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 Horum omnium fortissimi sunt Belgae [ Rome - -58 -> -53]

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MessageSujet: Horum omnium fortissimi sunt Belgae [ Rome - -58 -> -53]   Mar 8 Mar - 17:33

    La jeune blonde était debout, les cheveux au vent, la respiration haletante. Son regard était plus que déterminé, malgré le sang qui coulait le long de son visage. Avec son épée de fer forgé fermement coincée entre ses doigts, elle regardait droit dans les yeux du grand blond en face d'elle. Ce n'était pas la première fois qu'ils étaient en guerre, loin de là. Mais comme à chaque fois, elle se battait sans relâche. Germania n'aura jamais ses terres, il en était hors de question. Elle était à l'affut, prête à parer les coups Germains, et esquissait à présent un sourire sur son visage. L'état de son adversaire n'était pas bien mieux que le sien. Car oui, malgré son apparence de femme fragile, c'était une vraie guerrière. La violence qu'elle utilisait, ainsi que son peuple était sans nom. Cruelle, irrationnelle et bestiale. Voila les termes employés par ses adversaires. Bella se mit en garde, et fonça sur le blond. Le combat était acharné, et chacun d'eux devait puiser dans les dernières forces qu'il lui restait. Et une fois de plus, sa force, son courage et sa chance eurent raison du jeune homme. Il était à terre, son épée à une dizaine de mètres de lui. La blonde lui écrasait le torse de son pied, et pointait sa gorge de son épée. Germania la regardait avec un air mauvais, mais elle le regardait de la même manière, sauf qu'un sourire victorieux s'affichait sur son visage.

    - Rentre chez toi, et ne reviens plus ici. C'est clair ?

    Le regard de l'homme vaincu n'avait pas changé, mais il était résigné. Doucement, elle s'éloigna et regarda l'homme se relever. Elle restait vigilante, au cas ou il reviendrait à la charge mais ce ne fut pas le cas. Il partit en retraite avec son peuple. Une fois qu'il fut hors de vue, elle s'effondra au sol. Juste un instant. Pour se reposer. C'était toujours la même chose. A chaque fois ça ne ratait pas. Il revenait encore et encore. C'est une guerre sans fin. Enfin bon, elle n'allait pas rester plantée la bien longtemps. Péniblement, elle se releva, et rentra chez elle.

    Un bain. Elle aimerait tellement un bain. Elle demanda à ce qu'on lui fasse chauffer de l'eau, et quelques temps plus tard, elle s'immergea dans ce liquide brulant qui lui fit tant de bien. Malgré le fait que la chaleur ronge ses plaies, elle n'en avait que faire. L'eau était à présent opaque, salie par la sueur, le sang et la boue. Mais elle était bien. Elle ne devait plus penser à rien. Ne plus penser à Germania, ne plus penser à la guerre. Mais bien évidemment, c'était trop beau pour être vrai. Un jeune homme fit irruption dans la pièce, et il n'arrivait même plus a parler tellement il avait couru pour venir jusqu'ici.

    - Qu'est-ce qu'il se passe ? Ne me dit pas que Germania est déjà de retour ?!
    - Non madame ! C'est Rome cette fois ci ! Il remonte la Gaule et nous avons bien peur qu'il n'arrive bientôt sur nos territoires !
    - Très bien ... Je vais faire le nécessaire ...

    La jeune fille soupira. Non, elle ne pourrait jamais être tranquille. Quand c'est pas l'un, c'est l'autre. Super. Elle sortit de son bain non sans se forcer, car sincèrement elle y serait bien restée encore des heures. Elle convoqua tout les chefs de guerres des différentes tribus de ses terres, en leur disant de rassembler leurs hommes, et de ne rien laisser passer. Il n'y aura de paix à aucun prix et aucune condition. 141 000 hommes l'attendraient. Et elle comptait bien en faire de même.



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MessageSujet: Re: Horum omnium fortissimi sunt Belgae [ Rome - -58 -> -53]   Dim 13 Mar - 22:46

    Le romain était épuisé, il avait marché toute la journée accompagné de ses troupes, cela faisait des jours qu'il remontait la Gaule, sans arrêter, de batailles en batailles il ne s'arrêterait que quand le monde serai à ses pieds. Étant ressorti vainqueur de ses batailles contre les Helvètes et les Suèves, il décida de remonter encore plus haut, et de conquérir la Gaule Belgique. Effectuant des dizaines de kilomètres par jour l'Empire Romain rêvait d'une longue sieste accompagnée d'un grand et sensuel massage par au moins trois filles dotées d'une beauté sans égal. C'est ce qui le faisait tenir dans ces conquêtes, l'idée que quand il reviendrai, il serai un héros adulé par toute la gente féminine qui ramperait devant lui rien que pour croiser son regard. C'était un beau rêve, et il s'en rapprochait de plus en plus au fur et à mesure qu'il remontait la Gaule.

    Il avait été choqué en voulant se renseigner sur le peuple Belge, quelques jours auparavant il voulut questionner des marchants pour en savoir plus sur ses futurs ennemis, évidemment c'est aux marchands de vin qu'il s'adressa en premier, pouvant ainsi refaire son stock par la même occasion. A sa grande surprise, il apprit que les Belges interdisaient tout marchant de vin à pénétrer leur frontières. En demandant pourquoi au marchant, celui-ci lui apprit que pour eux le vin "amollissait les âmes et affaiblissait le courage".

    -Pff, pure calomnie, ils sont fous ces Belges...déclara le romain, choqué, en descendant un bouteille.

    En effet sans vin, on se demande comment l'empire romain aurait gagné toute ses batailles... C'était très connu, ce qu'il adorait par dessus tout c'était le vin et les femmes. Pour en revenir à l'instant présent, le beau brun continuait d'avancer vers la Gaule Belgique, il n'en était plus très loin, ses hommes était eux aussi épuisés mais l'idée de conquérir la Gaule entière les faisait tenir, et en ayant un leader pareil, impossible de perdre se disaient-ils.

    Il arriva enfin devant la rivière Sabis, ses troupes s'arrêtèrent à la rive, des milliers d'hommes étaient sous le contrôle de l'empire romain, des légions entières attendait de lui qu'il leur ramène la victoire. En face se tenait la grande armée belge, Rome avait apprit que ses ennemis avaient rassemblé toute ses armées pour cette bataille, ils avaient eu vent de sa conquête de la Gaule, ils ne voulaient prendre aucun risque avec le puissant empire romain.

    En voyant la masse de combattants, Rome fut impressionné, plus de cent mille hommes se tenaient à la berge opposée. Il regarda de plus près ces combattants, ils étaient connu pour être extrêmement belliqueux. Il vit que ces Belges se battaient avec des armes différentes de celles des romains, leurs épées ne possédaient qu'une seule lame, comparé aux glaives des légionnaires romains qui en avaient deux. Les belges utilisaient aussi d'énormes chars protégés de cuirasses en cuir. Quant aux romains, leurs armes redoutées de tout ennemis potentiels étaient leurs très célèbres catapultes, qui avaient la réputation de faire des carnages avec un seul tir.

    Le grand empire romain scrutait ses ennemis et vit un silhouette féminine aux milieu des troupes adverses, sa longue chevelure bouclée le fit rêver, le soleil se reflétait sur ces cheveux ce qui leur donnait une teinte d'or, et quel homme ne désirerait pas pareille richesse. Il reconnu toute suite son regard noir dont il ne put se détacher, il avait en face de lui Belgique. C'était un femme très forte, qui défendrait son territoire jusqu'à la mort, cela le mit mal à l'aise, si son adversaire était un homme baraqué, sans scrupule désirant sa tête sur un brochette il n'y aurait pas eu de souci, mais une femme... Il préférerai l'avoir de son côté plutôt que en face de lui...Bon en vérité dans son lit aurait été la meilleur alternative ! Il ouvrit le dialogue en premier, en la saluant, comme se doit un gentleman.

    -Cela me fait plaisir de me trouver en face de ton magnifique regard, tu est resplendissante aujourd'hui Belgique.

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MessageSujet: Re: Horum omnium fortissimi sunt Belgae [ Rome - -58 -> -53]   Mer 16 Mar - 18:25

    La belge se tenait droite, le regard fier, aux abords de ses frontières. Rome n'était plus très loin à présent. Elle pouvait distinguer ses troupes au loin, loin vers l'horizon. Elle se tourna vers son peuple, et telle la grande chef qu'elle était a l'époque, fit un dernier discours avant la bataille.

    - Mon peuple, mes amis. L'heure de se battre approche. Je sais que nous pouvons gagner. Nous, fiers Gaulois Belges n'allons pas laisser passer Rome et ses troupes. Nous serons sans pitié ! Nous rendrons les dieux fiers de notre peuple ! Que Toutasis nous en soit témoin, plutôt mourir que de les laisser passer ! Levons nos verres, et que celui ci soit le premier d'une longue série qui honorera notre victoire !

