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 Là où l'argent se barre [Andorre]

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MessageSujet: Là où l'argent se barre [Andorre]   Dim 3 Avr - 18:42

Et j'arrive! Fais place, Invité!

L'Histoire est une suite de mensonges sur lesquels on est d'accord. [Napoléon Bonaparte]


"Il y a des moi plus moi que d'autres."
Paul Valéry

Ils sont innombrables ceux qui me ressemblent, et moi, cependant, je demeure unique.
Vasyl Symonenko

    ♠♥ NOM HUMAIN: Florencia Almugàver de Meritxell | mais techniquement, c'est sous le nom de « Flor Almugàver » qu'elle se présente aux autres.
    ♠♥ NATION REPRESENTEE: Andorre | tu sais, ce petit pays entre la France et l'Espagne ? Et non, ce n'est pas une île...
    ♠♥ SEXE: Féminin | je sais, dur de le remarquer.
    ♠♥ FAMILLE: Latins, lapins... C'est pas pour rien, la famille, ça afflue ! | Pas mal de cousins. France et Espagne sont ceux qui sont le plus proche d'elle, tant qu'elle les appelle "grands frères". Et elle y tient.
    ♠♥ LIEU D'HABITATION: Le Cézanne
    ♠♥ RANG PERSONNALISE:




♠♥ CARACTERE:

