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 Une lassitude qui deviendra peut-être source de grands événements. [with Chine ♥]

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MessageSujet: Une lassitude qui deviendra peut-être source de grands événements. [with Chine ♥]   Ven 25 Mar - 17:45

Le quartier chinois, Hong Kong commençait à bien le connaitre ; les rues, les odeurs, les visages des inconnus qui ne l’étaient plus tant que ça à force de les avoir croisés. Il avait envie d’aller respirer un autre air, de découvrir de nouveaux visages, différents, bien différents de ce qu’il connaissait déjà. Mais où partir ? Où découvrir de nouveaux horizons ? Chez Angleterre ? Même pas en rêve. Les odeurs de nourritures dégoutantes, il en avait déjà fait l’expérience, très peu pour lui. Non, mais plus sérieusement, il connaissait Grimm’s place presque mieux que China Town.
C’est vrai aussi qu’il était bien ici, près de son frère Chine, mais il avait soif de découvertes. Il se demandait s’il ferait mieux de lui en parler ou de le garder pour lui.

Pour l’instant, il continuait à marcher, sans objectif, le regard dans le vide, pensif. Il avait la tête baissée, les gens autour de lui ne l’intéressaient pas. Il imaginait comment pourraient être les gens, là-bas, plus loin. Sans faire attention, il shoota dans une cannette Chooser à la mangue. De voir cette cannette, banale, sans particularité, se coller à son pied pour s’envoler et s’abattre quelques centimètres plus loin, l’énerva. Il voulait gouter de nouvelles boissons. Hong Kong était dans un état de lassitude, de besoin de changements.

Il releva la tête et aperçu Chine, au loin, qui marchait dans sa direction. Ils allaient forcément se croiser. Mince. Est-ce qu’il allait remarquer que Hong Kong n’était plus bien ici ? Est-ce qu’il allait lui en vouloir ? Hong Kong décida de prendre un regard sans expression pour que Chine ne se doute de rien. Il ne voulait pas paraître désagréable aux yeux de son frère mais ne voulait pas lui mentir non plus. Celui-ci s’approchait de lui. Ils étaient à présent près l’un de l’autre. Hong Kong plongea son regard dénué de tout sentiment dans celui de son grand frère sans lui adresser le moindre signe.

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MessageSujet: Re: Une lassitude qui deviendra peut-être source de grands événements. [with Chine ♥]   Sam 23 Avr - 15:38

Un pas, deux pas, trois pas. Une voix de femme.

Chine s'arrêta dans sa marche. Il se tourna vers l'origine de la voix en souriant puis lui répondit. Tout était si calme dans le China Town. Rien ne changeait. Ce qui ravissait le coeur du chinois qui se sentait apaisé dans ce lieu. Son lieu préféré. Son chez-lui. Certains y verraient probablement une certaine lassitude, mais pas Yao. Lui, au contraire, trouvait sa vie formidable et n'avait aucun mal à s'émerveiller devant un simple plat particulièrement réussi de sa petite soeur ou de la fille de sa voisine. Une simple routine qui pour le chinois était le synonyme du mot bonheur. Pour lui qui avait connu tant de choses, cette vie paisible, banale où un rien donne le sourire était pour lui extraordinaire. Ces gens qui savaient se contenter de ce qu'ils avaient. Ces gens qui avaient compris que ce qui pouvait paraître calme voir trop plat pour certains était tout simplement le bonheur. Cette notion si vague reposait souvent sur des choses stupides, un petit rien qui fait qu'on se sent bien. C'était cela le bonheur. Les européens ne l'avaient visiblement pas compris. Pour eux, c'était ressentir des sensations fortes, partir, conquérir, se débarrasser du quotidien, se blesser et recommencer. Et c'était pour cette raison que Yao couvrait autant ses frères, qu'il les gardait emprisonnés près de lui. Pour qu'ils n'aient jamais mal. Pour qu'ils ne commettent pas ces mêmes erreurs stupides que ces européens. Si il savait ce qui l'attendait ce jour-là. Mais il ne savait pas. Alors, insouciant il continuait de se promener dans les diverses rues du Chinatown qu'il chérissait plus que tout car c'était là que son peuple -qu'il considérait comme ses propres enfants- vivaient. Il était heureux de voir les enfants rigoler en se chamaillant, voir les parents leur courir après en rigolant et voir leurs grands-parents se divertir autour d'une longue partie de Majong, jeu très populaire auprès des siens. Tout était comme d'habitude, lorsqu'il reçu une canette à ses pieds. Il leva les yeux et aperçut alors son frère, Hong Kong. Il s'approcha de lui, afin de n'être plus qu'à quelques mètres de lui. Il lui adressa alors un grand sourire, comme il le faisait habituellement.