    Tous les Belges présents hurlaient leur accord après chaque phrase que la blonde leur criait. Les poings levé, le courage ne cessait de monter en eux. La fierté de la tribu était à son comble, et tous le verre levé vers le ciel hurlèrent une dernière fois à l'unisson. Entends tu, Rome ? Entends tu ce qu'il t'attends ici ? Voila quelles étaient les pensées de la belge en cet instant. L'hydromel coulait dans les gosiers brulants, breuvage offert par les dieux. Elle ferma les yeux, le temps de savourer son verre jusqu'à la dernière goutte. Comment les romains pouvaient ils boire du vin ? C'était incompréhensible. Cette boisson était infecte. Les romains étaient proches. On entendaient claquer leurs armures, le lourd poids d'une armée marchant en rythme. Mais ils étaient prêts.

    Ils étaient enfin là. De l'autre côté de la berge. Avec leurs catapultes et leur formation tortue. Oui, c'étaient bien ceux dont elle avait entendu parler. Son regard croisa celui de Rome. Avec son teint bronzé par le soleil, son corps musclé par la guerre et son air charmeur, elle le trouvait presque beau. Il l'était, c'était un fait évident, mais cependant il y avait une petite chose qui la dérangeait dans son cas. Mais elle avait peut être un avantage en ce jour. Contrairement à Germania, Rome était connu pour aimer les femmes. Et elle comptait bien jouer avec ça. Flirter avec son adversaire pour pouvoir mieux l'achever. Oui. Elle n'avait aucune pitié, et tout ce qui était bon à prendre serait pris.

    - Cela me fait plaisir de me trouver en face de ton magnifique regard, tu est resplendissante aujourd'hui Belgique.
    - Le plaisir est partagé. Mais cependant, si je puis te donner un conseil ... Complimenter une femme marche très bien, je te l'accorde. Mais pas lorsque l'on se balade en jupe ...

    La jeune fille esquissa un grand sourire. Voila le détail qui la dérangeait. Les hommes, elle les aimait oui. Mais elle les aimait virils. Alors Rome n'était pas vraiment dans le bon pour ça. Et puis, cela ne devait pas être très pratique lors des guerres. Bon oui, un vêtement sur les jambes n'était pas bien protecteur, mais cela était déjà mieux que de se balader les jambes nues. Elle ne comprenait vraiment pas l'intérêt d'un tel apparat de guerre. Même elle n'en portait pas, alors que c'était une femme.

    - Sais tu quel est mon nom humain ? Je ne pense pas que tu aies pu acquérir cette information, alors je vais te la donner gracieusement. Mon prénom est Bella ... Ce mot à bien une signification en latin non ? Et je te jure qu'il n'est pas là pour rien ...

    La jeune blonde souriait pleinement. D'un vrai sourire chaleureux. Il faisait beau en ce jour. D'un geste elle sortit son épée de son fourreau, et son peuple, fit de même. Elle avait son regard enfoncé dans celui du romain, et il n'y avait aucune once de peur. Aucune hésitation.

    - .... CHARGEZ !

    La Belge en tête, le peuple Gaulois s'élança vers son ennemi. Le froid de la rivière leur donna un coup de fouet, et hurlant de tout leurs poumons, ils se battraient pour leurs territoires. Pour leur liberté. La blonde n'avait qu'une seule cible en vue. Et elle fonçait droit dessus, son épée fièrement dressée.


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MessageSujet: Re: Horum omnium fortissimi sunt Belgae [ Rome - -58 -> -53]   Dim 20 Mar - 12:17

    Le romain regardait Belgique avec de plus en plus d'envie, comment vouloir massacrer une si belle femme ? Non non, ça ne va pas, il fallait trouver un autre moyen, mais renoncer à ses conquêtes n'était pas du tout une solution bien évidemment. Rome décida alors de trouver un "arrangement" qui satisferait tout le monde...Enfin surtout lui à vrai dire.

    - Le plaisir est partagé. Mais cependant, si je puis te donner un conseil ... Complimenter une femme marche très bien, je te l'accorde. Mais pas lorsque l'on se balade en jupe...

    Il parut l'air d'une seconde vexé en entendant ce mot à quatre lettres tabou de tout l'empire romain, mais il baissa la tête, et la releva avec le sourire aux lèvres.

    - Je pourrais me trouver devant vous en tenu d'Adam et Eve que ses compliments seraient intacts très chère, et quant à ma "Tunique" , elle n'est là que pour apporter plus de prestance, de volupté à ma silhouette...Mais je vois que, elle, elle t'a déjà conquise. Termina-t-il avec un clin d'oeil.

    En effet, sa tunique, il y tenait, c'était un signe distinctif de l'empire romain, le rouge était la couleur du sang, mais avant tout la couleur de la puissance, du pouvoir, et c'était ce message qu'il voulait faire passer à ses ennemis, l'empire romain est invincible et il le restera, alors gare à ceux qui se mettent en travers de sa route ! Et pourquoi pas un pantalon ? Oh et bien il y a plus de liberté de mouvement dans une tunique il faut croire, ou simplement parce qu'il fait chaud à Rome. Dans tous les cas Rome appréciait montrer ses jambes musclées, il est vrai que le romain était sculpté comme un dieu Grec ! Il savait que cela donnait un certain effet chez les filles, et il en espérait de même pour la belle blonde devant lui.

    - Sais-tu quel est mon nom humain ? Je ne pense pas que tu aies pu acquérir cette information, alors je vais te la donner gracieusement. Mon prénom est Bella ... Ce mot à bien une signification en latin non ? Et je te jure qu'il n'est pas là pour rien ...

    - Bella Bella, oh mi amore, ce nom ne pouvait convenir à aucune autre personne que vous de toute évidence, et je suis ravi de l’apprendre de votre part, cela me va droit au cœur, en le prononçant tous les soirs au creux de votre oreille cela me rappellera quelle magnifique créature se trouve à mes côtés.

    A peine avait-il eu le temps de finir sa phrase, que le hurlement de charge de la Belge l'arrêta net dans se rêverie, toutes ses troupes commençaient à traverser la rivière au galop, leurs épées levées. Rome se tourna rapidement vers les siennes, un petit briefing de dernière minute était de rigueur.

    - Camarades, le moment est un peu inapproprié pour un discours, mais je me dois de le faire. Pour cette bataille, si quiconque touche à leur chef, il aura le droit à un accès VIP pour aller faire mumuse avec les lions, c'est bien compris ? Elle est a moi ! Sinon pour le reste, lâchez vous ! Allez c'est parti !!!! Armez les catapultes !!

    Rome sorti son glaive de son fourreau, de sa lame on pouvait voir étinceler l'éclat du soleil, des milliers de cris à l'unisson hurlèrent le nom du romain derrière lui, son peuple l'aimait et avait confiance en lui, il l'admirait. Il fit le premier pas, fort, rapide, l'eau éclaboussa son visage, et son regard ne se détourna en aucun cas de celui de son adversaire. Avec un large sourire, il commença à courir vers elle. Des milliers de pas romain suivirent ce leader sur de lui, certain de rapporter la victoire. Rome n'eut à faire que quelques pas pour se retrouver en face de Belgique, et d'un geste puissant, leur épées se croisèrent dans un rugissement de métal si pur qu'il résonna dans la plaine, il fut le déclencheur de la bataille. Une seconde après, des milliers d'épées se croisèrent, les visages dégoulinant d'eau des guerriers se mêlèrent dans le son des énormes pierres qui s'abattaient au loin.
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MessageSujet: Re: Horum omnium fortissimi sunt Belgae [ Rome - -58 -> -53]   Mar 12 Avr - 13:33

    Quel beau parleur. Quoi qu'en soit une folle nuit de débauche avec un bel homme viril était une belle pensée, mais pas un homme avec une jupe. Quoique. Il y avait peut être quelque chose de bien en dessous. Elle entendait déjà le son de sa voix au creux de son oreille, mais d'une manière bien différente. Le murmure d'un supplice. Oh, que ce son était merveilleux. La jeune femme s'imaginait déjà le romain à ses pieds, l'implorant d'épargner sa vie. C'est pourquoi ses yeux brillaient de mille feux alors qu'elle avait son regard ancré dans celui du grand empire. Elle fonçait vers lui, un sourire de bienheureuse gravé sur son visage. Elle ne voyait plus que lui. Et son futur cadavre. Elle traversa la rivière, et cette eau froide sur son corps lui donna un bon coup de fouet. Et lorsqu'elle atteignit l'autre coté, son épée rencontra le glaive romain. Un bruit sourd se fit entendre dans toute la plaine, et les cris déchainés, le bruit sourd de la bataille commença. Mais elle n'en avait que faire. Elle avait confiance en son peuple. Ils étaient forts. Ils étaient braves. Ils n'avaient pas peur de la mort, et ne reculeraient devant rien. Elle était sûre de gagner.