De nature discrète, elle n'est pourtant pas du genre à se faire oublier dans un coin. Elle apprécie beaucoup les autres, les nouvelles personnes qu'elle rencontre. C'est une curiosité qu'elle assouvrit à chaque discussion. Aborder l'inabordable ne la dérange pas du tout. À force, c'est même devenu un réflexe. Attendre seule dans son coin ne l'ennuie pas, mais il n'y a rien de plus amusant que d'écouter une personne radoter sa vie … Quelles histoires l'attendent ! Certaines sont tellement passionnantes... Oh, certes, d'autres le sont moins. Mais c'est le risque pour trouver une perle à écouter. Cela dit, la demoiselle est très polie, jamais elle n'ira agressée verbalement un camarade. De même, si l'un d'entre eux ne désire pas lui parler, elle ne le forcera pas.
Florencia, elle trouve toujours quelque chose à dire. Toujours. Que ce soit intelligent ou idiot, important ou futile, banal ou étrange, elle relance sans problème les conversations. Elle essaie de laisser trainer ses oreilles partout, prudente, et toujours accompagnée de son air sage. Elle adore les ragots et les petites rumeurs qui circulent, bien qu'elle se méfie de tout tant qu'elle n'en a pas de preuve tangible. Ne soyez pas surpris si elle connait des choses qu'elle ne devrait pas savoir, bien que pour cela, il faudrait qu'elle vous en parle. À moins que la conversation soit à son point mort, la demoiselle ne parle pas de ses petites découvertes. Ou peut-être à ce que les jeunes filles appellent leur « Best Friend », mais sinon, quasiment jamais. Ah si... À ses deux 'frères'. Ils sont tout pour elle.
D'ailleurs, le Français et l'Espagnol méritent bien un petit paragraphe. Déjà, pas de secret pour les deux premiers. Flor les considère comme ses deux grands frères, bien que cela ne soit pas vraiment... Prouvé. Juste qu'elle ressent une telle affection qu'elle a décidé cela. Alors, les « Gran germà Fran ! » ou « Gran germà Tonio ! » fusent bien souvent. Et elle pourrait lâcher un bon filon d'information pour aller les voir, c'est pour dire. Bien que... Récemment, cette débordante affection a tendance à retomber un peu. Certainement une éventuelle grande maturité qui arrive, et la miss qui s'ouvre aux autres. Cela dit, elle se tuerait plutôt que de s'énerver contre eux. Elle déteste ça. Leur en vouloir …
S'énerver tout court même. La demoiselle a horreur des incessantes disputes de son entourage – n'allez pas dire que ses deux 'frères' ne faisaient que prendre le thé ensemble – et même bien ailleurs. Elle aspire à la paix et se veut des plus pacifistes. Au pire des cas, elle se contente d'un coup de chaussure. Un peu comme les araignées qui passent tiens... Il n'empêche. Plutôt que de se défendre, elle préfère honnêtement se planquer derrière Tonio ou Fran, car bon, c'est un peu de leurs devoirs de la protéger, c'est écrit dans les feuilles tellement importantes que personne ne touche par précaution. Et ça, Flor aime bien leur rappeler. Un sourire et elle leur demande s'ils l'aiment encore. Elle ne le cache pas : sans eux, elle serait totalement perdue. Sans personne d'ailleurs.
Elle est calme, discrète si elle le désire. Cela a été dit. Elle réfléchit avant d'agir. Souvent des heures durant. Flor est de ces personnes qui détestent juger à la première apparence. Eux-même jouent avec les masques et savent de quoi sont capable les menteurs. Elle se base sur elle pour les débusquer. Paranoïaque ? Oserez-vous penser qu'elle est paranoïaque ? Ce n'est pas tout à fait ça. Elle n'a pas non plus tiré ceci d'une expérience passée. C'est Tonio qui lui a dit. Tout à fait. Quand elle a nommé son premier roi. Qu'il a fait emprisonné. Il était russe, que l'on disait. Depuis, Flor s'applique à ce que cela ne recommence pas. Elle est un peu naïve dans le fond. Obéissante. C'est un petit caniche. Ca ne mord pas. Ca aboie un peu de temps en temps, mais une baffe et c'est bon, c'est remis en place. Florencia est encore jeune. Son âge en tant que nation n'est que foutaise : il ne révèle en rien son éventuelle maturité. Elle a passé beaucoup trop de temps seule. Sans interaction. Elle n'a tiré aucune leçon. Elle n'a pas pu grandir par elle-même. Elle a juste pris ce que ses frères lui ont donné. En terme d'homme, on dit qu'elle n'a que 16 ans. Ou quinze. Enfin. Dans la zone.
Résumons... Nous avons dit : gamine, dépendante, indépendante, discrète, oreille pendue, petite soeur … Ai-je parlé de ses amours ? Je veux dire... Non pas ce qu'elle aime tel qu'un poireau. Je vous parle de son passe-temps. Non ? Bien. Flor aime les robes. Chose qui peut étonner, en vue du nombre de robe qu'elle porte elle-même : uniquement pour les danses et les fêtes. Le reste du temps, pull et jean, et c'est bon. Oui, oui, en réunion aussi. Bref. Flor aime les robes. Mais ce qu'elle aime par-dessus tout, c'est la personne qui se trouve dans la robe. Quand c'est un homme, c'est parfait. Son pêché mignon. Ne soyez pas surpris, gente masculine, si la demoiselle, grand sourire aux lèvres, vous tend une robe en vous suppliant de l'enfiler ! Et si ce n'est pas une robe qu'elle vous présente, c'est un ruban qu'elle noue dans vos fins cheveux …
Enfin... Cela ne veut pas dire que les filles s'en sortent. Flor aime coiffer les demoiselles eux longs cheveux tout autant que leur vendre des cigarettes … Oups, j'ai trop parlé.

♠♥ PHYSIQUE:

