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 Brotherhood | Allemagne | [CLOS]

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Prusse
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MessageSujet: Brotherhood | Allemagne | [CLOS]   Sam 9 Avr - 11:14

Que ferriez-vous, si votre frère était totalement différent de vous ? S'il passait son temps à vous faire la morale, alors que vous essayez seulement de l'amuser parce qu'il bosse sans arrêt. Ou simplement parce que vous l'aimez et que vous voulez passer du temps avec lui.

      «-Ludwig, viens on va faire un tour dans un Pub histoire de boire une bière ou deux, ça te
      changera les idées tu passes ton temps à bosser ! Brailla l'albinos avec un énorme sourire
      aux lèvres.
»

      Mais comme d'habitude il n'eut que la voix grognant de son petit frère comme réponse et là encore, il avait de la chance, il lui répondait ! Son sourire s'effaça, laissant place à une moue boudeuse, en continuant de fixer son frère dans sa paperasse. Et là, comme toujours, le blond ne daigna même pas lever le regard de ses papiers pour prier son frère de quitter la pièce pour le laisser tranquille. Toutes expressions disparurent cette fois du visage pâle de Gilbert. Il tourna simplement les talons soufflant un léger « -Très bien West... » pour la forme. Car à l'intérieur il bouillait de rage. Mais bordel, qui est donc l'imbécile qui lui fait toute son éducation ?! Ah. C'est lui... Mais quand même ! C'est peut-être pendant qu'ils ont été séparés... Quelqu'un a dû lui faire un lavage de cerveau ! Oui c'est surement ça... Sinon ce n'est pas possible.
      Gilbert secoua la tête pour se sortir toutes ces idées stupides de la tête et se dirigea jusqu'à la volière pour aller voir ses rapaces.
      Lorsqu'il entra dans l'immense enclos, un poussin lui sauta sur la tête en piaillant.


      «-Ah! Salut Gilbird.»

      Le jeune homme esquissa un léger sourire, presque forcé. Ses oiseaux était peut-être les seuls à le comprendre. Il s'avança et tendis un bras pour accueillir l'un des aigles et lui donna un petit morceau de viande.
      Il ne dressait pratiquement pas ses oiseaux, mais avec le temps ces derniers savaient d'où venait la nourriture.
      L'albinos s'assit dans l'herbe et jeta quelques pièces de chaire rouge autour de lui pour faire venir tous les rapaces. Malgré tout, son frère lui sortait de la tête. Il se surprit à essayer de se souvenir de son visage, tellement il avait l'impression de ne pas voir souvent son frère. Un rapace le sortit de sa réflexion en lui mordant les doigts pour réclamer de la nourriture.
      Gilbert sursauta et caressa doucement le prédateur en lui donnant sa viande, puis il s'allongea dans la verdure pour profiter des quelques rayons de soleil de ce début de printemps. La lumière l'obligea d'ailleurs à fermer les yeux et il se laissa bercer par le chant de ses volatiles et par la chaleur de l'astre flamboyant avant de s'endormir.

      Son frère était en train de s'éloigner, d'un pas lent et pourtant, malgré sa course effrénée, Gilbert ne parvenait pas rattraper Ludwig. Que ce soit le manque d'oxygène ou autre, l'albinos n'arrivait pas plus à faire porter sa voix jusqu'au oreille de son petit frère. Aucun son ne sortait de sa bouche et ses membres commençaient à lui faire défaut. Sa respiration était quasi-absente et pourtant il continuait de courir. Mais le blond était déjà trop loin et Gilbert chuta quand ses jambes se dérobèrent sous lui.
      Il s'écrasa la face la première sur la terre sèche et continua de ramper en laissant trainer ses jambes épuisées. Et toujours aucun son ne voulait sortir de sa gorge irritée par la poussière et le manque d'eau après les efforts qu'il faisait depuis le début.
      Mais voilà, Ludwig avait disparu, le vent chaud s'éleva avant de retomber avec l'obscurité. Gilbert se retrouva à tomber, condamné à fixer une dernière lumière avant le noir complet, et une brise glaciale.


      Prusse se réveilla en sursaut, suant et haletant, avec un mal de tête atroce.
      Il plongea sa tête dans ses mains.
      Cette scène horrible n'était qu'un rêve. La fraicheur de l'herbe avait disparu ainsi que la lumière du soleil. Il était dans sa chambre, dans son lit, du moins ce qui en avait l'air...
      Ludwig entra dans la chambre, inquiet en lui demandant pourquoi il venait de hurler à l'instant.


      «-C'est rien ne t'inquiète pas, seulement un cauchemar... »

      Comme si le blond allait se contenter de ça. Mais c'est pas grave, il insistera sur la banalité de la situation jusqu'à ce que son petit frère abandonne.

      «-Si tu as encore du boulot retourne donc travailler et laisse-moi tranquille !!»

      Ludwig soupira et quitta la pièce en fermant la porte, lançant un dernier regard d'inquiétude à son frère qui avait la tête baisse. Une fois qu'un léger bruit marqua la fermeture de la porte, Gilbert se laissa retomber sur les draps emmêlés, sans dessus, dessous, laissant échapper un soupire.
      Il demeura comme ça plusieurs minutes, puis se leva pour aller se rafraichir sous une douche. Il quitta donc la chambre et de dirigea avec la salle de bain en jetant rapidement un coup d'œil dans le bureau de son frère. Bien sûr il y était, feuillant divers documents. L'horloge affichait 02:59 et seulement une mèche retombait sur le visage concentré du blond, mèche qu'il replaça très vite.
      L'albinos étouffa un petit rire avec un sourire presque invisible aux coins des lèvres.

      Le liquide frais et translucide coulait sur le visage de Gilbert, mais les flashs incessant de cette vision d'horreur ne voulaient pas disparaitre.
      Il n'osait presque plus fermer les yeux de peur de revoir encore une fois son frère s'éloigner.
      Ça ne marcherai donc pas, il sortit alors de la douche jeta simplement une serviette de bain sur ses hanches et une plus petite pour ses cheveux, puis repassa devant son frère, toujours aussi concentré. L'albinos marqua une courte pause pour le regarder. Une pause qu'il voulait faire devenir une éternité, essayant de l'emprisonner dans ses pupilles, avec la prunelle de ses yeux, dans sa prison rouge sang, à jamais. Mais c'était impossible, pourtant il essayait.
      Il s'approcha au seuil de la porte et continua de le fixer sans dire mot. Seulement le regarder. Gilbert attendit un petit instant puis ouvrit la bouche en attendant qu'il en sorte quelque chose d'audible.


      «-Lugwig, je…»

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Ich bin der Gott des Krieges und des Schwertes.

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Dernière édition par Prusse le Sam 1 Oct - 6:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Brotherhood | Allemagne | [CLOS]   Dim 10 Avr - 19:46

Métro, boulot, dodo

Voilà trois mots qui pouvaient résumer la vie de Ludwig.
Chaque journée était la même que la précédente et serait identique à la suivante, aucune distraction n'était permise, c'était la loi principale de cette maison, mais apparemment elle cessait d'exister à la fameuse frontière qu'était la chambre de Gilbert.

- Quel cas celui-là

Il s'accorda cinq secondes de pause pour réfléchir sur le problème qu'était son frère.
S'il devait faire une liste des défauts de l'albinos, il contribuerait énormément à la déforestation, vu le papier qu'il devrait utiliser pour tous les énumérer et encore, il était gentil.
C'est vrai quoi, ce gars se prenait pour le roi du monde, mais il passait ses journées à boire, à nourrir ses affreux volatiles et quelquefois, à chanter à tue-tête et, croyez-le ou pas, il chantait très faux.
Rapidement il se remit au travail, fouillant dans ses dossiers et papiers noircis de mots incompréhensibles, travail impossible pour certains, mais c'était le train-train quotidien du blond et ça ne le dérangeait pas.
Il redressa la tête, s'étira un bon coup voulant remettre en place son dos courbé et, se laissa attirer par les rayons de soleil qui traversaient la fenêtre. Il culpabilisa et alla entrouvrit le vieux battant, afin de faire rentrer la brise légère voluptueuse qui soufflait ce jour-là, laissant celle-ci caresser son visage. Pendant quelques secondes, il eut l'impression de se sentir agréablement bien. Malheureusement son entêtement pris le dessus et, il alla se réinstaller devant son bureau, se remettant à son travail monotone, enfin jusqu'à ce que quelque chose se mette à attraper son pied, le mordillant de plus belle.