    - Au risque de te décevoir, ni ta silhouette ni toi ne m'a encore conquise, il faudra faire bien plus d'efforts que de belles paroles pour ça ...

    La jeune fille souriait de toute ses dents, malgré toute l'énergie qu'elle dépensait dans la bataille. Voyant tout ce qu'il se passait du côté ennemi, elle avait vu son fier guerrier Boduognat diriger une partie de ses troupes. Il avait la rage au ventre, et avait atteint les campement ennemis. La jeune fille recula en riant, et s'adressa à nouveau à son adversaire

    - Regarde derrière toi ... Regarde de quoi mon peuple est capable ... Ah, j'aime bien cette bataille tu sais ? Ça change de Germania

    Profitant de cet instant, la jeune blonde se faufila derrière l'homme, son épée à la gorge, mais une vision d'horreur la fit chanceler un instant. Serrant le poignet du romain, il allait forcément remarquer qu'elle tremblait légèrement. Des renforts romains étaient arrivés par derrière. Comme c'était petit. Mais que faisaient les Aduatiques ? Ils devaient arriver ... Ils devraient déjà être là ! Une montagne de cadavre commençait à envahir la plaine, et malgré ça, son peuple tenait bon. Dans sa rage, elle serra plus fort son épée sur la gorge du romain.

    - Alors Vargas, es tu fier de toi HEIN ? Comment peux tu prétendre être un fier guerrier en faisant des attaques aussi basses que ça ? J'espère que tu vas crever comme un moins que rien, que tu imploreras mon pardon, quitte à te faire annexer et à réaliser le moindre de mes désirs, quitte à être mon esclave, car je jure devant Toutatis, que je ne laisserais pas passer cet affront tu m'entends ?

    Elle avait la rage au ventre. Elle avait tellement de haine en cet instant, que deux larmes s'échappèrent du coin de ses yeux. Son peuple se faisait massacrer. Et malgré ça, ils avaient foi en elle. Ils se battraient pour elle jusqu'à la mort. Elle devait tenir, pour eux. Elle devait tenir jusqu'à l'arrivée des Aduatiques. Pour eux. Pour elle. Pour sa fierté d'être Belge.


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MessageSujet: Re: Horum omnium fortissimi sunt Belgae [ Rome - -58 -> -53]   Mer 27 Avr - 20:15

    L'empire romain savourait le spectacle qui s'offrait à lui, il aimait les batailles, voir tout ces hommes sous ses ordres allant jusqu'à donner leur vie pour lui le rendait admiratif, pour lui chaque bataille était importante, il ne prenait rien à la légère mais cela ne l’empêchait pas de rester sûr de lui. En regardant les troupes de Belgique qui prenaient du terrain il se retrouva avec un glaive sous la gorge, un petit moment d’égarement qu'il allait payer cher. Mais d'un autre côté, une femme si ravissante collait à lui, peu importe le danger la situation lui plaisait assez.

    -Mmmh ce parfum..., Rome ferma les yeux et se laissa emporter par la douce odeur qui émanait du corps de celle qui avait une lame pointée sur lui... tu ne pouvais m'offrir meilleur cadeau en cette bataille ma chère.

    D'un geste lent et délicat, il porta la main tenant le glaive de son adverse à sa bouche et y déposa un doux baiser, sans avoir peur que la lame lui transperce le cou. C'est alors qu'il remarqua que Belgique tremblait légèrement, il se demanda pourquoi, cela le mit terriblement mal à l'aise, son but n'était en aucun cas de lui faire peur ou quoi que ce soit d'autre.

    -Mais que vois-je, tu trembles ? C'est de ma faute ? Si c'est le cas j'en suis navré, mais tu sais, tu n'as pas à avoir peur de moi, je ne veux que ton bien, c'est pour cela que je te laisse une porte de sortie. Le romain décida de profiter de la situation, d'un geste rapide il écarta la bras de Belgique et le tendit en le tenant très fermement. En se tournant vers elle, ils se retrouvèrent face à face, à quelques centimètres l'un de l'autre, puis il continua. Te rendre est la meilleure des solutions, cela nous ferait économiser des hommes à tous les deux, et..quoi de mieux que de vivre une vie paisible avec le plus grand empire que la terre n'est jamais connu ?

    D'un grand sourire charmeur il regarda au dessus de l'épaule de son "ennemie" et vit ses troupes commandées par le général Labienus arriver en renfort dans le dos des Belges. Ils firent un massacre et Rome prit un avantage plus que certain dans cette bataille. Les troupes ennemies diminuèrent à une vitesse incroyable, les Belges n'étaient plus que quelques centaines à présent, il était temps de mettre un terme à cette bataille. Il regarda Belgique dans les yeux, il la tenait toujours pour ne pas que sa lame vienne mettre un terme à sa victoire. Il passa son autre main dans sa longue chevelure et lui chuchota à l'oreille d'une voix calme .

    -Il est temps Bella, un seul mot suffit et j'ordonne à mes troupes de s'arrêter. Soumets toi...et viens à moi.


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MessageSujet: Re: Horum omnium fortissimi sunt Belgae [ Rome - -58 -> -53]   Mar 10 Mai - 18:07

    Rage. Haine. Désespoir.
    Tels étaient les sentiments qui bouillonnaient au fin fond de son âme en cet instant.

    -Mais que vois-je, tu trembles ? C'est de ma faute ? Si c'est le cas j'en suis navré, mais tu sais, tu n'as pas à avoir peur de moi, je ne veux que ton bien, c'est pour cela que je te laisse une porte de sortie.

    Oui c'était de sa faute. Mais jamais elle n'aurait peur de lui. Elle n'aurait jamais peur de personne. Elle était Belgique, la grande guerrière sanglante. Et pour rien au monde elle ne voudrait perdre ce statut. Soudain, son bras fut écarté par le Romain, et ils se retrouvèrent face à face, les yeux dans les yeux. Elle n'aurait jamais dû prendre du temps pour faire cette introspection. Chaque seconde compte. Elle le savait pourtant très bien, et malgré tout elle s'était laissée distraire. Pourquoi, mais pourquoi ?

    Te rendre est la meilleure des solutions, cela nous ferait économiser des hommes à tous les deux, et..quoi de mieux que de vivre une vie paisible avec le plus grand empire que la terre n'aie jamais connu ?

    Sincèrement, elle ne put s'empêcher de laisser échapper un petit rire. Pour qui la prenait-il ? Elle qui pensait avoir été claire, on dirait que ce n'est pas le cas. Cependant, il fallait qu'elle trouve quelque chose. Ses hommes se faisaient trucider sous ses yeux, et elle restait là, à faire causette avec l'homme en jupe. Non, ça n'allait pas du tout. Elle pouvait voir les cadavres s'entasser petit à petit, mais à nouveau, elle fut sortie de sa rêverie par le Romain. Elle sentit le bout de ses doigts effleurer son cou, avant de terminer dans sa longue chevelure blonde. Ses mains étaient rêches, pas étonnant pour un grand guerrier. Elle ne pouvait pas s'empêcher de frissonner, car il y avait longtemps qu'elle n'avait pas eu de contacts physiques de la sorte.

    -Il est temps Bella, un seul mot suffit et j'ordonne à mes troupes de s'arrêter. Soumets toi...et viens à moi.

    Elle l'avait trouvé, son inspiration. Toutatis ne l'avait pas laissée tomber. Doucement, elle leva sa main non retenue par la poigne de son ennemi, avant d'effleurer son visage du bout de ses doigts. Elle regardait l'homme en face de lui, presque avec envie. Elle plongeait son regard dans le sien, avant que celui-ci ne se détourne vers ses lèvres. Et doucement, elle embrassa Rome. C'était doux et dur à la fois. Un moment de répit parmi les atrocités de la guerre. Elle savait qu'il ne résisterait pas. Elle en était persuadée, et joua le jeu jusqu'au bout. Se collant contre lui, lui donnant ce qu'elle n'avait encore jamais donné à personne, une chose qui s'apparentait à de l'amour. Même si tout n'était qu'illusion. Elle s'écarta du brun, pour reprendre son souffle, avant de le regarder en souriant. Ni une ni deux, elle lui donne un grand coup de genou dans ses parties intimes.

    - Jamais ... Jamais je ne te ferai ce plaisir.

    Elle partit en courant vers ses troupes, et savait qu'elle aurait une petite avance sur Rome. Le temps qu'il se remette de ses émotions. Elle ordonna le repli, et ses hommes s'exécutèrent. Il ne perdait rien pour attendre. Namur l'attendait, et le reste de ses hommes aussi.


