'exeptions, trop de contrariétés et tout !

Contrariétés.

Nouveau chapitre des aventures vaticanes. La jungle. C'était un mot qu'il ne connaissait PAS. Enfin, PLUS désormais. Parce qu'en fait il connaissait du coup. Il n'avait jamais vu un vert aussi pétant que celui des branches et des feuilles des arbres et il n'aurait jamais penser qu'un endroit sur terre pouvait être aussi humide. Pour lui, l'ombre avait toujours été synonyme de fraîcheur, d'abri. Les catacombes sous sa cité étaient toujours un refuge pour lui et il y allait souvent. Il faisait noir, frais. Là il faisait noir, et chaud. Enfin, noir, pas tellement. On aurait dit une canopée, vous voyez ? Cet endroit entre la cime des arbres et le début de leurs feuillages, pas de sol, pas de ciel. Comme si cet endroit retenait toute la chaleur du soleil et menaçait de le cuire à l'étouffer. Il y avait déjà quelques minutes qu'il avait choisi d'attacher ses cheveux, bien qu'ils retombaient sans cesse, cette fois-ci, cela ne le gênait plus de les rattacher encore et toujours ; tout était plus agréable que de les sentir humides de sueur dans son cou et devant ses yeux. Il se sentait vraiment défaillir mais, à malheur qui n'arrivait jamais seul, il crut à un moment donné marcher sur une branche diablement molle qui finit par hurler et... s'enfuir ? Ah, ahah... une branche qui s'enfuit ! Drôle de pays, vraiment... Il soupira, inspira, expira.. ceci quelques fois de suites sans qu'il eut l'impression d'avaler de l'air. Il avait plutôt l'impression d'inspirer du vide, ce vide complètement lourd qui lui filait la nausée. Ce pays était dégueulasse comme de la vapeur de pâtes trop cuites. Tout en songeant à cela, il essayait de ne pas perdre Eldorado des yeux. Ce gamin portait de l'or, comme Espagne avait parlé de cités d'Or. Doré, Eldorado. Ouais, ce serait son nom dorénavant, il fallait qu'il en informe Espagne mais il ne pouvait plus reculer, il se perdrait.

Bientôt, la dense foret se dissipa, laissant place à... Oh sainte Mar-... ah, j'veut dire, bon D... nan !

" Nom de Dieu...." murmura Fabrizio. " C'est pas vrai... "

-Tu viens ?


Nan. Nan, je viens pas.

Franchement il avait voulu répondre ça. Le sujet de ce refus catégorique était un pont. Certes sûrement une oeuvre d'art et d'ingéniosité de son temps. Ouais, DE SON TEMPS. C'était sûrement dire quelques centaines d'années vu l'état de délabrement de la chose. Des cordes, sûrement du chanvre si tenté que ça existait sous ces lattitudes, retenait des planches de bois usées jusqu'à pas possible et qui menaçaient de tomber dans le vide. Très charmant, il pouvait se voir d'ici tomber dans le gouffre sans fond d'en dessous. Il avait envie de retourner à la houle du 26ème jour de voyage d'un coup là... Ouais, ça lui paraissait un sort enviable.

Mais ce gosse, il avait l'air si gentil, si innocent.. Et en plus il y était lui, sur ce pont, il y était déjà passé ! Il avait quoi, la moitié de son âge de vue là ! La honte s'il y passait pas.... C'était un peu comme refuser de faire quelque chose que son petit frère aurait fait.... Fabrizio n'avait pas de petit frère, mais il aurait eu honte si jamais ç'eut été arrivé... Franchement, nan !

Il fit un pas en avant sur ce pont, qui grinça, comme de juste. Cependant il se refusa à reculer. Honneur oblige. La Nation continua ses pas, un à un, pour arriver à un point qu'il considérait comme un non retour. D'accord il n'était pas au milieu mais il se disait que s'il retournait sur ses pas il allait tomber parce qu'il serait trop heureux de se dire qu'il pourrait retourner sur la terre ferme. Et aussi il pourrait fragiliser des marches sur lesquelles il serait passé seulement quelques secondes avant. Raison de plus d'avancer encore.

" Ça va, j'arrive... "

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MessageSujet: Re: A la découverte du nouveau monde [Vatican/Eldorado]   Lun 13 Aoû - 21:31

" Ça va, j'arrive... "

Oula, il l'avait peut-être vexé en fin de compte non ? Nooon. Ce serait carrément pas génial. Et de toute façon, s'il avait été énervé, il y aurait eu un volcan qui aurait explosé, ou une tornade qui serait arrivé. Hidelsol se demanda comment un Dieu faisait ce genre de choses, quand même. Il aurait aimé avoir une petite démonstration. Ouais, ça ce serait bien. Il pourra lui en demander une quand ils seront arrivés ! Super ! L'imagination du petit garçon voyait déjà une immense vague arriver sur le village, prête à tout détruire et se retirer à la dernière minute, ne faisant aucun dégât. Voir comment un Dieu provoque les catastrophes et les arrêtes. Ce serait juste magnifique. Il était certain que même un messager des Dieu était capable de faire ce genre de choses. Oui, c'était sûr.