-Ah non Berlitz, ce n'est vraiment pas le moment de jouer !

Le chien, ayant entendu son nom, sorti de dessous la table et, posa ses lourdes pattes sur le dossier de la chaise, ce qui fit grimacer Ludwig, puisqu'il venait à peine de nettoyer la salle, enfin bon, ce n'était qu'un animal, il ne le savait pas.

-Va jouer avec Gilbert, je dois travailler !

Le chien ignora les paroles de l'allemand, le faisait-il exprès d'ailleurs ?, et cracha la balle qu'il tenait dans sa gueule, juste sur le pantalon de son maître, il ne fallait pas avoir fait bac +5, pour savoir que Ludwig n'était pas fou de joie de recevoir un jouet entouré d'un filet de bave qui, commençait déjà à imprégner son pantalon.
Le blond leva la tête, où était passé Gilbert ?, surement en train de s'amuser comme d'habitude, à danser à côté de ses carnassiers qui ne servaient strictement à rien et, si un jour il en avait l'occasion, Ludwig se ferait une joie de tous les relâcher, ou de les faire passer à la casserole...

- OUAFF

Après un long soupir, le blond s'empara de l'objet tant désiré par le chien, se leva, avant de lancer de toutes ses forces la balle, l'envoyant dans le couloir. L'animal, lui, réagit au quart de seconde et se mit à détaler, bousculant tout sur son passage, poursuivant le jouet. Et ce n'est qu'après un vacarme monstre que Berlitz revint, fier, la balle entre ses dents acérées.
La mâchoire de l'allemand tomba lorsqu'il découvrit le bazar dans le couloir. Son sang ne fit qu'un tour et, ses mains commencèrent à trembler. Timidement, le chien se coucha devant son maitre, émettant de faibles gémissements, comme pour s'excuser
On se calme, on respire un bon coup.

- Vilain chien, tu devrais avoir honte...

Mais le regard de l'animal envahit Ludwig d'une extrême douceur, délicatement, il s'accroupit et caressa le chien, attendri par son regard.

- Bon, on va jouer dehors, mais deux minutes ok ?

Il attendit, comme si le chien allait lui répondre.
S'il y avait bien quelque chose qui distrayait Ludwig c'était ses chiens, c'était un peu comme ses enfants, il leur cédait tout, mais cela ne voulait pas dire qu'ils n'étaient pas dressés, au contraire, ils étaient sûrement plus doués que Feliciano.
Arrivé dans le jardin, L'allemand se retourna, attendant que Berlitz descende à son tour, mais ne put pas intercepter la bête et se retrouva sur le sol, sa langue humide se heurta à son visage, faisant afficher un sourire sur le visage du blond.

- Hé calme toi !

Mais évidemment tout bonheur à une fin et, c'est Gilbird qui y mit un terme. L'oiseau se mit à tournoyer au- dessus de Ludwig, piaillant bruyamment, comme s'il voulait dire quelque chose.

-Que veux-tu ?

Le poussin attrapa la manche du jeune homme, tout en continuant à faire son brouhaha incessant. Intrigué, Ludwig poussa son chien, se leva et, regarda dans la direction de Gilbird. Il y avait là son maître, couché par terre, ses volatiles autour de lui.

- Ah, ça.. mais il fait quoi ici, lui ?

Le cerveau de Ludwig lui rappela alors que c'est ce même individu qui lui avait demandé de sortir boire une bière et, qu'il avait refusé, prétextant avoir du boulot.
Tout en soupirant, l'aryen alla tapoter la joue de son frère ; aucune réaction, seulement une grimace dont seul l'albinos avait le secret.
Et hop, en deux temps trois mouvements, Gilbert se retrouva sur son dos, même s'il n'était pas léger.

- Mais quel boulet..

Il commença à grimper les escaliers, pour se retrouver au seuil de la chambre de l'albinos. Il hésita, de peur de bouillir de rage en voyant le bordel qu'il y avait à l'intérieur, il prit son courage à deux mains et, d'un coup ouvrit la porte, jeta presque son frère sur son lit, le recouvrit avec la couverture et, s'en alla presque en courant, en claquant la porte.
Il souffla un bon coup et, regarda en même temps sa montre.

- Il est déjà l'heure de faire le diner !

Il dévala les escaliers et s'engouffra dans la cuisine, tant pis pour son discours, il le fera toute la nuit s'il le faut.
~
~
Sa tête devenait de plus en plus lourde et, il ne savait pas par quel miracle il arrivait à garder ses yeux ouverts, tout ce qu'il savait, c'est qu'il était bien éveillé, fixant cette fameuse feuille qu'il devait remplir pour demain, à quoi bon d'ailleurs ?, personne ne l'écouterait, puisqu'ils passeront leur temps à se chamailler, à parler inutilement, comme si, ils ne se souciaient pas du sort de leur pays.
Mais ce n'était pas le cas de Ludwig. Et c'est pourquoi il était toujours debout, concentré jusqu'à en transpirer. ça lui apprendra à perdre son temps à jouer, il aurait dû passer sa journée à travailler, pas à lancer une balle.
Mais le pire dans tout ça, c'est qu'il était en cruel manque d'inspiration et, détestait regarder cette feuille sans être capable d'écrire quelque chose de cohérent.
Un cri le sorti de sa profonde réflexion, en le faisant sursauter, apparemment cela venait de la chambre de son frère. Inquiet et à bout de nerf, il ouvrit la porte, oubliant le fouillis qui comblait cette pièce.

- Gilbert, ça va ? Pourquoi viens-tu de crier ?

Ayant la tête comme un gros char, le blond comprenait à peine ce que son frère disait, apparemment c'était un cauchemar, mais même si les capacités intellectuelles de Ludwig étaient réduites, il fallait être stupide pour ne pas voir que Gilbert n'allait pas bien du tout, son corps était en sueur et, il avait un mal fou à respirer.

- Bruder, tu es sûr que..

-Si tu as encore du boulot retourne donc travailler et laisse-moi tranquille !

On essaye d'être gentil et, voilà comment on est remercié!?
Ludwig avait une folle envie de le faire passer sous la salle de torture, pour le faire avouer, mais c'était son frère et, même s'il ne le faisait pas exprès, au fond de lui L'aryen n'était pas rassuré et, s'inquiéter pour son frère. Déçu et vexé que Gilbert ait répondu de cette façon, Ludwig referma doucement la porte, observant jusqu'aux derniers instants son frère, espérant un quelconque signe de sa part. Mais il ne se passa rien.
Ile retourna donc à son bureau, en tête-à-tête avec la feuille vierge, d'ailleurs s'il n'était pas aussi respectueux avec l'environnement, il se serait fait une joie de bruler tous ses dossiers. Même quand on aime travailler, il y a des jours où on est au bout du rouleau et, pas de chance, pour Ludwig c'était aujourd'hui.
Il chercha donc des idées parmi ses anciens discours, qui n'avaient servies à rien à part plonger toutes les nations dans un profond sommeil. Quelle utilité !
Pour ne pas arranger les choses, son gel commençait à perdre son effet, laissant descendre une saleté de mèche rebelle, qui brouillait le front intact qu'il avait, d'ailleurs le manque de sommeil devait le faire divaguer, puisque qu'il entendit un petit ricanement au loin lorsqu'il la plaqua en arrière, enfin, il était trop occupé pour s'intéresser à cela, du moins il le paraissait, car il avait du mal à penser à autre chose qu'à son frère, à son regard fuyant, comme s'il cachait quelque chose, une chose si importante pour lui qu'elle arrivait à le terrifier la nuit et, ce n'était pas tous les jours que l'on pouvait voir Gilbert dans cet état là.