-Hong Kong ! Comment vas-tu aru ? Ca me fait plaisir de te voir aru.

Chine était toujours content de voir son frère. Cela le mettait de bonne humeur. Après tout, c'était son petit frère, celui qu'il avait élevé pendant si longtemps, celui qu'on lui avait arraché de force, celui qui ne l'avait jamais laissé. Alors oui, il était content de le voir. Il fallait profiter du temps passé avec les proches, car un jour les choses pouvaient changer. Il pouvait s'éloigner, partir, mais aussi nous oublier. C'était douloureux, mais Yao n'était pas inquiet, car jamais, jamais Hong Kong ne ferait ça. Pas vrai ? Son petit frère. Son petit frère qui était toujours resté jusqu'à ce que Angleterre l'arrache à sa famille. Il ne pouvait pas partir, pas vrai ? Jamais. Il resterait pour toujours avec son Grand Frère qui lui racontait des histoires, comme lorsqu'il était enfant. Parce que Chine n'avait pas compris que les choses avaient déjà changé depuis longtemps, que son petit frère était déjà bien grand désormais. Mais non, pour lui, il était encore cet enfant qu'il berçait le soir et qu'il habillait le matin. Pour lui, il était encore cet enfant qui resterait dans le cocon familial, déjà bien détruit avec le départ de Japon et le peu d'amour que Taiwan portait à l'aîné des frères, Chine. Mains qu'importait, un jour, il était certain qu'ils formeraient à nouveau une grande famille ! Un jour ils seraient tous à nouveau réunis. Un jour ils comprendraient ce qu'est réellement le bonheur. Un jour ils reviendraient auprès de lui. Il n'y avait aucune raison d'en douter. Alors Chine était détendu, pensant que jamais son frère ne l'abandonnerait. Que, lui, resterait à jamais avec lui. Alors, confiant, il engagea la conversation.

-Tu ne devrais pas jeter de cannettes au sol aru.