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MessageSujet: Re: Horum omnium fortissimi sunt Belgae [ Rome - -58 -> -53]   Sam 14 Mai - 12:28

    La fin de la bataille approchait et Rome avait toujours le dessus. Il tenait Belgique entre ses griffes et ne comptait pas la lâcher, il voulait qu'elle vienne avec lui, au cœur de son empire, à Rome, où la solitude le touchait au plus au point, un peu de compagnie lui ferait le plus grand bien. Il en avait marre de toutes ces batailles, des cadavres, du sang, de ses soldats agonisants avec une épée plantée à quelques centimètres du cœur. Il voulait simplement se détendre quelque temps, mais il ne voulait pas délaisser son empire pour autant, au contraire, le monde était loin d'être conquit se disait-il pour se remonter le moral.

    Lorsqu'il regardait Belgique il vit en elle la femme qu'il lui fallait, qui lui ferait oublier l'enfer de la guerre, pourquoi était-elle dans le camp ennemi ? Pourquoi était-elle imprenable ? Était-ce, de par le fait qu'elle était imprenable, que Rome la désirait ? C'était un peu flou dans sa tête en ce moment, à vrai dire il la tenait si près de lui, sans qu'elle puisse s'enfuir...sans réel but. C'est vrai qu'elle n'avait quasiment aucune chance de s'échapper, l'empire romain n'était pas un macho, mais la force d'un homme et celle d'une femme n'était de toute évidence en rien comparable, mais il savait très bien qu'elle ne se rendrait jamais, personne ne s'est jamais rendu de cette manière de toute façon..

    C'est alors que l'inattendu se produisit, Belgique venait d'effleurer la joue du romain de sa main libre. Il la regarda alors dans les yeux et dès cet instant il ne put s'en détacher. Ce regard... si puissant l'emporta loin de cette bataille, dans un endroit où il flottait au-dessus d'une prairie, l'herbe de la couleur de ses yeux dansait autour de lui et le vent caressait ses cheveux. Il fut comme plongé dans un rêve dont il ne pouvait s'échapper, d'où il ne voulait pas s'échapper. Il était si bien, il flottait dans une béatitude rare aux champs de batailles, il se demandait d'ailleurs si les six bouteilles de vin qu'il avait descendues avant de venir n'en étaient pas la cause. Les yeux de Belgique ne regardaient plus les siens... ils fixaient à présent ses lèvres. Tout doucement, elle s'approcha de lui... plus près.. Encore un peu...

    Que venait-il de se passer ? Le temps s'était figé.. Les lèvres de Belgique venaient d'atteindre celles du romain. La sublime femme se rapprocha de lui, leur corps, l'un contre l'autre se collèrent. Une sensation étrange l'empêchait de bouger, il était paralysé, cette sensation.. il ne l'avait pas ressenties depuis un certain temps, d'habitude c'était lui qui embrassait les femmes, souvent contre leur gré, mais là... Belgique était en train de l'embrasser. Tout tournait au ralenti, il ferma les yeux et profita de ce moment.. qu'il voulait faire durer une éternité, il lui rendit son baiser et sentit comme .. Une odeur fruitée. Une brise rafraichissante traversa son armure pourtant si solide. Elle l'avait percé.

    -Jamais ... Jamais je ne te ferai ce plaisir

    Mais en un quart de seconde il se retrouva allongé par terre sans savoir exactement ce qu'il lui était arrivé. Il était encore perturbé par ce baiser... Qu'il ne se rendit pas compte que Belgique avait profité de son inattention pour lui donner un coup de pied là où il ne fallait pas. Rome était allongé sur le sol, son corps gisait à moitié dans l'eau de la rivière, cela lui faisait du bien, cette fraicheur ... Il regardait le ciel, les nuages, le soleil. Encore un peu plus et il devenait aveugle. Puis ses yeux se fermèrent à moitié quand une ombre obstrua l'astre lumineux. Cette silhouette si sombre, il n'arrivait pas très bien à distinguer qui s'était. Peut être des ennemis qui allaient l'empaler pour avoir embrassé leur chef où alors lui couper son service trois pièces et allaient lui faire manger avec un peu de cervoise bien fraiche. Mais c'était une voix familière qui sorti de la bouche de l'inconnu.

    -Imperator? Vous allez bien ? D'une voix assez forte, mais hésitante sur le moment

    C'était son général. Il avait assisté à la scène et c'était le premier à arriver auprès de son chef. Rome regarda autour de lui et vit les troupes ennemi s'enfuir, avec Belgique...à leur côté. Ils allaient surement s'enfuir dans un petit village pas très loin, histoire de faire le point sur leur perte et de demander des renforts, Belgique n'était pas une femme à abandonner, là il en était sûr. Il regarda son général qui lui tendit une main. Il hésita d'abord à la prendre, il voulait rester allongé, attendre qu'elle revienne, pour l'achever ? Contrairement à toute attente, le romain souriait, quelques gloussements sortirent de sa bouche et c'est alors qu'il se mit à rire, très fort, ses troupes s'inquiétèrent, mais il ne pouvait s'en empêcher et rigola pendant une bonne minute, son rire résonna dans toute la plaine, comme s'il avait besoin de sortir de cet état dans lequel cette femme l'avait laissé avant de partir. Il reprit son calme et son sérieux et pris la main de son général fermement et se remit sur ses jambes. Il regarda ses troupes, malgré la bataille qui avait été rude ils semblaient en très bonne forme.

    -Général, je souhaiterai avoir un bilan de cette bataille je vous prie.

    Rome marchait aux côtés de son général pour se rendre à l'arrière et décider de ce qu'il allait faire. L'homme lui décrivit rapidement le déroulement de la bataille, que son armée s'était vaillamment battue et avait mené cette bataille, mais que les Belges avaient réussi à s'enfuir dans une ville du nom de Namur. Que devait-il faire ? Aller les attaquer tout de suite et rentrer chez soi avec un nouveau territoire, partir et leur laisser leur terre ? Aucun des deux ne convenait ni à l'empire romain ni à l'homme qui se cachait sous l'armure. Cette femme avait réussi à l'atteindre, il ne savait pas si elle avait éprouvé des sentiments aussi forts que les siens lors de ce baiser...Ou si c'était purement stratégique et qu'elle n'avait rien éprouvé. Il ne le saurait peut-être jamais ... Il monta alors sur son cheval qui galopa jusqu'à l'autre bout de la rivière. Il se tourna vers ses hommes qui étaient déjà tous en formation pendant que certains aidaient les blesser à l'arrière.

    -Plantez les tentes devant la ville... Je décrète l'état de siège de la ville de Namur !



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MessageSujet: Re: Horum omnium fortissimi sunt Belgae [ Rome - -58 -> -53]   Jeu 26 Mai - 19:55

    Elle courait vers ses troupes. Elle avait l'impression que le temps passait au ralenti. Ces derniers instants passaient en boucle dans sa tête. Ce baiser avec le romain ... Mine de rien, elle l'avait apprécié. Il n'avait décidément pas sa réputation de tombeur pour rien. Et malgré le fait qu'elle ne se rendrait jamais, peut être que dans le fond, passer du temps avec lui ne serait pas si désagréable. Mais elle ne le pouvait pas. Sa fierté de gauloise l'en empêcherait corps et âme. Elle distinguait le reste de ses hommes en train de se replier vers la forêt, par delà la grande plaine qui leur servait de champ de bataille. Mais c'est à cet instant qu'elle s'arrêta pour se retourner. L'homme qu'elle combattait riait si fort ... Il était allongé au sol, entouré de quelques de ses hommes. Elle restait là, à le regarder, se demandant presque si il allait bien. Non, elle se le demandait vraiment. Car en vérité, elle attendait déjà leur prochaine rencontre. Elle savait qu'il n'allait pas abandonner. Et que la lutte en serait plus que belle.

    ------

    Namur.
    Voilà la ville dans laquelle ils s'étaient réfugiés. Et malgré les pertes innombrable qu'ils avaient subies, la jeune blonde gardait le moral. Elle se baladait dans les rues de la ville, profitant des rayons de soleils qui caressaient sa peau. Quelle agréable sensation. Mais son ventre lui fit signe qu'il était grand temps de rentrer. Elle mourait tout simplement de faim.
    Un grand festin. Voila ce qu'elle avait envie en cet instant. Malgré le deuil persistant de tous ses hommes morts au combats, faire une grande fête en leur honneur ne pouvait que raviver la gaieté des troupes. Et c'est donc ce qu'elle organisa ce soir là.

    - Mes amis ! Ce soir, nous allons festoyer ! En la mémoire de nos amis, de nos familles tombées au combat ! Pour notre honneur ! Car cette guerre est loin d'être finie ! Reprenons donc des forces, avant de repartir de plus belle !