-Ludwig, je...

Le blond leva la tête et put apercevoir deux yeux rubis regarder en sa direction, il essaya de déceler ce qui le troublait tant, cette souffrance qu'il gardait silencieusement, mais qui le rongeait au plus profond de lui. Et le manque de sourire de la part de son frère confirmait toutes ces déductions. Lui qui avait constamment un sourire malicieux et arrogant, il n'y avait là que de la lassitude et de la mélancolie.
- Tu peux m'expliquer s'il te plait ?

Pourquoi ne veux tu pas me faire confiance ?
Le blond se leva et, ouvrit complètement la porte qui les séparait, dire qu'il y a quelques années, c'était un mur qui occupait cette place...

- Je n'aime pas que tu me caches des choses, surtout quand j'ai du travail..

Les lèvres de l'albinos prirent la forme d'un accent circonflexe lorsque que l'aryen eut prononcé le mot ''travail''.
Le représentant de l'Allemagne souffla, pourquoi Gilbert ne comprenait pas ça ? Qu'il fallait bosser si on voulait y arriver dans la vie.

-Évidemment tu ne comprends pas ça, tu passes tes journées à ne rien faire et, à foutre le bordel, je dois toujours passer derrière toi pour tout arranger, on se demande vraiment qui est le grand frère ici ! Et se n'est pas parce que tu n'as plus de nation que tu n'as plus de responsabilités !

Ludwig venait d'emprunter un chemin bien épineux, car il le savait bien, lorsque qu'on rappelait à son frère que sa puissance avait été dissolue, il n'était pas des plus agréables, mais tant pis, l'albinos lui cachait quelque chose et, il allait le découvrir, par tous les moyens.
Il laissa à peine le temps à son frère d'ouvrir la bouche et, continua:

-Déjà que j'ai tout un peuple à m'occuper et, si en plus tu ne veux rien faire à part t'amuser, je me sens légèrement seul moi !

Seul..
Il l'avait été de nombreuses années, trop même et, ne voulait plus être rongé par ce mal. Ludwig se calma, repensant à ces jours, où il aurait pu mourir de solitude.. et qu'il pleurait dans l'attente d'une main, qui pourrait le relever.

-J'ai...besoin de toi....Pour les tâches, et le travail à la maison...
Il tourna la tête, ne voulant plus croiser son regard. Il aurait tellement voulu dire sincèrement qu'il avait besoin de lui, sans inventer une excuse bidon à côté, mais, comme entendre de telles paroles sortir de la bouche du blond pouvait choquer certains, il ne rectifia pas sa phrase. Mais Ludwig était humain après tout et, lui aussi avait des sentiments et, pour une fois, le discours se trouva au second rang de ses préoccupations, derrière le bien-être de son frère.
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Prusse
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MessageSujet: Re: Brotherhood | Allemagne | [CLOS]   Ven 15 Avr - 14:16

      Ludwig leva les yeux et plongea son regard dans celui de l’albinos. Ce qui eut pour effet de faire instantanément baisser les yeux de ce dernier. Par peur ou par honte, il ne le savait même pas lui-même.
      Gilbert essaya d’articuler le premier mot qui lui viendrait, mais, rien. La seule chose qu’il avait dans la tête c’était cet infâme rêve et cette image arrêta son cœur quelques instants. Le blond se leva pour ouvrir la porte de son bureau, afin de mieux parler à son frère. Gilbert qui d’ordinaire gardait toujours la tête, baissa davantage cette dernière.


      «-Tu peux m'expliquer s'il te plait ? Souffla Ludwig. »

      Le grand-frère écouta le petit discours de son frère, sans vraiment le faire, plutôt concentré sur sa tentative de parole. Il grimaça au mot « Travail » mais, malheureusement, il était un peu trop troublé pour comprendre tout ce que lui disait l'allemand.
      Cependant, il entendit et ne bloqua que sur un mot, uniquement celui-là :
« Seul »
      Et à cet instant, il eut le souffle, comme coupé et un frisson glacial parcourut le corps du prussien qui se mit à trembler légèrement. Ce mot il le craignait plus que tout, ce mot qui résumait l'horreur de son passé et la crainte de son avenir.
      Son frère avait dû remarquer qu'il tremblait puisqu'il posa une main sur son épaule, ce contact lui brûla la peau. Il avait l'impression d'être aussi froid qu'un mort, un être sans vie, une coquille vide et se décida à reculer pour rompre le contact. À ce geste Gilbert leva les yeux une fraction de seconde pour apercevoir les yeux inquiet de Ludwig, des yeux qui lui firent encore une fois, rebaisser les siens pour cacher son angoisse à son frère.
      Il ne le savait que trop bien, le blond était bien trop occupé pour avoir le temps de s'inquiéter des troubles de l'albinos. Gilbert soupira finalement et tourna les talons.


      «-Rien, ce n'est pas important. Finis donc vite ton discours et va te coucher, il est tard.
      Il s'enfonça dans le couloir puis finit sa phrase. Gute Nacht Bruder. »

      Ne laissant pas le temps à son frère de rétorquer quoi que ce soit, il tourna dans le couloir et claqua la porte de sa chambre puis se jeta sur son lit en s'enveloppant sous ses couvertures, frissonnant comme jamais, espérant que le tremblant de sa voix ne l'avait pas trahi. Il ferma les yeux mais, les rouvrit aussitôt, la peur de refaire ce cauchemar le gagna et il se contenta, dans le silence nocturne, de fixer le vide pour le reste de la nuit.
      Au environ des quatre heures, il entendit son frère, aller se coucher. Et même après une heure enrouler dans ses draps, couvert par son jogging et sa veste de sport les plus épais qu'il avait trouvés au milieu du bazar qu'était sa chambre, il était toujours mort de froid et terrifié. Par ce rêve surtout mais, si ce rêve était en réalité en train de se réaliser ?
      Le prussien se crispa à cette sombre idée, mais même le fait qu'il ne dorme pas, ne suffisait pas à échapper au film horrible qui tournait dans son crâne.
      Perdu dans ses réflexions, il ne remarqua presque pas que le jour s'était déjà levé. Il sortit de son lit, toujours frissonnant, et quitta sa chambre pour aller dans la cuisine. Il regarda l'horloge fixée au-dessus de la fenêtre, Six heures quarante-cinq. Son frère serait debout d'ici une demi-heure, trois quarts d'heure, alors pourquoi ne pas faire le petit-déjeuner ? Il retroussa ses manches et se mit aux fourneaux avec un léger sourire, ayant, ne serait-ce qu'un instant, oublier la nuit horrible qu'il venait de passer. Mais voilà les meilleures choses sont éphémères et comme il n'avait rien d'autre à quoi penser, cet amer souvenir, bien que récent, lui hanta à nouveau l'esprit.
      Ses mains tremblaient et il avait du mal à tenir les casseroles et le reste pour le repas matinal. Il se sentait fatigué et sans force mais, sa crainte de dormir était plus forte, alors il s'ordonna de rester debout malgré qu'à chacun de ses mouvements il se sentait partir.
      Il moula soigneusement les grains pour faire le café et prit même le temps de presser, difficilement, quelques oranges pour faire du jus. Ludwig entra dans la cuisine à l'instant où il coupait du pain pour le faire dorer au grille-pain. Il le salua d'un simple
« Bonjour » mais il perçut tout de même l'étonnement dans sa voix. Il est vrai que Gilbert se levait rarement plus tôt que l'allemand, jamais en réalité. L'albinos s'attendait donc à la question qui suivit.
      Non il n'avait pas bien dormir, non il n'allait pas du tout bien.