Certainement le portrait le plus aisé à tirer de la demoiselle. Elle vacille entre la banalité et l'originalité. Allons, commençons par un ensemble. Elle n'est pas bien grande sans être petite, assez fière de son mètre soixante-trois. Loin d'avoir une carrure de mannequin, elle a son tour de surplus graisseux aux hanches, bien que cela ne se voit pas au reste du corps – c'est le bien, la marche et la rando', sisi -. Et la graisse tout aussi peu présente sur ses poignets qu'à sa poitrine. La demoiselle est plutôt … Plate si j'ose dire. Mais cela ne semble pas la gêner plus que ça. Car la féminité que représente ses deux collines ne l'intéresse pas. La féminité tout court.
Mais allons plus en détail. Le visage par exemple. Oui, je vous voir arriver, c'est bien sur le nez qu'on se focalise. Loin d'être russe, son nez reste droit, un joli droit pourtant. À côté des nez retroussés, son sien pour peu aquilin peut ressortir... Noyé dans un sourire. Elle est toujours souriante, des lèvres fines tirées jusqu'aux oreilles. Elle varie. Elle a un visage très expressif, rien que sa bouche indique vite ce qu'elle ressent. Lèvres par ailleurs, victime d'un hic : quand la pression monte, elle se mord la lèvre inférieure. Toujours. Colère, tristesse, tout. Ses yeux transparaissent toutes ses pensées. Brillants et d'un bleu frappant, ses yeux ne se focalisent jamais sur un seul point. Toujours en voyage, son regard cherche une nouvelle histoire toutes les secondes, sans le moindre arrêt. La curiosité, dit-on. Mais le reste est plutôt simple. Sourcils ou cils, les deux disparaissent tant on les voit partout. Et les joues qui rougissent tout le temps ! Et pour un rien ! Tant qu'elle-même ne le remarque pas.
Flor sort peut-être du lot par sa chevelure. Pas de couleurs flashy, i de coupes extravagantes, non, elle est brune ! Soyez surpris, mais dans cette Europe blonde, elle fait bien tache. Elle se voit, avec ses mèches auburns. Ses longues boucles auraient fait son succès si seulement elle les laissait s'épanouir ! Mais la miss ne semble pas l'entendre de cette oreille. Si sa frange et quelques mèches ont eu la chance d'encadrer son visage d'enfant, le reste est retenu aux côtés de la tête. Chaque matin, et ce depuis des siècles, elle s'attèle à la simple tache de les amener en deux tresses, dans lesquelles elle pique des fausses fleurs en tissus blancs. Il paraît qu'un de ses frères les lui a offert il y a longtemps, d'autres disent qu'il s'agit d'un vestige de la période 'Andossin'. On ne sait pas trop, elle s'étale peu là-dessus. Il s'agit de trois fleurs représentant la grandalla, fleur du pays. À sa gauche, les fleurs ~
Côté tenue, il s'avère que Flor évite avec soin les robes, jupes et autres. Gênant vous dira-t-elle, ce qui ne l'empêche pas de tenter de travestir ses collègues masculins. C'est donc en tenue relativement masculine qu'elle débarque. Il faut dire qu'elle a un faible pour les épais pull de laine blanche, deux tailles au-dessus pour pouvoir flotter dedans et planquer ses mains dans les manches. Le confort avant l'esthétique, qu'elle dit en tendant une robe fushia à son voisin de gauche.

♠♥ HISTOIRE:

« Il y a autrefois, une gamine dans les montagnes … »

Elle rit. Ca fait conte de fée.
Elle continue.


« Personne ne la connaissait, elle ne connaissait personne. Elle se pensait unique dans ce monde. Seule à ne pas vieillir. Seule auprès d'humains qui mourraient. Auprès d'humains qui naissaient. Et sa propre mort qui ne venait pas. Elle pria la Terre pour une rencontre. »

Elle tourna la page.

« Une femme en toge pâle vînt la voir. Elle se disait historienne. Écrire l'Histoire. Elle se disait Grec. C'est loin ça. La petite ne dit rien. Elle se contenta d'accepter le nom qu'on lui donna, 'Andosini'. C'est simple. Efficace. Et la femme repartit. Elle ne lui dit que 'J'ai un enfant qui m'attend'. Simple. Efficace. »

Une nouvelle page. À chaque rencontre …

« Un Romain. Grand. En toge aussi. On parla de différence sur les tenues. Elle ne le vit point. Il déclara être son 'ancêtre'. Elle hocha la tête. Et il ajouta que sa place lui rappelait une ville de chez lui. Et il l'a nomma ainsi. Florentia. C'est devenu Florencia. Plus facile à porter, dit-elle.
Et l'homme, elle le vit assez peu. »

Croix sur le reste de la page.