La voix de Yao restait douce, malgré les reproches. Il n'élevait jamais la voix contre ses frères ou du moins, il évitait. Et il souriait, encore et toujours. Puis il posa sa main sur la tête de son petit frère, désormais plus grand que lui et ébouriffa gentiment ses cheveux avant de se mettre à rigoler un peu. Son frère, comme à son habitude gardait son visage neutre. Chine ne s'en affola pas, à vrai dire, il avait l'habitude et cela ne le gênait pas. Ah ! Si il savait ! Si il savait les idées folles qui fusaient dans la tête de son frère. Si il savait les envies de changement de son petit frère. Mais non, il ne se doutait de rien. Il ne pouvait pas le sermonner en disant à quel point cette idée était absurde. Il ne pouvait pas essayer de le décourager, de le mettre en garde contre les autres nations qui pouvaient l'enlever et l'emprisonner. Mais après tout, Hong Kong n'était-il pas déjà prisonnier ? Il était enfermé dans ce cocon familial que Yao s'était efforcé à construire. Prisonnier des bras trop maternels de son frère. Prisonnier de sa possessivité. Prisonnier de ses craintes. Prisonnier du trop plein d'amour que Chine donnait à chacun de ses frères. Et cet amour en devenait probablement étouffant pour les autres puisque Japon était parti et Taiwan l'évitait. Quelle ironie du sort. Il avait tout donné pour garder sa famille auprès de lui et la voilà qui partait loin de lui. Ces européens qui observaient la situation de loin devaient bien rire de lui. Eux qui avaient beau se disputer sans arrêt, entrer en guerre contre leur propre famille savait rester soudée. Peut être que leur dispute les rapprochait par la suite ? Non. Ces européens étaient étranges. Ils étaient si détestables et pourtant... Pourtant on ne pouvait pas s'empêcher de s'attacher à eux. Le chinois s'était laissé prendre au piège lui aussi avec les alliés. Alfred, Francis, Ivan et même Arthur... Il avait beau détester Arthur il y avait pourtant des moments où il était content de le voir. De parler avec lui. Après tout, les deux n'étaient-ils pas l'aîné d'une famille nombreuse ? De nombreuses choses les rapprochaient. Ils avaient beaucoup de chose en commun. Yao avait été obligé de l'admettre au fil du temps. Oui, il lui en voudrait tout au long de sa vie de lui avoir arraché Hong Kong. Mais il y avait toujours ces petits moments où ils arrivaient à s'entendre et à parler ensembles. C'était agréable. Alfred aussi était quelqu'un de sympathique. Il était amusant, sa compagnie était agréable bien que souvent encombrante. En réalité, il ne l'avouerait probablement jamais, il était heureux d'avoir pu rejoindre les alliés malgré les différends du passé. Il avait passé de bons moments avec eux. Il ne regretterait jamais d'avoir combattu à leurs côtés. Et cette idée le fit sourire malgré lui alors que le silence s'installait entre les deux frères, mais Chine reprit rapidement ses esprits et brisa une nouvelle fois le silence.

span class="Chine">-Ho, tu fais quoi aru ? C'est rare qu'on se croise ici aru... Tu veux te balader aru ? Ou rentrer alors aru ? Je t'accompagne aru !

La voix de Yao était pleine d'entrain à l'idée de passer du temps avec son frère. D'ailleurs, il lui prenait déjà la main et s'apprêtait déjà à reprendre son chemin mais il s'arrêta un instant, quelque chose d'inhabituel ayant attiré son attention. Non. Ce n'était pas possible. Il ne pouvait pas y croire. Comment avait-il ne pas le remarquer avant ?! Il était si stupide ! Était-il encore temps de rattraper la situation ? Non. Trop tard. A moins que... Non ! La peluche géante collector Hello Kitty était toujours dans son stand ! Et la femme qui y avait jeté un coup d'œil avait passé son chemin ! Il était encore temps d'y aller ! Alors Chine tira son frère par la main et le traîna jusqu'au stand où la peluche Hello Kitty semblait n'attendre que lui pour rejoindre toute sa collection. Le plus vieux des deux asiatiques reteint son souffle pour ne pas se mettra à crier comme le ferait une petite fille de dix ans. Il était devant son frère après tout ! Il devait lui montrer l'exemple. Bien que l'exemple en question n'était pas particulièrement intelligent et prenne part à des activités peu recommandables. Mais de toute façon, Angleterre était lui aussi de la partie. Voir même, il y entrait le premier. Non mais c'est quoi ! Qui entretenait des relations incestueuses avec son frère ? Angleterre. Qui avait eu des relations charnelles avec le-dit frère AVANT le mariage ? Toujours Angleterre. D'ailleurs, qui avait des relations homosexuelles ? Angleterre. Qui avait "trompé" son petit ami en embrassant le chinois ? Angleterre. Qui était bourré jusqu'à aller embrasser le chinois en question ? Encore Angleterre. En voilà un exemple pour son frère ! Bien entendu, le chinois étant de parti prix, il ne tenait pas rigueur de tout ces reproches à USA. Il lui trouvait parfaitement des excuses du genre, "Ce n'est pas l'aîné d'une famille lui", ou encore "Il n'a jamais rien volé". En réalité, la principale raison était qu'il l'appréciait et qu'il n'avais jamais eu un différent aussi important qu'avec Angleterre ou France. Puis une autre raison toute aussi stupide, USA semblait l'apprécier. Il lui souriait et se montrait toujours agréable avec lui. Alors pourquoi se prendre la tête avec lui ? Chine n'en avait aucune envie.