    Les belges criaient leur enthousiasme une fois encore. L'hydromel coulait à flots, et une montagne de victuailles se trouvaient devant eux. Tous les meilleurs plats se trouvaient devant eux, et ils buvaient, et ils mangeaient, et ils riaient à gorge déployée. On aurait dit qu'en cet instant le temps s'était arrêté. Si seulement cela pouvait durer pour toujours. Ce genre de moments d'insouciance devenus si rares. Elle riait de bon cœur avec ses hommes, et pour les amuser adorait imiter le grand blond germanique, tandis qu'un de ses plus fidèles compagnon jouait son rôle à elle. Tout le monde était tordu de rire en la voyant ainsi faire le chef des germains. Et elle aussi, elle avait du mal à garder son sérieux mais elle se le devait, ça casserait tout son petit théâtre sinon. La soirée battait son plein, la musique résonnait dans toute la ville, et la blonde dansait au milieu d'un tas de gens. Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin, et ce qui devait arriver arriva.

    - Bella, Bella !

    Un jeune homme courait vers elle, et c'est avec un grand sourire qu'elle l'accueillit. Elle l'embarqua avec elle dans sa danse, et riait joyeusement, malgré que le fait que ce jeune garçon essayait de reprendre son souffle. Cependant il ne souriait pas comme tout le monde. Alors elle tenta de le faire sourire un peu

    - Allons que t'arrive-t-il ? Danse avec moi, tu vas voir tu vas t'amuser !
    - Mais Bella je ..
    - Chhhhht ... ! La jeune femme déposa doucement son index sur ses lèvres les yeux plein de malice. Profite du moment, profite de ce pur moment de joie et d'insouciance. Et sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit, elle se retourna, le prenant par la main pour l'emmener avec elle au centre de la foule. Cependant, au travers de la musique, elle entendit clairement la phrase que cet homme essayait de lui dire en vain depuis quelques minutes.
    - Rome est de retour ! Il a décrété l'état de siège !

    La jeune fille se figea. Oh non, il ne pouvait pas déjà être là ? C'est pas possible. Merde. Elle n'avait plus le choix. Elle allait tenter le tout pour le tout.

    -----

    C'était la fin de l'après midi à présent. La Belge était en dehors des fortifications de la ville. Toujours aussi fière, elle demanda au premier soldat romain de chercher son chef. Elle l'attendait, là, son épée de fer forgée à la main. L'attente lui paraissait interminable, et finalement, il vint.
    Avalant sa salive, elle regardait le romain s'approcher d'elle doucement. Le soleil dans son dos lui procurait une vision presque angélique et était comme obnubilée. Mais cela ne dura qu'un instant. Elle ne pouvait pas. Non. Elle se demandait ce qui était passé par la tête du brun juste après leur rencontre près de la rivière Sabis. Mais d'un autre côté, elle ne voulait pas le savoir.
    Elle s'approcha doucement, son épée toujours à la main, mais baissée, son autre main levée, paume présentée vers lui. Elle s'arrêta à quelques pas, et jeta son épée sur le côté. Le regard planté dans celui du Romain.

    Tu as gagné Rome. Je me rends à toi.

    Doucement, elle s'approcha de lui.
    Le tout pour le tout.
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MessageSujet: Re: Horum omnium fortissimi sunt Belgae [ Rome - -58 -> -53]   Dim 29 Mai - 16:08

    Le banquet de ce soir était des plus habituels, la seule chose qui était inhabituelle était que Rome avait décidé de l'organiser en plein après-midi. Mais rien n'était différent de s'il avait été le soir, la table était toujours immensément grande et remplie à ne plus trouver de place pour une petite cuillère. Elle était remplie en conséquence, vu que ce repas durait trois heures. De nombreuses pièces de viandes de toutes sortes avaient suivi les hors-d’œuvres. Il y avait des viandes de toutes sortes, des viandes bouillies, rôties, comme du porc mais également des volailles et du gibier et évidemment elles étaient accompagnées de nombreuse bouteilles de vins, de plusieurs sortes également. Des serviteurs apportèrent le deuxième service essentiellement composé de fruits, l'Empire romain se rabattit sur ce service il prit quelques fruits par-ci par là, sans même savoir ce qu'il mangeait avant de l'enfourner dans sa bouche et à chaque fruit ce n'était pas une coupe, mais une bouteille de vin qu'il buvait, il est vrai que les fruits donnaient soif, mais à ce point... Rome était allongé sur un lit, il n'avait pas un grand appétit ce soir, c'était à peine s'il avait touché aux hors-d’œuvre, juste aux fruits, mais ce devait être une excuse pour boire comme un trou devant ses convives.

    Quelque chose le tracassait, il repensait à la bataille de tout à l'heure, quand Belgique l'avait embrassé. Il ne pensait qu'à ça depuis son retour, plein d'idées lui passèrent par la tête comme aller dans la ville où elle s'était réfugiée, nu comme un vers, sans arme et aller l'embrasser à son tour, mais le seul problème était les gardes à l'entrée ne reconnaîtraient pas le grand empire romain, mais le prendrait plus pour un fou furieux et le feraient empaler sur la place principale de la ville en lui jetant des tomates tout en le traitant de pervers. Il avait aussi pensé à céder la victoire à Belgique pour lui prouver son amour, mais là aussi il y avait un problème, toutes les terres qu'il avait conquises tomberaient entre ses mains et ça non plus ce n'était pas une solution, il n'aurait plus la possibilité de pouvoir boire trois verres de vin en même temps, c'était une des nombreux choses sans intérêt qu'il aimait faire et qui lui rappelaient qu'il était le chef. Alors, comme ces deux idées étaient plus débiles l'une que l'autre, il décida de rester à table, en se gavant de vin et comme les invités étaient principalement des généraux de cette bataille, ils portèrent des toasts entre eux sur leur courage au combat et à Rome, quand on porte un toast on a pour habitude de boire un verre de vin par lettre dans le nom, alors essayer d'imaginer une seule seconde, il y avait plus d'une dizaine de généraux à la table et Rome ne comptait pas seulement sur les toasts pour engloutir une bouteille.

    Mais lorsqu'ils passèrent aux exploits du général Labienus dans cette bataille, Rome ne put avaler une gorgée de plus, il commençait à voir flou autour de lui et il tomba à terre, complètement saoul. Les généraux appelèrent des serviteurs pour le porter jusqu'à sa chambre, il était à présent vautré sur son lit en serrant très fort contre lui un coussin à froufrous sur lequel il n'arrêtait pas de baver depuis une demis-heure en l'appelant par plusieurs sobriquets plus étranges les uns que les autres, on avait même du mal à identifier le sexe du coussin avec ces surnoms...

    Cela allait faire maintenant quelques heures que la ville de Namur était en état de siège et que rien ne s'était passé, aucune offensive des belges, ni des romains, il faut dire que les deux chefs n'avaient pas l'air en très bon état.. L'une qui dansait sur les tables et l'autre qui était complètement saoul au point d'embrasser un coussin, la guerre n'était plus ce qu'elle était...
    Mais un bruit réveilla le romain en sursaut, il essuya le filet de bave qui était accroché à son menton et s'assit en tailleur sur son lit pour écouter ce que le garde qui l'avait réveillé avait à dire, bon à dire vrai il n'était même pas sûr que c'était un garde ou même une personne, pour lui la silhouette avait plus l'air d'un animal à trois têtes.. Et une patte. Il essaya de comprendre ce que l'étrange animal lui disait, il eut besoin de répéter trois fois sa phrase le temps que la vue et l'ouïe du romain soient revenues à la normale.

    -Imperator, veuillez m'excuser de cette intrusion, mais Belgique est à la porte du camp et souhaiterait s'entretenir avec vous.

    Lorsqu'il entendit ce nom, il sauta de son lit et alla très vite de préparer, il prit un bain en quatrième vitesse et se bombarda de parfum pour faire disparaître l'odeur d'alcool et se lava les dents en même temps que les cheveux et manqua de glisser sur le sol recouvert par une épaisse couche de mousse en sortant du bain. Il essaya de se peigner rapidement, mais sans succès, les cheveux de Rome avaient toujours été comme ça, plusieurs mèches rebelles qui ne se résignaient jamais à se soumettre, mais après tout ce look assez décontracté lui aller assez bien. Il sauta dans ses chaussures et enfila sa tunique par-dessus, des serviteurs accrochèrent sa jupe de lattes pendant que d'autre lui mettaient son plastron. Il se regarda une dernière fois devant le miroir et décida enfin de sortir. Il prit une démarche assez détendue, ce qui bien sûr n'était pas le cas intérieurement, il bouillonnait comme une dinde le soir de Noël.