« Vînt le Wisigoth. Venue de l'Est. Il prit la gamine sous son aile mais ne fut pas plus présent que son prédécesseur. Il lui inculqua plus tard sa religion, lui disant qu'un être les surveillait d'en haut. Elle le crut et accepta de porter la petite croix qu'il lui offrit. Cela ajouta un peu de nouveauté dans son quotidien lassant. Trois siècle après son arrivée, le Wisigoth fut chassé par le Maure. »

Et Flor sourit. La suite était bien plus intéressant. Elle tourna la page et commença à dessiner des fleurs avant de poursuivre l'écriture.

« Le Maure détruisit ses églises, tirant des cris de surprise à la gamine. Elle les étouffa. Elle avait assez peur. Il allait faire comme les autres, non ? Finir par partir. Ils finissent tous par partir. Celui-ci briserait juste le travail des précédents. C'est tout.
Et la réaction du français lui indiqua que non, il n'allait pas partir comme les autres. Car il la prit sous son aile, l'arrachant à ses terres et la forma pour la Marche Espagnole. C'est comme ça qu'il l'appelait. Des petits pays qui serviraient de bouclier pour protéger son empire de l'avancée des Maures. Vous connaissez le petit Italie, non ? Vous avez tous en mémoire, le petit Italie tremblant, envoyé face à l'ennemi par Grand Frère France ? Il n'a pas fais ça qu'une fois. La gamine faisait partie d'un mouvement similaire, mais plus tôt, plus tôt …
La Marca Hispanica.
Et la gamine fut la seule encore debout après. »

Elle marqua une pause et se mit à sourire de toutes ses dents.

« Et ce fut à partir de ce moment, que la gamine le comprit : plus ne sera comme avant. Et France fit l'éloge de son 'héros'. Une légende est née. Marc Almugàver. Elle prit son nom. Elle passa de Andosini, à Florentia, à Florencia Almugàver. »

Pause. Changement de page.

« Elle voua depuis un amour sans faille à Charlemagne. Une forme d'idole, au même stade que Prusse et son Fritz, Autriche et sa Marie-Thérèse, France et son Napoléon. Elle et son Carlemani. Mais l'heure de son autonomie n'était pas encore arrivée. Le petit-fils de son Carlemani nomma un suzerain à son royaume et la longue liste des dons et dots commença ici …

L'histoire qui suit est une partie de ping-pong entre Espagnols et Français. N'allons pas dans les détails, occupons-nous des évènements marquants. La petite se soumit aisément à l'influence des évêques d'Urgell, catalans. Ceux-ci, par peur de perdre la petite au profil des seigneurs, signèrent divers pactes assurant leur suprématie. Cela ne marcha pas, et on se la disputa.
Et si cela l'agaçait quand elle fut petite, elle rêve aujourd'hui de retourner à ce temps où on se disputait ses terres.
On imposa l'impôt. La gamine sans le sou donna son pain. Parfois du lait et d'autres denrées. Et un premier pas. La gamine mit en place l'un des plus vieux parlements d'Europe. Et bim, dans les dents. »

Elle rit. 1419. Elle avançait vite dans le récit.

« Il fallut un temps à la gamine, pour qu'elle puisse tirer un maximum de sa situation. Elle resta isolée et silencieuse pendant longtemps. Voilà. Elle était une balle lancée entre deux camps. Espagnol et français. Je n'irai pas énumérer chaque changement. On en aurait pour des mois !
Enfin. Ce n'était plus un intérêt mais le repoussement. On filait au voisin la principauté. Elle n'avait rien pour elle et était d'extrême pauvreté ! Mais cela servit. Elle avait droit à la neutralité. À une circulation quasi sans limite de ses biens. Des taxes très faibles.