Chine sortit son porte monnaie puis des billets et des pièces qu'il tendit à la vendeuse avant de prendre entre ses bras cette merveilleuse peluche qui lui demandait de l'acheter. Qui le suppliait de venir l'enlever aux regards de tous ces enfants désireux de s'approprier cette pauvre chose puis de la maltraiter, de lui tirer les oreilles, de sauter dessus. A coup sûr, elle aurait souffert si Yao l'avait laissé ! Le chinois était certain qu'il avait bien fait de prendre cette peluche. Elle serait bien mieux chez lui ! En plus, il lui restait encore une place dans sa chambre. Une place pile à sa taille ! Ça, c'était un signe du destin. Et il ne pouvait aller contre son destin. Voilà pourquoi il avait acheté la peluche. Ce n'était en aucun pour des raisons aussi puériles que "Elle est trop mignonne aru !" ou encore "C'est une peluche collector aru. Non, Hong Kong, elle n'est pas comme celle que j'ai mise dans ta chambre pour décorer puisqu'elle a un nœud bleu entre les oreilles aru.". Non, jamais. Ceci dit, il était un peu encombré par la peluche qu'il tenait par un bras, l'autre lui servant à tenir la main de son frère. Ledit frère devait être gêné par un comportement aussi peu mature de son aîné. Mais il fallait aussi savoir que parfois, Yao pouvait se montrer mature. Dans les moments où ses frères étaient blessés, quand la situation était grave, là, il pouvait agir en aîné de la famille. Tout le travail qu'il avait fourni, tous ses efforts, toutes ces années à s'occuper de ses frères, tout l'amour qu'il leur portait, toutes ces après-midi à les consoler... Tout cela montrait indéniablement qu'il avait les capacités pour être l'aîné, le grand frère qui s'occupe du reste de la famille. Personne ne pouvait le remettre en question. Yao prit finalement la parole, gêné de traîner ainsi son frère dans l'agitation sans lui adresser un seul mot.

-Ha, je suis désolé aru... Tu voulais peut être pas venir avec moi aru... Sinon, tu veux faire quoi aru ? Tu veux rentrer aru ?

Chine lui fit un petit sourire désolé et le regarda dans les yeux. Il se montrait trop égoïste et devait laisser Hong Kong s'exprimer. C'est vrai quoi ! Il devait sûrement avoir envie de rentrer, il devait être épuisé par l'agitation. Il voulait peut être dormir ou se reposer. Et il n'avait pas pensé à lui demander. Hong Kong était gentil et ne voulait probablement pas blesser son frère mais il voulait certainement avoir son mot lui aussi. Yao était si stupide de ne pas y avoir pensé avant. D'ailleurs, il s'excusa une nouvelle fois à l'égard de son frère et le regarda dans les yeux attendant une réponse à ses questions. Il lui souriait aussi, parce qu'un grand frère doit toujours sourire. Parce qu'un grand frère ne doit jamais avoir de problèmes pour pouvoir porter ceux des plus petits. Parce qu'un grand frère doit toujours inspirer confiance aux autres. Parce qu'un grand frère ne doit pas perturber les autres par ses problèmes. Parce qu'après tout, il devait un grand frère, un vrai !

[Désolée du retard, en espérant que ça te plaira. ^^]
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