    Lorsqu'il sortit de sa tente, il la vit devant deux gardes à l'entrée. Il passa la main dans ses cheveux, rien que pour être sûr d'être impeccable. Il avança doucement et d'un signe de main il ordonna aux deux gardes de la laisser entrer, elle s'approcha doucement puis lorsqu'ils se retrouvèrent face à face, elle tendit sa main, paume en avant vers lui, comme signe de salut. Rome fit de même et leurs regards se croisèrent, il aurait tout donné pour revoir son regard rien qu'une fois et là il l'avait en face de lui, pour lui tout seul. Comment devait-il réagir ? Il ne dit rien et laissa le soin à son hôte de parler la première, surtout qu'il ne savait en aucun cas ce qu'était venue faire Belgique dans son camp, peut être que ses soldats étaient cachés dernière et qu'elle servait de diversion tout simplement, il s'imaginait déjà l'assassin qui le tenait au cou avec un couteau et le rire sadique de Belgique en le voyant se faire décapiter. Mais rien de cela ne s'était produit, ils restèrent tous les deux très sérieux, stoïques même. C'est alors que Belgique prit son arme et la jeta dernière elle.

    -Tu as gagné Rome. Je me rends à toi.

    Il avait cru avoir mal entendu, Belgique se rendait, non ça sentait le coup fourré, elle ne pouvait pas se rendre, quoi que leurs effectifs avaient été drôlement diminué avec la dernière bataille, elle voulait surement préserver le reste de ses soldats, c'était très noble de sa part. Cette dernière s'avança vers lui doucement, d'un air décidé. Rome ne perçu aucune peur dans son regard, au contraire dans le sien c'était le flou total et pourtant il avait décuvé en dormant. Il se demandait ce qu'elle allait faire.

    -Euh.. eh bien, c'est très noble de ta part de te rendre... Je .. euh.. ne ferai pas de mal à ton peuple qui s'est bravement battu.. ni à toi bien entendu.. euh et puis euh.. eh bien..

    Rome ne finit pas sa phrase, il bafouillait tellement qu'il avait du mal à se comprendre lui-même et puis il la regarda, elle s'avançait doucement vers lui, elle était à présent si près... Il décida de se reprendre, de faire honneur à son image de grand empire et pas un sombre idiot qui bégaie devant la première femme venue. Sans réfléchir à ce qu'il faisait il tendit les bras et tonna avec un sourire niais collé sur le visage :

    -Bienvenue dans l'empire Romain ! En fait, il aurait mieux fait de se taire...
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MessageSujet: Re: Horum omnium fortissimi sunt Belgae [ Rome - -58 -> -53]   Lun 18 Juil - 19:30

Elle s'était rendue.
Ou du moins, c'était ce qu'elle voulait faire croire au Romain.

-Euh.. eh bien, c'est très noble de ta part de te rendre... Je .. euh.. ne ferai pas de mal à ton peuple qui s'est bravement battu.. ni à toi bien entendu.. euh et puis euh.. eh bien..

Elle ria doucement. Elle ne s'était pas du tout imaginée qu'il réagirait de cette façon. Le pauvre, il avait l'air complètement perdu. Peut être était il sous son charme depuis ce fameux baiser au point qu'il n'arrive même plus à lui parler correctement ? Ou bien était il déçu que le combat soit "fini" ? Pourtant, il était venu pour ça après tout, elle pensait qu'il aurait l'air si heureux d'avoir eu ce qu'il voulait. Elle avançait vers lui, et c'est avec un grand sourire niais qu'il ouvrit grand les bras.

-Bienvenue dans l'Empire Romain !

Elle s'approcha de lui, et au lieu de se mettre dans ses bras comme il devait espérer vu sa position, elle prit délicatement son menton entre son pouce et son index, plantant son regard dans le sien, avec un air de défi. Le scrutant de bas en haut, s'attardant bien en certains endroits.

- Eh bien ... Je te préviens tout de suite, c'est moi qui décide de quand, quoi, où et comment pour ce genre de choses ... Et je te jure que c'est toi qui va me supplier de venir dans mon empire ...

Bien entendu qu'elle avait insisté sur le "dans". Et il n'était pas stupide, il allait tout de suite comprendre de quoi elle parlait. En prononçant cette dernière phrase, elle l'avait pratiquement murmuré contre ses lèvres. Mais elles ne se touchaient pas. Oh que non. Elle le lâcha, et s'éloigna à une distance plus respectable.
Elle se mit dos à lui, regardant vers les troupes romaines. Ils étaient bien nombreux, mais à présent qu'elle s'était soi-disant rendue, ils seraient certainement moins sur leur garde. Ça sentait la fête à plein nez, et on entendait les rires et les verres cogner. Elle se retourna pour regarder vers ses troupes. Elle ne les voyait pas, mais avait foi en eux, ils allaient réussir. Cette attaque surprise sera une réussite. Elle en était certaine.

Son regard tomba à nouveau sur Rome. Elle devait l'occuper. Tout le temps, il ne pouvait pas avoir ne serait-ce qu'une minute à lui. Il fallait qu'il soit loin de ses hommes, et que ses pensées soit concentrées juste sur elle et rien d'autre. Et elle comptait bien le faire de toutes les façons possible, du moment que ça marche. Et elle allait commencer maintenant.

Elle se dirigea vers le campement, rempli d'homme avec de la testostérone à foison, elle pouvait sentir les regards se poser sur elle. Mais elle savait qu'il ne lui arriverait rien, car elle devait sûrement être le trophée de guerre, et que si par malheur on osait la toucher, le pauvre passerait un sale quart d'heure. Elle jeta un coup d'œil sur une des tables où étaient assis quelques gars. Elle prit une des bouteilles de vin qui était la, et avala une grande gorgée, avant de tout recracher sur eux.

- Ah mais qu'est-ce que c'est que ça ? C'est vraiment horrible ! Où est donc le houblon ? Je veux de la bière, de l'hydromel qu'importe, mais pas cette boisson infecte !

Elle jeta la bouteille derrière elle, et ce fut la goute d'eau pour les soldats à qui elle avait prit la bouteille. Car non seulement elle leur crache dessus, insulte leur boisson, mais la jeter en plus ? Ils se levèrent tous en un coup, s'approchant avec le regard mauvais et la jeune femme riait. Rome ne devait plus être trop loin.

Elle allait lui prendre tout son temps. Occuper toutes ses pensées.
Elle, et elle seule.
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MessageSujet: Re: Horum omnium fortissimi sunt Belgae [ Rome - -58 -> -53]   Sam 10 Sep - 12:53

    Rome avait un peu de mal croire que Belgique se rendrait si facilement, certes elle voulait protéger ses hommes face à la nette supériorité des troupes romaines mais quand même, elle n'était pas du genre à baisser les bras si facilement. Perdu dans ses pensées, Rome ne vit même pas Belgique arriver vers lui et l'attraper par le menton,

    -Eh bien ... Je te préviens tout de suite, c'est moi qui décide de quand, quoi, où et comment pour ce genre de choses ... Et je te jure que c'est toi qui va me supplier de venir dans mon empire ...

    Qu'avait voulu insinuer Belgique ? C'était une proposition ou il ne s'y connaissait pas ! L'empire romain était sous le charme, une femme forte et déterminée comme elle ne pouvait que le faire succomber. Et c'est d'ailleurs en sachant ça que ses troupes se méfièrent d'elle. Ils étaient sûrs et certains qu'elle magouillait quelque chose, et allait profiter de la naïveté de leur chef bien aimé pour contre attaquer ! Il fallait le prévenir à tout prix, lui faire reprendre ses esprits... ce qui allait être très dur. Un soldat s'approcha du chef de guerre pour essayer de le résonner.

    -Imperator... bredouilla-t-il

    Il ne lui avait jamais adressé la parole, il était très impressionné et l'admirait beaucoup, comme toutes ses troupes. Rome avait toujours était un très grand chef. Ses désirs de conquête avaient atteint tout son empire, ils étaient tous derrière lui, à la vie à la mort. Mes chacun des soldats du romain connaissaient très bien son point faible : les femmes . En réalité c'était un secret pour personne. Si ses troupes n'étaient pas là pour l'épauler, l'empire romain se serait déjà fait anéantir par la gente féminine, ce qui n'était pas très flatteur, même si ça à failli arriver à de nombreuses reprises...