Et les agitations commencent par la Guerre de Succession d'Espagne. La gamine reste dans ses montagnes, rien ne vient perturber son calme... Son calme... Mais son économie ! L'Espagnol, empressé d'annexer définitivement la Catalogne, lui augmente ses taxes ! Mais la gamine a grandi. La gamine s'accroche à son frère, piale et réclame le retour en arrière de telles reformes. Et la gamine obtient ce qu'elle désire. Quelques conditions. Mais si peu importantes.

1758. Premier livre sur la gamine. Sur ses traditions plutôt.Et pas cinq ans après, un autre. Sur son histoire. C'est précieux pour elle. Ca peut paraître rien. C'est important.

Gamine a grandi. Dans sa tête. Toujours aussi petite.

Et gamine grandit. Par l'arrivée des forges. Ca la rend malade, mais elle grandit.

Et France se sépare d'elle. La révolution lui a monté à la tête et il voit en elle un reste de l'ordre féodal. Il la repousse. Elle s'agrippe à Espagne. Et elle attend, en se disant qu'il finira par revenir.
Ce qu'il fait. Quand Napoléon remplaça sa foutue révolution. Il la prend sous son aile. Et elle se souvient encore de cette conversation. Elle ferme ses yeux. Et oui. Elle revoit ce jour.
Il était entré chez elle, sans frapper. Il souriait. Elle a sauté à son coup, lâchant ce qu'elle cousait à la lueur du feu. Et il lui dit qu'elle viendrait chez lui.
Deux ans. Ca a duré deux ans. Et elle rentrait chez elle ensuite. Le délire Napoléon avait passé.

Et on vient enfin chez elle ! Les étrangers ! Les touristes ! »

Elle s'arrête, haletante. Le souvenir la prend avec trop de force. Elle a du mal à contenir son énergie. Sourire dément sur le visage. Sourire d'enfant illuminé.
Elle respire lentement et reprend l'écriture.

« Mais la gamine avait encore du boulot. Plus elle grandissait, plus le malaise la prenait. C'était comme ça. Elle avait fini par s'y faire.
D'abord sa politique. Ooh, nouveauté si mal accueilli par ce temple de tradition …
Et puis le tabac. Interdit. Le malaise. L'argent partait et le mal de tête vînt.
Et les casinos. Refusés. La tradition. Et le Français qui avait peur de la concurrence. Et ça l'énerve, ce mal de tête qui part pas.
Elle joue sa gamine. Avec elle-même. Le long discours interne. Tordant. Mais elle avance. Nouveau drapeau. Nouvelle réforme. Et nouvelle dispute. Violente. La première de son histoire. Mais qui n'amène à rien. À rien. »

Elle bat des jambes. C'est la mauvaise période. Le début de l'adolescence, les maux de ventre, de tête, ce genre de truc. Et la taille. Et enfin assez de forme pour être nommée « FEMME ».
Elle rit comme une idiote.


« Hymne national ! Route ! Electricité ! Radio ! Téléphone ! Et pas de guerre !
Ah si. Mais oserai-je ? Dire la vérité ?
La vraie ?
Que France a proposé à la gamine de l'aider à la 14-18 ?
Et qu'elle a accepté et déclarer la guerre à l'Allemagne?
Je vous entend rire. Mais la gamine n'a envoyé aucun soldat. Rien. Elle n'avait rien. Ca réglait le problème. Du coup, pas d'invitation pour l'armistice. Du coup, en guerre officiellement jusque peu avant la 39-45.

Et après, et après … »

Elle agite la main au-dessus de sa tête. Elle s'embrouillait elle-même.