      «-Oui ça va ne t'inquiète pas, j'ai seulement eu un peu froid, cette nuit alors oui
      je me suis levé un peu plus tôt que d'habitude...
Répondit-il en tournant légèrement la tête,
      veillant bien à ce que son frère ne croisent pas ses yeux probablement soulignés de
      cernes.
»

      Mais ce léger manque d'attention sur ce qu'il faisait, lui valut de se couper la paume en appuyant un peu trop sur la lame en coupant les tartines. Il manifesta sa douleur en se crispant légèrement et souffla un petit cri de mécontentement en lâchant ce qu'il tenait. Heureusement son frère ne l'avait pas remarqué, du moins il espérait. Mais son manque de réaction le laissa croire que non.
      Il s'empressa de passer sa main sous l'eau froide puis l'essuya rapidement en gardant le morceau de tissu dans la main pour ne pas avoir à y poser un bandage qui le trahirait. Gilbert déposa les tranches de pain dans l'appareil et abaissa le bouton pour le mettre ne route, puis il s'appuya sur le plan de travail, comme épuisé en faisant attention à toujours rester dos à Ludwig qui continuait sa nuit sur la table de la cuisine.
      L'albinos se risqua à tourner la tête pour regarder son frère qui somnolait en soutenant sa tête, le poing contre sa joue. Il continua de le fixer, voyant toujours le petit garçon qu'il était. Une expression entre la joie et la tristesse redessina les traits de Gilbert et une larme s'apprêtait à quitter le coin de son yeux quand le déclic du grille-pain fit sursauter le prussien. Il grommela sur l'objet puis sortir les tranches chaudes et dorées qu'il déposa dans une assiette avec les autres puis posa l'assiette sur la table avec la carafe de jus de fruit puis il se tourna légèrement pour attraper une tasse et le café, qu'il versa dans le récipient blanc. Il s'assit ensuite en face de son frère et tourna la tête vers la fenêtre.
      Ludwig, quant à lui, ouvrit les yeux et regarda ce qu'il avait sous le nez puis leva les yeux vers son frère pour lui demander pourquoi il ne s'était pas servi à manger.


      «-J'ai déjà mangé ! Lui lança-t-il avec un sourire trop grand pour être franc. »

      Évidemment qu'il n'avait pas mangé, voilà d'ailleurs quelques jours qu'il ne le faisait pas, environ deux. Car tout ce qu'il avalait ne restait pas plus de deux heures dans son estomac.
      L'albinos commença soudainement à se demander depuis quand il était dans cet état second. Depuis qu'il faisait ce rêve atroce? Une semaine ? Peut-être moins... Qu'importe en réalité. Tout ce qu'il voulait actuellement c'était que cela s'arrange mais, il était trop terrifié pour en parler à son frère. Il ne voulait surtout pas l'inquiéter davantage.


      «-Allez, dépêche-toi de manger et d'aller te préparer, tu vas finir par être en retard... »

      Gilbert se leva et sortit de la cuisine et là, le noir complet. Il se sentit seulement tomber et sa tête frappa contre le mur en face et entendit son frère, crier son nom.


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MessageSujet: Re: Brotherhood | Allemagne | [CLOS]   Dim 17 Avr - 16:45

La fragilité de sa voix, de ses mots, envahit l'aryen d'une mélancolie soudaine, regardant, la tignasse dépigmentée s'aventurer dans le sombre couloir, à peine éclairée par la lumière de la lune, faisant disparaitre Gilbert, comme s'il n'avait été qu'une simple ombre. Seul le bruit sourd d'un claquement de porte indiqua à l'Allemand que son frère était rentré dans sa chambre.
Pendant 10 secondes, il n'y eut aucun bruit, comme si le monde entier s'était arrêté, même son chien parut retenir sa respiration, comme si tous, attendaient un mouvement de la part du blond.
Car, lui, était resté face au couloir et apparemment il n'avait pas envie de bouger d'ici, ses jambes commençaient à être engourdies par la fatigue et, ses yeux devenaient lourds.
Il avait vu des nuits pires que celle-ci lors des guerres, où il devait rester des nuits entières à surveiller la position de l'ennemi, ou encore à surveiller des otages. Mais celle-ci lui parut bien ennuyeuse, car il savait déjà comment tout cela allait se finir : il ira se coucher tard et, le lendemain, devra faire semblant d'être en forme pour mener à bien la réunion, sinon il devra passer la parole à Alfred et, c'était la pire chose à faire.
D'un pas lourd, il se posa sur sa chaise, pris son stylo et, commença à écrire. Exténué, il écrivit au fil de la plume, sans vraiment se relire, écrivant des mots incohérents sans se rendre compte.
Après une bonne heure à somnoler devant sa feuille, il décida de la lire avant de se coucher et, découvrit avec horreur, que ce qu'il avait marqué n'avait aucun sens.
Nul ne sait si c'était la fatigue ou son côté sadique qui en était la cause, mais il se mit à déchirer cette feuille, en minuscule bout, avant de les écraser dans la poubelle avec son pied. En une fraction de secondes il attrapa, un ancien discours, l'enfonça dans son sac, après tout, qui allait voir la différence ?
Il éteignit toutes les lumières de son bureau et, alla s'étaler sur son lit, se déshabilla en vitesse et se glissa sous les épaisses couvertures et s'endormit presque instantanément.
Le réveil ramena Ludwig vers la dure réalité : il était l'heure de se lever. De mauvaise humeur, il donna un grand coup dans la machine, la faisant tomber de sa table de nuit. Le blond sortit difficilement de son lit, il n'avait vraiment pas envie de retrouver toutes ces nations bruyantes et fatigantes. Mais comme il était bien obligé, il marcha vers le couloir, n'écoutant que son estomac, qui lui hurlait presque d'aller en direction de la cuisine.
Quelle fut sa surprise lorsqu'il se retrouva nez à nez avec son frère, qui était en train de préparer ce que tout le monde appelle : un petit déjeuner.
Il s'arrêta deux secondes, se pinça discrètement pour voir s'il n'était pas en train de délirer et, alla s'asseoir, toujours surpris par cette vision.

- Bonjour Gilbert.

Il ne put pas s'empêcher de bailler un bon coup, se déboîtant presque la mâchoire.

- Ça va ? Tu as mal dormi ou quoi ? Pour t'être levé à cette heure là quand même... .

Il ne savait même pas si ce qu'il disait était cohérent, il se contentait d'aligner des mots pour en faire une phrase et, lorsque qu'on s'est couché vers 4heures du matin, c'est un exploit.
Son frère lui racontait n'importe quoi, depuis quand il faisait froid ici ? Depuis quelques jours il n'avait pas plu et, le soleil tapait de plus en plus fort. S'il avait été en meilleure forme, le blond lui aurait demandé de se trouver un autre alibi.
Sans le vouloir, Ludwig s'endormit, voulant surement rattraper les bonnes heures de sommeil qui lui manquaient. Il ouvrait les yeux, de temps à autres, pour vérifier la pendule accrochée en face de lui.
Un bruit, qui semblait venir du grille-pain, l'étonna et lui fit bouger son coude, sur lequel il s'était appuyé, de stupeur, l'inévitable se produisit et, bientôt, le menton de l'allemand se heurta au dur bois de la table, le rendant encore plus découragé qu'il ne l'était auparavant. Tout en grognant, il se remit dans sa position initiale, au moment même où son frère se tournait en sa direction, apportant ce que son ventre désirait le plus.
Il regardait son assiette, puis son frère, faisant répétant ce geste plusieurs fois avant de conclure par cette remarquable observation

-Mais il n'y a pas d'assiette pour toi ! je peux savoir pourquoi ?

- j'ai déjà mangé.