A cette idée, Hidelsol continua de gambader sur le pont joyeusement, ce qui avait pour effet de le faire un peu bouger. Puis il posa le pied sur une planche qui était vraiment abîmée. Une plume l’aurait cassé. Alors un petit Inca qui gambade, vous pensez. PAF la planche ! L’espace d’un court instant, Hidelsol eu la vague impression qu’il chutait dans le vide. Ce n’était pas qu’une impression d’ailleurs. Il passa à travers le trou, direction le grand vide. Heureusement qu’il avait des réflexes et qu’il s’était accroché à un bout de corde qui pendait. Mais là, il avait les deux pieds dans le vide et le pont était à un mètre au-dessus de sa tête. Y a quand même plus confortable comme position. En plus, la corde à laquelle il s’accrochait n’avait pas l’air de pouvoir tenir bien longtemps… Ce pont se faisait vraiment vieux, qu’est-ce que vous voulez ? Hidelsol avait beau ne pas peser bien lourd, la corde, elle, était en train de rendre l’âme. Enfin, c’est ce qu’elle serait en train de faire si elle en avait une. Cacambo, de son côté, c’était bien agrippé à son ami et était toujours sur l’épaule du gamin, comme le fidèle caméléon qu’il était. Oui, il est vraiment très fort pour s’accrocher. Il fallait dire qu’avec Hidelsol, il était habitué. Il devait être devenu le caméléon le plus résistant du monde. Enfin bref, toujours était-il qu’Hidelsol n’était pas vraiment dans une position très enviable, sauf si on a envie de mourir, ce qui n’était pas le cas, vous vous en doutez bien.

Vous croyez qu'Eldorado a paniqué ne serais-ce qu'un seul instant ? Eh bien non. Avec une agilité qui rappelait celle du plus habile des singes, il remonta en deux temps trois mouvements, et en peu de secondes, il se retrouva à nouveau les deux pieds sur le pont, en sécurité. Et là, il se remit à gambader comme si rien ne s'était passé. On n'aurait pas dit qu'il venait de frôler la mort deux secondes plus tôt. Mais il ne devait pas s'en être rendu compte lui-même. Ce genre de situation était tellement habituel chez lui qu'il ne peut pas appeler ce qu'il vient de vivre : « danger de mort ». Penser que ce pont avait besoin d'être réparé ? A quoi bon ? Il était suffisamment résistant à son gout étant donné qu'il n'en était pas mort. Bon, après, le jour où il y passera, se sera trop tard mais Hidelsol n'était pas vraiment du genre à se soucier de ça. Et puis bon, il y avait tellement de choses plus intéressantes à faire que de réparer un vieux pont qui peut encore tenir certainement le coup. Comme s'amuser, faire la fête, ce genre de choses, quoi.

Et ainsi, Hidelsol arriva à l'autre bout du pont sans incidents... à part celui de tout à l'heure, mais il ne considérait pas ça comme un incident. Mais Vatican ne semblait pas être aussi rapide que lui. Il prenait son temps, lui. Heureusement que le gamin le remarqua, sinon il partait encore devant et il aurait fini par le perdre, ce qui serait quand même... un gros problème. Perdre un Dieu, quoi ! Pire : Oublier un Dieu ! Si le Dieu en question n'est pas vexé après ça... Forcément qu'il sera vexé. Souvent, les Dieux s'énervent pour pas grand-chose. Bon, ils se calment vite avec les sacrifices mais il valait mieux éviter la casse. Donc, on n'oublie pas le Dieu, voilà, on ne part pas devant trop loin.

Le jeune garçon regarda donc en arrière pour voir où en était le Dieu en question. Toujours sur le pont, et il aurait presque cru voir sur son visage une expression...peu rassurée. Bah, sans doute son imagination. Un Dieu n'a peur de rien.
Bref, Hidelsol l'attendit un peu...il attendit...attendit... son attente n'avait pas duré plus de deux secondes que déjà il avait envie de bouger. Il n'était pas du genre à rester à rien faire trop longtemps. Sauf peut-être pendant qu'il dormait... Et encore... Si ça se trouve, il faisait des crises de somnambulisme pour aller manger en pleine nuit... ce qui expliquerait certaines choses... Mais rien n'est prouvé, ne nous étendons pas sur ce sujet. Comment allait-il s'occuper le temps que le messager le rejoigne ? Même si ça ne demandait que quelques minutes, voir secondes d'attente supplémentaire, c'était trop pour le jeune Inca. Et pour jouer, il a toujours de bonnes idées. En l'occurrence, il en avait déjà trouvé une. Bon, c'était pas l'originalité incarnée mais bon, c'était une idée marrante. A chaque fois qu'il faisait ce genre de choses, c'était drôle. Alors c'était parti !

Le jeune garçon retourna donc sur ses pas et se retrouva de nouveau sur le pont. Il adressa un regard à Cacambo qui dût comprendre les intentions de son ami.