« Bref. La gamine a eu ses histoires. Un homme russe vînt la voir pour lui parler de merveilles : il ferait de son pays une mine d'or. Naïve, elle accepta et le fit roi. Quelques jours passés, Espagne débarqua et arracha l'homme du trône.
Brève royauté. Son premier et dernier roi.
La Grande Guerre arriva. Mr Patate tenait ses engagements : aucun de ses hommes ne posa le pied dans la principauté. Les hommes d'ailleurs vint chez elle, fuyant ses voisins. Cela lui faisait plaisir de savoir qu'elle était une destination « idéale ». Elle s'amuse à se le redire parfois.

Et là, explosion ! Pof ! Poussée de croissance ! Modernité ! Le ski, les bains, le tourisme ! Pas seulement de voyage, des gens venaient pour rester. Et Flor qui, depuis, se jure de s'ouvrir aux autres. De sortir de cette saleté d'isolation qui l'a gardé enfant tant de temps. Trop de siècles dans une peau de gosse.
Mais la modernité est à double tranchant : on veut sa peau de paradis fiscal. Saligot ! »

Elle ferma le cahier et le rangea dans un tiroir. La séance à souvenirs du mois est terminée ... La prochaine fois ... Dans quatre petites semaines...

♠♥ TEST RP:

Bienvenue à toi, Andorre,

Les temps se font ouverts, néanmoins la communication internationale mène-t-elle vers un monde uni et des gouvernements qui s'entendent ? Tu es invitée au Conseil International pour débattre de cette question avec Espagne, France, Italie du Nord et Allemagne.

Bonne chance, nous rappelons que tout ceci doit se passer dans un calme relatif.


Elle a explosé. C'est cela. Littéralement. Elle a explosé.
Elle se tenait le ventre en riant, ne sachant se calmer. Impossible. Le sujet.. Et les personnes qui venaient... Impossible. Comment débattre sur les effets de la communication internationale sur les relations entre tous avec ses frères et l'italien du nord ? Impossible. Impossible. Ca va virer en orgie en quelques minutes. Ce n'est qu'une question de temps. Elle le sentait.
Ha-ha. Ha-HA ~ !

Néanmoins, elle accepta. Elle devait venir voir ça. France, Espagne, Italie et Allemagne. Elle devait voir ça. Et puis, si le débat virait au très sérieux, elle aura toujours des choses à dire. Toujours. Et si elle ne trouve pas, tant pis ! Elle s'amusera avec les cheveux de l'italien. Il a de jolis cheveux. Flor les aime bien. Ils doivent être agréable à coiffer …
Elle vint en tailleur, se forçant la main pour se présenter dans une tenue exemplaire. Elle se coiffa à l'ordinaire, piqua ses tresses de fausses fleurs blanches – ça peut paraître étrange, mais regardez le prix des vraies, comptez et vous comprendrez pourquoi jamais elle n'ira se fourrer les cheveux de vraies roses ou autre -. Bref. Elle avait fait des efforts. Pour ses frères. Notamment.

Quand elle se présenta dans la salle, tous était là. Ou presque. Il manquait l'italien. Elle sourit. Peu étonnant.
Ils la saluèrent, elle fit de même. Puis, se posant à l'écart, les observa. Françis se penchait étrangement vers l'Allemand en lui demandant des nouvelles de Prusse – à coup sûr que ce n'est qu'une de ses astuces pour poser ses mains là où il ne faut pas –, ce à quoi l'Allemand répondait par les civilités « Il se porte bien, merci de prendre de ses nouvelles, je suis sûr que cela lui fera plaisir de le savoir, vire tes mains de là, FRANCE. » et Antonio fixait le manège en grignotant une tomate. Elle se mit à rire, posant une main sur ses lèvres pour ne pas se faire entendre.
Les minutes passaient, Espagne commençait déjà à se plaindre des tomates manquantes. Visiblement, sa réserve n'avait pas suffit, il en attendait de la part de Veneciano qui … Qui ne venait pas … Flor jeta un coup d'oeil à la montre de son frère. Dix minutes. Dix minutes de retard.
Et elle commençait à s'ennuyer. Elle s'approcha de l'Espagnol pour lui faire un câlin, ce à quoi il répondit en lui tapotant la tête et papillonnant jusqu'au français. Allons bon.
Elle alla voir l'Allemand alors. Qui la repoussa gentiment – à la manière d'un type de trois têtes de plus qu'elle et à la carrure d'un ours – avant de se tourner vers ses feuilles. Pas la peine de penser au français, il était bien trop occupé à soliloquer en humant son vin. Bouarf.
Mauvaise journée.