L'albinos lança un énorme sourire qui voulait dire « tout va bien, je vais bien » Mais Ludwig connaissait assez bien les expressions humaines pour être dupé de cette manière, c'est vrai, quoi de mieux qu'un sourire pour cacher ses craintes et ses problèmes, pour ravaler ses larmes et dissimuler la vérité ?
Si ses souvenirs étaient bons, cela faisait plusieurs jours qu'il ne l'avait pas vu se servir copieusement dans le frigo, où grignoter à n'importe quelle heure de la journée.
Un énorme doute s'empara de Ludwig, maintenant qu'il y réfléchissait, les événements coïncidaient avec le fait qu'il avait refusé à plusieurs reprises d'aller boire une bière avec lui. Et s'il déprimait à propos de ça ?
Alors que l'allemand entamait son café, Gilbert lui ordonna de se dépêcher, tout en quittant la pièce. Mais ce ne fut pas un point qui termina la phrase du prussien, mais un bruit sourd, comme s'il venait de tomber, où de se cogner, qui sait, il n'était pas un expert dans l'analyse des sons. Et le plus important était de savoir ce qu'il se passait.

-Gilbert ?

Seule l'horloge répondit avec son « tic- tac » habituel, laissant penser à Ludwig que c'était une blague de l'albinos.
Sauf que lorsqu'il découvrit le corps du jeune homme au sol, il la trouva de très mauvais goût, au point de comprendre que ce n'était pas une blague du tout et, que son frère venait de faire un malaise.
Le blond avait pourtant fait toutes les guerres, survécu aux pires blessures, il ne savait pas forcement quoi faire lorsqu'il s'agissait des autres.
C'est donc plus paniqué que jamais qu'il s'asseye auprès de son frère, touchant d'abord son front : il était brulant, ce qui n'arrangeait pas Ludwig. Heureusement, il respirait, mais son pouls était faible tout de même.
Il essaya de se souvenir de ce que l'on fait dans ce cas-là...mais la fatigue avait endommagé son cerveau au point de l'embrouiller complètement.
Et d'un coup il mit une claque à son frère, espérant une réaction, un quelconque mouvement de sa part.
Ses paupières bougèrent légèrement.
L'allemand courut chercher de l'eau dans la cuisine et, se retrouva une nouvelle fois face à l'horloge.
La réunion commençait dans 10 minutes.
Pour la première fois, il n'irait pas à cette réunion et, tant pis s'il se faisait tuer par sa supérieure après. Il ne voulait en aucun cas abandonner son frère.
Les quelques minutes qui ont suivi lui ont paru être une éternité, où tout ne tenait qu'à un fil, qui semblait si fragile maintenant.
Lorsque que Ludwig aperçut la pupille rougeâtre de son frère, il ne tenait plus en place, il avait tellement eu peur de ne plus les revoir.

-Ça va ? Ne t'inquiète pas je vais appeler une ambulance... .

Il se leva, du moins il essaya, car Gilbert venait de lui attraper la jambe, comme s'il voulait l'empêcher d'atteindre le téléphone.
Cette fois, il en était sur : son frère avait un énorme problème et, cette fois il le saurait coute que coute.
Il souffla un bon coup, savant bien que la suite ne présage rien de bon.

-Depuis quand tu joues à la grève de la faim hein ?

Plus il parlait plus le ton de sa voix était sec et dur, appuyant sur chaque mot, comme s'il voulait lui enfoncer une hache dans la tête.

-Tu n'as vraiment que ça à faire ? Si tu as un problème tu t'expliques et c'est tout ! Tu n'as plus six ans quand même !

Il ne lui répondit pas. Grave erreur puisque que cela rendit l'Allemand hors de lui, malgré la fatigue.

-Bordel mais, si tu veux rester dans ton coin, Restes-y ! Mais ne dis pas après que je ne t'ai pas aidé !

Il respirait comme un buffle à présent et, retourna dans la cuisine chercher les tartines qu'il n'avait pas eu le temps de manger, afin de les mettre sous le nez de Gilbert.

-Maintenant tu m'avales ça ! Immédiatement !

Et il n'avait pas intérêt à refuser, sinon il n'hésiterait pas à utiliser les grands moyens.
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MessageSujet: Re: Brotherhood | Allemagne | [CLOS]   Dim 1 Mai - 13:54

      Gilbert était dans le noir total et il ne savait pas vraiment ce qui venait de se passer. Et si tout n'avait été qu'un rêve ? Allait-il enfin se réveiller de ce cauchemar affreux ? Une lueur d'espoir traversa l'esprit de l'albinos. En parlant de lueur, en voilà une qui danse devant lui.
      Encore une fois, cette lumière était sa plus grande peur depuis plusieurs jours. Car cette lumière, encore une fois, allait l'éblouir et lorsque les yeux du prussien allaient s'habituer à la lumière environnante, il allait revoir son frère s'éloigner...
      Mais à la place la lueur disparut et une douleur envahit sa joue et la nouvelle lueur qu'il aperçut fut celle de soulagement dans les yeux de son frère. Le prussien aussi se sentit soulagé de s'être réveillé assez tôt pour ne pas refaire ce rêve.
      Ludwig lui demanda furtivement comment il allait sans vraiment attendre de réponse puisqu'il se leva et se dirigea vers le téléphone en signalant qu'il allait appeler les urgences. Le premier réflexe de Gilbert fut de lui agripper la jambe pour l'en empêcher, non il n'appellera pas d'ambulance ! Il est totalement hors de question qu'il embête son frère pour ça.
      Le blond soupira et posa un regard sévère à son frère avant de lui lancer :


      «-Depuis quand tu joues à la grève de la faim hein ? »

      Le prussien sursauta, il l'avait grillé. Gilbert baissa la tête veillant à garder une expression neutre, restant aphone à la remarque de son frère. Il n'était pas nul en mensonge mais, dans son état actuel il avait un peu de mal à réfléchir. Son frère attendait une réponse oui. Mais rien ne venait et l'ainé savait pertinemment que ça allait mal se finir.

      «-Tu n'as vraiment que ça à faire ? Si tu as un problème tu t'expliques et c'est tout ! Tu n'as
      plus six ans quand même !
»

      Si tu m’écoutais seulement… Voilà les quatre premiers qui vinrent à Gilbert, mais il les étouffa. Cachant toujours son visage derrière sa mèche mal coiffée. L’absence de réponse de sa part allait énervé Ludwig, il le savait. Mais n’ouvrit pas la bouche pour autant… on aurait presque pu croire qu’il avait refait un malaise.

      «-Bordel mais, si tu veux rester dans ton coin, Restes-y ! Mais ne dis pas après que je
      ne t'ai pas aidé !
»

      L’aryen avait le souffle court, de rage. L’ex-nation l’aperçut tourner les talons pour rentrer dans la cuisine, il entendit un léger tintement de porcelaine puis les pas lourds de son frère qui revenait vers lui. Ce dernier s’accroupit face à son frère, mais Gilbert ne bougeait pas d’un cil, même lorsqu’il lui imposa une tartine beurrée sous le nez. En lui ordonnant de la manger.

      «-Non. Lâcha le prussien d’un ton sec. »

      Sans même bouger, seulement ses lèvres s’animaient sur son corps, car oui, il avait du mal à respirer.
Ludwig insista en hurlant et l’albinos se crispa au volume de sa voix.