    Le matin du jour où Rome devait partir pour la Gaule avec son armée était un jour noir pour son armée. Les troupes s'étaient levées au aurores pour partir en guerre, ils avaient tous la rage de vaincre, ils étaient près à tout détruire sur leur passage. Tous derrière leur chef, rien ne pouvaient les arrêter... sauf évidemment si ce dit chef … n'était pas là.
    Le romain avait disparu du camp, les troupes se rappelèrent qu'il avait été présent au banquet de la veille, et qu'il avait, comme à son habitude but comme un trou. Les rumeurs circulèrent rapidement dans la garnison, il se serait fait enlevé dans la nuit par les barbares, certain même pensait que c'était par des forces venues d'ailleurs....
    L'état d'alerte était donné dans le camp. Les légionnaire retournèrent la moindre petite assiette pour retrouver leur général. Et c'est alors qu'un légionnaire découvrit dans sa tente une lettre, ils pensèrent toute suite à un rançon ou quelque chose du genre laissé par les ravisseur... Pas du tout. C'était une lettre que leur chef leur avait laissé, elle disait :

    «  Cher camarade, n'essayez pas de me retrouver, je suis parti donner un sens à ma vie avec Lucretia, j'ai envie de fonder une famille et de vivre dans la paix et la tranquillité.
    Votre chef bien aimé. Rome
    PS : Envoyer moi mes affaires à l'auberge du petit raton laveur émasculé à Aginnum. »


    Il était parti refaire sa vie dans le sud de l'Aquitaine avec une danseuse du banquet de la veille....
    Évidemment en apprenant ça les généraux refusèrent de dire la vérité à leur soldats, ils gardèrent ça pour eux et allèrent récupérer leur général qu'ils retrouvèrent dans une forêt à quelques lieux d'ici complètement dépouillé de tout ce qu'il avait sur lui...L'histoire fut étouffée, et officiellement Rome s'était fait défié par un chef de clan alors qu'il était parti cueillir des champignons dans la foret au Nord du camp...

    Ces mêmes généraux étaient présents aujourd’hui, c'est pour cela qu'ils surveillèrent de très près Rome, et d'encore plus près cette femme. L'empire romain n'avait même pas entendu le petit légionnaire l’appeler... gêné, il l’interpella une deuxième fois et le romain se retourna enfin.

    -Vouiii ?! Bredouilla le romain qui était complètement subjugué par la ravissante femme qui avait pénétré dans son camp.

    -Euh et bien... mes camarades et moi même sommes un peu inquiets... Au sujet de cette femme.. enfin euh... voila, nous avons peur que cela se termine comme la fois avec la danseuse .. voir pire... sans vous offenser bien sûr ! Débita le légionnaire qui n'osait même pas regarde le romain dans les yeux.

    Après un long moment de silence, le romain prit un sourire idiot et tapa amicalement sur l'épaule du légionnaire qui avait peur de sa réponse.

    -Tu n'as pas à t'en faire petit, ce n'est pas une danseuse !

    Et le romain repartit revoir sa belle. Le soldat était resté planté au milieu de la salle... Ce n'est pas une danseuse mais ça reste une femme, une femme très belle soit dit en passant...

    Cette dernière était partie vers les tables remplies de victuailles, elle prit un bouteille de vin et avant même que le liquide n'entre dans son corps elle le recracha sur un légionnaire qui s'était trouvé au mauvais endroit au mauvais moment.

    -Ah mais qu'est-ce que c'est que ça ? C'est vraiment horrible ! Où est donc le houblon ? Je veux de la bière, de l'hydromel qu'importe, mais pas cette boisson infecte !

    Les soldats se levèrent tous d'un seul coup et dévisagèrent la belge d'un regard noir, le vin était sacré pour les romains, c'était ce qui leur donné leur force ! Au diable ses boissons faites avec des mauvaises herbes, le vin était une boisson noble, la boisson des dieux. Il ne fallait jamais cracher dessus et encore moins en cracher sur un romain.

    Encerclée, la jeune femme rigola, et balança la bouteille. Rome arriva à grand pas pour arrêter ses troupes qui la voyaient déjà dévorée par des lions au jeux du cirque. Il passa son bras autour d'elle et parla à ses hommes d'un air décontracté.

    -Olalala doucement héhéhé, on se calme, ce n'est rien, elle a des goûts difficiles c'est tout, ne vous inquiétez pas , je m'occupe de tout, vous pouvez retourner à vos occupations. Dit-il avec un grand sourire.

    Ses hommes ne pouvaient aller à l'encontre des ordres de leur général... Même s'ils n'avaient qu'un seule envie : renvoyer cette sorcière d'où elle venait ! Ils avaient un plan, essayer de distraire leur général pour pouvoir l'attraper et la faire prisonnière avant qu'elle ne fasse du mal à leur chef. Un légionnaire plutôt baraqué s'approcha du romain assez confiant.

    -Imperator, je peux vous parlez un instant s'il vous plait ?

    -Mais là je suis très occupé voyez vous... et puis.. Il regarda Belgique qui cherchait autre chose à boire. Bon je peux bien vous accorder une petite minute.

    Le plan était lancé, pendant que le légionnaire était occupé à flatter l’ego du romain, les autres légionnaires se réunir et tentèrent d'attraper cette femme. Les généraux s'approchèrent d'elle et la saisirent par le bras.

    -Veuillez m'excuser, mais il va falloir nous suivre dehors. Nous avons des petites choses à régler à propos de cette trêve. Rien de bien méchant, c'est la procédure, ordre du général.

    Belgique était entouré de trois colosses qui la forçait à sortir du champ de vision du romain, c'était presque trop facile..
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MessageSujet: Re: Horum omnium fortissimi sunt Belgae [ Rome - -58 -> -53]   Mer 9 Nov - 15:16

    La jeune femme souriait. Parce que bien entendu, tout se passait comme prévu.
    Elle faisait en sorte de s'attirer les foudres des troupes romaines, pour que ce cher Rome vienne la protéger, et par conséquent, rester avec elle en tout temps.
    Le grand brun avait passé son bras autour d'elle, et cette dernière posa sa tête contre son épaule. Elle regardait les légionnaires avec un air joueur. Elle le savait, la partie ne faisait que commencer, et les deux côtés n'hésiteront pas à user des manigances de toutes sortes. Du moins, elle était plus que prête. C'est pourquoi, elle se dit que si elle pouvait trouver un bon breuvage, cela ne serait que bénéfique pour elle. Cependant, c'était le moment exact où un des soldats romain voulut prendre leur chef à part. Et elle était trop occupée à pester sur le vin qu'elle trouvait absolument affreux pour s'apercevoir que le Romain était demandé. Elle jeta une bouteille par terre avant de revenir à la réalité en entendant une voix bien grave.

    -Veuillez m'excuser, mais il va falloir nous suivre dehors. Nous avons des petites choses à régler à propos de cette trêve. Rien de bien méchant, c'est la procédure, ordre du général.

    Oh. Non. Nonnonnonnonnonnonnonnonnonnonnonnonnon. Elle devait rester avec lui, sinon son plan allait foirer. Il fallait absolument que cette attaque surprise, soit par surprise justement ! Il faut que Rome soit loin de ses hommes, et pour ça, il fallait qu'il soit dans ses bras. Ou inversement, c'était du pareil au même.

    Seulement, là, 3 gaillards la traînaient dans la direction opposée. Il fallait une idée, et vite. Elle savait qu'il ne laisserait pas ses hommes la toucher. Elle devait donc faire avec ça. Et la première idée qui lui passa par la tête fut de mettre une claque monumentale sur la joue d'un des légionnaires ici présents.

    - Je ne vous permets pas de me toucher de la sorte ! Ce n'est pas parce que je me suis rendue que je suis devenue votre jouet ! Le seul qui en ai le droit est votre chef ! ROME ! DIS LEUR !

    Elle s'était tournée dans sa direction, le bras toujours tenu fermement par son soldat. Si il ne l'avait pas entendue, elle était foutue. Et dans ce cas elle devra commencer à cogner. Ses hommes n'allaient arriver qu'une fois la nuit tombée, voire même à l'aube. Il y avait donc encore un sacré bout de temps à tuer, et elle savait qu'elle se ferait sans doute enfermer quelque part jusqu'à ce qu'il soient certains qu'elle se soit bel et bien rendue.

    Seulement voilà. L'empereur n'avait pas bougé d'un pouce, et le soldat qui l'occupait venait de lui lancer un regard plus qu'équivoque. La jeune femme écarquilla les yeux tandis que le soldat referma plus fermement sa prise autour d'elle. C'est alors qu'une idée -plutôt brillante selon elle- et se mit littéralement à fondre en larmes.

    - Lâchez moi ... Vous me faites mal ...

    Alors là, les soldats n'en revenaient pas. Voir cette blonde, connue pour sa bravoure et son tempérament se laisser aller de la sorte ? Sur le coup, il desserra son emprise sur la Belge, et c'était tout ce qu'elle attendait. Elle profita de cet instant de troubles pour courir et se jeter dans les bras de leur chef, continuant même la mascarade jusqu'à trembler doucement contre lui. Elle s'était accrochée à lui de toutes ses forces, laissant couler des larmes le long de ses joues.