-T'es prêt Cacambo ?

Demanda celui-ci. Et un regard du Caméléon lui suffit pour toute réponse. Il commença à... comment dire... se servir du pont comme d'une balançoire. Sauf qu'il ne s'assoit pas, il reste debout. Et il faisait balancer le pont qui grinçait comme pour dire que justement, il n'était pas une balançoire mais un pont et qu'il se faisait trop vieux pour ce genre d'enfantillage.

Mais Hidelsol ne parlait pas le pont.

Donc il continuait de faire balancer ce pauvre vieux pont de plus en plus. Et lui il riait. Il trouvait ça marrant. Il fallait dire qu'il avait une confiance totale en ce pont. Il savait qu'il ne casserait pas. A vrai dire, l'idée qu'il puisse casser ne lui avait pas effleuré l'esprit, malgré le petit accident qui avait été fait il y avait de celui à peine deux minutes. Mais l'insouciant qu'il était ne pensait qu'à s'amuser, comme le montre ce mot qui sortit de sa bouche avec tout l'entrain du monde :

-OUAAIIIIIIIIS !!

Le tout avec un grand sourire.
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MessageSujet: Re: A la découverte du nouveau monde [Vatican/Eldorado]   Dim 9 Juin - 22:10

    C'était pas qu'il avait peur du vide qu'il avait le mal de pont ou quelque chose d'aussi con, non c'était juste qu'il avait peur de s'écraser d'un foutu pont suspendu directement DANS LES ENTRAILLES DE L'ENFER !!

    Personne avait encore chanté « traaace le chemiiin » en plus ! Mais ça, on s'en foutait. Fabri, lui.. il voulait pas mourir ! En Europe, il adorait se considérer comme un genre de Prince de l’Église, de faire ce qu'il voulait, parce que même si les Etats de l’Église bein c'était pas si commode que ça en ce moment, et qu'il avait pas grand chose à voir dans leur direction, il était toujours considéré comme un foutu symbole que l'on choyait et on protégeait. Il bouffait bien, avait une chouette baraque, une basilique et des palais !

    Et il mourrait pas au fond d'un ravin sans nom pour perdre ça ! Il voulait revoir l'Italie, l'Espagne, leurs bûchers, tout ça... Enfin non pas les bûchers, disons, les champs, les trucs comme ça. Le genre de choses que l'on regrette. Non pas que cette région était pourrie, hein, non, elle avait de ces couleurs. En plus soit disant qu'il y avait de l'or, ça le rendait dix fois plus attrayante. Dix, que dis-je, cent ! Mais les champs, les vieilles bâtisses antiques où il était bon de lézarder au soleil quand il faisait ni trop chaud ni trop frais, avec ce vent qui venait du nord...

    « Ouais c'était hyper drôle quand ça a commencé Hidelsol, maintenant tu arrêtes ça ! »

    Et il croyait seulement que ça allait faire arrêter le gamin qu'avait l'air de prendre son pied comme Néron qui butait St Pierre ?

    C'était pas Néron qu'avait fait ça mais la comparaison avait été cool sur l'instant, et sauf votre respect c'était pas vous qu'étiez en train de vous balancer sur un pont à demi délabré en pleine jungle inconnue à philosopher sur la vie et la mort sous 200 mètres de vide.

    Il fallut que le jeune homme se rende compte qu'il était à la merci d'un gamin encore plus petit qui lui et d'une grenouille démoniaque pour voir enfin la lumière au bout du tunnel. Mettons ça au clair ; il n'était sous la coupe de personne, PERSONNE ! Ainsi, à cette pensée, le jeune homme ouvrit les yeux et relâcha quelque peu les cordes du pont. Allez Fabri', du courage, du cœur ! T'as ni l'un ni l'autre, pensa-t-il, mais c'est jamais trop tard ! Il couvrit les mètres semblant infinis qui couvraient la distance qui le séparait du gamin, et plus encore. Pendant a une unique chose ; la terre ferme. Cette terre noire et louche qui avait l'air de déceler plus de vie que nulle autre part de la Terre. Quand il l'atteint -au moyen d'un saut tout a fait épique dont il se souviendrait pour le restant de ses jours, dommage que personne a part lui et le gamin ne l'eurent vu, il était de retour sur terre ferme et humide. Heureux. Vivant. La totale de la joie personnelle. Il avait bien l'impression d'avoir plus de courage qu'en descendant du bateau ; il avait bien l'impression qu'il avait récupéré la verve et le manque de vergogne de l'égide catholique européenne. Il parlait pour rien dire. Il était mauvais. Il était de retour, couard et décidé comme jamais. Il tracerait une route au milieu de cette jungle.

    «  Bon ! J'ai bien cru qu'on y arriverait pas ! Eldorado, j'te laisse passer devant de toute évidence t'es quand même plus renseigné que moi sur la route a suivre. Ça fait, euh.. des millénaires que je suis pas venu ici. »
 

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A la découverte du nouveau monde [Vatican/Eldorado]

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