      «-Je n’ai pas faim Ludwig. »

      Il appuya sur chaque mot toujours cachant son visage comme il pouvait. Mais son frère insistait en se lançant dans un discours sur l'alimentation, en parlant de plus en fort aussi. Gilbert se lassait, son frère devrait être parti depuis longtemps pour la réunion mais, le voilà devant l'albinos à s'exciter pour un tartine. Et le blond commis la grave erreur de tenter de faire réagir son frère en le secouant.
      Gilbert leva alors les yeux sur son frère en lui lançant un regard des plus sombres. Ce même regard qui en faisait trembler plus d'un, ce regard qui avait plus la couleur du sang que celle du rubis. Ces prunelles brillant d'une lumière noire firent reculer Ludwig sur le coup et montra un semblant de crainte vis-à-vis de son frère et il hésita quelques instants à continuer.
      Mais l'allemand n'avait pas dit son dernier mot et lorsque Gilbert esquissa un mouvement pour se lever son frère l'attrapa pour essayer de lui faire manger le morceau de pain par la force. Et la réponse fut instantanée. L'albinos réagit au quart de tour, sans vraiment réfléchir aux conséquences de ce qu'il venait de faire. Puisqu'il est vrai, que son crochet du droit est assez redoutable, mais jamais au grand JAMAIS, il n'avait levé la main sur son frère, même pas pour faire semblant, même pas une simple menace pour calmer ses turbulences infantiles. Jamais. Et le coup qu'il venait de porter à son frère marquait une rupture irréparable pour l'albinos, mais les premiers mots qu'il souffla furent :


      «-File d’ici! Tu es en retard!»

      Fuyant les explications et le regard son frère il regagna sa chambre en claquant la porte et la verrouilla. Il se laissa glisser contre la porte en bois en se mordant les lèvres. Et lorsqu'il entendit la porte de l'entrée se fermer après plusieurs minutes, les prunelles rougeâtres et vides d'expression du prussien se noyèrent de larmes. Il laissa brûler le liquide sur ses joues glacées puis se recroquevilla sur lui-même pour tenter d'étouffer ses sanglots, mais toute sa rage, sa frustration, son angoisse et sa tristesse se libérèrent dans une longue complainte rauque. Il manqua presque de s'arracher les cheveux mais, balança son poing contre le meuble le plus proche, ce qui eut pour effet de le faire tomber et de le briser en partie. L'albinos se laissa glisser son sol, les yeux toujours noyés de larmes.
      Ses sanglots durèrent bien une heure entière, puis la fatigue le gagna et sans le vouloir et se laissa tombé dans les bras de Morphée jusqu'au retour de Ludwig, à qui la porte était toujours fermée, tandis que le prussien hurlait encore pour ce rêve atroce.



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MessageSujet: Re: Brotherhood | Allemagne | [CLOS]   Mar 14 Juin - 14:15

-GILBERT !!! Du Ißt !!!

La réponse avait été immédiate, et le ton de sa voix avait augmenté devant l’inefficacité de son frère. Il ne supportait pas un tel état. Surtout que son frère était du genre ‘surexcité’ et non du genre ‘Héraclès’. Il avait l’impression que les rôles s’était inversés. Et voir que les choses n’étaient pas à leur place l’agaça encore plus.

-Je n’ai pas faim Ludwig.

Il respira un grand coup. Apparemment Gilbert faisait l’enfant boudeur à rester là replié sur lui-même comme si il était apeuré, ou avait honte.
Mais Ludwig n’allait pas rentrer dans son jeu, non il n’allait pas lui faire un gros câlin tout en lui susurrant de belles paroles. Parce que non seulement ce n’était pas son genre, mais aussi parce son frère devrait être ‘légèrement’ plus mature que lui. C’était un peu ça la définition d’un grand frère normalement, même si, il fallait avouer que Gilbert n’était pas un exemple pur de maturité, le voir assis à bouder sans s’expliquer montrait qu’il avait bel et bien touché le fond.
C’est donc en adulte responsable que Ludwig se lança dans un discours laborieux :

- Non mais tu sais très bien que si tu ne manges pas le matin, tu perds les trois quart de tes apports nutritionnels de la journée ?? Et ta portion de céréales ?? Comment veux-tu bien te nourrir si tu ne manges pas des céréales ??!! Car si tu t’en souviens il y a des familles d’aliments !! N’importe quel gamin sait ça !! Cette tartine est un apport énergétique important !!! Alors tu vas me faire le plaisir d’avaler ces bons nutriments ok ?!

Aucune réaction. Rien. Zéro. Nada. Nichts. Que dalle.
Le blond savait bien que lorsqu’il sermonnait, peu de personnes s’intéressaient à ce qu’il disait, mais il faisait au moins tous l’effort de faire semblant et d’écouter un quart de ces paroles. Mais là Gilbert n’y faisait même pas attention, il était dans sa bulle.
Puisque les mots ne suffisait pas à faire bouger son frère, Ludwig trouva bon d’utiliser la force et se mit à prendre l’albinos pour un cocotier et le résultat ne se fit pas attendre, Son frère commença à le regarder, mais d’une manière menaçante. Il n’avait pas affiché un tel regard depuis cette années où il en voulait à tout le monde…l’année de sa dissolution.
Il fit quelques pas en arrières, intimidé par un regard rongé par la haine et le désespoir, qui remplaçait celui plein de malice.
Il ne voulut pas aller plus loin dans son sermon, et profita du moment où Gilbert voulu se remettre debout pour lui insérer cette foutue tartine dans sa bouche.
30 secondes.
Ce fut le temps qu’il fallut pour que le poing de l’albinos se heurte à la joue du blond. Un picotement envahit sa mâchoire, mais ce n’était rien comparé à la surprise qui allait avec.
Pourtant il en avait reçu des coups bien pires, mais celui-ci était amer et froid, bien plus que la nourriture d’Arthur.
30 secondes.
Et Gilbert s’en est allé, courant vers sa chambre sans s’arrêter.

- File d’ici! Tu es en retard!

Ludwig se sentait comme un chien qu’on punissait, qu’on mettait à la porte. Il était là à se frotter la joue, toujours choqué par cette agression. Il prit son sac, sa veste, et partit en claquant la porte, furieux. Le blond ne comprenait pas un tel geste de sa part. Dire qu’il était vraiment en retard à présent ! Rapidement, il enfourcha son vélo et fonça à toute allure. Il ne pouvait s’empêcher de penser à ce qu’il venait de se passer. A tel point qu’il faillit se faire renverser juste à la fin de son parcours. Il grogna intérieurement et maudit le malheureux qui avait osé le déranger.
Il s’arrêta net devant les portes, regarda discrètement vers une des fenêtres pour remettre en places les quelques mèches qui étaient retombées, replaça sa cravate, et soupira. Il devait rester absolument calme, même s’il savait que la moindre remarque de ses camarades le ferait surement exploser.
C’est pourquoi il voulut prendre le maximum de précautions : le blond ouvrit violemment les portes, ce qui fit taire l’assemblée

-Le premier qui OSE faire une réflexion finit sa journée à l’hôpital.

~
La salle commençait à se vider, tout le monde rentrait chez lui, impatient et heureux de quitter cet enfer. Ludwig faisait de même. Il suivait le troupeau, plongé dans ses pensées depuis le début de la réunion. Personne n'avait eu l'audace de lui parler, vu ce qu'il avait annoncé en entrant. Il fut donc obligé de s'occuper en regardant la fenêtre, attendant de pouvoir réciter bêtement le discours qu'il avait apporté. D'ailleurs, comme il l'avait prédit, ils n'avaient même pas compris que ce n'était pas le sujet du jour. Et tant mieux. Ça lui aurait permis d'éviter un de ses interrogatoires sur sa journée d'hier, pour découvrir ce qui avait poussé l'aryen à ne pas faire son boulot.
Il traîna pour rentrer. A la fois parce qu'il était épuisé, mais aussi il se demandait bien comment allait se terminer cette histoire. Depuis qu'il s'était enfermé dans sa chambre, le blond n'avait pas reçu un seul sms de son frangin.
Il observait rapidement les paysages du regard, au cas où, il verrait une tignasse dépigmentée se balader dans les environ, on ne savait pas après tout, Gilbert avait toujours été doué pour faire le mur.
Il arriva finalement à passer le seuil de la porte, déposa sa veste et se dirigea en direction de son bureau.
Stop.
Il s'arrêta pile devant la chambre de son frère, 5 secondes, le temps de confirmer ses doutes.
Un cri retentit, puis un autre, laissant imaginer à Ludwig la douleur que devait subir son frère. Car oui, c'était bien lui qui criait, tel un porc qu'on égorgeait.