« … Veee ~ ! Je suis désolé du retaaard ~ ! »

C'est pas trop tôt ! Dit-elle du regard en fixant l'italien à la porte. L'Allemand soupira, le français lui envoya un baiser et l'espagnol se mit directement à parler de tomates. Elle se tut, le salua de la main et se tourna vers son sac.

« Bien, maintenant que tout le monde est là, la réunion peut commencer ! Espagne, range-moi ça, Italie, assied-toi, France, cesse de te plaindre ! »

Et pas un mot pour elle. Elle ne s'en formalisa point. Au stade où elle en est … Peut-être même qu'il a déjà oublié qu'elle se trouve ici. Mais le soupirs en sa direction sembla lui indiquer le contraire. Un soupirs ? Faisons avec, Mr Patate.

« La réunion du jour est … 'la communication internationale mène-t-elle vers un monde uni et des gouvernements qui s'entendent ' . Bien. Commençons la réunion. »

Elle attendit. La salle fut silencieuse. Jusqu'à ce que le français entame un long monologue sur l'impact de la communication internationale sur ses diverses relations, arrachant à l'italien des « Vee ~ ! » et à l'allemand des coups de tête sur la table. Flor se mit à rire.

« C'est bien, la communication inter— … Entre tout le monde ! Comme ça, on se connaitra tous et on pourra devenir tous amis !
-Et plus si affinités …
-Et ça busterait l'exportation de tomates !
-C'est bon pour l'économie ça ! »

Et l'Allemand qui désespère. Et Flor qui rit. Et la conversation qui dérive sur tout autre chose. Et les voilà en train de parler de cuisine, des visites chez l'américain, des visites chez l'anglais, des non-visites chez le russe, parce que bon, il est flippant, de son côté enfantin qui vire au sadisme en deux secondes top chrono … Et puis bon, sa soeur, c'est encore pire ! Elle est belle, mais qu'est-ce qu'elle est flippante ! Et son autre soeur, c'est pas le même genre. Et le français qui prend un air bizarre. Et l'italien qui continue ses Ve. Et l'Espagnol qui grignote sa tomate.


« Le danger de la communication internationale, c'est la transparence qu'on demande pour tout et n'importe quoi. Plus moyen de faire ses affaires dans son coin, il y a toujours quelqu'un pour y fourrer son nez. C'est assez embarrassant quand son économie dépend entièrement de ça. Et puis, après, le monde, il sera jamais uni, il y aura toujours les 'riches' et les 'moins riches'. Et si on devient tous aussi riches, alors ce sera les 'riches depuis toujours' et les 'anciens riches'. Mais bon, on va pas non plus interdire la communication internationale pour ça, c'est cool de pouvoir enfin parler à tout le monde …. Non ? »

Forcément, c'est quand on sort un dialogue tout long, tout qu'on aime, que personne écoute. Flor sourit. Flor cessa de sourire. Encore une fois, on la zappe.

« … L-les gens ? »

Silence radio.

« … Ouh-ouh ? »

Elle soupira. Tant pis. Elle joue la Canada de la journée. Chacun son tour. Vois, fier canadien, que tu n'es pas seul ! Et la jeune fille qui prend la pause sur sa chaise, lumière derrière elle. Et personne qui ne regarde. Elle soupira de nouveau et se leva. Elle se mit à faire le tour de la table. Une fois, puis deux. Et elle sortit de la pièce. La réunion était finie pour elle à partir du moment qu'on ne lui porte plus aucune importance.