    - Ne me laisse pas seule ... S'il te plait ... Déjà que je suis loin de mes hommes, ne me laisse pas loin de toi ...

    La blonde leva la tête et planta son regard dans le sien. Personne ne l'avait jamais vue dans un état pareil. Même en jouant la comédie. Cet homme ne pouvait plus rien lui refuser non ? Comment pourrait il la rejeter en cet instant ? Son instinct de Dom Juan lui dicterait forcément de sauver la jeune demoiselle en détresse. Elle en était sûre. Et pour l'instant, c'était sa dernière carte.

    Doucement, elle se mit sur la pointe des pieds et ferma les yeux. Doucement, elle posa ses lèvres contre les siennes. Sauf que cette fois ci, tout n'était que douceur. Même si elle n'y croyait pas. L'important, c'était que lui le pense.
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MessageSujet: Re: Horum omnium fortissimi sunt Belgae [ Rome - -58 -> -53]   Lun 5 Déc - 1:59

    Mais que lui voulaient t-il à cette heure, c'était la fête, tous les romains buvaient, mangeaient à s'en faire exploser le ventre. L'empire romain venait de faire un pas de plus vers la conquête du monde. Il avait aussi envie d'en profiter. Mais c'est vrai que pour les affaires administratives, lui seul pouvait les régler. Il décida de se dépêcher pour en finir vite avec tout cela et retourner faire la fête. Mais dans son élan, il crut entendre son nom..

    -... Le seul qui en ai le droit est votre chef ! ROME ! DIS LEUR !

    C'était très étrange, il y avait tellement de monde, et tellement de bruit qu'il ne savait pas si on l'avait réellement appelé ou si tout cela était dans sa tête. Il ne prit pas la peine de se retourner. La fête venait à peine de commencer mais il savait déjà qu'il avait beaucoup bu, sans doute plus que tous les autres soldats réunis. Il préféra se concentrer à essayer de marcher droit pour ne pas trébucher devant toutes ses troupes. Il avait un certain honneur à préserver. Même si Rome était connu dans le monde entier comme le plus grand alcoolique que le monde ait engendré.

    -Lâchez moi ... Vous me faites mal ...

    Cette fois-ci il n'avait pas rêvé, il avait bien entendu un cri, celui d'une femme qui plus est. Il se libéra de l'étreinte du soldat pour se retourner, et quand il vit les larmes couler sur la visage de Bella, son cœur se mit à battre très rapidement, il détestait voir une femme pleurer, mais cette fois ci, il fut plus surpris qu'en colère.. En effet, Bella était sans doute l'une des plus braves guerrières qui le ciel ait porté, et elle était là, devant lui, les yeux ruisselants de larmes. Il regarda l'attroupement anormal de soldats autour d'elle, elle venait d'en frapper un. Mais que lui avait il fiat ? Se demanda t-il. Les hommes du romain étaient si abominables que ça ?! Non, ce n'est pas possible, comment pouvaient-ils faire ça à une femme ?

    Il s’apprêta à aller la rejoindre, mais il n'en eut pas le temps, elle était déjà en train de courir vers lui. Il se demandait vraiment ce qui lui prenait, il ne l'avait jamais vu dans un état pareil. Elle s’accrocha à lui, ses larmes coulaient encore comme un ruisseau le long de ses joues.

    -Ne me laisse pas seule ... S'il te plait ... Déjà que je suis loin de mes hommes, ne me laisse pas loin de toi ... 

    Alors qu'il cherchait à la rassurer, à dire quelque chose pour qu'elle sache qu'elle était en sécurité, elle le regarda dans les yeux, et dans ce regard étincelant, Rome y vit toute la tristesse du monde. Il ne sut quoi lui dire. C'est alors que son doux visage vint se coller au sien, dans un baiser plus qu'inattendu, mais qui fut rapidement le bienvenu. Rome ne comprit pas vraiment ce qu'il venait de se passer, mais il ne prit pas le temps de réfléchir, il passa la main derrière la tête de Bella, et continua à l'embrasser, rien n'était plus doux au monde que les lèvres d'une femme.

    Quand il reprit ses esprits, il la regarda et jeta un œil sur ses hommes.

    -Comment osez vous faire souffrir notre invitée, qui plus est est une femme ! C'est vraiment inadmissible, vous faite honte à l'empire romain.

    Les soldats se regardèrent entre eux, ils n'osèrent rien dire. Ils étaient aussi surpris de voir la berge pleurer toutes les larmes de son corps, ils avaient donc été trop loin ? Ils avaient honte d'eux. Mais leur chef était en danger avec cette femme, il ne pouvait pas le laisser tomber.

    Le romain regarda une dernière fois ses troupes d'un air dégoûté, puis rassura Bella.

    -Ne vous inquiétez pas ma chère, il ne vous arrivera rien tant que je serais là, je m'excuse sincèrement pour ce qu'il vient de se passer.

    Son regard était tellement pur... comment résister, elle était si belle.

    -Allons dans ma tente, je ne vous quitterai plus, nous ne serons que tous les deux, je vous promets de veiller sur vous au péril de ma vie, Bella.

    Le romain prit délicatement la femme dans ses bras, et quitta la fête, en laissant peser un lourd silence sur toute la fête.
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MessageSujet: Re: Horum omnium fortissimi sunt Belgae [ Rome - -58 -> -53]   Ven 23 Déc - 11:30

    En vérité, c'était là une grande partie, certes cachée, de la psychologie belge. Elle faisait la fière, la brave, celle qui n'avait peur de rien. Mais d'un autre côté, il y a aussi cette chère jeune femme, qui considère ses hommes comme ses enfants. Elle pleure leur mort, elle partage le chagrin de tous les proches de chaque homme tombé au combat. Et là, face à cet homme à la carrure imposante, elle se laissait aller. Parce que oui, au départ c'était une feinte pour avoir son attention, mais au final, c'était bien le seul moment où elle pouvait se permettre de faire quelque chose de la sorte.

    - Comment osez vous faire souffrir notre invitée, qui plus est est une femme ! C'est vraiment inadmissible, vous faite honte à l'empire romain. Ne vous inquiétez pas ma chère, il ne vous arrivera rien tant que je serais là, je m'excuse sincèrement pour ce qu'il vient de se passer.

    Et voila. Elle avait confirmation que son plan se déroulait comme prévu. Elle regarda le ciel, et vit que le soleil entamait sa courbe descendante. Dans une petite dizaines d'heures, ils seraient là, prêts à tout donner pour une ultime attaque. Mais étrangement, elle n'était plus aussi confiante qu'auparavant. Elle ne le savait pas pourquoi, mais elle avait l'impression qu'elle allait perdre cette bataille. Elle se secoua doucement la tête. Elle ne devait pas y penser.

    - Allons dans ma tente, je ne vous quitterai plus, nous ne serons que tous les deux, je vous promets de veiller sur vous au péril de ma vie, Bella.

    Doucement, elle se sentit décoller du sol. L'imperator la prenait comme si elle était aussi légère qu'un bout de tissu, et ils s'éloignèrent dans un silence ahurissant. Elle jeta un coup d'œil rapide à son ennemi, et elle comprit ce qu'il se passait. Elle le trouvait beau et ce n'était pas bon signe. D'un autre côté, cela lui permettras de bien plus apprécier cette comédie, parce que bien entendu, du coup, elle n'allait certainement pas se gêner.

    Lorsqu'il arrivèrent à sa tente, la jeune femme était impressionnée. A vrai dire, il avait plutôt bon goût. Elle l'imaginait bien moins soucieux de ce genre de détails, ou alors avec des goûts douteux mais il n'en était rien. Elle faisait parcourir ses doigts sur les bouquins, les statuettes et autres objets qui trônaient ici. En vérité, elle était fascinée.

    - Dis moi ... Raconte moi un peu comment c'est ... chez toi.

    Elle lui sourit, avant d'enlever une première couche de vêtements qui devenait un peu trop chaude à l'intérieur. Parce que oui, mine de rien, elle adorait entendre parler de la culture extérieure. Même si elle n'y adhérait pas, elle était très curieuse de savoir comment ça se passait plus ou moins loin de chez elle.

    Et pour écouter le romain, elle décida de s'installer confortablement sur son fauteuil, et une grappe de raison attira son attention. Délicatement, elle en prit un, et le mangea. Elle ne comprenait pas comment un si bon fruit pouvait donner une boisson aussi infecte. Enfin bon, elle reporta son attention sur le romain.

    Spoiler:
     
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MessageSujet: Re: Horum omnium fortissimi sunt Belgae [ Rome - -58 -> -53]   

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Horum omnium fortissimi sunt Belgae [ Rome - -58 -> -53]

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