-Bruder??

D'abord, il toqua, par respect aussi bien que par méfiance : combien de fois son frère avait jugé amusant de simuler sa mort dans le seul but de voir le blond paniquer? Une bonne centaine de fois au moins. Et le pire, c'est que ça marchait à chaque fois.

-Si c’est encore une de tes blagues à la con tu arrêtes tout de suite !!

Silence.
L'allemand se sentait vraiment seul parfois.
Il tourna la poignée : apparemment la porte était verrouillée. Mais les cris, eux, reprenaient de plus belle.
Ce fut maintenant l'épaule du blond qui frappa contre la porte, une fois, deux fois, il avait beau prendre son élan et foncer dessus de toutes ses forces, elle bougeait à peine et semblait ne subir aucun dégât, ce qui n'était pas le cas de sa pauvre épaule. Saleté de porte blindée.
Il laissa donc tomber la manière forte et se munit d'une arme plus adéquate. Et le résultat ne tarda pas à être annoncé : deux, trois coups de tournevis et de marteau et la porte vint s'éclater sur le sol juste à ses pieds.
Ludwig n'eût même pas le temps d'être fier de lui puisqu'il retrouva sur le parquet un corps familier, celui de son frère. Quelque chose avait changé, ce n'était pas ses fringues, ni sa coiffure, c'était autre chose...

-C'est pas vrai…

Des traces, il y en avait là des dizaines. C'était des traces pourpres pigmentées par des gouttes de sang. Elles étaient toutes placées sur son cou blanchâtre, résultat de nombreuses griffures, sûrement faites avec ses ongles.
Mais l'albinos dormait.
Il se crispait à chaque cri qu'il émettait et, se rongeait lentement la gorge.
Voici donc le fameux problème.
Ludwig avait devant lui la cause à tous ses mensonges, ses privations de nourritures et ses fatigues.
D'un geste rapide, il plaqua les mains de son frère, de sorte à ce qu'il arrête ce massacre, puis après être sûr de les avoir immobilisées il serra Gilbert dans ses bras.
Lui-même était choqué de faire une telle chose. Il faut dire que lorsqu'on a été élevé auprès de Germania, il est difficile d'être affectif. Mais le blond voulait calmer son frère, comme lorsqu'on apaise un gosse en pleurs. Et même s'il n'a jamais été doué avec les enfants, la folie de Gilbert fini par s'atténuer et, les cris devinrent simplement des pleurs, des murmures adressés à Ludwig.
Évidemment le problème n'était pas réglé aussi facilement : le sang coulait toujours le long de son cou, couvrant bientôt les mains du blond de cette couleur rougeâtre. Cela l'inquiétait, il perdait bien trop de sang.
Il se rua alors sur le téléphone, abandonnant ainsi quelques secondes le semi-cadavre de son frère. Composa le numéro des urgences avec une telle rapidité qu'on aurait cru qu'il ne faisait que ça dans sa vie - et c'était surement le cas vu le nombre de fois où Gilbert finissait à l'hôpital-
La suite sembla durer une éternité. Il attendait auprès de son frère, le regard rempli d'espoir. Écoutant les cris qui recommençaient à venir combler le silence en même temps que les hurlements à la mort des chiens, comme pour assombrir ce tableau qui semblait déjà si noir et, si rouge.
Mais ce triste spectacle se stoppa lorsque que les sons stridents des sirènes et les hommes en blancs vinrent rassurer Ludwig, emmenant son frère et lui-même dans leur véhicule.
Tous s'agitaient autour de l'albinos lorsqu'il atteint les portes de l'hôpital. Certains murmuraient que son état était critique, d'autre qu'il allait facilement s'en remettre.
L'allemand était assis près de lui, tête baissée, il réfléchissait, cherchait une suite logique à toute cette affaire.
La voix faible, mais rauque de Gilbert sortit Ludwig de ses réflexions. Il se redressa et, prit la main de son frère pour le rassurer, remarquant qu'il avait encore de son sang sur les siennes, ce qui lui rappela qu'il fallait qu'il pose une question, une seule, qui n'en était même pas une en réalité, puisque la réponse était évidente.

- C’est à cause des cauchemars n’est-ce pas ? .

Il posa un regard accusateur en direction de son frère, comme s'il l'obligeait à répondre, à s'expliquer. L'aryen en avait ras-le-bol de jouer au jeu du chat et de la souris, il fallait qu'il assume enfin ses actes et, non se contenter de balancer de stupides mensonges à chaque fois. Grandir. Voilà quelque chose que Gilbert avait oublié de faire mentalement.

-Éventuellement, je préférerai que tu me racontes la vérité.

Il ne fronçait pas un sourcil, essayant de rester le plus neutre possible en écoutant le récit de l'albinos. Mais son poing, lui, tremblait de fureur.
Cette fois le mur qui les séparait n'était pas fait de briques et de ciments. Non, il était impossible de le détruire par la force.
Et c'est de ça que Ludwig avait peur
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MessageSujet: Re: Brotherhood | Allemagne | [CLOS]   Dim 14 Aoû - 20:01

      Comme d'habitude, ça commençait dans le noir. Puis une lueur glaciale dansait devant ses yeux, l'éblouit et le jette sur cette terre autant sec que sa gorge brulante. Son frère s'éloigne encore et toujours aucun mot qui ne daigne sortirent d'entre ses lèvres.
      Cette foutue gorge qui écorche sans le savoir mais, non sans le vouloir.
      Mais là c'est un scénario différent qu'il l'attend. Ô miracle cette fois ci- il parvint à rattraper son frère, s'accroche misérablement à sa cheville, sa jambe puis son bras, tentant de lui souffler ce qui reste encore coincé dans sa gorge.


      «- West! Où tu vas comme ça? Réponds-moi!! Les laisse pas nous séparer
      encore une fois !!! West !
»

      Mais dans son hallucination son frère reste immobile et aphone. Et encore une fois il sombre dans l'obscurité. Le faisant s'agripper aux vêtements de son frère, qui le tient actuellement contre lui, les mains et les joues couvertes de sang, attendant désespérément les secours dans le plus grand désarrois.
      Lorsque que ces derniers arrivent, ils les emmènent tout deux en bafouillant à droite à gauche son état.
      Finalement, Gilbert ouvrit les yeux lentement. La lumière du néon au-dessus de sa tête agressa ses yeux et il crispa ses traits en tourna la tête et plaça son bras devant ses paupières.
      Il aperçut son frère, qui fixant la route par la fenêtre de la chambre d'hôpital. Gilbert ne tiqua même pas, habitué à se réveiller ici.


      «- West…. ? »

      Il articula difficilement ses mots, à défaut d’avoir une douleur lancinante qui lui brulait la gorge.
      Son frère se retourna avec un air de soulagement. Il fit un pas, près à sauter au coup de son frère mais, il s’assit dignement sur le rebord du lit et lança un regard sévère à l’albinos.


      «- C’est les cauchemars n’est-ce pas ? »

      Plus une affirmation, qu'une question. Au ton de sa voix, Gilbert se raidit et après la surprise de s'être fait découvert, c'est l'inquiétude qui lui fit baisser la tête pour regarder des mains jouer avec un morceau de couverture.

      «- Éventuellement, je préfèrerai que tu me dises la vérité.»

      Gilbert se mordit les lèvres et serra les poings qu’ils s’arrêtent de trembler… chose qui ne fonctionna pas le moins du monde et eu plutôt l’effet contraire.
      Le prussien tremblait bientôt de tout son corps et passa dix minutes à marmonner des onomatopées incompréhensibles pour tenter de lâcher le morceau. Mais son frère allait se foutre de sa gueule, peut-être, lui dire que c’est ridicule, et lui rappeler une nouvelle fois qu’il devait grandir.