Elle s'adossa contre le mur à côté de la porte et sortit une montre de sa poche.

Et elle se mit à compter les minutes qu'il faudrait à l'italien pour remarquer le ruban jaune pétant qui ornait désormais sa brune chevelure...


♠♥ AIME:

-Les patates, la charcuterie, les petits champignons et … Quoi, pas que la nourriture ?
-Embêter ses collègues masculins en leur refourguant des jupes à froufrous et ses collègues féminines avec ses cigarettes moitié prix.
-Les rubans
-Skier, les rando', ses montagnes, tout !
-Les parfums (son passe-temps) et les fleurs. Plus qu'un simple passe-temps, c'est presque sa vie ! Toutes les robes du monde ne l'arracheraient pas à sa contemplation.

♠♥ N'AIME PAS:

- Le vent, l'hiver. Ca fait mal avec le froid.
-Qu'on l'a force à porter des tenues féminines.
-Les grands chasseurs des paradis fiscaux. Ca lui plombe son économie tout ça.
-La technologie. Elle est très attirée par ça, certainement sa curiosité, mais elle est d'une telle maladresse avec ce qu'elle ne connait pas qu'elle engendre bien plus de mal que de bien.
-Qu'on la rabaisse. Qu'on la dénigre.



♠♥ AVATAR: Made in ma mimine.

♠♥ AVOIR UN GRAND FRERE?: [ ]OUI  [X]NON
♠♥ TEINTE SOUHAITÉE: #AE642D

♠♥ ET AUTRES: Je mords.


Dernière édition par Andorre le Sam 9 Avr - 17:57, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: Là où l'argent se barre [Andorre]   Dim 3 Avr - 18:46

Muhéhéhé re-bienvenue donc 8D *Ouais ton DC passera pas à trav'*

J'aime beaucoup ton début de fiche :3

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MessageSujet: Re: Là où l'argent se barre [Andorre]   Dim 3 Avr - 19:26

Ouais idem, rebienvenue 8D *entend déjà les cris de protestations de Suisse*

Code couleur installééé ~

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MessageSujet: Re: Là où l'argent se barre [Andorre]   Dim 3 Avr - 19:31

Floflor *o*, rebienvenu parmi nous du coup^^, et j'ai hâte de lire la suite de ta fiche^^.

Lankou
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MessageSujet: Re: Là où l'argent se barre [Andorre]   Dim 3 Avr - 20:00

Re-bienvenue! hâte de voir la suite ^^
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MessageSujet: Re: Là où l'argent se barre [Andorre]   Lun 4 Avr - 1:29

Rebienvenue =3
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MessageSujet: Re: Là où l'argent se barre [Andorre]   Mer 6 Avr - 12:11

    Reeeeuuuuh toi ! 8D
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MessageSujet: Re: Là où l'argent se barre [Andorre]   Mer 6 Avr - 13:23

Un jolie bienvenue Made In Québec!!!
Woah. Vite demême j'ai rarement vue des forums Hetalia avec autant de filles XD
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MessageSujet: Re: Là où l'argent se barre [Andorre]   Mer 6 Avr - 14:36

Re-bienvenue 8D
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MessageSujet: Re: Là où l'argent se barre [Andorre]   Ven 8 Avr - 16:47

Rebienvenue ^^
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MessageSujet: Re: Là où l'argent se barre [Andorre]   Sam 9 Avr - 17:59

Re-bienvenue ^^ je te valide et ton surnom, c'est évoli! cherchez pas, j'avais envie!

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MessageSujet: Re: Là où l'argent se barre [Andorre]   Sam 9 Avr - 17:59

Plop, merci tout le monde. Techniquement, j'ai rajouté les trucs oubliés .3.
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MessageSujet: Re: Là où l'argent se barre [Andorre]   

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Là où l'argent se barre [Andorre]

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