      «- J’ai…. J’ai peur!»

      Jeta-t-il finalement et c’est non sans étonnement que son frère le fixa, mais le blond reprit vite une expression neutre, demandant la suite du regard.

      «- J'y arrive plus... j'arrive plus à te cerner. A te voir, à t'entendre...
      Pourquoi ça devient si dur ?
Gilbert releva rapidement la tête vers
      son frère, les yeux rouges et gonflé de larmes qui ne s'écoulaient pas.

      - Suis-je un tel fardeaux pour toi Ludwig ? Au point que tu préfère rester
      dans cette saleté de bureau même quand tu n'as rien à y faire ?!

      Face au manque de réaction de son frère il renifla pour ravaler ses larmes
      amères et baissa la tête, se recroquevillant sur lui-même en prenant sa tête
      entre ses mains.
- Je suis conscient que je ne suis pas un enfant de cœur,
      mais bon sang qu'est-ce que j'ai oublié de dire ou faire pour qu'on en arrive là ?
      Je t'ai tout donné, au point de me laisser anéantir... de mourir... me briser...
      *Une voiture qui s'écrase au fond d'un ravin on ne la répare pas !
      Un train qui sort de ses railles on n'essaye pas de le remettre dans le droit
      chemin ! On l'oublie...
Il se mura - Tu m'oublies, Ludwig... tu m'as oublié...*
      Il regarda une dernière fois son frère - Si toi tu m'oublies...
      je ne suis plus rien…
»

      Puis cacha l’ensemble de son visage, couvert de larmes silencieuses, dans des bras tremblant. Il sentit simplement son frère se lever et l’entendit quitter la pièce sans dire mots…
Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Brotherhood | Allemagne | [CLOS]   Dim 18 Sep - 14:38

Comment pouvait-il penser de telles choses ? Ludwig ne comprenait pas ce qui arrivait a son frère, lui qui était d’habitude si confiant…Le voila pleurant comme une adolescente dans un de ces films romantiques à la française. Evidemment qu’il était touché par ces paroles, bien plus qu’il ne le montrait, mais il était aussi légèrement en colère. Depuis quand Gilbert était-il un fardeau pour lui ? Il trouvait ça si absurde qu’il n’osa pas répondre de peur de détruire tout ce qu’il y avait autour de lui. Le blond ne lui montrait peut-être pas à quel point il comptait pour lui mais, bordel, il devrait le savoir !! Après tout ce qu’ils avaient enduré, toutes ces années de souffrances, d’attentes, de craintes, il doutait encore ?
Il regarda son frère une dernière fois avant de sortir de cette pièce, il ne pouvait pas supporter cette atmosphère. Il fallait qu’il réfléchisse, qu’il se remette les idées en place, il n’arrivait pas à sortir le moindre mot pour répondre à ce monologue pleins de désespoirs.
Ludwig s’éloigna de l’hôpital en trainant les pieds et s’arrêta pour s’asseoir sur un banc près du parc. Il plongea son visage dans ses mains, espérant arrêter ce bourdonnement incessant qui logeait dans sa tête.

-Hé rends-moi ça !!

L’aryen releva la tête lorsque quelque chose heurta son genou. C’était à première vue un petit ballon de foot. Il ne fallut pas quelques secondes pour qu’un petit garçon vienne le récupérer. Le petit être se mit à regarder Ludwig avec ses grands yeux ronds et innocents jusqu'à ce qu’un autre garçon, qui devait être sûrement son grand frère, s’approcha de l’enfant et le regarda avec un regard plutôt froid avant de déclarer :

-Tu t’es excusé j’espère ?

Le gamin baissa les yeux et lâcha un petit « désolé » à peine audible, avant de recevoir une petite tape amicale de son frère.

- Excusez-nous monsieur, mais mon petit frère est encore petit et naïf, il ne fait pas attention

- N’importe quoi, répliqua l’enfant, je suis bien plus mature que toi !

Ludwig regarda avec intérêt ces deux garçons qui se disputaient devant ses yeux amusés par la situation, tout cela lui rappelait tant son enfance.


*

-Gilbert !

Comme il était dur que courir lorsqu’on a de si petites jambes ! Malgré ça, il faisait tout pour arriver jusqu'à son frère qui était assis dans le jardin près d’un arbre, ne l’entendant même pas, trop occupé à parler à une espèce de volatile. A croire que les rapaces et autres oiseaux allaient devenir une passion pour cet albinos.
Peu importe, l’enfant arriva à proximité de son frère au point de trébucher juste devant lui, ce qui alerta Gilbert de la présence de son frangin.
Avec une petite grimace, le jeune empire qu’il était ce redressa et remit son couvre-chef en place, devant l’œil intéressé de son frère.

-Regarde ce que Papa m’a offert !

Il tendit en même temps une épée, en bois évidement, finement taillée à tel point qu’elle semblait pouvoir trancher.
Les yeux brillants il continua :

-Il a dit que j’allais devenir un grand empire ! je suis sûr que je peux devenir encore plus fort que toi !

L’enfant aux cheveux dépigmentés écarquilla ces yeux et leva les sourcils, murmura avec un grand sourire.

-Ah vraiment ? Nous allons voir ça !

Et en une fraction de secondes Gilbert bondit sur son petit frère tout en imitant un rugissement, au grand étonnement du petit blond qui essaya de se débattre du mieux qu’il pouvait, avant de se mettre à rire lorsque l’albinos commença à le chatouiller.
Ils étaient heureux, ils étaient insouciants …

*


Ludwig secoua rapidement la tête. Les deux garçons avaient disparu, comme la plupart des gens qui se trouvaient dans le parc avant que le jeune homme plonge dans ses souvenirs. Il regarda sa montre et leva un sourcil, que le temps passait vite ! Il se leva rapidement et se mit en direction de l’hôpital. Il ne voulait pas laisser son frère là-bas, c’était la seule personne en qui il avait confiance, qui l’avait supporté lorsqu’il était bourré, au bord du gouffre ou en pleurs, il n’échangerait pour rien au monde le grand frère narcissique qu’il était.
Son cœur s’accéléra lorsqu’il arriva au seuil de la porte, il était peu fier d’avoir quitté les lieux aussi rapidement tout à l’heure, et il se doutait bien que Gilbert avait moyennement apprécié.
Il toqua deux fois à la porte avant d’ouvrir la porte, l’albinos était là, assit sur son lit, ignorant totalement sa présence.
L’allemand le regarda quelques instant, et sans un mot le plaqua contre un mur, ce qui fut une tache facile puisqu’il était complètement amorphe, avant de le regarder droit dans les yeux.

-Ecoute…tu sais bien que je ne suis pas doué pour exprimer et montrer ce que je ressens, mais il faut que tu saches….

Il observa longuement les yeux rubis de son frère, ne trouvant plus les mots pour s’exprimer et ne put s’empêcher de l’enlacer de toutes ses forces.

-Je ne peux pas t’oublier Gilbert, j’en suis incapable, parce que même si tu n’es pas parfait, tu comptes énormément pour moi….Je ne te changerais pour rien au monde…!!!!

Il trembla un peu, gêné de ce qu’il venait de dire, il n’osa plus regarder l’albinos dans les yeux...Il devait être sûrement surpris d’entendre de telles paroles venant de lui… rien que d’y penser cela rosit un peu plus ses joues.
Ludwig hésita quelques secondes et soupira, le temps de reprendre confiance en lui pour poursuivre :

-Alors je me disais, comme il y a une nouvelle taverne qui ouvre pas loin, on pourrait aller y jeter un coup d’œil, histoire d'en boire une ou deux bière….si tu veux bien évidement.

Il lui adressa un mince sourire, espérant avoir une réponse en retour et retrouver le grand frère à l’ego surdimensionné qui aimait se moquer de lui et le taquiner.
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